Publié par : Ann & Stéphane | 6 mai 2017

17 au 30.04.2017 – Retour à la baie « Sainte Anne »: Ouf !

Lundi  17.

Avec la pluie que la météo annonce pour cette semaine, nulle envie de rester plus longtemps à la « Grande Anse d’Arlet » … qui, de surcroît, nous a déçus car notre plongée sur site, ne s’est pas révélée à la hauteur du souvenir que nous en avions gardé !!! Et comme si cela ne suffisait pas, je ne m’y suis jamais senti  à l’aise en raison de vieux mauvais souvenirs et de cette maudite houle qui semble vous guetter même quand elle vous laisse en paix. Seul regret : nous laissons quelques chouettes copains derrière nous mais nous les reverrons tôt ou tard.

Après le petit déjeuner, nous avons levé l’ancre … qui  à son tour, a levé un panier ! Rien de trop méchant puisqu’il m’a suffi de couper la corde de la bouée de mouillage pour nous en débarrasser. J’aurais souhaité ne pas en arriver à cette extrémité mais ce maudit bout s’était emberlificoté autour de l’ancre et je n’ai rien pu faire d’autre. Sorry.

Sans doute un nouveau problème avec notre guindeau : plus moyen de faire remonter l’ancre autrement que maillon par maillon. Cela remonte mais c’est horriblement lent. Mais curieusement, le problème avait totalement disparu une fois arrivé à la baie « Sainte Anne » !!!!! A surveiller de très près … à moins que la cause ne soit à imputer aux mauvaises ondes de la  « Anse d’Arlet ».

Enfin partis, nous avons hissé toute la toile pour un départ en fanfare sous de belles rafales de vent ! Le long de cette côte, les rafales de vent sont très fréquentes. Très rapidement, nous avons décidé de prendre le large et un ris dans la GV pour être plus à l’aise. Malgré un peu d’énervement de ma part, les automatismes ont su refaire surface.  

Une heure plus tard, nous tirions notre premier bord vers le large, sur un bateau très posé qui se laissait totalement dominer avec deux doigts sur la barre. Nous retrouvions tout le bonheur de naviguer.

Passé le « Diamant », nous avons viré de bord pour nous retrouver sur  la côte un peu plus tard. Nouveau virement de bord et cette fois, nous avons tiré très loin en mer. Le quatrième bord fut le bon et nous amena jusqu’au mouillage.

Nous avons eu droit à un vent de 15 à 18 nœuds de vent réel et à une mer légèrement agitée. « S.A.S.³ » remonte très bien au vent … encore faut-il le régler correctement !! Facile de relever que plus le temps passait, plus les réglages s’affinaient et bien meilleur était notre près. Notre nouveau bimini est équipé de deux lucarnes en strataglass : j’ai été scié de relever comme il était aisé de régler sa GV au départ de la lucarne située juste au-dessus du barreur ! Jusqu’à présent, le plexi de cette lucarne ne permettait pas d’y voir suffisamment. 

La qualité de nos bords n’a donc pas toujours été la même et ce n’est que dans le dernier bord que j’ai été stupéfait de voir que nous marchions à plus de 8 nœuds à 24° du vent !!!! Je n’exagère rien mais il me faut préciser que le vent était monté d’un cran et que nous avons immédiatement réduit le génois. Ceci étant dit, j’ai cru pendant tout un moment que notre anémomètre déconnait car il restait bloqué entre 24° et 29° alors que la vitesse dépassait encore les 7 nœuds … chaud devant  !!!

Si « au large », nous avons joui d’un très beau soleil, notre arrivée au mouillage fut beaucoup plus morose avec un ciel gris et un vent un peu trop soutenu … de quoi vous poser la question de savoir si votre choix était le bon !

De loin, nous avons eu l’impression que le mouillage était plein à craquer mais de près, il est toujours aussi clairsemé que lorsque nous l’avons quitté quatre jours plus tôt au point que nous aurions pu reprendre notre ancien emplacement !  Mais comme tous les crétins semblent avoir un faible pour celui-ci … nous avons jeté l’ancre un peu plus au large et un peu plus en arrière, en l’espoir que nous aurons un peu plus la paix.  Il va falloir maintenant  s’habituer à notre nouvel emplacement et ce n’est curieusement pas gagné d’avance !!!

Mardi  18.

Enfin, une bonne nuit avec de l’air : assez curieusement, à la « Grande Anse d’Arlet » nous n’avions aucun vent qui arrivait jusqu’aux capots de pont de notre cabine arrière ! C’est peut-être stupide à dire mais pour ceux qui ne savent pas dormir sans la fenêtre ouverte, c’était comme si celle-ci était fermée.

Au matin, si le ciel était menaçant, nous n’avions toujours pas eu de pluie et pour une fois, je le regrettais car notre bateau avait sérieusement besoin d’être dessalé !  Alors que nous allions nous mettre en route pour aller chercher une bonne baguette, la pluie s’est mise à tomber  nous laissant à penser  que plus rien ne l’arrêterait jamais !

Tout ayant toujours un commencement et une fin, vers 15 heures, nous allions partir vers le débarcadère lorsque nous avons vu  Phil de « Minnie B » se diriger vers nous : il venait nous proposer de nous donner rdv chez « Martine » à 17.30 heures . Nous ne savions pas qu’ils étaient partis le même jour que nous de la « Grande Anse d’Arlet » ! En fait, ils sont partis à 8.30 heures et sont arrivés à 14 heures tandis que nous sommes partis passé 11 heures et sommes arrivés vers 15.30 heures.

Au débarcadère, j’ai été étonné de voir aussi peu d’annexes et en revenant au bateau , le plan d’eau m’a semblé étrangement désert. J’ai compté 151 bateaux ce qui n’est rien par rapport aux centaines de bateaux que l’on trouve normalement sur le plan d’eau.

Dans le courant de l’après-midi, c’est « Lady Mi » qui faisait son apparition sur le mouillage.

Chez « Martine » nous avons retrouvés Norma & Phil de « Minnie B » pour manger de succulents accras aux crevettes.

 Mercredi  19.

Il pleut, il drache, il pisse, il pissote, il bruine … en bref, cela mouille de partout et c’est très déprimant. C’est bien simple … nous sommes totalement déprimés au point de n’avoir aucun courage à faire quoi que ce soit. C’est à ce point terrible que nous avons décidé de farniente en pleine semaine !!!

Pour nous consoler de cette tragédie antillaise, Ann nous avait préparé de délicieuses crêpes que nous avons enfournées jusqu’à la dernière !  Miam, miam … c’était trop bon.

Jeudi  20.

Temps sec voire même un peu ensoleillé … il ne nous en fallait pas plus pour faire nos courses au « Marin ». Si question avitaillement, Ann a tout trouvé … en matière de « bricolage », je n’ai rien trouvé !!  Et pourtant les magasins visités sont bien achalandés mais comme toujours, il y a absolument tout ce que l’on cherchait la dernière fois mais pas ce dont on a besoin dans l’instant !

Mais tout cela relève de l’anecdote en comparaison de l’impression désastreuse de fin de saison qui prédomine au « Marin » et qui m’a carrément donner l’envie de lâcher les amarres !! Il est vrai qu’à la baie « Sainte Anne », la fréquentation a fortement baissé mais naïvement, je pensais jusque là, que tous les bateaux s’étaient réfugiés  au « Marin ».

En fait, depuis Pâques, une partie des bateaux remonte vers le nord en vue d’un retour en Europe (« Badoc »)  tandis qu’une autre partie se fait déjà sortir de l’eau (« Balaruc ») … il ne reste donc plus que les téméraires qui resteront sur place jusqu’en juillet (« Maeva ») et les retardataires comme nous, qui iront rejoindre « Trinidad » pour début juin.

Le soir, nous avions à dîner Norma & Phil de « Minnie B » qui entamaient leur lente descente vers « Trinidad », dès le lendemain.

Vendredi  21.

Comme Aline de « Lady Mi » était en manque de plongée, nous avions convenu de nous retrouver  à notre bord, pour 12.30 heures.

En voulant mettre l’annexe à l’eau, nous avons oublié d’enlever l’une des deux sécurités qui maintient l’arceau amovible le long du portique arrière en sorte qu’entraîné sur un seul côté par le poids du moteur, l’arceau s’est légèrement tordu. Par manque de chance, c’est la sécurité du côté le plus lourd de l’annexe  qui a été retirée …

Si on ne voit rien à l’œil nu, c’est le réglage des élingues qui s’en est trouvé bouleversé. Nous en étions à essayer de voir  comment remédier au problème lorsqu’Aline & Louis arrivaient avec leur annexe.

Remettant à plus tard la question, nous sommes partis les rejoindre à la bouée du « Club Med ». Si la visibilité était exceptionnellement exécrable, cela ne nous a pas empêchés de réaliser une très, très chouette plongée, tout en douceur (-21 m. – 50’).

De retour à bord, nous nous lancions dans une série de petits bricolages dont le plus périlleux consista à démonter la manette de gaz du moteur principal. Depuis un certain temps, en effet,  la manette était grippée.

Sur base des précieuses indications fournies par Ludovic de « Inboard Diesel Service », le travail se présenta sous les meilleures auspices … jusqu’à ce que je teste mon remontage. Non seulement, les marches avant et arrière ne s’enclenchaient plus mais de surcroît, nous avons eu droit à une alarme sonore terrifiante !

Après un échange d’appels téléphoniques, je comprenais parfaitement la problématique (un petit curseur n’était plus à sa place) mais, de peur de le casser, j’ai préféré attendre le passage de Ludovic : par bonheur, il travaillait sur un catamaran ancré dans la baie. Il lui a fallu moins de cinq minutes pour remettre le curseur en place et remonter la manette. Ouuuuuuuuuuf. Le problème maintenant c’est que sous la seule action du vent, la manette  risque de s’enclencher toute seule …

Samedi  22.

La météo avait prévu un week-end pluvieux mais par chance, il n’a pas plu durant la nuit, pas plus que durant toute la journée !

Bien que n’étant pas en grande forme physique, Ann s’est attaquée au nettoyage de nos coussins en cuir : gros boulot mais la seule manière de maintenir le cuir en bon état.

Dimanche 23.

Une « journée pluvieuse » comme celle-ci  avec un radieux soleil, nous sommes preneurs tous les jours ! Une fois de plus, la météo s’est plantée de la plus agréable façon …

J’avais envie d’aller plonger mais Ann souhaitait terminer le nettoyage des coussins et, en finale, je préférais également cette option. Après les coussins, elle s’attaquait à la coque de notre annexe qui devient de plus en plus brunâtre ! Dur travail qui ne peut être exécuté que lorsque l’annexe est suspendue au portique arrière et malheureusement, seule une moitié de la coque est accessible … nous avons donc maintenant une coque bicolore !

Depuis plusieurs jours, au vu de la désertification à laquelle nous assistons sur le plan d’eau, j’en arrivais à me poser la question de savoir si nous avions eu raison de nous éloigner autant de notre ancien emplacement. Mais aujourd’hui, jour du premier tour des élections présidentielles françaises, nous avons eu droit à un crétin de catamaran français de location qui n’a rien trouvé de mieux que de venir planter son ancre  à une petite encablure de notre bateau  … « nous ne restons pas mais nous avons un problème de moteur » nous opposa le crétin, à nos vives protestations. Nous avons eu le temps de fulminer durant deux bonnes heures avant de le voir enfin partir.

Nous étions invités pour un apéro dînatoire à bord de « Lady Mi » d’Aline et Louis où nous avons retrouvé Jeanne & Bernard de « Asabranca ». Délicieuse soirée qui ne pouvait se terminer autrement que par un petit récital de Brassens interprété par Bernard accompagné de sa guitare. Incroyable comme cela peut faire du bien.

Lundi 24.

J’en avais terriblement envie durant le week-end mais ce lundi, j’étais plus qu’hésitant. Nous avons malgré tout été plonger sur ce qui devait être un nouveau spot de plongée mais qui, en finale, n’était autre que  le spot de la « piste de ski » !!! Le pire, c’est qu’au début, je pensais encore avoir découvert malgré tout, un nouveau spot …

La proximité de la côte rocheuse cumulée à un plan d’eau assez agité, ne rendait pas le site très attrayant. Nous avons même pensé un moment qu’un méchant courant était à craindre ! En clair, nous étions à deux doigts de partir pour un autre spot.

Juste après la mise à l’eau, Ann remontait en surface en raison d’un problème de masque et de détendeur : cela commençait bien ! A la recherche d’un peu de profondeur (nous étions sur un fond de -5 m.), Ann me saisit la jambe pour me signaler que la jonction entre son ordinateur et le tuyau HP fusait abondamment ! Pas question en ces conditions de s’éterniser sous l’eau puisqu’en quelques minutes, sa bouteille serait vide. Nous avons malgré tout eu le temps de rejoindre l’annexe en rebroussant chemin.

Comme notre plongée n’a pas duré plus de 9’, nous n’avons  même pas le droit d’inscrire cette plongée dans notre logbook. Ouiiiiiiiiiiiiiin. Après tout le mal qu’on s’est donné, c’est pas juste  !

Mardi  25.

Incroyable, inconcevable, surprenant, navrant, pour ne pas dire extrêmement chiant, un petit voilier anglais, « Salamander », décoré de belles traînées de rouille, est venu ancrer à ce point trop près de nous que lorsque les deux bateaux pointent vers « Sainte Anne », seule une petite dizaine de mètres les sépare !

On pourrait croire qu’après leur avoir fait remarquer qu’ils étaient trop près, ce couple aurait relevé son ancrage fraîchement posé sur le fond. Que néni … décidés à nous faire la nique, ils s’installaient de manière définitive, en grossiers personnages qu’ils sont.  Nous avons ainsi participés avec beaucoup de bonheur à leurs ablutions matinales dans leur cockpit : très frais, très classe, cela nous a même fait penser que peut-être, dans une autre vie, nous avions gardé les cochons, ensemble.

Consolation … on peut être dyslexique et météorologue !   Comment expliquer autrement  que la matinée annoncée « pluvieuse », fut radieuse et l’après-midi annoncé « sec », plus propice aux averses ? Nous avions bien entendu, attendu le début d’après-midi pour aller faire des courses au « Marin » … Avant cela, Ann tenait à nettoyer l’autre moitié de la coque de notre annexe. Pas spécialement évident lorsque l’annexe est à l’eau …

Mercredi  26.

Depuis un mois et demi, nous attendons le technicien qui devait changer les roulements à bille du tambour de notre lessiveuse mais son passage nous laissa un goût amer après que celui-ci décréta que le travail ne pouvait être réalisé qu’en atelier et que de surcroît, il ne pouvait se charger de notre machine qu’au départ du débarcadère … en bref, nous avons eu un peu l’impression qu’il nous laissait carrément tomber !

Après un léger mouvement d’humeur de ma part, il était finalement décidé avec le patron de cette société, que nous irions le lendemain jusqu’au « Marin » où la lessiveuse serait débarquée au « ponton fuel », où une société de transport en prendrait livraison. Incroyable mais vrai, notre technicien ne se charge jamais des enlèvements ou des livraisons !!

Après un moment de découragement, nous nous félicitions d’avoir pu extraire, sans dommage,  la lessiveuse de son logement … ce qui était loin d’être évident à première vue.  Une fois encore, nous nous sommes félicités de la qualité incroyable du travail des menuisiers de Garcia qui sont parvenus à marier efficacité et simplicité de montage.

Depuis Pâques, nous relevons avec un peu d’horreur que la baie « Sainte Anne » que nous estimions jusque là comme le plus protégé des plans d’eau, était envahi un peu trop souvent par la houle du large. Si les bateaux roulent, cela n’a rien de comparable avec ce que l’on peut subir à la « Grande Anse d’Arlet » mais quand même !!!

Aujourd’hui, par bonheur, le vent maintient les bateaux perpendiculaires à la houle en sorte que les bateaux tanguent (« S.A.S.³ » est insensible au tangage) mais ne roulent pas. Quant à la météo, je dirais seulement qu’elle n’était pas « jojo ».  Mouais … la situation s’est bien dégradée par la suite et notre nuit fut plutôt très « rock-en roll » …

Jeudi  27.

Mauvaise nuit d’autant qu’il n’a pas arrêté de pleuvoir, nous interdisant d’ouvrir nos capots de pont. En ces conditions, nous comprenons encore mieux « Lady Mi » et « Asabranca » qui  se plaignaient du manque de vent à leur emplacement : ils sont tous les deux ancrés à proximité de la côte. Par contre, il est manifeste qu’ils sont beaucoup plus épargnés que nous de la houle.

Mauvaise nuit également car nous étions sur le qui-vive quant à notre transporteur : nous devions être au « ponton fuel » ni trop tôt, ni trop tard. Yves de « Zig Zig » avait très amicalement proposé de nous aider mais lorsque nous nous sommes mis en mouvement, il n’était plus à son bord et impossible de le contacter !  

Nous sommes donc partis un peu contrariés mais par bonheur, il nous a rejoints avec son annexe alors que nous étions à hauteur du « Club Med ». Ouuuuuf.

Au « ponton fuel », il y avait bien entendu foule et sans plus nous casser la tête, nous avons demandé à  la marina, l’autorisation de nous amarrer au ponton des grands yachts … juste le temps de déposer notre lave linge. Contre toute attente, l’autorisation nous fut accordée sans le moindre problème et sans compensation financière !

Tout ayant été parfaitement chronométré, Ann ramenait  au bateau, nos deux transporteurs qui allaient nous aider à transporter notre machine qui pèse une tonne … du moins, c’est que nous pensions. A la stupéfaction générale, nos deux solides gaillards nous informèrent qu’il leur était interdit de monter à bord !!!!!  Bienvenue en « Martinique » …

Par chance, Raymond de « Incidences » nous avait vus et était monté à bord avec son aide pour prendre les mesures du cockpit en vue de la confection de nouveaux coussins : nous attendons avec un peu d’appréhension, son devis.

A quatre, Yves, Ann, moi et « l’aide », nous avons soulevé la lessiveuse qui a virevolté dans les airs avant d’atterrir sur la filière où nos deux gaillards ont enfin daigné en prendre livraison. J’angoisse déjà à l’idée du retour de la machine … comment allons-nous faire ????

Comme au « Marin » le plan d’eau était  très calme, la tentation fut grande d’y rester jusqu’à ce que la houle d’ouest aie quitté  la baie « Sainte Anne ».  Mais, contre toute attente, à notre retour, elle avait déjà disparu et le soleil avait fait son apparition !!! Mouais … tout n’est qu’apparence en sorte que le soleil a bien vite disparu au profit de vilains nuages chargés de pluie, quant à la houle, on peut se poser la question de savoir si elle n’était pas partie pour mieux revenir.

Nous avons pris le risque d’ancrer  plus près de la côte, au beau milieu des autres bateaux ! Je n’aurais jamais cru que nous aurions osé mais nous l’avons fait parce que même quand nous restons à l’écart, il y a toujours un crétin ou l’autre pour venir nous emmerder. Par contre, je vous garantis que nous avons pris toutes les précautions pour éviter d’être une gêne pour quiconque … j’ai même été vérifié que nous n’étions pas au-dessus de l’ancre du bateau situé derrière nous.

Vendredi  28.

Comme nous avions invité Dominique & Yves de « Zig Zig » à déjeuner à bord, nous sommes partis faire quelques courses au « Marin ». Nous en avons profité pour aller chercher une nouvelle télécommande pour notre guindeau Lewmar car l’une des deux que nous possédons, déconne sérieusement au niveau du compteur de chaîne.

Pour votre info : chez Lewmar, cette télécommande coûte 560 € hors tva alors que chez MZ Electronic, vous trouvez une télécommande compatible et plus sophistiquée pour 330 € ttc !!! Il faut absolument se méfier des prix pratiqués par les grandes marques (Volvo Penta est un autre exemple) pour leurs pièces détachées ou leurs consommables.

Vers 13 heures, nous recevions nos amis avec lesquels nous passions une très agréable après-midi.  J’ignore s’ils oseront encore se lancer dans un tour du monde après toutes les horreurs que je leur ai débitées au cours de ce déjeuner  mais bon, vous me connaissez maintenant et vous savez que je n’ai pas pour habitude de dorer la pilule. Au moins, par la suite, ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas …

Samedi  29.

Au matin, Ann est partie courageusement laver notre linge sale (le propre est resté dans les armoires) à la laverie de la « Anse Caritan » : il y fait étouffant et les moustiques se sont régalés. Mon Dieu, faites que notre lessiveuse nous revienne rapidement. Amen.

Après son retour, nous avons branché et réglé notre nouvelle télécommande cela maaaaaarche ! Comme le shipchandler  n’était pas disposé à nous reprendre la télécommande si  celle-ci ne fonctionnait pas avec notre guindeau (attitude très commerciale), nous nous étions renseignés plutôt deux fois qu’une que les deux produits étaient parfaitement compatibles. Cela étant dit, nous n’avons pas eu le courage de la brancher juste avant l’arrivée de nos amis en prenant le risque de gâcher méchamment l’ambiance si cela ne marchait pas …

Parti sur un stupide élan, je me suis attaqué au nettoyage de notre ligne de flottaison qui en avait grandement besoin. Cela m’a pris une bonne heure. Bien équipé avec PMT (palmes, masque, tuba) et ventouse, il s’agit d’une opération abordable qui nécessite malgré tout courage et obstination mais c’est du « pipi de chat » au regard d’un nettoyage de la coque sous-marine.

Question antifouling, rien de tel que de naviguer constamment … le pire consistant à ne pas bouger comme nous, cette année,  et plus pire encore, de rester ancrer au « Marin » car le plan d’eau est assez fermé (peu de circulation d’eau)  et bordé de surcroît, par la mangrove (eau douce). Le plus incroyable reste le nombre impressionnant de plaisanciers qui ignorent cette particularité du « Marin ».

Arrivée de « Maeva » sur le mouillage.

Dimanche 30.

Ann avait envie de plonger, j’étais plus hésitant et en finale, la météo semblait nous pousser à remettre notre projet à un autre jour. Mais, ici, la météo évolue constamment et vers 13 heures, le temps nous apparaissait beaucoup plus favorable. Nous nous sommes donc décidés un peu plus tardivement que d’habitude.

Où aller plonger ? Au « Grand Mur » que nous n’avions pas encore fait. En fait, il faut partir du bidon blanc  du « Ptit Mur » (- 9m) situé en face de la première bouée verte du chenal (ne pas confondre avec la belle et grosse bouée du Club Med), prendre la direction nord-ouest et descendre le tombant jusqu’au sable (- 20 m) soit environ 5’ et prendre ensuite épaule droite. Ce faisant, vous passerez à côté d’un formidable amer constitué d’une perche (-17 m) maintenue en l’air. Sur le sable, un peu sur votre droite, un autre superbe amer constitué par un panier en piteux état.

En maintenant votre profondeur d’une vingtaine de mètres, vous observerez que la pente s’accentue assez rapidement  pour descendre jusqu’à – 40 mètres ! Ne vous laissez pas tenter par la descente car vous êtes déjà un peu loin de votre bateau et vous risquez de manquer d’air sur le retour sauf bien évidemment, si vous avez programmé votre plongée en ce sens.

Vous verrez de nombreux bancs de poissons bleus absolument magnifiques (notamment, des « poissons bouteille » appelés « poissons manioc » en Guadeloupe) mais plus encore, des nids de langoustes : elles pullulent en cet endroit ! Avec un peu de chance, vous verrez comme nous,  un impressionnant tourteau caché entre deux coraux ou vous observerez avec amusement, au palier , deux sèches essayant tant bien que mal d’avancer en pleine eau.

Méfiez vous de la présence éventuelle d’un petit courant porteur qui pourrait vous entraîner plus loin que ne vous le permet votre réserve d’air. C’est un peu le piège de cette plongée e-x-t-r-a-o-r-d-i-n-a-i-r-e : l’eau est si cristalline (au palier, la visibilité n’était pourtant pas terrible), l’endroit si poissonneux et les rencontres si attractives que l’on en perd vite la notion du temps … et de la profondeur !

C’est la première fois que cela m’arrive en plongeant à la baie « Sainte Anne » mais je me suis tapé 4’ de palier à -3m et je suis sorti en ayant atteint la réserve !!! Mais quelle plongée (- 28.70 m – 56’) …

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Responses

  1. Je lis toujours avec intérêt vos mail de la Martinique .

    Je comprends que vous vous y attardiez . J’y ai navigué à plusieurs reprises

    et y retournerais volontiers .Mais , pour moi, l’age du voilier est passé….

    Bonne nav. Je pense à vous et vous envie.

    Pierre Jonnart et Ghislaine Gilon qui se joint à moi


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