Publié par : Ann & Stéphane | 7 février 2018

22 au 31.01.2018 – Grande Anse d’Arlet (Martinique): la réconciliation.

Lundi  22.

Même s’il est vrai que nous avions décidé depuis plusieurs jours, de partir ce matin pour la « Grande Anse d’Arlet » (15 milles), rien n’était moins certain … c’est donc contre toutes attentes légitimes que nous sommes bien partis vers 9 heures !!!

Ce qui a fait pencher la balance ? D’une part, cela fait depuis des semaines que nous avions envisagé ce « petit » dépaysement et surtout, les conditions météo s’y prêtaient généreusement : vent moyen, soleil, mer belle et pour une fois, nous étions debout aux aurores ! Jusqu’ici, c’était toujours Ann qui trouvait une bonne excuse pour ne pas bouger alors que de nous deux, c’est elle qui affirme être prête pour un second tour du monde … ah ! Les femmes.

Délibérément, nous avons réalisé cette petite navigation – au moteur – car nous pensons qu’il est nécessaire de faire tourner le moteur principal de temps en temps et vu notre immobilité incroyable … Par ailleurs, nous détestons naviguer par plein vent arrière. Nous ferons le retour à la voile et nous tirerons des bords.

Arriver au mouillage en fin de matinée, est la bonne heure car tous ceux qui veulent quitter sont généralement partis à cette heure là … sauf évidemment le crétin derrière lequel nous avons jeté l’ancre, qui  a attendu que nous soyons bien ancrés (j’ai eu le temps de vérifier que notre ancre était en bonne position) pour lever son ancre ! Grrrrrrrr.

Nous avons assisté par la suite, à l’arrivée de nombreux autres petits bateaux qui nous ont encerclés de toutes parts. Ici, nous ne pouvons rien dire car la place manque pour trouver des fonds abordables c’est-à-dire -10 m. maximum. Cela descend rapidement à plus de -20 m. voire -30 m.

Quand il n’y a pas de houle entrante comme aujourd’hui, l’endroit est charmant et très animé. Cela nous change beaucoup de notre isolement relatif et de l’immensité de la baie « Sainte Anne ». Combien de temps y resterons nous ? Cela dépendra beaucoup des conditions météo et de mer  (houle)  mais sans doute plus encore, de notre humeur du moment car la promiscuité est assez importante … et comme chacun sait, ce n’est pas ce que je supporte le mieux même si je recherche avant tout la compagnie des autres bateaux !! Un « éternel insatisfait » dirait mon épouse ! Ce n’est pas ma faute à moi, si je recherche avant tout, les équilibres et déteste par dessus tout, les extrêmes.

Mardi  23.

La nuit fut extrêmement courte car dès  7.30 heures nous étions assaillis d’appels téléphoniques en provenance de Belgique !! Parfois difficile pour nos proches, de ne pas oublier le décalage horaire … De toutes les nouvelles du jour, ce fut certainement l’annonce que notre compagnie d’assurances, Delta Lloyd, ne renouvelait pas notre police à son échéance … comme elle le faisait, nous apprit notre courtier, avec tous ses clients ayant un « gros yacht » (plus de cinq cents mille euros) !!!

Cela fait plus de 20 ans que nous sommes assurés auprès de Delta Lloyd dont nous avons toujours apprécié la correction. Trouver une autre compagnie risque de ne pas être aisé car la qualité d’une compagnie ne se mesure pas au montant de la prime ou au libellé du contrat d’assurance  mais à son attitude en cas de sinistre …

La journée déjà mal commencée, se poursuivit sous les grains … énervant certes mais l’endroit ne manque pas de charme pour autant bien entendu que la houle ne se mêle pas aux festivités. Nous nous sommes donc concentrés sur nos lectures respectives en nous laissant distraire par tout ce qui se passait sur le mouillage.

Nous avons ainsi eu droit à l’arrivée de « Fa’auva » qui est venu mouiller devant nous. Les malheureux ont acheté ce Catana 47’ – après un refeet du chantier – et ne connaissent depuis lors que tuile sur tuile !!! Assez étonnant de la part d’un chantier que nous pensions digne de confiance …

Mercredi  24.

Après la journée d’hier assez pourrie, nous avons eu droit à un grand et beau soleil ! Comme chaque jour, en fin de matinée, le mouillage était plutôt clairsemé alors qu’en fin d’après-midi, nous avions l’impression d’étouffer.

Si cela vient et repart constamment (la grande majorité des plaisanciers sont des hyperkinétiques qui ont la bougeotte), c’est surtout l’incompétence des plaisanciers à s’ancrer qui détonne : pour certains, cela va jusqu’à huit (!) tentatives avant la bonne !

Je n’oserais pas affirmer que nous ancrons toujours dès la première tentative mais cela reste plutôt exceptionnel que nous devons nous y reprendre à deux fois. Mais bon pourquoi s’en plaindre puisque cela nous fait du spectacle et de ce côté là, cela ne manque pas sur ce mouillage.

Départ de « Fa’Auva » pour le Nord de la « Dominique ».

Partant de l’idée qu’il nous fallait aller porter à terre, les poubelles, nous avons désanglé l’annexe et l’avons mise à l’eau. Quand nous naviguons même pour un court trajet, il est indispensable de « sangler » l’annexe pour qu’elle ne puisse pas bouger.

La seconde étape consista à relever que la coque nécessitait un petit nettoyage au vinaigre pour enlever le sel qui la maculait juste au-dessus de la ligne de flottaison.

La troisième étape s’imposait d’elle-même : le nettoyage proprement dit. Nous nous sommes attaqués au côté bâbord car il n’était pas exposé au soleil … après quoi nous n’avons plus eu de courage pour le côté tribord.

Le magasin local n’ouvrant que très tôt le matin et seulement après 17 heures, nous avons farniente tout l’après-midi dans notre généreux cockpit. Plus tard, tandis qu’Ann réalisait une course ou deux, je me suis promené sur le mouillage à la recherche d’un bon spot de plongée.

Ce ne sont pas les clubs de plongée qui manquent dans la baie mais plutôt des bouées où nous pourrions amarrer notre annexe ! De surcroît, lors de notre dernier passage, nous avions été extrêmement déçus par notre plongée … au point de ne plus y vouloir plonger ?

Jeudi  25.

Il fait beau et le mouillage est relativement calme … hormis notre voisin américain de derrière qui a eu la très mauvaise idée de vouloir faire gonfler deux de ses bouteilles de plongée. Quel tintamarre (compresseur sur le pont arrière) et puis surtout, on se lasse très vite de ce genre de bruit de casserole mais bon. Notre compresseur est électrique (moins bruyant) et surtout logé dans un cocon iso phonique sous le pont arrière : si on ferme le capot de pont, on ne perçoit pas le moindre bruit !

Nous aurions dû entreprendre le nettoyage de notre flanc tribord mais le cœur n’y était pas alors autant farniente et que l’annexe reste dans ses élingues. Il nous faut nous ménager si nous voulons tenir dans la durée : le milieu marin est hostile et quand on voit combien le matériel souffre, cela nous incite à être prudents. Et puis, et puis, nous ne voudrions pas laisser derrière nous, trois orphelins !

Depuis le début de la saison, notre frigo Danfoss de la table de cockpit fait des siennes en dégelant sans cesse pour mieux refroidir par la suite !!! Si j’avais bien constaté le problème, impossible d’affirmer avec certitude qu’il ne fonctionnait plus. La question est aujourd’hui résolue : il ne refroidit plus ! Pas d’autre solution que de se rendre au « Marin » puis d’appeler un frigoriste : ils refusent tous de se déplacer jusqu’à la baie « Sainte Anne » … font chier !

Nous détestons nous rendre avec « S.A.S.³ » au « Marin » car il est difficile de trouver une place de mouillage, importante promiscuité, pas évident de mouiller sans déraper, impossible d’y nager, peu recommandé d’y faire de l’eau et après quelques jours, vous pouvez gratter votre coque (présence de la mangrove et eau douce).

Vendredi  26.

Il est foutu mais semble une fois de plus, renaître de ses cendres ! D’un côté c’est une bonne chose car cahin-caha , il refroidit malgré tout nos boissons mais d’un autre côté, nous aurions une panne franche que cela impliquerait une réparation tout aussi franche …

Que c’est bête de ne pas y avoir songé hier ! Etonnamment , le bateau ne roule pas ou très peu alors qu’à la baie « Sainte Anne » cela n’arrête pas : réellement, le monde à l’envers ! C’était donc le moment idéale pour monter au mât, bricoler l’une ou l’autre petite chose.

Une fois le travail bien défini … je n’avais plus que cela en tête à mon réveil  et la toute première chose de la journée fut de me monter au mât. Hissé jusqu’au second étage de barres de flèches, je me suis adonné à remplacer quantité de serres-câble cassés par les UV mais surtout, à remplacer les supports de serre-câble tous plus ou moins hors d’état de servir !

Chantal & Laurent de « Maeva » sont venus un temps,  prêter main-forte à Ann pour me hisser.

Encouragé par ce travail, je me suis arrêté à hauteur de la première barre de flèche où il me fallait remplacer une lampe LED qui éclaire le pont bâbord. Comme, en son temps, j’avais déjà dû remplacer la lampe LED tribord, je savais pertinemment à quelles difficultés je m’exposais … et je n’ai pas été déçu.

En fait, j’étais sur le point de renoncer lorsque le support de la lampe s’est enfin décollé. S’il s’agissait de la partie la plus difficile, le reste du travail ne fut pas plus simple d’autant que les grains se succédaient : j’ai échappé de peu au premier pour prendre le second en pleine poire alors que j’étais dans le mât … joie.

En finale et grâce à notre voisin de devant (« Vent d’Ailleurs »)qui nous a prêté très gentiment son silicone blanc, j’ai pu réaliser un travail assez correct.

Le soir, nous accueillions à l’apéro, Gilbert & Isabelle de « Vent d’Ailleurs » (Lagoon 450). Très sympas nos nouveaux copains qui comptent rentrer en Europe et y vendre leur bateau.

Samedi  27.

La journée avait mal commencé avec un chapelet de petits grains mais en finale, nous n’avons pas eu à nous plaindre car le vent est resté assez faible alors qu’il soufflait en tempête à la baie « Sainte Anne » comme nous en informera Grégory de « Wink » !!! Si j’ai toujours su que la baie « Sainte Anne » n’abritait aucunement du vent, c’est de la houle que je suis surpris et terriblement déçu.

Si j’ai bien suggéré d’attaquer le nettoyage de notre flanc tribord, Ann ne l’entendait pas de cette oreille après la journée trépidante que nous avions connue la veille bien que nous ayons descendu l’annexe car nous devions porter à terre, les poubelles. Pourquoi pas alors voir un peu où les clubs de plongée se rendent tous les jours …

C’est comme cela que nous avons poussé l’aventure jusqu’à nous rendre jusqu’au quai de la « Petite Anse d’Arlet » et sur le retour, de nous arrêter entre les deux anses. Très instructif comme promenade puisque j’ai découvert en snorkeling qu’il existait des bouées pour attacher notre annexe durant la plongée … évidemment, il faut les connaître car la distinction en surface, entre un panier et une bouée d’amarrage n’est pas aisée. Je suppose qu’il ne s’agit pas d’une révélation pour beaucoup mais pour nous, cela change totalement la donne de la plongée car encore l’année passée, nous avions dû ancrer et cela nous avait beaucoup stressé.

En fin d’après-midi et en l’absence de vent (!), les bateaux évitaient en tous les sens au point que « Vent d’Ailleurs » nous sembla très, très, très près ! Cela m’a stressé durant toute la soirée et nous avons connu le point d’orgue aux environs de minuit lorsque le vent a fait un passage en force !

Dimanche 28.

Etymologiquement, il n’a pas « plu » de toute la journée … par contre, qu’est-ce qu’on s’est tapé comme grains ! Cela n’a pas arrêté sans oublier les coups de vents aussi brutaux que passagers. Dans le même temps, il y avait plus de 30 nœuds de vent à la baie « Sainte Anne » …

Malgré cette météo assez « cra-cra », cela n’a pas empêché les départs et les arrivées. A chaque départ d’un bateau proche, nous étions soulagés de pouvoir un peu mieux respirer mais chaque arrivée correspondait bien trop souvent à un crétin qui venait  nous enfermer dans un cocon de voyeurisme. A un moment donné, j’ai été à deux doigts de lever l’ancre et de foutre le camp mais heureusement, en fin d’après-midi, l’étau se desserrait !

Si nous avions pris la décision d’aller plonger aujourd’hui … c’est durant la nuit (!!) que je me suis  posé des questions sur l’intérêt de plonger alors qu’il n’y a rien à voir ! En ces conditions, il n’en a pas fallu beaucoup pour que nous annulions toute velléité subaquatique.

Le seul intérêt d’aller plonger entre les deux Anses, aurait été de « descendre » mais même sur ce point, je n’étais pas convaincu de trouver plus de -20 m. De surcroît, la météo ne nous incitait pas à aller nous promener et nous avons eu fort à faire pour préserver notre bateau de l’invasion des barbares.

Lundi 29.

Super … la moitié des bateaux ont quitté le mouillage. Il reste maintenant  le plus dur … supporter la horde des nouveaux arrivants qui pour une raison que j’ignore, viennent tous de notre côté alors qu’il s’agit du moins bon des deux côtés (moins bonne protection à la houle et au vent). J’ai souvent le désagréable sentiment que nous les attirons comme les mouches sur un sucre !

Moins de nouveaux arrivants que prévu mais bien entendu, en fin d’après-midi, un crétin pour venir mouiller son ancre sur notre avant bâbord, bien trop près ! Si la tentation fut grande d’attirer son attention sur tout l’espace qu’il pourrait occuper sans emmerder personne, nous n’avons rien dit en l’espoir qu’il s’en rendrait compte par lui-même …

Quand nous sommes rentrés d’avoir porté à terre, les poubelles et d’avoir réalisé l’une ou l’autre course d’avitaillement, le crétin était parti !!! Nous ne pensons pas qu’il aie compris par lui-même mais bien plutôt que notre voisin, absent de son bateau lors de son arrivée, ne lui en a fait la remarque.

Pour occuper notre journée, nous nous sommes attaqués au nettoyage de notre franc-bord tribord . S’il faisait ensoleillé, le vent se faisait encore durement ressentir à certains moments, rendant du même coup, notre nettoyage plus fastidieux. Mais bon, c’est fait et nous en sommes heureux.

Mardi  30.

Le coup de vent étant officiellement passé, un grand nombre de plaisanciers n’avait, semble-t-il, qu’une seule idée en tête : s’éloigner au plus vite de la baie … un peu comme si la peste menaçait l’endroit ! Il suffit qu’il y en ait deux ou trois pour donner le signal et tout le monde (bêêêêêêh …) semble presser de lever l’ancre. Ce fut donc une réelle hémorragie durant toute la matinée.

Et pourtant … le « mauvais » temps ne s’était pas encore définitivement éloigné en sorte que nous avons eu droit à des sautes brutales de vent et plus ennuyeux, à de réguliers petits grains de pluie fine. Ceci explique sans doute que les « nouveaux arrivants » s’égrenèrent chichement durant l’après-midi. Certains ne vinrent même que pour deux ou trois heures avant de repartir vers des horizons mystérieux !

Quand un « nouvel arrivant » se pointe à l’horizon, il ne faut plus le perdre de vue jusqu’à ce qu’il soit ancré … définitivement et cela même s’il attaque le mouillage par le côté opposé au vôtre ! Méfiez-vous des apparences. Un moment d’inattention et vous pouvez être certain de le retrouver très, très près de vous !

Confortablement installés dans notre cockpit, nous avons senti passer le vent du boulet de canon sous la forme d’un catamaran de location qui nous remonta sur bâbord à toute vitesse … aux fins de prendre de vitesse un Neel 45 (Trimaran) qui comptait jeter l’ancre sur notre avant bâbord !!!  Dangereux, infantile, crétin d’autant qu’il y avait suffisamment de place pour les deux bateaux !!

C’est le Neel 45 qui fut le plus intelligent en jetant l’ancre le premier tandis que les deux skippers s’invectivaient à qui mieux mieux. Le plus incroyable c’est que deux heures plus tard, le Neel 45 quittait la baie pour une autre destination alors que la tension était retombée depuis longtemps.

A un autre moment, ce fut une annexe qui vint vers nous, nous contourna sur l’arrière pour remonter ensuite notre bâbord !!! Manifestement, son skipper canadien souhaitait s’adresser à nous sans toutefois s’arrêter : « Combien de pieds ? » – « 64 » – « Il est m-a-g-n-i-f-i-q-u-e » – « Merci ». Au début, c’était incessant mais après 7 ans, c’est plus rare de la part d’un simple quidam. Cela réchauffe malgré tout, toujours le cœur.

Mercredi  31.

Nous avions choisi de quitter aujourd’hui, la « Grande Anse d’Arlet » pour la baie « Sainte Anne » parce que la météo ne prévoyait pas de grains mais malgré tout du vent. Et en fait de vent, nous avons été servis sur le mouillage, pour notre départ et comme nous étions coincés sur l’avant par un Océanis 411 de chaque côté, ce fut un peu chaud (« S.A.S.³ » s’est retrouvé par le travers des deux voiliers) mais nous y sommes arrivés sans casse.

Sorti de la baie, il n’y avait quasiment plus de vent … ce qui nous a poussé à hisser haut la GV. Jusqu’au « Diamant »  et comme il fallait le prévoir, le vent fut essentiellement catabatique en sorte que nous avons finalement pris un ris dans la GV et sorti notre trinquette qui tantôt était trop faible, tantôt juste parfaite.

A partir du « Diamant », le vent réel est monté jusque 21 nœuds et contre toutes nos attentes, il semblait possible de remonter jusqu’au « Marin » sur un seul bord !  Mais alors que je pensais que nous allions avoir un bord d’enfer, rien ne semblait bien marcher à bord : impossible de garder une allure constante, impossible de garder un cap constant et pourtant cela moutonnait pas mal !

Persuadés qu’il y avait trop peu de vent pour notre trinquette, nous avons sorti une partie du génois et de suite, le bateau a commencé à labourer la mer. Malheureusement, peu de temps après, nous étions confrontés aux mêmes problèmes d’allure et de cap !

A proximité du mouillage, nous avons tiré un bord en direction de la côte du « Diamant » mais le bord se révéla difficile à tenir ! Peut-être un manque de concentration de ma part !

Un nouveau bord tout aussi catastrophique et il ne m’en fallu pas plus pour siffler la fin de la récréation. Nos réglages n’étaient-ils pas bons ou le vent était-il capricieux ? J’aurais tendance à accuser le vent mais en tout état de cause, cela n’était pas la grande forme.

Notre arrivée sur le mouillage de « Sainte Anne » n’a pas correspondu avec le passage d’un grain … une grande première ! Notre place habituelle étant occupée par un catamaran, nous avons jeté l’ancre plus en avant … pour nous retrouver quasiment à couple d’un petit voilier qui ne demandait rien à personne !!! A la grande différence de beaucoup, nous avons immédiatement pris l’initiative de relever l’ancre et d’aller la jeter encore un plus en avant (250 m par rapport à notre ancienne position de décembre).

Opération réussie du premier coup sauf qu’à l’autopsie, je découvrais que la chaîne d’ancre s’était enroulée autour d’une patate de corail tandis que l’ancre reposait sagement sur le fond ! Après avoir hésité à jeter l’ancre à un autre endroit, je me suis mis une bouteille sur le dos et j’ai été positionné notre ancre (40kg) de manière plus correcte. Je ne vous dis pas les efforts à réaliser …

Profitant de l’occasion, j’ai mis en place un orin en manière telle de pouvoir savoir constamment où était notre ancre … et à dissuader les crétins de venir trop près de nous. On peut toujours rêver.

Alors que nous n’étions pas encore ancrés de manière définitive et que la place ne manque pas tout autour de nous, un crétin venait jeter sa pioche à quelques mètres de notre tableau arrière … Par bonheur, après deux heures, il était parti et nous en avons profité pour mettre 10 mètres de chaîne supplémentaires.

 

La réconciliation.

Partant de l’une et l’autre mauvaise expérience, j’avais une très mauvaise opinion de la « Grande Anse d’Arlet » : trop venteux, trop houleux. Ces dix jours que nous y avons passés, m’ont totalement réconcilié avec l’endroit sans doute en raison d’un mouillage nettement plus judicieux que les précédents (plus en avant et plus vers le centre) et d’une bonne part de chance.

Comme il fallait s’y attendre, c’est de la promiscuité dont j’ai le plus souffert. Déjà en temps normal, il est impossible d’obtenir des autres, un minimum d’éducation alors lorsque les possibilités de mouillage sont restreintes …

Les autres inconvénients sont :  internet très lent voire impossible, possibilité d’avitaillement très restreinte, pas de ponton fuel, pas de technicien, débarcadère inconfortable pour les annexes (trop haut, les annexes passent facilement en-dessous), présence d’un loueur de voitures à des prix plus élevés et aux possibilités très limitées ! Par contre, l’eau y est cristalline et les baigneurs très nombreux.

Question plongée, l’endroit se présente parfaitement pour des débutants qui pourront développer leur technique sans être distraits par leur environnement …

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