Publié par : Ann & Stéphane | 18 novembre 2018

17.11.2018 – Retour à Trinidad … et sur le bateau.

 

Si d’ordinaire , je suis toujours le plus pressé pour rentrer au bateau, cette année,  j’ai du me raisonner pour quitter notre nid d’amour douillet de Bruxelles ! Il faut reconnaître que notre nouvelle maison de retraite est idéale pour des santés défaillantes comme les nôtres. Situé au 3è étage d’une copropriété de quatre étages avec un ascenseur qui vous bloque entre deux paliers de manière irrégulière, j’ai retrouvé le plaisir des escaliers … Conscients du problème, nous avons dormi dans notre voiture au sous-sol pour éviter d’être bloqués au moment de partir.

La prudence étant la mère des vertus, nous sommes partis tellement tôt que l’aéroport de Bruxelles, n’était pas encore ouvert quand nous étions sur place. Un concierge baillant aux corneilles, nous a ouvert les portes et nous nous sommes immédiatement rués vers notre « gate » où nous avons dû nous battre bec et ongles contre une horde de migrants désireux de fuir notre pays.

Notre première étape fut Toronto (Canada) avec Brussels Air Lines … Ann tenait absolument à faire un petit coucou à nos amis canadiens qui pour une fois, n’étaient pas à l’aéroport en train de nous attendre ! Quelle déception.

Ce n’est guère du chauvinisme de ma part mais Brussels Air Lines se place selon moi, légèrement au-dessus de la norme avec un personnel charmant sauf peut-être la revêche chef de cabine qui a imposé à Ann de se rasseoir alors qu’elle voulait aller aux toilettes ! En cause, une stupide indication lumineuse imposant de mettre sa ceinture alors qu’il n’y avait aucune turbulence et que tout le monde se promenait gaiement.

Nous étions assis dans l’allée centrale … celle que je déteste le plus car invariablement, j’ai pour voisin, un gros malabar qui m’empêche de respirer sur mon tabouret. Mais pour une fois, j’avais une jeune fille très sympathique qui m’a fait de la gringue durant tout le trajet ! Je serais incapable de vous raconter ce dont nous avons parlé parce que nous ne nous sommes pas échangé un seul mot mais tout était dans le regard qu’elle n’a pas détourné de son I-phone.

Nous avons eu de la chance car nous étions en queue d’avion, là où la bande centrale se réduit à trois sièges au lieu de quatre et il m’est d’avis que le technicien en charge de la fixation des sièges, venait sans doute lui-même de passer quelques heures dans l’une de ces bétaillères volantes, car l’espace pour les jambes était anormalement grand !

Sur ce trajet d’un peu plus de 8 heures, nous avons joyeusement sommeillé, interrompus constamment par les nombreux rafraîchissements qui nous étaient offerts.

A Toronto et contrairement à ce qui avait été annoncé dans l’avion à grands coups d’annonce dans toutes les langues, nous n’avons pas dû nous soumettre aux contrôles de l’immigration et des douanes. Nous avons par contre, été soumis à un contrôle de passeports inopiné juste à la sortie de l’avion provoquant du même coup un monstrueux embouteillage. Sur le coup, j’ai cru à une action des « gilets jaunes » qui ont paralysé toute la France en protestation de l’augmentation incessante des prix du carburant.

Nous avons passé quatre heures à attendre notre correspondance de quoi me rassurer que les embarquements à l’aéroport de Toronto, sont toujours aussi bordéliques (toutes gates confondues) et le nombre de WC assis  toujours aussi parcimonieux. C’est bien qu’il n’y avait plus une seule chaise roulante dans tout l’aéroport sinon nous aurions également embarqué en chaise roulante … histoire de rentrer dans l’avion avant tout le monde. Il s’agit d’une pratique venue d’Inde que nous aurions voulu tester.

Pour nous rendre à Port of Spain (Trinidad) nous avons voyagé (5 heures) avec Air Canada Rouge qui devrait être rebaptisé  Air Canada Blanc comme les sommets enneigés vers lesquels j’ai pensé un moment que nous nous dirigions ! Comme à chaque fois, il faisait une température assez fraîche à l’intérieur de la carlingue et moyennant un supplément de 30 €/personne, nous avons eu droit à l’air conditionné de la porte de secours.

Si nous le savions par avance et que nous étions habillés correctement pour faire face aux frimas de l’hiver, nous n’avons pas osé nous endormir de peur de ne plus pouvoir nous réveiller ! Nous avons alors établi, Ann et moi, des quarts d’une heure près du hublot. Au-delà, nous risquions les engelures des membres inférieurs.

Voyageant en « low cost » sur cette partie du trajet, il a été impossible au steward de nous apporter la moindre couverture au point que j’ai pensé m’enrouler les jambes avec du papier WC … Notez que je me suis un peu réchauffé avec le breuvage infâme que la compagnie appelle « thé » et qui nous a été servi à bord.

Une fois à Port of Spain, il était minuit, heure locale, nous avons emprunté le toboggan de secours qui nous a fait atterrir un peu brutalement sur le tarmac où ils nous ont laissés fondre durant une heure.

A l’immigration, nous avons été reçus par des pin-up, sexys, au sourire aguichant … mais j’en étais à mon cinquième whisky servi dans l’avion. Les autres passagers m’ont affirmé quant à eux, qu’ils pensaient que l’avion avait atterri par erreur, aux portes du bagne de Cayenne (Guyane) !

Comme l’année passée, nous avions eu à subir une grève du zèle des douaniers, avant de partir, j’avais passé des heures à enlever consciencieusement toutes les étiquettes des produits de contrebande que nous ramenons à chaque fois, dans nos bagages. Pour cela, à Toronto, ils sont sympas car s’ils fouillent systématiquement nos bagages au point que nous n’osons plus mettre de cadenas, ils nous laissent toujours passer sans moufter.

A notre grande surprise et hormis deux « ploucs » de service qui se contentaient de recevoir nos déclarations en douane, nous sommes passés sans même penser à déclarer la bouteille de parfum que nous avions achetée à Toronto, hors taxes, histoire d’avoir un os à donner à ronger aux douaniers s’ils étaient encore en grève du zèle.

Quand nous sommes montés dans notre taxi, j’ai bloqué ma respiration durant la petite heure de trajet de peur que mon cœur ne s’emballe ! Dépourvu du moindre contrôle technique, c’est dans les tournants que j’ai eu le plus peur que nous ne perdions une roue.

Arrivés incroyablement sains et saufs au chantier Peake, nous nous sommes effondrés sur notre lit de la chambre numéro 5 que nous réclamons à chacun de nos passages car nous y retrouvons nos odeurs d’une fois à l’autre. C’est très important, vous savez, les odeurs.

Nous devons encore aller rendre visite à notre bateau mais je tenais par ce rapport un peu bref, je m’en excuse, vous confirmez que nous étions bien arrivés.

 

PS. Si vous avez pris à la lettre tout ce que j’ai raconté ci-dessus, vous feriez mieux de faire comme moi … arrêtez de boire !

 

 

 

 


Responses

  1. Hey,

    Mdr, bon retour au soleil.

    👋

    Envoyé de mon iPad

    >

    • Petit lexique.
      Pour les vieux comme nous qui ne connaissons pas le langage SMS et internet, Mdr = mort de rire.
      Merci Manu pour tout commentaire.

  2. ya d’la joie à venir…


Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :