Publié par : Ann & Stéphane | 3 janvier 2019

23 au 31.12.2018 – Sans en avoir l’air, cela bouge !

Dimanche 23 décembre.

Profitant d’une matinée plutôt belle, nous avons pris la clef des champs pour échapper à l’étouffeur de la « baie Sainte Anne » ! En très peu de temps, nous nous sommes vus encerclés de toute part par des Américains dont le sans-gêne est légendaire. Le dernier en date, « Space Between » n’avait rien trouvé de mieux que de venir planter son catamaran juste sur notre avant tribord (sur notre ancre….) et de quitter son bateau pour plusieurs jours, sans autre forme de procès.

Notre escapade du jour devait nous mener jusque « Saint Pierre » situé au nord de la Martinique (29 NM) .

Partis pour 9.30 heures, la GV était hissée (1 ris) pour 10 heures. Comme d’habitude, le vent soufflait imperturbablement de la « baie Sainte Anne » vers le « Diamant » c’est-à-dire que nous l’avions dans le dos … sans oublier une belle houle poussant notre tableau arrière. En ces conditions, nous marchions au moteur avec une moyenne dans l’eau, d’un bon 10 nœuds.

Les 10 milles jusqu’au « Diamant » furent avalés en 1 ½ heure , après quoi nous avons marché à la voile quasiment jusque « Saint Pierre ». Evidemment, il s’agissait d’un vent de terre et donc, il était souvent irrégulier et imprévisible. Il fallait de temps en temps avoir le cœur bien accroché parce qu’il pouvait monter haut dans les tours pour se calmer très peu de temps après !

Alors que nous traversions la profonde baie de « Fort de France », nous avons croisé à une dizaine de mètres sur notre tribord, un cachalot !!! Alors que nous poursuivions notre route à plus de 10 nœuds, je l’ai vu s’arrêter, faire demi tour et  lever le « museau » en regardant dans notre direction !!! J’avoue que je n’étais pas spécialement à l’aise à l’idée qu’il veuille jouer avec nous …

C’est avec soulagement que je vis qu’il se décida à faire une pause en surface … pour ne plus l’apercevoir par la suite.

En arrivant sur le mouillage de « Saint Pierre » pour 13.50 heures, nous avons eu droit à une alarme « niveau de liquide de refroidissement du moteur » auquel pour une fois, nous nous attendions car en changeant de chauffe-eau, nous n’avions pu remplir correctement le réservoir (présence de bulles d’air).

A mon plus grand étonnement, il y avait tout au plus cinq petits voiliers et un catamaran. En soirée, nous étions tout au plus une dizaine c’est-à-dire personne ! C’était tellement bon d’enfin pouvoir mouiller son ancre sans vis-à-vis que j’ai bien été tenté d’y passer une seconde nuit. L’eau y était d’une douceur exceptionnelle.

Au  JT de 20 heures de TF1, nous apprenions le tsunami qui venait de dévaster le « détroit de la Sonde » situé entre « Java » et « Sumatra » en Indonésie (nous avons emprunté ce détroit pour rejoindre l’Océan Indien) . Le reportage expliquait qu’aucune alerte n’avait été possible car il s’agissait de l’effondrement d’une paroi du volcan localisé entre les deux îles. Les victimes avaient été surprises dans leur sommeil et pour illustrer le propos, nous avons eu droit aux images d’un concert de musique subitement balayé par le raz de marée. Horrible.

Or …  nous étions justement mouillés au pied du volcan formant la « Montagne Pelée » qui en mai 1902 a fait 30.000 morts et coulé de très nombreux bateaux ancrés dans la baie … Après cela, vous vous étonnerez encore que j’ai passé une mauvaise nuit !

Si par bonheur, personne n’est venu troubler notre superbe tranquillité, la nuit, le vent est tombé et nous avons commencé un peu à rouler. La proximité de la route (nous étions mouillés sur un fond de -10m situé un peu plus au sud) ne nous a pas non plus fort plu et après une nuit aussi courte (réveil à 6 heures) que pluvieuse, nous avons relevé l’ancre.

Lundi 24 décembre.

La météo prévoyait pas mal de pluies pour cette journée et nous aurions sans doute dû mieux peser le pour et le contre avant de partir pour le nord de la « Dominique » : 56 NM.

La traversée du « canal » ne fut pas particulièrement une partie de plaisir tant nous avons pris grain sur grain .  Grâce au Ciel, sans compter quelques minis périodes de moteur, nous avons pu marcher à la voile (2 ris). La force du vent réel s’échelonnait de 10 à 25 nœuds avec un angle d’attaque variant de 110° à 70°. Les vagues venaient de tribord et secouaient de temps en temps plus sérieusement le bateau.

La seconde moitié du « canal » (25 NM de large) fut plus ensoleillée mais, hélas, un grain nous tomba dessus alors que nous nous dégagions du « canal ».

Par la suite, nous en avons été quittes des grains mais nous avons eu droit à un vent de terre particulièrement capricieux, sur une mer belle. Généralement, nous marchons au moteur sur les 20 milles correspondant à la longueur de l’île mais cette fois, dès que possible, nous mettions la voile. Pensant marcher au moteur, nous avions hisser la GV complètement haute pour la sécher … bonjour, les sensations fortes lors des surventes.

Quand on plonge vers le mouillage de « Portsmouth » de « Prince Rupert Bay », invariablement, nous avons droit à un bon coup de vent … et cette fois n’a pas échappé à la règle ! Malgré cela, nous sommes parvenus à affaler la GV et à la plier dans les formes. Mais dans le même temps (!), nous avions droit à une alarme stridente de « pompe de douche arrière » … A l’examen, il est apparu que le flotteur était resté calé en position haute ! Elle le cherche c’est pas possible autrement.

Alors que nous n’étions qu’à l’entrée de la baie, Martin (ils étaient deux ou trois en standby) est venu avec sa barque, nous souhaiter la « bienvenue en Dominique ». Si la saison précédente, nous avons cru que pas encore arrivés, nous nous faisions déjà alpaguer, nous avons vite compris qu’il s’agissait d’une marque de sympathie pas désintéressée bien évidemment mais malgré tout, fort sympathique. Du moins, nous l’apprécions beaucoup car elle n’est absolument pas agressive comme elle peut l’être à « Marigot Bay » (Sainte Lucie).

Une fois arrivés à hauteur des bouées, Martin nous a demandé si nous voulions ancrer ou prendre une bouée (25 EC$/jour soit +/- 8 €). Nous préférons ancrer mais par souci de facilité, nous avons demandé une bouée. Toutefois, quand j’ai précisé que le bateau faisait 40T, il nous a conseillé de jeter l’ancre !

Le fond est parfait pour ancrer : sable maintenu par de petites plantes vertes, fond relativement dégagé, l’eau est très douce mais la visibilité était assez médiocre le jour de notre arrivée ce qui m’a contraint à mettre une bouteille sur le dos pour m’assurer que l’ancre avait correctement croché. Il arrive que l’ancre croche à la base d’un caillou ou d’une patate de corail qui ne demande qu’à céder …

J’ai compté une quinzaine de bateaux de plaisance, deux vieux Clippers et un gros yacht à moteur qui a essayé de jeter l’ancre juste derrière nous avant d’aller ancrer (furibard ?) de l’autre côté de la baie : Ann m’a pourtant assuré n’avoir rien dit, ni rien fait pour le faire s’éloigner. Et je dois croire cela …

Pour réaliser notre clearance d’entrée/sortie auprès des « Customs », il faut se rendre de l’autre côté de la baie … Pour éviter d’avoir à mettre notre annexe à l’eau, Ann est partie avec Martin tandis que je mettais de l’ordre sur le pont.

Comme ils ne revenaient pas, je me suis décidé à me mettre à l’eau pour aller voir – en la tenue d’Adam –  la tenue de l’ancre sauf que j’étais à peine parti qu’ils revenaient …

Si Ann n’avait pas demandé à Martin de prendre nos poubelles, le timing aurait pu être bon mais là, je me suis trouvé coincé comme un con, à la chaîne d’ancre à attendre que notre « guide » veuille bien s’éloigner … le tout sous l’œil amusé de nos voisins qui ont certainement très bien compris mon petit manège consistant à étudier avec un soin excessif, l’état de notre coque.

Pour notre réveillon de Noël, nous avons fait bombance : foie gras sur une tranche de pain d’épice et après le JT de 20 heures sur TF1, nous nous sommes écroulés sur notre lit, vannés, crevés, claqués, morts, lessivés. Merry Christmas.

Mardi 25 décembre.

Ce matin, le mouillage s’est vidé comme un lavabo dont a retiré la bonde. Il ne reste plus qu’une petite dizaine de bateaux de plaisance. La mer est belle, le vent plutôt faible et le plan d’eau serait idyllique s’il y avait un peu moins de petits passages pluvieux !

En début d’après-midi, alors que nous avions déjà enregistré l’arrivée de plusieurs bateaux, Martin (barque « Providence ») apportait à Ann, un splendide bouquet de fleurs exotiques(oiseaux du paradis et alpinia purpurata) que nous avons déposé dans un premier temps, dans la cuisine où s’en est échappé, un gros criquet … brrrr.

Mercredi 26 décembre.

A 9 heures, Martin (de son vrai nom, Martin Carrier) venait nous chercher au bateau pour une visite du nord de l’île. Ceci m’a permis de constater que le dernier cyclone avait emporté avec lui, l’un des petits débarcadères à annexes.

Nous sommes directement partis à bord de son Van sur la face « atlantique » de l’île où nous avons découvert des paysages à vous couper le souffle. Bien entendu, avant d’en arriver là, nous avons traversé une région montagneuse aussi verdoyante qu’une forêt tropicale, notre guide ne ratant jamais une occasion de nous entretenir sur le véritable jardin botanique (thym, cannelle, laurier, citronnelle, carambole, corossol, bananier, ananas, avocat, mandarinier, pomme anone, mangue, papaye, sucre de canne, noix de coco, arbre à pain, divers espèces de fougères, orchidées etc.etc.) que constitue l’île. Tout pousse naturellement et il suffit de se baisser pour moissonner généreusement.

A signaler que les routes de montagne sont souvent bordées de plantations entretenues par un bataillon de jardiniers de l’ombre. C’est propre, c’est magnifique.

Comme quoi il fait bon vivre sur l’île, Martin nous a demandé son âge. En toute sincérité, nous lui donnions 28 ans et 30 ans … il en a 50 (carte professionnelle à l’appui) !!!!

Martin qui est guide professionnel, nous a fait partager merveilleusement l’amour de son île et de sa population. Comme il s’exprime en anglais mais aussi très correctement en français, nous avons pu pleinement profiter de son enseignement fort tourné sur la botanique.

Il a su marier avec beaucoup d’habilité, le plaisir des sens avec le contact de la population. Si on devait l’en croire, toutes les personnes rencontrées sont de sa famille …

A midi, il nous a amenés à un petit restaurant de plage, le « Coral Reef Restaurant » de « Calibishie », où dans un cadre somptueux, nous avons dégusté une assiette de poulet pour moi et de poisson pour Ann accompagné de divers légumes locaux. Un vrai petit régal.

En septembre 2017, la cyclone « Maria » est passé sur l’île en détruisant tout sur son passage et en faisant de nombreuses victimes. Ce n’est pas si ancien et pourtant la nature a déjà repris tous ses droits (!) ne laissant qu’ici ou là quelques stigmates (palmiers sans tête, pans de colline effondrés, bâches  de l’USAID, habitations sans toit) de son passage.

Ce fut une très belle expérience (nous avons eu de la chance avec la météo car il a fait beau) qui occupa quasiment toute la journée et que je vous recommande vivement car nous n’aurions jamais découvert tous ces endroits insolites sans les connaissances de notre guide. Bien entendu, louer une voiture pour la journée coûte moins cher mais vous risquez fort de passer à côté de bien des merveilles mal balisées.

En revenant vers le bateau, nous sommes passés par l’ATM de « Portsmouth » situé à l’extrémité sud de la Mainstreet !

Jeudi 27 décembre.

Par bonheur, il n’a pas plu de la journée … et nous avons pu profiter du spectacle  de l’arrivée de nombreux bateaux dont « HoldFast » (Oyster 62’) ou « Sapphire Knight » (85’ – 26 m) ou encore de « Gliss » (32m) qui est une vieille connaissance à nous. Nous l’avons rencontré la première fois dans les Antilles en 2012 pour le retrouver dans le Pacifique et la dernière fois, en Thaïlande et puis … plus rien ! Nous avions appris, à l’époque, que son propriétaire souhaitait en faire construire un plus grand.

A l’époque, « Gliss »  était peint en turquoise. Il m’a toujours fait penser à une vieille américaine des années 1950 non seulement par ses coloris (turquoise et blanc) mais également par son roof qui pourrait être celui d’une voiture ! De surcroît, son franc-bord semble anormalement élevé. En deux mots, je l’ai toujours trouvé très laid.

Mais le clou du spectacle nous a été donné par « Coeur de Lion » (Swan 65’ de plus de 30 ans, gréé en ketch)  battant pavillon norvégien, qui est arrivé plein pot dans le mouillage pour se faufiler entre les bateaux sur bouée et jeter son ancre juste devant leurs étraves ! Il faut pas mal de culot et surtout, une bonne dose de sans-gêne pour oser une telle manœuvre d’autant que quand tout était fini, plus personne n’était visible sur le pont ! Je me dois d’être honnête pour préciser que j’ai déjà assisté à la baie « Sainte Anne » (Martinique) à la même manœuvre de la part de deux autres malotrus du même acabit. L’apanage des grands voiliers ?

Vendredi 28 décembre.

Vous ne l’auriez sans doute pas deviné mais « Cœur de Lion » était dans les premiers à quitter le mouillage ! Cela valait bien la peine de tout son manège de la veille. D’autres ont également suivi comme « Gliss » mais ils ont été assez vite remplacés par d’autres bateaux aux proportions plus communes.

Malheureusement, cette journée comme la nuit écoulée, était placée sous le signe de forts grains d’un type différent de ceux de la baie « Sainte Anne » car ils dégringolent des montagnes toutes proches qui enserrent la baie.  Le bon côté c’est qu’ici, il n’y a pas ou peu  de fetch car nous sommes mouillés trop près de la côte.

Depuis que nous sommes là, c’est la seconde fois que j’assiste au remorquage d’un monocoque jusqu’au mouillage ! Jusqu’à présent, il s’agit toujours de voiliers de petites tailles … encore une chance.

Samedi 29 décembre.

Journée merdique par excellence tant les grains se sont succédés toute la journée. Cela ne donne pas spécialement envie de se bouger. Malgré les mauvaises conditions météorologiques, cela n’a pas empêché l’un et l’autre de quitter le mouillage ou d’y arriver mais le trafic était malgré tout plus restreint que d’habitude.

Dimanche 30 décembre.

Si la visibilité dans l’eau était nulle, hier … elle était parfaite aujourd’hui malgré un vent qui avait forci à plus de 30-35 nœuds ou peut-être, à cause de cela !  Cela m’a fait apparaître que la chaîne d’ancre s’était déplacée latéralement en sorte qu’alors que le mouillage immergé de Martin se trouvait sur notre tribord, nous étions maintenant juste dessus !

Rien ne l’indiquait et au départ, la visibilité dans l’eau n’était pas assez bonne pour que j’en prenne seulement conscience mais nous avions jeté l’ancre parallèlement au mouillage « bricolé » de Martin. Il s’agit de deux blocs moteur reliés entre eux par des cordes et (assurés) par deux ancres  posées sur le fond. A la fin de la saison, le flotteur est immergé et depuis lors, il attendait qu’un plongeur (votre serviteur) se propose de le ramener à la surface …

Voir notre nouveau mouillage s’emberlificoter autour des blocs moteur, m’avait évidemment fendu le cœur en sorte qu’à peine revenu de ma petite natation matinale, nous avions décidé de changer d’emplacement. Comme de surcroît, un voilier français était venu s’ancrer juste sur notre arrière bâbord …   

L’opération s’est révélée un peu délicate en raison de la force du vent mais aussi parce que notre ancre s’est prise dans l’un des nombreux cordages du mouillage « bricolé » de Martin. Par bonheur, je n’ai eu aucune difficulté à libérer le cordage emberlificoté à notre ancre. Ouf.

Alors que nous avions exceptionnellement branché au mouillage, notre VHF, nous entendons « Galaad » qui appelle les « PAYS » ( Portsmouth Association of Yacht Service) pour signaler que son voisin, un ancien bateau de pêche adapté pour la plaisance, était en train de déraper dangereusement. Il avait déjà parcouru une centaine de mètres …

Il a fallu qu’Ann relaie l’information auprès de Martin qui était à ce moment là, à terre pour qu’enfin trois « PAYS » viennent prendre en remorque le bateau et l’ancre à nouveau, à son point de départ. L’opération ne fut évidemment pas facilitée par le vent, le poids apparent du bateau et l’absence du propriétaire négligent qui ne s’est pointé que le soir …

Pour le surplus, nous avons été contraints de faire le « gros dos » durant toute la journée et il y a beaucoup plus marrant, vous pouvez me croire. En fin d’après-midi, nous avons eu droit à une belle accalmie qui n’a tenu le temps que d’y croire pour mieux repartir dans une sarabande infernale. Vers 21 heures, le vent est enfin retombé … et j’ai, enfin, pu me libérer de mon stress ! A la « baie Sainte Anne » (Martinique), j’ai une confiance aveugle en notre ancrage (-6m) mais, ici, ma confiance est toute relative d’autant que le fond est plus important (-9m) … nous aurions peut-être mieux fait de nous rapprocher un peu plus du rivage mais alors, bonjour la promiscuité !

Le seul point positif de cette journée reste qu’il n’a, pour une fois, pas plu !

Lundi 31 décembre.

Quel que soient les conditions météo, quel que soient les circonstances, il y a toujours des plaisanciers qui ont un besoin impérieux de bouger (en ce qui concerne les bateaux de location, je peux mieux comprendre) ! Hier n’a évidemment pas échappé à la règle bien qu’il s’agissait d’un  jour de réveillon … que du contraire, semblait-il même ! Nous avons donc eu droit à l’arrivée de nombreux bateaux dont trois Clippers (deux grands et un plus petit). Nous étions une cinquantaine. Le soir,  les deux grands Clippers quittaient la baie en même temps … tout illuminés. Splendide spectacle.

Comme je l’avais promis, nous avions convenu avec Martin que pour 11.30 heures, je plongerais pour « libérer » ses mouillages immergés. Plutôt que de faire les choses à moitié, nous avons mis les petits plats dans les grands en descendant  notre annexe et en m’équipant comme pour une plongée normale.

En vrais pros, nous avons trouvé le premier site et je suis descendu sur le fond (-9m) tandis que Martin semblait nous avoir posé un lapin !!! Grrrrr. Finalement, Ann est parvenue à l’atteindre par VHF et le temps de libérer le bout maintenu au fond par une grosse pierre, il était sur place.

Trouver le second site s’est révélé « mission impossible » tant les indications de Martin étaient floues et surtout, inexactes. Mais à force de persévérance, il a fini par retrouver l’emplacement sauf que le temps de me rééquiper (j’avais poursuivi les recherches en snorkeling) et le morceau de béton armé servant de mouillage, était à nouveau introuvable ! Enfin, bon, j’ai fini par le dénicher et j’ai remonté le bout en surface. Une heure plus tard, un Bénéteau 40’ y était amarré.

Le problème des mouillages reste que le plus souvent, nous n’avons aucune idée de ce qui sert comme ancrage et que trop souvent, si on le savait, on prendrait ses jambes à son cou …

Comme nous avions réservé pour le soir de réveillon, au restaurant de plage le « Madiba » tenue par une Française, Sandrine (Sandy), il nous fallait du cash. Nous avons ainsi  appris qu’en fait l’ATM du bout de la Mainstreet, se trouvait situé à quelques mètres de l’embouchure de « l’Indian River » et que de surcroît, il y avait un quai en béton où on peut amarrer facilement l’annexe !!!

Seul petit détail qui m’avait totalement échappé lors de notre arrivée sur place (sans doute parce que j’avais arrondi fortement mon angle d’attaque), est qu’il faut aborder l’embouchure de la rivière … par le sud ! Par bonheur, je n’avais pas mis les gaz en sortant de la rivière alors que nous étions, sans le savoir,  sur un plateau rocailleux … Ce sont les sifflets et les signes des personnes restées à quai, qui nous ont alertés des périls que nous encourrions.

Le soir, nous avons commandé un water taxi  pour 19 heures (Martin n’était pas libre). Bien évidemment, il n’était pas là à l’heure et tous nos appels VHF sur le 16  se soldaient par des réponses bidons du style « il arrive », « je ne vois pas le bateau » dont le mât était pourtant illuminé, « je conduis un autre client et puis j’arrive » etc.

Exaspéré, j’avais interdit à Ann d’encore appeler sur le 16 pour éviter de nous rendre encore plus ridicules que nous l’étions déjà et d’attendre patiemment jusque 19.45 heures. Le cas échéant, nous remettions notre annexe à l’eau et on les envoyait à la gare. A 19.20 heures, nous en avions deux à l’arrière du bateau …

Sur place, nous faisions la connaissance de Sylvie et Michel de « Galaad » (RM 10.50) avec qui nous avions été mis à table par Sandrine.

En compagnie de nos nouveaux amis, nous avons passé un délicieux réveillon sans les excès habituels. En fait, il semblerait que la plupart des plaisanciers s’était donné rendez-vous au barbecue couvert organisé par les « PAYS » du mouillage. L’ambiance y était en tous les cas, fort festive lorsque nous y avons été chercher Antony qui devait nous reconduire à notre bateau (20 EC$ soit +/- 5 €).

Nous étions dans notre cockpit, confortablement installés, plongés dans nos bouquins lorsque les douze coups de minuit ont sonné. Nous étions vraiment, vraiment bien …

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