Publié par : Ann & Stéphane | 16 janvier 2018

01 au 15.01.2018 – Début d’année à … « Sainte Anne ».

Lundi  01.

Lendemain de réveillon … En ayant été nous coucher à 2 heures du matin et en nous réveillant à 9 heures, nous étions lessivés avant d’avoir mis un pied en dehors du lit. Mais nous avions convenu d’aller plonger avec Grégory & Liria de « Wink »  et il ne pouvait être question d’annuler une seconde fois.

Grand bien nous en a pris car la plongée nous a ravis au plus haut point. Nous avions décidé d’emmener nos débutants sur le « Grand Mur » ce qui n’était pas sans risques (présence d’un courant traître, profondeur beaucoup plus importante) mais nous avions confiance en leurs capacités.

Lorsque nous avons préparé nos affaires, nous avons subi un mini grain qui pour une fois, ne nous a pas fait reculer. La mer était assez calme et le ciel nuageux.

Plus détendus, plus à l’aise, nos deux débutants ont réellement apprécié leur plongée et ont mitraillé à tout va avec leur appareil photo. Lors du débriefing, Je leur ai conseillé de laisser la prochaine fois, leur appareil à bord pour se concentrer sur leur technique qui laisse encore beaucoup à désirer.

Plonger en carrière (spécialité belge) apporte aux plongeurs, le moyen de se concentrer sur la technique et celle-ci améliore considérablement leurs compétences. A contrario, les plongeurs réalisant leur apprentissage en mer, n’ont pas cette chance car ils sont continuellement distraits par leur environnement et cela s’en ressent énormément au niveau technique. Tout cela explique la réputation méritée à l’étranger, des plongeurs belges dont on affirme qu’ils plongent toujours avec une pelle pour pouvoir creuser le fond …(et augmenter ainsi la profondeur) ! Et pour être honnête, cette réputation n’est pas très éloignée de la vérité.

Le débriefing s’est tenu cette fois, à bord de « Wink » où Liria nous avait concocté un petit plat de derrière les fagots. Un vrai cordon bleu cette jeune femme.

Mardi  02.

Ce matin, nous avons découvert un nouveau foyer d’invasion de charançons … dans les paquets de riz achetés récemment !! Nous n’en avons pas cru nos yeux. Cela n’en finira-t-il jamais de ces sales bêtes ?

Comme il faut malgré tout, de temps en temps faire tourner le moteur de l’annexe ou plus simplement, parce qu’il faisait beau et calme, nous avons été jusqu’au « Marin » faire une petite course. Sur le retour, nous avons fait un crochet par la mangrove bordant le plan d’eau où nous avons été stupéfaits de voir le nombre de bateaux qui y étaient ancrés !

Un peu d’avitaillement à « Sainte Anne » et nous étions de retour à bord.

Mercredi  03.

Normalement, nous aurions dû aller plonger mais je n’ai pas résisté au besoin de remettre en place notre antenne Mini C (envoi et réception de E-mails par liaison satellitaire) reçue la veille, en retour de réparation : le GPS de l’antenne ne fonctionnait plus !

Comme il y avait peu de vent … le bateau roulait assez facilement ce qui rendait ma position, à hauteur de la première barre de flèche, plutôt délicate ! Malgré cela et mes appréhensions d’être dans le mât (cela m’est venu avec l’âge), je suis parvenu à  tout remonter , à ne rien perdre, à ne rien casser. D’autant plus grande fut dès lors ma déception de relever que maintenant notre Mini C ne reconnaissait même plus son antenne !!!!

Après de sérieuses hésitations, je suis retourné dans le mât pour voir si je pouvais faire quelque chose pour rétablir la connexion … en vain ! J’en suis donc redescendu avec l’antenne.

Si nous avons très, très peu utilisé notre Mini C (Sailor), je me connecte régulièrement pour m’assurer de son bon fonctionnement et c’est ainsi que j’ai découvert il y a plusieurs mois, une anomalie au niveau du GPS intégré. Lors du carénage, nous avons essayé de le faire réparer mais le changement pur et simple de l’antenne s’imposait selon le technicien !

Le problème réside que ce modèle n’est plus fabriqué et que dès lors, il faudrait tirer à travers le mât, de nouveaux fils pour la pose d’une nouvelle antenne … ce qui est quasiment impossible. Nous avons donc cherché, via internet, une antenne « ancien modèle » que nous avons finalement trouvée auprès d’une société danoise qui avait racheté tous les stocks du fabricant « Thrane – Thrane ».

Tout aurait été dans le meilleur des mondes si cette société profitant abusivement de la situation, ne voulait nous facturer l’antenne à 6.300 € alors qu’un nouveau Mini C complet coûte 2.500 € !!!

La dernière idée consisterait à brancher sur notre Mini C, un GPS extérieur à défaut de pouvoir réparer celui de l’antenne.

Jeudi  04.

« Sarama » est parti ce matin pour la « République dominicaine » mais Patrick était fort dépité par le manque absolu de vent. Souhaitons lui malgré tout, une bonne navigation. Le vent risque bien fort de revenir plus en force qu’il ne souhaiterait …

Quant à « Wink », il est parti faire un petit tour en mer pour sécher son spi. Amusant mais avant-hier, « Aenea », un autre CNB 76’ immatriculé à « Malte » est venu passer la nuit au «Marin » et lui également n’avait pas trouvé de place pour ranger son spi sous le pont : le sac pèse plus de 70 kg selon Grégory ! Idem à bord de « Zig », un autre CNB 76’ immatriculé aux USA.

Après la déconfiture (bricolage) de la journée de hier, pas question de laisser passer la plongée programmée au « Grand Mur ». J’avais envie de faire une -40 mètres mais comme je sais que Ann y est hostile sous le prétexte qu’il n’y a rien à voir à cette profondeur (ce qui n’est pas totalement faux), il m’a fallu rusé en sorte que je n’ai pu trouver que -30 mètres. Pour les -40 mètres, il aurait fallu aller un peu plus loin …ce sera pour une prochaine fois.

La visibilité était nettement moins bonne que la fois passée alors que le plan d’eau était super calme et qu’il faisait ensoleillé !! Perso, j’ai trouvé que les couleurs étaient moins chatoyantes et hormis une grosse langouste, un beau barracuda et une petite murène noir et blanche, je n’ai rien vu d’exceptionnel . A contrario, Ann a vu une grosse murène javanaise que je n’ai encore jamais vue en ces eaux !

(-30m – 56’ – 28°- palier obligatoire de 3’ à 3m) sont les paramètres de cette plongée qui aura su malgré tout, magnifier cette journée … comme à chaque fois, aurais-je envie de dire.

Bien que l’on soit en pleine semaine, on a l’impression d’être le week-end tant il fait beau, calme et que tout le monde semble être en goguette.

En fin d’après-midi, nous avions la visite de nos amis, Phil & Norma de « Minnie B », qui sont arrivés ce matin, à la baie « Sainte Anne » … mais qui devraient déjà repartir en milieu de semaine prochaine car ils ont des amis qui les rejoignent aux « îles Vierges Britanniques ». Après cela, c’est le retour vers l’Europe qui est programmé !!!

Chaque année, il y a un certain nombre de bateaux qui repartent pour l’Europe comme « Sarama » -« Minnie B » – « Maeva » et sans doute également « Wink ». Après y avoir sérieusement pensé, nous sommes de moins en moins convaincus qu’il s’agisse d’une bonne option pour nous … surtout  depuis que nous possédons un chalet  aux « 2 Alpes » (France) où nous passons nos étés. Ce sont les enfants qui en profitent généralement l’hiver.

Vendredi  05.

8.30 heures, Ann allait chercher à l’embarcadère de « Sainte Anne »,  l’expert Drujon d’Astros mandaté par nos soins pour établir la valeur de notre bateau pour l’assurance. Comme vous le savez tous, la prime d’assurance omnium est calculée en fonction de la valeur déclarée du bateau et celle-ci n’a pas été modifiée depuis sa construction … nous payons en conséquence aujourd’hui, une prime beaucoup trop élevée !

Il lui a fallu un peu moins de trois heures pour se faire une vue plus ou moins complète du bateau … j’étais aux anges : pouvoir lui expliquer notre voilier par le menu détail, le super pied !

Vers 11 heures, Ann allait chercher au « Marin », Jacques de « Diginav » pour le réglage de notre télévision satellitaire. Si cela n’a pas été de soi, Jacques est malgré tout parvenu à nous régler tout cela en sorte que non seulement notre connexion est devenue très fiable (!) mais nous avons maintenant toutes les chaînes françaises du bouquet choisi.

« Chouette, j’ai crié : je vais pouvoir à nouveau zapper » … « Noooooooooooon, Ann a crié, par pitié, pas cela ! ». Bon je vous laisse, j’ai de nombreux programmes de télévision en retard …

Après, Jacques a regardé notre antenne Mini C que j’ai été bon pour rebrancher dans le mât … et il est finalement reparti avec. La suite au prochain épisode.

Retour surprise de « Aenea » que nous pensions être repartis sur les « Grenadines ». Cette fois-ci, il s’est ancré à une encablure devant nous.

Le soir, nous avons connu une brutale mais très temporaire coupure générale de courant ! Comme nous avons déjà connu un problème de ce genre il y a un peu plus de 3 ans, j’ai assez rapidement deviné qu’il s’agissait une fois encore, de notre switch automatique Mastervolt !

La nuit ne fut pas particulièrement paisible en raison de la succession de forts grains.

Samedi  06.

Si je connais la cause de notre panne électrique et que je sais comment la réparer (nous avons des switchs en réserve), je ne suis pas très tenté de procéder en personne à cette petite réparation … aussi avons nous essayé de trouver quelqu’un de compétent pour faire le travail. Un samedi ce n’est jamais évident.

Nous avons trouvé Philippe de « Pochon sa. » qui après nous avoir laissé penser qu’il viendrait le jour même, nous a écrit pour dire qu’il passerait le lendemain.

Dimanche 07.

Et de trois !!! Nous avons assisté ce matin, à l’arrivée de « Zig » (CNB 76’ – n° 17). Il faut reconnaître que le chantier CNB a réussi un coup de maître en construisant ce voilier de série pour un prix super attractif alors qu’il y a encore quelques années, le chantier était au bord de la faillite avant d’être repris par Bénéteau, lorsqu’il construisait de magnifiques voiliers à l’unité.

Et de quatre !!! Selon Grégory de « Wink », un autre CNB 76’ est actuellement au « Marin » !

Comme le spectacle ne manquait décidément pas, nous avons assisté en direct, au chavirage d’un superbe yawl local qui n’a finalement été en mesure de repartir vers le « Marin » qu’en se débarrassant d’un de ses deux mâts (il est manifeste que l’embarcation était trop toilée pour le vent qu’il y avait). C’est un pêcheur qui a récupéré le mât abandonné.

En fin de matinée, Philippe de « Pochon sa. » arrivait en voiture à « Sainte Anne » où Ann est allée le chercher. En moins de temps qu’il faut pour le dire, ce dernier remplaçait par du fil de beaucoup plus grosse section, deux fils corrodés à l’intérieur du « Mass Systemswitch 16  Mastervolt » responsables selon lui, de notre coupure générale d’électricité.

Sans être électronicien, je pense avoir compris que la sous-dimension de la section de ces deux fils entraîne une surchauffe qui dénude le fil et favorise ainsi la corrosion. Il y a trois ans, nous avons été jusqu’à remplacer les trois switchs internes de l’appareil mais sans penser remplacer les deux fils qui posent problème !!!

Nous avions décidé d’aller plonger au « Boucanier » (précédemment baptisé par mes soins, « bouée du club Med »). Une fois sur place, nous nous amarrions à notre bouée habituelle tandis que nous incitions Grégory & Liria  à s’amarrer à l’autre bouée toute proche.

Nous sommes tous descendus le long de l’amarrage de Grégory & Liria pour leur faciliter la vie en leur évitant de palmer en surface jusqu’à notre annexe (le contraire aurait été une meilleur idée car le courant portait en notre direction …). A notre plus grande surprise, nous étions sur un fond de -3m alors qu’à notre ancrage habituel, nous avons un fond de -8.40m !!!

La visibilité était particulièrement mauvaise et ne voyant pas le tombant d’où nous étions, j’ai pris un cap NO comme je l’aurais fait au départ de notre ancrage habituel sauf que cette fois-ci nous avons dû palmer pendant plus de 9 minutes sur un fond à -5 m pour enfin découvrir le tombant !!!!

Au pied du tombant, nous avions -24 m au lieu de -21 m au départ de notre ancrage habituel.

Nous sommes partis « épaule gauche » et après 20 minutes de plongée, j’ai décidé de faire demi-tour pour faire le chemin en sens inverse et ainsi retrouver l’ancrage de Grégory & Liria. J’étais contrarié car je savais pertinemment que malgré tous mes efforts pour photographier dans ma mémoire l’endroit exact où il fallait bifurquer et prendre un cap SE, je n’étais pas convaincu de le retrouver …

Une autre solution consistait à rechercher notre amer habituel et de là, remonter sur notre ancrage habituel. Mais voilà … toute la question était de savoir si notre amer habituel était devant ou derrière nous ????  Si j’étais intimement persuadé qu’il était derrière nous, Ann était persuadée – avec raison – du contraire.

Le raisonnement d’Ann était assez astucieux : nous avions déjà constaté, qu’au départ de notre amer habituel , lorsque nous partions « épaule gauche », les fonds se maintenaient aux environs de -20 m alors que « épaule droite », les fonds augmentaient assez rapidement. Il suffisait donc de suivre une ligne de fond de -20m pour tomber sur notre amer habituel. CQFD.

 Je dois bien reconnaître que je n’y ai pas songé d’autant plus que je pensais – une nouvelle fois, à tort – que nous avions atteint un point du tombant que nous ne connaissions pas encore. En ces conditions, notre constat sur les profondeurs était-il toujours valable ?

Les échanges (sous l’eau) entre Ann et moi furent particulièrement orageux car une fois de plus, elle interférait dans ma DP sans en prendre la direction et par expérience, je savais qu’en ces circonstances, on ne retrouverait jamais l’annexe … J’avais donc décidé de ne tenir aucun compte de ses signes alors que pour une fois, j’aurais été bien inspiré d’essayer de comprendre ce qu’elle tentait de m’expliquer …

Ai-je ou non dépassé le point de bifurcation pour nous diriger vers l’ancrage de Grégory & Liria ? Je l’ignore mais par contre ce que je sais, c’est que j’ai vu à un moment donné, une gazinière qui ne m’était pas inconnue !!! Lors de ma plongée en solo, au départ de notre ancrage habituel et de notre amer habituel, j’étais parti épaule droite et j’étais tombé sur ladite gazinière. Eurêka … je savais maintenant avec certitude que notre amer habituel était … dans notre dos !

Nous sommes donc repartis en sens inverse (une nouvelle fois), j’ai retrouvé notre amer habituel et de là, notre ancrage habituel. Ce n’était pas ce que j’avais prévu au départ mais cette solution était de loin la meilleure.

Nous avons débriefé de tout cela avec Grégory et Liria à bord de « S.A.S.³» en mangeant la galette des rois … et c’est Liria qui a tiré la fève.

Non content de notre débriefing, il me fallait absolument comprendre comment était-il possible qu’en partant de deux ancrages distants seulement de 52 mètres, nous avions rencontré des topographies à ce point différentes ! La recherche d’une explication fut d’autant plus laborieuse que la plupart des cartes consultées étaient tout simplement erronées ! Pour une fois, c’est la carte MaxSea qui s’est révélée la plus juste et qui a éclairé d’un tout nouveau jour, la problématique !

En relevant, le lendemain, la position exacte de chacune des trois bouées de plongée et en reportant celles-ci sur notre carte MaxSea, j’en suis arrivé à de stupéfiantes déductions. Si je savais déjà que notre « bouée habituelle » se trouvait en bordure du tombant, j’ai été malgré tout étonné de constater qu’il en était quasiment de même de la « bouée du club Med » ! Mais ma surprise fut totale en relevant que la « bouée de Grégory & Liria » était située en plein milieu d’un « garden » à – 5m en forme de langue de chat et que quelque soit la direction que l’on empruntait pour atteindre le tombant, la distance était toujours importante : 49m vers le N – 79m vers le NO(celle choisie …) – 70m vers l’O et 51m vers le SO … alors qu’elle n’est que de 11m au départ de notre « bouée habituelle » !

La conclusion de cette foire d’empoigne des méninges ? L’idéale avant d’aller plonger sur un spot, consisterait à en étudier la carte de manière approfondie mais cela suppose, au préalable, d’avoir les coordonnées précises du spot pour pouvoir les reporter sur une carte maritime … alors que le plus souvent on se contente d’un schéma trouvé sur internet, qui s’il a le mérite d’exister, est parfaitement approximatif quand il n’est pas totalement erroné en son orientation !

Lundi  08.

En fin de matinée, c’était au tour de Ludovic de « Inboard Diesel Service » de venir nous faire un petit « coucou ». En fait, nous avions demandé son passage pour remplacer le « elbow » de notre GE. Il s’agit d’une pièce en inox située à la sortie de l’échangeur de température des gaz d’échappement.  Celle-ci devrait être rangée malgré son prix, dans la catégorie des « consommables » puisqu’il faut la changer environ tous les 3 ans !

Les gaz d’échappement sont trop chauds pour être évacués en l’état. Ils sont donc refroidis à hauteur d’un « échangeur de température ». Le problème résulte que le refroidissement rapide des gaz d’échappement provoque une réaction chimique aboutissant à la formation d’acide sulfurique qui avec le temps, corrode notre « elbow ». Celui-ci se met alors à fuiter l’eau de mer contenu dans les gaz d’échappement. Enfin bon … pour autant que j’ai bien compris toutes les explications du copain Ludovic.  

Profitant que l’annexe était descendue, nous sommes allés jusqu’au « club Med » dire bonjour à nos amies, Marijke et Pascale, arrivées l’avant-veille. La saison passée, elles avaient passé une semaine à bord de « S.A.S.³ ».

Le soir, nous avions un crétin de catamaran de location qui venait ancrer à quelques encablures de notre étrave ! Mais qu’est-ce qu’ils ont tous à vouloir nous coller (de nuit, de surcroît) alors que nous sommes à l’écart de tout le monde. Enfin, avec un peu de chance, ils seront partis avant même qu’on se réveille.

Mardi  09.

Si le crétin était toujours là à notre réveil, il levait l’ancre une heure plus tard et se dirigeait vers le « Marin ». Entre le mouillage de la baie « Sainte Anne » et celui du « Marin », ce sont des aller/retour incessants un peu comme si tous ces bateaux ne savaient pas réellement où était le meilleur mouillage …

En fin de matinée, nous avions la visite de Raymond accompagné de son assistante, de « Incidences » qui venait nous livrer nos nouvelles assises de coussins de cockpit tandis qu’il peaufinait les mesures des dossiers qui nous seront livrés la semaine prochaine … Si on ne peut pas affirmer que Raymond n’est jamais ponctuel, la question avec lui reste que l’on ne sait jamais à quel fuseau horaire il se réfère lorsqu’il fixe un rdv …

Après son passage, nous sommes allés, en annexe, au « Marin » et ensuite, à « Sainte Anne » pour y réaliser des courses d’avitaillement.

Arrivée sur le mouillage de « Elixir », superbe motor yacht qui n’avait pu trouver de place à la marina du « Marin ». Il se dit que les méga yachts à moteur refusent obstinément de venir au « Marin » au profit de « Sainte Lucie » parce que rien n’est prévu pour les accueillir et que mouiller l’ancre leur coûte trop cher en électricité !!! Le problème reste que les techniciens compétents sont tous au … « Marin ».

Le soir, nous avions à dîner à bord, Phil & Norma de « Minnie B » qui partaient le lendemain pour une remontée, par étapes, vers la Méditerranée. Comme toujours, nous avons passé une excellente soirée (sans le moindre grain !) en leur compagnie.

Mercredi  10.

La journée s’annonçait « délicate » avec le passage de plusieurs grains. Toutefois, vers 15 heures, nous avons trouvé une accalmie pour aller chercher Marijke et Pascale au « club Med » où elles passent leurs vacances.

Nous avons donc passé agréablement l’après-midi ensemble pour ensuite dîner dans le cockpit et les reconduire, en annexe, vers 21 heures. C’est leur joie de vivre à toutes les deux qui nous fait le plus grand bien. Pour mémoire, Marijke est une amie d’enfance d’Ann.

Jeudi  11.

Venteux en matinée, le vent est retombé sur le coup de midi. Il fait raisonnablement beau et le plan d’eau se clairseme de plus en plus mais ce n’est pas une nouveauté. Nous comptions aller plonger mais avec un début de semaine aussi chargé, nous avions besoin de calme et de tranquillité et que faire de mieux que de s’installer dans son cockpit avec un bon bouquin.

Vendredi  12.

Si la tentation de farniente dans notre cockpit si « cosy » selon Grégory de « Wink », était grande, nous savions pertinemment que si nous allions plonger, nous ne le regretterions pas … et nous ne l’avons pas regretté que du contraire, nous avons eu une splendide plongée (-19.80 m – 58’ – 28°)!

Pourtant toujours plonger sur le même spot (« le Boucanier », en l’espèce) ce n’est pas lassant à la fin ? Pas plus que de plonger toujours dans la même carrière ou de faire sa petite sortie devant la marina, chaque week-end…

Bien entendu, de temps en temps, nous changeons de spot de plongée mais la faune et la flore sont si riches (l’endroit est très poissonneux) qu’à chaque plongée, nous découvrons toujours quelque chose que nous n’avions pas encore vu. Et puis … notre grand plaisir c’est de débusquer la langouste, la murène ou le tourteau que nous connaissons au demeurant, par cœur.

Il faut savoir « regarder » et « apprécier » comme un artiste et cela ne s’apprend pas du jour au lendemain. Vous n’êtes jamais étonné de relever les commentaires dithyrambiques que peut faire un artiste sur une œuvre alors que vous ne voyez pour votre part, qu’une matière première plus ou moins bien travaillée ? En plongée … c’est un peu la même chose sauf qu’il s’agit d’une merveille de la nature que vous avez devant les yeux.

Le soir, nous étions invités à dîner au « club Med » par Marijke. Très sympathique ambiance au point qu’arrivés, en annexe, à 18.30 heures, nous n’en sommes repartis que passé 21.30 heures !

Samedi  13.

Si la « Martinique » est en vigilance jaune pour cause de pluie et d’orages, toute la journée fut très ensoleillée … ce qui n’a pas empêché que cette nuit je l’ai passée à fermer/ouvrir nos capots de pont à cause des grains.

Devant une si belle météo, la tentation d’aller plonger était d’autant plus grande que j’avais déjà regonflé nos deux bouteilles mais bon, il faut en réserver un peu pour tous les jours.

Dimanche 14.

Il y a des plongées « avec » comme vendredi et … des plongées « sans » comme ce dimanche. Liria de « Wink » avait déclaré forfait mais Grégory était de la palanquée. Nous sommes donc partis avec une seule annexe au « Grand Mur ».

La plongée (-22m – 51’ – 27°) s’est révélée assez conforme à nos attentes avec une visibilité excellente en début de plongée (celle-ci s’est malheureusement dégradée par la suite). L’esprit sans doute ailleurs, je n’ai débusqué qu’une seule petite murène alors qu’Ann nous montrait murène, langouste et surtout, un magnifique poisson scorpion à houppes (rascasse) que nous n’avions encore jamais vu en ces eaux ! Incroyable comme certaines espèces parviennent à rester parfaitement invisibles !

Ce que je retiens surtout de cette plongée c’est ma frayeur d’arriver sur le fond et d’avoir totalement perdu la trace de Grégory qui, en principe, descendait le long du filin d’amarrage !!!! C’était comme s’il n’était jamais venu avec nous !

Comment est-ce possible ? Bêtement parce qu’ayant sans doute un peu trop confiance en ses capacités, je suis descendu la tête la première comme j’ai maintenant l’habitude de le pratiquer depuis mon stage de moniteur fédéral, et qu’en conséquence, je ne l’ai pas gardé en vue. Pour ma défense, je pensais qu’Ann étant déjà sur le fond (-8.70 m), elle pouvait le surveiller facilement puisque la visibilité le permettait aisément.

Si j’ai bien compris les explications de Grégory, il serait descendu sans tenir la corde d’amarrage en sorte qu’il aurait été déporté et ainsi sorti de notre angle de vue dirigé exclusivement vers l’annexe ! Alors que nous finissions par nous inquiéter sérieusement, il est apparu … derrière notre dos ! Ouuuuuuuuuuf. Autant dire que l’on ne m’y prendra plus la prochaine fois.

C’est sous un grain que nous sommes rentrés au bateau en sorte que la signature des carnets de plongée était remise au lendemain.

Visite surprise de Chantal de « Maeva » qui en profitait pour nous ramener un livre que nous lui avions prêté. L’heure du grand départ (par cargo) pour l’Europe approche à grands pas (25 février, en principe) sans qu’ils ne prennent encore pleinement conscience des changements que cela va entraîner dans leurs vies : cela fait depuis 7 ans qu’ils sont dans les Antilles, sans quasiment jamais quitter leur bateau !

Lundi  15.

J’avais une folle envie de farniente et surtout de ne pas bouger ! Nous sommes donc restés peinards au bateau à bouquiner.

Grégory & Liria sont venus vers 17 heures pour la signature des carnets de plongée.

 

 

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Responses

  1. Coucou Ann et Stéphane, Je vous souhaite une bonne année et mes meilleurs vœux de santé et de voyage. C’est toujours aussi intéressant et instructif de suivre vos pérégrinations, sur l’eau et sous l’eau😂. J’ai plongé au club Méd du boucanier il y a 25/30 ans mais plus depuis dans ce coin malgré quelques passages au Marin. À refaire. C’est bien aussi de suivre vos entretiens techniques du bateau et bravo pour changement d’elbow, trop souvent ignoré. Je vous charge de faire aussi une grosse biz à Alain Drujon. Je ne connais pas ses compétences d’expert mais c’est un des meilleurs marins que j’ai pu rencontrer avec des « millions » de miles au compteur comme skipper, et d’une humilié et d’une gentillesse rare. Profitez bien de la vie, avec mes meilleurs sentiments. Emmanuel

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    >

    • Un grand merci Emmanuel, pour ce commentaire qui me pousse à garder la barre de notre blog alors que de temps en temps, j’aurais bien envie de me mettre à la cape.


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