Publié par : Ann & Stéphane | 21 mai 2017

01 au 16.05.2017 – Baie « Sainte Anne » (Martinique): dernière ligne droite !

Lundi 01.

Entretien du GE. Quand il faut … il faut. Un peu l’impression que nous n’arrêtons pas de tripoter ce groupe mais celui-ci est primordiale à notre mode de vie et donc pas question de lésiner sur les moyens. Le problème réside en ce qu’il faut que l’huile soit bien chaude pour la vidanger et que par la suite, on travaille dans une chaleur pas possible …

Départ de « Zig Zig » pour le Sud.

Visite de courtoisie de « Pinocchio », de retour des « Saintes » (Guadeloupe) où la pluie était bien présente. Au programme pour nos copains, une descente paisible vers « Grenade » en fin de semaine.

Mardi  02.

Si pour ce long week-end du 1er mai, le plan d’eau s’était à nouveau un peu peuplé, les bateaux partaient  ce matin, en file indienne jusqu’au « Marin ». Pas à dire mais le mouillage continue de se clairsemer  … tantôt nous serons les seuls à rester !!

« Lady Mi » est parti pour la marina du « Marin » en attendant l’arrivée du skipper qui doit convoyer le voilier vers l’Europe. Petite visite de courtoisie à « Maeva », quelques courses au village et « tea time » chez « Asabranca ».

Mercredi  03.

En prenant des nouvelles de la réparation de notre lave linge, nous apprenons que si les pièces commandées (livraison en deux fois) sont bonnes, le remplacement d’une nouvelle autre pièce est nécessaire  … 

Tout cela ne présume rien de bon pour notre descente vers « Trinidad » qu’Ann souhaitait paisible et champêtre … j’ai davantage l’impression qu’il s’agira à nouveau, d’un « one shot ».

La météo ayant annoncé des pluies pour toute la semaine … nous jouissons, en fait, d’un climat très agréable (plan d’eau calme)  avec de belles éclaircies et pas de pluie. Il n’en fallait pas moins pour nous décider d’aller plonger … après quelques hésitations négatives.

Au vu de notre dernière plongée, nous avons décidé de remettre le couvert et d’étudier la possibilité de réaliser cette plongée avec Laurent de « Maeva » : parfaitement faisable avec un débutant, en demeurant sur le haut de la pente.

A peine sur le fond, premier incident technique : une fuite d’air au niveau du sifflet d’alerte et une autre fuite d’air au niveau du tuyau HP de l’ordinateur d’Ann. Pas grave mais pertes d’air suffisamment importantes que pour nous gâcher notre plongée ! Aussi, après avoir fermé l’arrivée d’air (Ann respirait sur son détendeur de secours), j’ai retiré le sifflet d’alerte et débranché/rebranché l’ordinateur … plus de fuite d’air !

Nous avions attaqué depuis quelques minutes, la pente, épaule droite, qu’Ann me signale que l’embase de son ordinateur fuse à nouveau, pas mal ! Aux grands maux, les grands remèdes, je coupe son arrivée d’air principale tandis qu’elle passe sur son détendeur de secours.

Par acquit de conscience, je vérifie son manomètre et constate effaré qu’elle n’a plus que 100 bar dans sa bouteille !!! Nous faisons donc demi- tour pour relever qu’elle n’a plus maintenant que 30 bar !!! C’est là que je suis enfin bien inspiré en me rappelant que le manomètre (mais aussi la stab !) est branché sur l’arrivée d’air principale …nous étions entre-temps revenus à la « perche » (-17 m.).

La combinaison idéale consiste à partager ses arrivées d’air sur deux détendeurs indépendants (obligatoires en Belgique) : le manomètre sera ainsi branché sur le détendeur de secours tandis que le manomètre de l’ordinateur sera branché lui, sur le détendeur principal. Pourquoi ne pas l’avoir fait ? Pour la simple raison que nous ne plongeons généralement qu’avec un seul détendeur et son octopus (Air 2) pour économiser nos détendeurs : l’entretien d’un détendeur coûte une fortune !

Je profite de l’occasion pour préciser à l’attention de futurs romanciers ou écrivains que les bouteilles de plongée sont remplies d’air et non, d’oxygène … qu’il n’y a pas de vitesse limite à la descente mais bien à la remontée … qu’on n’expire pas par le nez mais par la bouche !!! Ces trois erreurs se retrouvent dans le roman policier que je suis en train de lire … quant à croire que nous respirons de l’oxygène pur, il s’agit d’une croyance fort répandue !!!   

Bien décidés à ne pas gâcher cette magnifique plongée, nous sommes repartis « épaule gauche ». Cette plongée est splendide tant par ses coloris, la clarté de son eau, ses bancs de poissons ou ses langoustes.  Mais, mais, mais … il s’agit d’une plongée « piège » car sans s’en rendre compte, on dérape facilement  vers le fond (-40m), tout en se laissant entraîner par un courant qui ne dit pas son nom. On peut donc vite se retrouver avec des paliers obligatoires et à court d’air !!!! Ceci explique peut-être pourquoi les clubs de plongée n’y vont pas avec leurs clients.

Jeudi  04.

Une météo toujours ensoleillée à couvert, un plan d’eau calme, un vent relativement faible, peu de monde sur le mouillage,  un va-et-vient  toujours le même … c’est le paradis sur terre depuis quelques jours, depuis plus précisément le jour où la houle a fini de nous enquiquiner.

Dans cette ambiance calme et apaisée, je serais bien aller plonger si quelques courses d’avitaillement au « Marin » ne commençaient à devenir urgentes. Donc … nous sommes allés au « Marin » en empruntant pour la première fois, le raccourci par le « Club Med » que nous sommes bien les seuls à ne pas connaître !!!

J’avais vu, le matin même, nos voisins l’emprunter et cela me vexait qu’après plusieurs mois sur le mouillage, nous en étions toujours  à faire le « grand tour ». J’étais donc bien décidé à jouer les aventuriers malgré les réticences habituelles d’Ann sauf qu’en ayant embarqué Chantal de « Maeva », nous avions avec nous, un guide de tout premier ordre.

En fait, il semblerait bien que toutes les annexes du mouillage passent par là et c’est vrai que c’est bigrement plus court et moins chahuté. Comment y arriver ? Tout d’abord, en se dirigeant vers le fond du mouillage, du côté du « Club Med ». Il faut ensuite piquer sur l’embarcadère du ski nautique, longer de très près toutes les bouées de plage jusqu’à la petite marina du « Club Med » et enfin, piquer de là, sur la bouée rouge du chenal.

De retour à bord, nous avions la visite de Jeanne & Bernard de « Asabranca » venus nous proposer de sortir dimanche soir, à « Sainte Anne ».

Vendredi  05.

Moi et ma grande gueule … j’aurais été mieux inspiré de la fermer au lieu de parler de « paradis sur terre ». Bien évidemment, toute la matinée, il a fait super crade au point que nous avons annulé la plongée programmée ce midi, avec Laurent de « Maeva ».

Nous n’avons cependant pas perdu au change puisque nous sommes restés tranquillement dans notre lit ! Nous en sommes sortis vers … 13 heures pour refaire le lit pour mieux dormir ! Mouais, non, faut pas croire … on est des « lève tôt » c’est juste que nous ne parvenons pas à nous remettre du décalage horaire.

Après-midi super calme où tout semble figer dans le temps sauf le bateau qui en roule de plaisir … un vrai joyeux drill ! Moi et ma grande gueule !  Les seuls mouvements enregistrés sur le plan d’eau, sont ceux des bateaux de location qui démarrent ou, au contraire, qui rentrent au bercail. Nous sommes donc un peu plus nombreux que d’habitude mais d’ici lundi, tout sera rentré dans l’ordre.

Samedi  06.

Il fait couvert avec un petit vent bien soutenu qui lève un peu de fetch. Allons-nous aller plonger ?? Laurent de « Maeva », pour sa part, déclara ne pas en avoir trop envie, ce que nous ne comprenions que trop bien puisque même nous, nous hésitions beaucoup : trop de vent et pas de soleil !

Après avoir laissé décanter la question jusqu’à me dire que je me calerais bien dans notre cockpit pour poursuivre mon absorbante lecture … je me décidais brutalement à aller plonger ! Haut les cœurs … en voiture, Simone. Dans ces cas là, on ne réfléchit plus et on se magne le cul en sachant pertinemment bien que jamais on ne le regrettera.

Nous sommes tombés fous amoureux de ce spot de plongée (« le grand Mur ») et à chaque fois, nous faisons de nouvelles découvertes. Cette fois-ci, nous avons eu droit à un « poisson coffre » de très belle taille (une cinquantaine de centimètres) ainsi qu’à une « serpentine ocellée » très affairée dans un trou ! Mais avant tout, il s’agit d’un festival de couleurs et de coraux bien que la visibilité générale était nettement moins bonne que d’habitude.

Contrairement à nos plongées précédentes, nous n’avons rencontré aucun courant à hauteur du tombant … par contre, celui-ci se faisait de plus en plus ressentir au fur et à mesure que nous nous rapprochions de la surface : remonter dans l’annexe se révéla un peu plus sportif qu’à l’habitude d’autant que la mer levait en cet endroit, un bon clapot.

J’ignore si cela correspond à la fin de saison mais notre matériel de plongée présente défectuosité sur défectuosité : aujourd’hui, c’était la pile de ma Suunto D4 (montre/ordinateur de plongée) qui était défaillante et le détendeur de secours d’Ann qui fusait un peu.

Le soir, nous achetions nos pizzas auprès d’un catamaran mouillé dans la baie … transformé en pizzeria !!

Dimanche  07.

Temps sec avec éclaircies mais assez bien de vent levant un bon fetch … une journée farniente par définition.

A l’initiative de « Asabranca », nous avions tous rendez-vous au boui-boui  « Chez Hubert » de « Sainte Anne » pour un formidable couscous. Nous étions 13 personnes venant de plusieurs bateaux comme « Maeva », « Lady Mi », « S.A.S.³ », « Jalan Jalan » ou « Laurence ».

L’ambiance était bon enfant et nous aurions certainement passé une excellente soirée si le petit orchestre local ne s’était mis en tête, de nous rendre tous sourds avant la fin du repas : impossible de communiquer autrement qu’en s’envoyant des sms d’un côté à l’autre de la table !!! Nous avons bien demandé  à l’orchestre de diminuer un peu le nombre de décibels mais ce fut en pure perte.

Les seuls moments de détente furent lors des trop rares et trop brèves pauses de l’orchestre au point que le dîner terminé, nous avions pris la décision commune de nous déplacer vers la petite place pour terminer plus tranquillement la soirée.

C’est le passage sur scène, de Bernard avec sa guitare qui amena un peu de la douceur dont nous avions tous besoin. Pas suffisamment que pour faire la connaissance des quelques invités dont nous découvrions l’existence comme Edouard (équipier sur « Laurence »), Serge et son équipier, Arthur,  qui ont été chargés du rapatriement de « Lady Mi » sur Nieuwpoort (Belgique) ou Eric de « Jalan Jalan ».

Lundi  08.

Réveil sous les trombes d’eau … rarement vu des averses aussi longues.  Journée sans grand intérêt où nous avons essayé de nous projeter dans le futur … avec pour seule conclusion, un « on verra » habituel et toujours aussi irritant ! Aujourd’hui, je suis convaincu que notre programme 2017/2018 ne sera pas différent de celui de 2016/2017 !!! Eh oui, je n’en ai pas encore marre de la « Martinique » et je ne vois pas l’intérêt de continuer à bouffer des milles alors que j’ai trouvé mon « petit paradis ».

Mardi 09.

Journée de courses au « Marin ».

Normalement, la dernière pièce commandée pour notre lave-linge est partie aujourd’hui  de Miele France … mouais, enfin, en principe, elle devait déjà être envoyée vendredi passé ! Avec un peu de chance, nous aurons notre machine en retour, la semaine prochaine … cela ne fera qu’un peu plus de deux mois que nous attendons !

C’est à un tel point que nous avons commandé une nouvelle pompe de cale (1.700 € !!) alors que l’ancienne fonctionne encore mais présente des signes inquiétants d’électrolyse. Bien évidemment, comme nous n’en avons pas un urgent besoin, à peine commandée, nous l’avons reçue le surlendemain …

Mercredi  10.

En finale et une fois de plus (la journée d’hier fut très belle), la météo est beaucoup plus agréable que prévu ! Aussi, Ann, pleine du courage que je n’avais pas, en a profité pour s’attaquer au nettoyage des inox. Il faut savoir qu’il y a tellement d’inox sur le bateau qu’à peine le travail terminé … tout peut être recommencé à l’autre bout !

En fait, nous aurions pu aller plonger mais nous étions tellement convaincus qu’il ferait dégueulasse que nous avons laissé passer le temps sans réagir !

Le soir, nous avions à dîner Chantal & Laurent de « Maeva ». Très sympathique soirée qui s’est terminée, passé 23 heures.

Jeudi  11.

Comme prévu la veille, nous avons été plonger sur le « Grand Mur » avec Laurent de « Maeva » tandis que Chantal assurait la sécurité en surface : nous avions pris les deux annexes.

Si  Laurent connaissait le site pour y avoir déjà plongé avec moi, la nouveauté résidait en ce que cette fois, nous ne sommes pas restés sur le plateau mais que nous avons longé la pente en la dévalant jusque -23m. Cela a malheureusement suffi pour angoisser Laurent qui a commencé à beaucoup consommer …

Dommage car le site était superbe et  la visibilité excellente mais nous (Ann plongeait avec nous) ne tenions pas à le pousser dans ses extrêmes en sorte que nous avons assez rapidement fait demi-tour … nous avions malgré tout 28’ de plongée lorsque nous sommes revenus sur le plateau.

Une fois sur le plateau, Laurent retrouvait son assurance et son calme. J’en ai profité pour lui faire faire un petit exercice de passage d’embout mais il n’a pas compris et je n’ai pas insisté, qu’il fallait rester en apnée entre les respirations sur mon détendeur ! En fait, à chaque fois, il remettait en bouche son propre détendeur … je suis donc le seul à avoir réalisé l’exercice !

Après avoir un peu traîné autour de la bouée, nous sommes remontés (41’). Belle plongée qui a démontré que Laurent devait encore progresser  mais que par contre, son lestage s’était allégé d’un coup, de deux bons kilos !

Vendredi  12.

Après une première partie de nuit sans vent, aujourd’hui, il fait un peu venteux avec un ciel couvert.  L’occasion de se rendre compte que par vent faible ou nul, le mouillage devient très vite un peu rouleur et que le vent est un mal nécessaire pour assurer la stabilité des bateaux ! Ceci explique sans doute que jusque Pâques, le bateau ne roulait jamais !

Un dernier décompte porte à 108 le nombre des bateaux ancrés à la baie « Sainte Anne » : à la fois très peu et encore, beaucoup selon l’angle sous lequel on se place : c’est très peu si on pense qu’en décembre, ce nombre était multiplié par 4 ou par 5  et c’est encore beaucoup si on considère que la fin des vacances de Pâques a sonné la fin de la saison de voile !

Je sais que vous allez penser que j’exagère mais nous avons appris ce jour que la pièce commandée chez Miele France, pour notre lave linge, n’était pas la bonne car le mot « croisillon » n’est pas traduit de la même façon des deux côtés de l’Atlantique … on croit rêver. Avec tout cela, il est de plus en plus question que nous partions sur « Trinidad » sans notre lave linge !!!!  En ce cas, nous le récupérerions … en décembre !

Nous étions partis en annexe pour faire un petit coucou à Jeanne & Bernard de « Asabranca » mais comme ils n’étaient pas sur leur bateau, Ann a voulu faire papote avec les plaisanciers d’un cata de location qui arborait un énorme pavillon belge. Mais quand j’ai vu que Monsieur se lavait consciencieusement les roubignoles , tout nu sur sa jupe arrière, j’ai détourné pudiquement le regard et remis les gaz …

Tous les jours, entre 16 et 18 heures, on peut voir de nombreux plaisanciers faire leur toilette sur la jupe arrière de leur bateau : les hommes sont généralement à poil tandis que les femmes sont le plus souvent les seins nus voire totalement nues si elles sont plus âgées …ô mora, ô tempores !

Cela fait déjà quelques jours que les sifflotements de mon voisin brésilien, « Namastê », me tape un peu sur les nerfs : son voilier a beau ne pas être à couple du nôtre, on l’entend comme si nous étions dans la même pièce. Sauf que nous venons de découvrir aujourd’hui, qu’il s’agissait en fait … d’un perroquet vert !!! Il ne se voit pas sur la photo mais à la jumelle, nous l’avons clairement aperçu.

Samedi  13.

Une belle journée de plus et  la lessive à la « Anse Caritan » pour Ann.  J’en ai profité pour changer les filtres (5 et 25 microns) du déssal  … ce qui m’a amené à devoir nettoyer le pré filtre ! En retrouvant des herbes dans le filtre, je me suis dit que j’aurais sans doute intérêt à vérifier l’état du pré filtre …

Pour le surplus ? Nous avançons bien dans nos lectures respectives. Merci. Moi qui n’aie jamais lu plus de dix livres dans toute ma vie, je suis devenu un fondu de la lecture depuis que nous avons attaqué notre tour du monde !!  Notre mode de vie actuel  facilite sans doute cette petite révolution.

Dimanche 14.

Nous avions la ferme intention d’aller plonger  mais un vent bien soutenu nous en dissuada assez facilement. Il faut avouer que se caler dans notre cockpit avec un bon bouquin en main, fait partie de ses petits plaisirs de la vie dont nous ne nous lassons pas.

Lundi  15.

Visite de Jeanne & Bernard de « Asabranca », venus nous apporter leur bouteille de plongée pour gonflage. Le problème de la bouteille 10 l. en acier de Bernard est qu’il s’agit d’une 300 bar et qu’aucun centre de plongée ne gonfle à plus de 200 bar !!! Le seul moyen de la gonfler à 300 bar, oblige  à se rendre auprès d’un magasin de plongée …

Nous ayant raconté qu’il avait perdu dans l’eau, ses lunettes correctrices, trois jours plus tôt, nous lui avons proposé de plonger pour essayer de les retrouver : il ne s’agissait que d’une troisième tentative puisque Bernard s’y était déjà essayé ainsi que deux petits jeunes du « Marin ».

Si nous étions partis plein d’assurance de retrouver les lunettes en un temps record, en constatant qu’un vaste herbier tapissait le fond du mouillage de « Asabranca », nous avons vite pris conscience que la tâche serait beaucoup plus ardue que prévu malgré la faible profondeur (-2.50 m).

Bien que nous étions deux et que nous y avons passé 72’, nous n’avons pas trouvé la moindre trace des lunettes !!! Parfaitement incroyable d’autant que nous avons ratissé large. Nous avons par contre, pris conscience de la présence de petits poissons verts parfaitement camouflés dans l’herbier.

De manière stupéfiante, les fonds de la baie sont  propres : on ne trouve quasiment aucune ordure ou déchet quelconque hormis peut-être les filtres à café de « Asabranca » ! Ce qui signifie que soit les plaisanciers sont soucieux de la nature soit que celle-ci se défend en enfouissant dans le sable, tout corps étranger … après le mystère du « Triangle des Bermudes », faut-il  évoquer le mystère de la baie « Sainte Anne » ?

Mardi  16.

La fin de saison approchant à grands pas, j’ai un peu le sentiment que tout est figé et qu’il n’y a plus lieu qu’attendre avec résignation, le moment où le bateau sera rangé sur une aire de carénage. Triste perspective … le moral n’y est pas vraiment .

Evidemment, si nous n’étions pas paralysés par la réparation de notre lave linge, nous pourrions nous mettre en mouvement dès demain, avec « Laurence » et profiter de cette fin de saison pour découvrir les « Grenadines ». Au lieu de cela, il est fort à craindre que nous serons astreints à un « one shot » de dernière minute puisque la sortie du bateau de l’eau est déjà  fixée au 12 juin …

Entre deux grands moments de lecture, nous sommes partis chez « Asabranca » poursuivre nos recherches de la veille !! Je sais, je sais, cela peut paraître stupide voire inconcevable mais cette histoire de lunette perdue dans l’eau, nous frustre : impossible d’accepter qu’il est impossible de retrouver ces maudites lunettes par -2.5 m de fond.

Comme notre plongée de la veille n’avait donné aucun résultat, nous avons décidé d’une autre méthode : le snorkeling. Au préalable, nous avions placé « Asabranca » dans la position qui était la sienne où jour de l’accident et ce grâce à l’ancrage de notre annexe.  Le plus incroyable c’est qu’après deux heures de snorkeling à trois, nous n’avons pas trouvé la moindre piste qui aurait pu nous amener à l’assassin ! Oups ! Je devrais peut-être lire un peu moins de romans policiers.

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