Publié par : Ann & Stéphane | 4 juillet 2017

Fiche technique: voyager avec la compagnie aérienne Condor

Trinidad – Bruxelles (en aller simple  et en économique !) avec CONDOR … en 3 jours pour un budget de 4.289 € !

Mardi 13.

Non, nous n’avons pas réalisé notre retour au pays avec notre bateau mais avec Condor associé à Thomas Cook.

Notre contrat de transport prévoyait un départ de Trinidad pour le mardi 13 juin 2017 à 18.30 heures, une escale à Tobago, la Barbade, Francfort et une arrivée à Bruxelles pour le mercredi 14 juin 2017 à 16 heures …

En raison des embouteillages à prévoir, notre taxi nous avait fixé rendez-vous à la marina de Trinidad pour 13.30 heures mais il est arrivé à 14 heures. Déjà là j’aurais dû comprendre que les mœurs locaux différaient des nôtres …

Arrivés à l’aéroport à 15.30 heures, nous avons patiemment attendu notre vol de 18.30 heures pour Tobago avec Caribbean Airlines.

A 18.30 heures, notre avion n’était toujours pas en vue et nous avons commencé à nous inquiéter auprès de la petite myriade de préposées qui s’occupent des lignes intérieures. Nous avons eu droit à « l’optimiste » qui nous a dit de ne pas nous en faire car l’avion de Francfort avait du retard, au « pragmatique » qui a pris contact avec l’aéroport de Tobago pour préciser nos noms, numéro de vol et numéro de passeport et annoncer notre retard et à la « cynique » qui nous a soutenu que nous n’avions pas d’autre choix que d’acheter tout simplement un nouveau ticket …

Plus tard, j’ai compté sur le tarmac, trois avions des lignes intérieures de Caribbean Airlines dont notre vol de 18.30 heures qui semblait cloué au sol pour un motif totalement indéterminé. Nous n’avons eu droit ni à une explication, ni à des excuses, ni à une quelconque indemnité alors que pourtant la mauvaise humeur commençait à gronder parmi les passagers.

A l’heure où théoriquement, l’avion de 20.30 heures aurait dû prendre son envol … nous sommes montés dans les avions dans une confusion totale : si nous avons pris l’avion de 20.30 heures, nous avons vu monter dans le même temps, des personnes à bord de l’avion de 18.30 heures !!!!

Nous sommes donc partis avec une demi-heure de retard ce qui sera fatal pour notre connexion à Tobago ! En effet, nous descendions de notre avion que nous voyons le vol Condor Tobago- La Barbade qui décollait devant nos yeux !

On nous avait assuré qu’une fois à Tobago, un préposé du personnel nous faciliterait le passage (nous devions récupérer nos bagages …) pour que nous puissions prendre notre connexion dans les délais. Bien évidemment … il n’y avait personne pour nous accueillir.

Il faisait nuit, il faisait chaud, l’aéroport se vidait et nous ne savions pas ce que nous devions faire. Nous avons donc décidé d’aller au comptoir Condor sauf qu’il n’y avait personne  à l’intérieur ! A côté, nous sommes allés nous renseigner auprès du comptoir Caribbean Airlines où il nous était affirmé qu’ils ne pouvaient rien pour nous … que c’était la faute de Condor qui avait rédigé un contrat « illégal » (sic) car le délai entre les deux vols n’était pas de 2 heures minimum !

Nous poiroterons plus d’une heure pour que la préposée de Condor daigne regagner son bureau. Selon elle, toute la faute revenait  à Caribbean Airlines et nous devions régler le problème avec eux !!!

Après palabres, elle nous a demandé de repasser le lendemain pour 10 heures, qu’elle nous donnerait de nouveaux billets mais que les frais d’hôtel restaient à notre charge …

Comme je vous défie de trouver un hôtel à 22.30 heures, dans une île que vous n’avez jamais visitée, et alors que vous êtes chargés et crevés, elle nous renseigne le « Coco Reef Resort and Spa » à 280$/ nuit (soit +/- 226,22 €) petit déjeuner inclus.

Nous prenons un taxi et à notre arrivée si la réception est encore ouverte, le restaurant est fermé. C’est donc complètement affamés que nous nous écroulerons sur notre lit.

Mercredi  14.

Le lendemain, nous sommes à 9.50 heures devant le comptoir Condor … bureau fermé ! Nous poiroterons jusque passé midi où la préposée fera enfin son apparition pour nous dire qu’elle doit s’absenter pour s’occuper de son lunch ! De toute manière, elle n’a pas encore de réponse de Condor …

Plus tard, elle nous apprendra que nous devrions attendre au mieux, le mardi suivant pour pouvoir embarquer avec Condor,  qu’elle ne peut pas s’occuper de notre rapatriement avec une autre compagnie aérienne et en finale, elle nous laisse tomber comme de vieilles chaussettes.

Si vous passez par Tobago, n’oubliez pas d’aller transmettre notre bonjour à Natacha de Condor. Vous n’aurez peut-être pas l’occasion de la voir car elle ne travaille pas à plein temps , ni à mi-temps mais plutôt à quart-temps avec de très nombreuses pauses syndicales. 

De notre côté, nous n’avons pas internet et les batteries de nos ordinateurs et de téléphone  commencent à tirer sérieusement la gueule. Pas moyen de recharger car nos adaptateurs ne conviennent pas (à Trinidad, il s’agit de prises 2 lames et 1 pin alors que les adaptateurs « normaux » sont 3 lames) et de toute manière, pas moyen de trouver du 220V … tout est en 110V.

Profitant du peu d’énergie encore disponible dans notre GSM, nous appelons nos filles à la rescousse car nous ne voyons plus comment nous échapper de l’île !!!! Ce sont elles qui au départ de Bruxelles, nous affirment que toute manière ce n’est pas 8 jours mais 14 jours que nous devrions attendre sur place pour avoir une place sur un vol Condor pour n’importe quelle destination !!!!!!!!!!!!! Si nous volons encore un jour avec Condor, je prendrai avec nous, la balise de détresse du bateau.

Comprenant que nous ne trouverons aucun vol international au départ de Tobago, nous décidons de rejoindre au plus vite Trinidad … que nous avions quitté la veille ! A 15.25 heures, nous prenons donc un vol Caribbean Airlines pour Trinidad. L’avion partira avec une demi-heure de retard pour un vol de 20’ …

Grâce à l’efficacité et au dévouement de nos enfants, nous aurons un vol sur Caribbean Airlines à 20.30 heures pour La Barbade où nous atterrirons une heure plus tard. Chose incroyable l’avion est parti exactement à l’heure annoncée … mais il s’agit d’un vol international ! C’est un peu comme dans l’ex U.R.S.S. où les chaînes de production se divisaient en une chaîne « internationale » et une chaîne « nationale » …

Vingt minutes de taxi plus tard, nous arrivions à « Silver Point Resort » pour 22.30 heures. La réception était fermée et nous avons été accueillis par le veilleur de nuit … mais tout était déjà préparé pour nous.

Quand nous sommes partis de Trinidad pour Tobago, une très jeune femme originaire de l’île devait prendre le même vol Condor que nous pour aller rejoindre son « boy-friend » sauf que n’ayant pas les moyens financiers de se payer une seconde fois, son billet d’avion … elle est tout bonnement restée prisonnière de son île !!!

J’ignore ce que vous en pensez mais si j’avais été son « boy-friend », je n’aurais pas cru un seul mot de ses explications (j’ai déjà du mal à y croire moi-même …) et pensant qu’elle me posait un lapin, je l’aurais plaquée.  Eh oui … je suis comme cela ! Il ne fait aucun doute au vu de ce que nous avons connu jusqu’ici que jamais Condor ne lui remboursera son billet d’avion … Malheureusement, nous n’avons pas ses coordonnées sinon nous ferions tout notre possible pour lui venir en aide mais lorsque nous avons pris notre avion pour Tobago, nous l’avons perdu de vue et nous avons appris par la suite, qu’elle n’avait pas quitté l’île.

Jeudi  15.

Après une nuit réparatrice, nous avons quitté notre hôtel pour l’aéroport où nous avons embarqué sur un vol B.A. à 17.10 heures pour un vol de 7 heures.

Vendredi  16.

Arrivée à Gatwick (GB) à 6.20 heures (heure locale)  pour un vol B.A. au départ de Heathrow (GB) sur Bruxelles à 12.25 heures (heure locale) … où nous avons atterri à 14.40 heures.

 

Si nous avions voyagé avec une compagnie aérienne américaine, nous aurions pris le risque de nous voir éjecter de l’avion manu militari pour que d’autres passagers « prioritaires » puissent prendre notre place …  Avec Condor, c’est beaucoup plus simple : vous êtes certain de partir (avec beaucoup de retard cela va sans dire) mais vous se saurez jamais ni où, ni quand vous serez abandonné en pleine nature. Aussi, vaut-il mieux être fortuné pour assurer votre propre sauvetage. Maintenant, si vous aimez l’imprévu, vivre en dehors des sentiers battus et l’Aventure avec un grand A, ne vous privez surtout pas du plaisir de voyager avec Condor.

 

PS. Condor se refuse à toute indemnisation en rejetant la faute sur son sous-traitant, Caribbean Airlines qui se refuse également à toute indemnisation car le contrat de transport souscrit avec Condor est illégal.

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Responses

  1. Et vous y retournez quand?

    • Bonjour Bruno,

      Nous retournons au bateau vers le 15 novembre pour ensuite nous rendre en Martinique dès que la météo nous le permettra … à supposer que le bateau soit en ordre de marche !

      Par contre, nous ne savons pas encore avec quelle compagnie aérienne nous nous rendrons à Trinidad …


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