Publié par : Ann & Stéphane | 25 mai 2018

01 au 16.05.2018 – Nos derniers jours de la saison à la baie »Sainte Anne » (Martinique).

Mardi  01.

Cela faisait déjà depuis quelques jours que nous aurions dû aller plonger mais pour les raisons les plus diverses, nous avons laissé passer les occasions, non sans mauvaise conscience. Mais voilà qu’aujourd’hui, il y avait du soleil et que décidément, nous ne pouvions manquer cela.

Mais devinez où nous avons été plonger (-18.60 m – 60’ – 27°). Je vous aide un peu … nous avons été plonger au B……..  au Bou…… au « Boucanier » ! Mon Dieu quelle surprise ! Cela faisait depuis si longtemps ! C’est à peine si j’ai reconnu le site, dis donc ! Que voulez-vous … Ann ne jure plus que par ce spot de plongée et reste surtout traumatisée par notre dernière plongée au « Grand Mur ».

Il faut reconnaître que le spot est proche, facile, agréable et magnifique. Le « Club Med » y plonge avec ses GM, deux fois par jour ! Contrairement aux autres fois, nous avons connu un très léger courant qui ne disait pas son nom.

Nous avons vu quantité de murènes dont plusieurs en pleine eau, de gros tourteaux et même, une petite langouste bien cachée sous l’aplomb d’un rocher. Par contre, je ne parviens plus à trouver trace de mon petit poulpe.

Mercredi  02.

Le grand jour tant redouté est finalement arrivé : nous avons rendez-vous au « Marin » pour le remplacement de nos 6 batteries gel de 200A constituant notre parc « électronique ».

Déjà quand nous arrivons au quai de « Caraïbe gréement », notre place nous est soufflée par un autre client ! Cela commençait bien d’autant que je ne suis pas trop fan de manœuvres dans la marina.

Le temps de repartir en marche arrière jusqu’au ponton à essence et un autre emplacement nous était libéré. Notre prise d’emplacement se révéla plus aisée que je ne le craignais sauf que nous commettions l’erreur d’amarrer la pendille sur l’arrière bâbord en sorte que notre bateau portait de travers sur la vedette de la SNSM ! Pour les photos, ce n’était pas top …

Chaque batterie pesant 75 kg. il faudra trois bonnes heures aux deux hommes de « Caraïbe Marine » pour retirer les anciennes batteries et amener à bord, les nouvelles. Malheureusement, les batteries étant logées dans un compartiment  où tout est calculé au millimètre près, il leur faudra trois heures supplémentaires pour parvenir à recaser les nouvelles batteries.  Les batteries ne sont pas bêtement rangées les unes à côté des autres … des moules et des cloisons les maintiennent écartées les unes des autres. Du très beau travail, encore fallait-il trouver l’ordre juste en lequel les cloisons devaient être remontées …

J’aurais préféré les laisser travailler seuls mais j’ai immédiatement compris que j’avais grand intérêt à surveiller les opérations voire à leur suggérer les bonnes manières de procéder ! De bonne volonté, ils étaient mais il manquait un chef compétent pour les diriger. J’aurais certainement pu réaliser moi-même le travail mais dès l’abord, j’avais été rebuté  par tous les branchements électriques à démonter (le couvercle du parc de batteries sert de support à divers appareillages) et d’autre part, par le poids incroyable des batteries à manipuler.

Si à la baie « Sainte Anne », il y a du vent (sans doute même un peu de trop …) rendant les températures agréables, dans le fond de la marina, il fait étouffant et pas question de faire fonctionner l’airco puisque nous avions coupé toute l’électricité du bord.

Lorsque vers 15.30 heures, nous avons enfin pu nous échapper de cette fournaise, nous avons immédiatement pris la poudre d’escampette … après un passage obligé par le ponton d’essence (817 litres à 1.24 €/litre).

Cette fois, nous avons ancré beaucoup plus près du débarcadère : nous sommes juste dans son alignement mais sur le bord extérieur malgré tout. J’adore cet emplacement d’autant que j’ai pu constater qu’un mètre plus en avant, nous aurait fait jeter l’ancre sur un fond de corail !!!

Le soir, je ne demandais pas mon reste et j’étais dans mon lit pour 20.20 h !!! Il ne s’agissait pas d’une « bonne fatigue ». J’étais plutôt fourbu et j’ai connu de sérieuses difficultés à trouver le sommeil.  

Jeudi  03.

Il fait superbe et j’aurais bien pensé aller plonger mais nous avions d’autres petites priorités à régler. Assez étonnamment, le bateau a assez bien roulé durant toute la journée ! Bien calé dans le cockpit, c’est à peine si on s’en rend compte. Dans le carré, on ne s’en rendrait même pas compte si nous n’avions pas les hublots de coque mais c’est surtout quand on arrive en annexe que le phénomène se visualise le mieux de l’arrière. Un peu impressionnant tout de même.

Vendredi  04.

Réveil matinal, nous sommes partis au « Marin » pour diverses petites courses dont le nécessaire avitaillement chez « Leader Price ». A chaque fois, je joue le rôle de « chauffeur » et comme tout bon « chauffeur », j’attends « Madame » en double file.

Je sais, je sais cela peut vous paraître idiot mais je déteste faire les courses d’avitaillement,  je surveille l’annexe et surtout, je contemple mes contemporains et c’est très amusant … c’est surtout de mon âge !

Si nous n’avons pas trouvé « Tahaa Tiva » au « Marin » … c’est « Eutikia » que nous avons vu débouler à la baie « Sainte Anne » après un long séjour passé à la marina pour un problème de moteur.

Et encore un transport de bateaux pour l’Europe ! Il n’était pas encore bien parti, qu’un autre transporteur pointait déjà le bout de son nez ! Nous n’en aurons jamais vu autant que cette saison.

En fin d’après-midi, nous avions un catamaran de location qui venait jeter l’ancre sur notre flanc bâbord, juste à hauteur de notre cockpit … bien trop près, of course !

Nous n’avons rien dit car nous étions persuadés que dès le lendemain matin ils seraient partis et en finale, ils sont partis … une heure plus tard !!! Si ce n’était quand même que pour un peu barboter dans l’eau, pourquoi venir jeter l’ancre au beau milieu de tous les bateaux !

Le soir, nous avions à l’apéro, Marina & Gianni de « Eutikia » ainsi que leur coéquipier pour la traversée de l’Atlantique. Nos amis retournent en Méditerranée dès que les conditions météo le permettront et mettront plus tard, le cap sur la « Grèce » … comme « Maeva » ou « Wink » ! Il semblerait qu’il s’agisse de la nouvelle destination de substitution aux « Antilles ».

Alors que nous bénéficions d’une connexion satellitaire (TV) parfaite depuis plusieurs semaines  … nous avons eu droit à de nombreuses micros coupures, en fin de soirée !! Comme quoi il ne faut jamais se réjouir trop vite.

Samedi  05.

Nous n’avons pas descendu l’annexe …

En cours d’après-midi, nous avions le déplaisir de voir un catamaran américain venir jeter l’ancre sur notre bâbord. Que dire ? A la fin, nous finirons par nous faire passer pour deux petits vieux acariâtres que nous sommes, à ne pas en douter. Il n’empêche que s’ils avaient jeté l’ancre un peu plus en avant, nous aurions pu éviter toute promiscuité dérangeante mais allez vous en leur faire comprendre cela. 

Dimanche 06.

Surmontant toutes ses appréhensions, Ann a marqué son accord pour aller plonger (-40 m – 51’ – 27° – 3’ à 3 m) sur le « Grand Mur ». Par bonheur, nous en avons été récompensés puisque la visibilité y était excellente.

En arrivant sur le tombant, nous avons eu droit à plonger avec une grosse tortue ! Si les petites et moyennes tortues sont nombreuses sur le mouillage, c’est la première fois que nous en rencontrons une, en plongée, en « Martinique ». En d’autres endroits du globe ,nous avons déjà eu le bonheur de plonger avec ces extraordinaires animaux. 

A l’apéro, nous étions à bord de « Tahaa Tiva » avec Martine & Christian … sans oublier leur chien Gatun.

Lundi  07.

Le catamaran américain est parti et il fait très beau. Farniente au menu du jour.

Le soir, nous sommes partis avec Martine & Christian de « Tahaa Tiva » au « Zanzibar » où nous avons excellemment dîné. Sur le trajet aller, alors que nous longions le ponton ski nautique du « Club Med » , nous sommes tombés nez à nez avec un skieur dans l’étroit passage … moment d’effroi pour mes passagers et échange d’une bordée d’injures. Il m’étonnerait que les vedettes de ski nautique puissent évoluer dans ce passage, en tirant un skieur mais ce dernier souhaitait, semble-t-il,  se faire prendre en photos par des amis postés sur le ponton …

Mardi  08.

Jour férié !! Nous l’avions un peu beaucoup perdu de vue et nous sommes donc allés jusqu’au « Marin » … pour des prunes. Grrrrrr.

Mercredi  09.

Même si  je n’en avais pas particulièrement envie mais comme ce jeudi c’est « l’Ascension » et donc, à nouveau, jour férié, nous sommes repartis au « Marin » pour acheter de nouvelles élingues pour l’arceau de notre annexe.

L’arceau amovible auquel est attaché l’annexe, descend et monte hydrauliquement par le biais d’élingues de 12mm en Dynema qu’il faut remplacer périodiquement en raison de leur usure due au frottement. C’est surtout l’élingue bâbord qui est la plus mise à mal car elle supporte tout le poids du moteur.

De retour à bord, nous relevons que les anciennes élingues sont de 12mm alors que nous pensions qu’elles étaient de 10 mm et que de surcroît, elles sont en Dynema alors que celles achetées sont en simple polyester !

Si je ne suis plus partant pour retourner au « Marin », Ann prend son courage à deux mains et part, seule, acheter de nouvelles élingues. En finale, c’était sans doute mieux ainsi …

Alors que sur le retour, elle longe la plage du « Club Med », elle se fait arrêter par la Gendarmerie pour … excès de vitesse !  Coût de l’amende … 500 € !! Mais comme elle est blonde (va sérieusement falloir qu’elle repense se faire une coloration), elle s’en est sortie avec un simple avertissement. Ouf.

Le long du rivage, jusqu’à 300 mètres de la côte, la vitesse maximale autorisée est de 5 nœuds ! Règlementation très, très loin d’être respectée et certainement pas par les vedettes  de ski nautique du « Club Med » mais bien entendu, la Maréchaussée sait fermer les yeux quand il le faut … à moins bien entendu que le « Club Med » dispose d’une dérogation spéciale d’autant arrangeante  que la zone éventuelle de dérogation n’est nullement délimitée !

De retour à bord, nous avons procédé, non sans quelques chipotages et réglages pas toujours aisés à trouver, au seul remplacement de l’élingue « moteur » … l’autre élingue étant encore en très bon état.

Jeudi  10.

Météo en demi-teinte avec de splendides périodes ensoleillées alternant avec des périodes aussi nuageuses que pluvieuses. Il n’en fallait pas moins pour ne pas me donner envie d’aller plonger.

Sur le plan d’eau, nous avons assisté à une véritable invasion de « nuisibles » que la perspective d’un long week-end avait attiré. Par bonheur, nous n’en avons pas eu à subir et d’ici à lundi matin, ils seront tous repartis !

Vendredi  11.

Météo toujours en demi-teinte. Rien de très étonnant à cela car c’est bien cela, le climat dans les « Antilles » ! Si les températures sont toujours assez agréables, le vent toujours assez soutenu, le ciel se partage souvent entre soleil et nuages et les grains alimentent les conversations.

Miracle de la journée … nous sommes parvenus à établir un mini programme pour les jours à venir !! Pourquoi autant de brutalité dans un programme de vie si paisible ? Parce qu’il va bien falloir un moment donné, se mettre en route pour « Trinidad » et comme la saison passée, nous souhaitons descendre à notre train de sénateur habituel.

DONC … nous partons mercredi prochain sauf empêchement. Donc … il nous faut tout prévoir avant de partir et donc … un programme s’imposait. CQFD.

Le programme prévoyait une dernière plongée au « Boucanier », ce vendredi ! S’il nous a fallu nous mettre un coup de pied au cul, celui-ci se révéla salvateur car la plongée nous a profondément emballés.

Au début de la plongée (-20m – 60’ – 27°), nous n’avons étrangement rien vu ! Puis Ann a découvert nos chers tourteaux, ce fut ensuite un énorme casier contenant une vingtaine de poissons ainsi qu’une très belle murène passablement énervée et sur le retour, je découvrais une langouste particulièrement bien cachée.

En fait, je passais à 4 ou 5 mètres du trou de la langouste lorsque mon œil a été attiré par des minuscules arceaux de coraux rouges. J’ai beaucoup hésité à y regarder de plus près car je devais me déplacer jusque là mais le détour en valait réellement la peine : mes minuscules arceaux étaient en fait les pattes de la langouste !

Si nous avons bien été tentés de libérer les pauvres bêtes du casier, nous ne l’avons même pas touché car je n’ai vu aucune possibilité de les libérer sans endommager le casier ! Quant à la murène, elle n’était pas à prendre avec des pincettes …

Samedi  12.

Comme il fallait bien aller chercher les couques aux raisins qu’Ann avait commandées pour moi, nous avons mis l’annexe à l’eau …

Est-ce cela ou autre chose mais je me suis convaincu qu’il fallait attaquer le nettoyage de la coque et comme je ne savais pas très bien par quel bout commencer … j’ai nettoyé la ligne de flottaison. On pourrait croire l’opération aisée mais rien qu’avec un masque et un tuba, on s’essouffle vite à rester en surface, en devant de surcroît, lutter contre le courant et les vagues.

Pendant ce temps là, Ann faisait le ménage à l’intérieur.

En milieu d’après-midi, un catamaran américain venait se planter sur notre tribord … cockpit en face de cockpit ! Même plus le courage de s’énerver !

Dimanche 13.

Journée farniente entièrement consacrée à la lecture.

Mauvaise nouvelle de la journée : les batteries du parc « service » (1.000 A en 24V) doivent également être remplacées (un coût de 11.000 € pour 12 batteries de 2V pesant chacune 68 kg !!). « I am happy » dirait Droopy.

Lundi  14.

Un « chipotage » en amenant un autre, j’ai passé l’heure du midi, à remplacer les filtres du déssal, à nettoyer divers autres filtres, à rechercher d’où venait l’odeur d’essence que l’on sentait dans le « local technique » etc. etc.

Nous sommes passés à deux doigts de la catastrophe ! Lorsque nous avons changé l’élingue « moteur » de l’arceau de l’annexe, j’ai été amené à faire un nœud simple à chaque extrémité.

Depuis lors, je m’énerve à constater que l’élingue « moteur » (c’est elle qui supporte tout le poids du moteur de l’annexe) est toujours un peu distendue par rapport à l’autre !!! Si je n’en comprenais pas la cause, loin de moi l’envie de recommencer les réglages déjà suffisamment fastidieux comme cela.

Aujourd’hui et alors que je remontais « à vide » l’arceau (ouf), l’élingue « moteur » se distend carrément !!!! En y regardant de plus près, je relève que l’un de mes nœuds simples était tout bonnement en train de lâcher … si cela était arrivé en cours de levage de l’annexe, l’arceau amovible se serait tordu voire, se serait cassé et le moteur de l’annexe serait venu percuter violemment la coque …

Comme nous avions abandonné l’idée de faire des courses au « Marin », nous avons revêtu nos combinaisons de plongée pour aller gratter la coque qui commence à se salir de manière fort conséquente. L’antifouling (Trilux 33 de International) a très bien tenu jusqu’il y a peu. Mais depuis lors, les salissures sont apparues en grand nombre.

Il s’agit d’un travail extrêmement pénible et désagréable (nous sommes remontés à bord, couverts de plancton grouillant) mais nécessaire si on ne souhaite pas ralentir le bateau (cela peut aller jusqu’à la perte de plus d’un nœud)!

Sur le coup de 18 heures, nos voisins américains partaient pour le « Marin ». Pas trop tôt …

Mardi  15.

Veille du grand départ, Ann a loué une voiture pour aller au centre commercial de « Génipa ». Au retour, sa voiture était  pleine à craquer mais il faut dire que notre nouveau chauffe-eau de 75 litres prenait pas mal de place sans oublier les 30 litres d’antifouling que nous avons achetés au « Marin » car nous y faisons près de 400 € (!) d’économie par rapport à « Trinidad ». Contrairement à une idée reçue, il est souvent plus intéressant d’acheter en « Martinique » qu’à « Trinidad » !!!

De mon côté, je m’occupais de Ludovic de « I.D.S. » chargé de réparer notre fuite de diesel localisée à hauteur de la pompe d’injection. Si j’avais pris bien soin de surtout ne pas m’emmêler, j’ai parfaitement eu raison car en dévissant un boulon, le joint intérieur s’est totalement abîmé et d’une très légère fuite, on était passé à un véritable geyser !

Petite cause … grands effets, nous nous retrouvions le soir, sans GE pour charger nos batteries et notre départ s’en trouvait retardé. Joie.

Mercredi  16.

Passage à bord de Ludovic de « I.D.S. » nous ramenant notre pompe d’injonction dont tous les joints ont été changés.

Ensuite, nous sommes allés au « Marin » pour y réaliser diverses courses comme notre clearance de sortie ou prendre des nouvelles de notre antenne Mini C en réparation chez « Diginav » depuis novembre … en finale, elle est définitivement HS et comme ce modèle d’antenne n’existe plus, nous nous en passerons sans doute tout aussi définitivement.

Cela fait depuis des semaines que chaque fois que je vois une publicité à la télévision pour « Mac Do », j’en bave d’envie !  Comme un fait exprès, il y a un « Mac Do » juste à côté du « Leader Price » où nous allons faire nos courses très régulièrement. Malgré cela et jusqu’à aujourd’hui, nous n’y avions jamais mis les pieds !! Nous avons donc réparé « l’erreur ».

 

Demain, nous entamons notre lente transhumance vers « Trinidad ».

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