Publié par : Ann & Stéphane | 18 avril 2017

01 au 16 avril 2017 – Nous quittons la baie « Sainte Anne » (Martinique) : oh !

Samedi  01.

Il était passé midi quand nous sommes sortis de notre lit … seule explication : nous devions être épuisés ! On ne s’en rend pas toujours compte mais une vie de « retraité » est souvent plus fatigante qu’une vie « normale » tant est que comme nous n’avons plus l’habitude de travailler, lorsqu’il nous arrive d’être occupé à quelque chose (j’ai nettoyé consciencieusement toute la ligne de flottaison) … cela nous consomme toutes nos énergies !

Quoi qu’il en soit, nous fûmes pour le moins surpris d’apprendre que les sympathiques propriétaires de « Pulsion » (cfr. article précédent) n’étaient autres que Catherine & Alain que nous avions rencontrés brièvement aux « Cocos Keeling » avant qu’ils ne soient  contraints d’abandonner  leur voilier en plein Océan Indien en raison d’une rupture de safran !

Et après cela vous ne comprenez toujours pas pourquoi nous ne souhaitons pas quitter la « Martinique » !! Nous n’avons pas à bouger … le monde entier vient à nous !

Bien entendu, nous avions le soir, à l’apéro, Catherine & Alain tant nous souhaitions avoir de leurs nouvelles après tout ce qu’ils avaient connu. Leur Dufour 44’ de 10 ans d’âge ne fut jamais retrouvé et leur assurance les a indemnisés ce qui leur a permis d’acheter un Sun Odyssey 44’ de 25 ans d’âge … pas convaincu qu’ils aient gagné au change mais encore un peu ils ne percevaient aucune indemnité s’il avait pu être établi que la mèche de safran s’était rompue par suite d’une usure du matériel !!  Ils ont fait l’objet d’un interrogatoire serré de la part de l’expert de la compagnie d’assurances.

Dimanche 02.

Superbe plongée (-20.30 m. – 65’) au spot du « Club Med ». Plongée « bio » où Ann et moi avons passé plus de temps à observer chaque recoin de corail … qu’à essayer de parcourir la plus grande distance possible (= faute de débutant !). Autant dire que nous avons adoré d’autant que cette fois, la visibilité sur le fond, était bonne même si pour le reste , la journée fut étonnamment fort brumeuse.

Petite visite de courtoisie à « Maeva » et ensuite, à « Asabranca » : nous ne sommes pas très forts en ce domaine et parfois, on nous le reproche … alors nous essayons d’y remédier de temps en temps.

Lundi  03.

Nous n’en avons pas terminé du recouvrement de nos coussins de cockpit puisque Guillaume semble vouloir déclarer forfait ! Quand il nous a livré vendredi, nos coussins recouverts d’un nouveau skaï, nous avions relevé de nombreuses malfaçons et j’avais estimé qu’il aurait bien des difficultés à remédier à la situation … il semblerait que j’avais raison. Nous attendons une prise de position définitive de sa part, pour ce mardi.

Mardi  04.

Enfin, enfin, enfin, mes douces petites fesses ont retrouvé le moelleux de nos coussins de cockpit et il était grandement temps car je commençais à avoir des fesses calleuses à force de m’asseoir sur le teck des banquettes !!

Petit historique : le 7 février 2017, nous commandons à Guillaume de nouvelles housses  pour nos coussins de cockpit pour un montant de 2.485 € avec acompte de 700 € (en Thaïlande, la facture s’élevait à 1.549 € pour de nouvelles mousses et de nouvelles housses : réalisation impeccable mais qualité de tissu épouvantable). Nous avions de la chance puisque le tissu choisi était de stock.

Premier bémol : le tissu de stock n’était pas suffisant pour recouvrir tous nos coussins ! Nous attendrons jusqu’au 17  mars pour voir arriver le tissu !

Second bémol : Guillaume ne vient chercher qu’une partie de nos coussins sous prétexte qu’il n’a pas la place de les stocker tous dans son atelier. Il est vrai que ce dernier est petit mais les coussins ne prennent aucune place.

Troisième bémol : Guillaume nous assure faire le travail en une semaine mais à la fin de celle-ci, seule la moitié des coussins sont recouverts. Nous en prenons livraison sans les mettre en place : nous les stockons dans la cabine avant.

Quatrième bémol : à la fin de la seconde semaine, Guillaume nous apporte les coussins restants sans monter à bord. Nous les plaçons et relevons de nombreuses malfaçons qui vont jusqu’à nous empêcher de placer deux coussins !!

Prié de venir à bord constater l’étendue des problèmes, Guillaume se présente l’après-midi même et emporte avec lui, tous les sièges, nous laissant tous les dossiers. II nous assure que tout sera entrepris pour que nous soyons satisfaits.

Le lundi, il nous demande de lui livrer tous les dossiers et évoque l’idée de tout remettre en le pristin état !

Le mardi, il nous ramène tous nos coussins dans leurs anciennes housses et nous restitue l’acompte. Fin de l’histoire.

Alors comme entre amis, il faut se passer les bonnes adresses,  voici les coordonnées de Guillaume Rousset au cas où vous souhaiteriez lui passer commande : « Sellerie Marine » – bvd. Allègre – 97290  Le Marin (l’atelier est situé au premier étage juste au-dessus de « Mécanique Plaisance »). N’oubliez pas de lui dire que vous venez de notre part …

Si « Asabranca » est parti ce matin, pour la « Guadeloupe », il n’aura pas été plus loin que la marina du « Marin » car Bernard vient de constater que son balcon arrière tribord qui soutient son arceau, était en train de s’enfoncer dans le pont …

Du côté des mauvaises nouvelles, c’est la grève des transporteurs depuis vendredi passé en sorte que les pompes à essence se vident les unes après les autres alors que nous avions justement l’intention de faire le plein de diesel … ce jeudi , en partant pour la « Guadeloupe » ! Une raison supplémentaire pour rester à la baie « Sainte Anne » ? Pas réellement car nous avons en réserve un peu plus de 1.200 litres … mais bon, je dois encore examiner attentivement la question.

Mercredi  05.

Dur, dur la journée !

Comme il était question de partir sur la « Guadeloupe » dès demain, je me suis mis en peine d’aller nettoyer la quille, le safran et l’hélice. J’aurais voulu faire plus mais malgré toute mon obstination, je n’en ai pas trouvé le courage après une heure de travail ! Incroyable comme c’est pénible et difficile en raison d’un maudit courant. Je me console en me rappelant que le second jour de nettoyage passe mieux et le troisième encore mieux … « l’espoir fait vivre ».

Vers 14.30 heures, Ludovic de « Inboard Diesel Service », est venu à bord pour trois « broutilles » à notre GE: remplacer un silent-block  défectueux, remplacer la pompe d’eau de mer  qui fuite légèrement  et remplacer la courroie d’entraînement qui se fait vieille. Rien d’urgent mais comme dit l’adage « mieux vaut prévenir que guérir ».

Première déconvenue : le silent-block commandé est  trop petit !!! Deuxième déconvenue : nos courroies de réserve sont également trop petites !!!  Autre constat : la pompe d’eau douce fuite également !!! Or pour en arriver à ce triste tableau, il a fallu quasiment mettre en pièces détachées, le groupe électrogène  …

J’ai bien cru un moment que jamais plus nous ne pourrions profiter de notre GE ! Mais, en finale et hormis la PTO qui n’a pas été remontée, nous avons pu faire marcher normalement le GE en début de soirée.

La PTO : grosse pompe entraînée par le moteur du groupe, qui sert à actionner  nos deux propulseurs hydrauliques. Le gros inconvénient de cette pompe demeure qu’il faut obligatoirement la démonter pour accéder à la courroie d’entraînement du moteur du groupe !!!!

Jeudi  06.

Depuis une bonne semaine, nous avons – enfin- droit à une superbe météo : beaucoup de soleil, un vent léger, température très agréable, rares averses, plan d’eau calme … le quasi paradis sur terre. En ces conditions, j’ai bien entendu, de moins en moins envie de bouger surtout qu’un mouillage comme la baie « Sainte Anne » avec  son étendue, sa protection, sa qualité d’eau, son animation et ses possibilités de plongée , est rarissime.

Il aurait été évidemment fort sympathique de retrouver pour l’anniversaire d’Ann, ses cousines aux « Saintes » (Guadeloupe) mais le sort semble en avoir convenu autrement puisqu’il nous faut attendre jusque mardi, les pièces pour notre GE.

Vendredi  07.

Nous apprenons que la grève des transporteurs est terminée ! Youpiiiiiiiiiie. Nous en profitons pour nous rendre au « Marin » où j’ai un rdv chez le coiffeur et Ann, chez la pédicure. En passant, je passe faire un petit coucou à « Asabranca » qui n’est pas non plus sur le point de quitter la « Martinique » …

Samedi  08.

Nous avions convenu d’aller plonger sur un nouveau spot mais en sortant du lit, passé midi (!), notre envie était également passée.  Une fois de plus, nous avons farnienté avec délice : tout de même mieux qu’un rocking-chair dans une maison de retraite !

Dimanche 09.

Mais Bon Dieu de Bon Dieu, pourquoi ne capte-t-on la TNT (télévision par relais terrestre) que de manière intermittente ??? Certes, vous avez raison : pourquoi s’emmerder avec ce problème puisque nous avons la télévision grâce à notre antenne satellitaire et de surcroît, plus de chaînes ?  Ben … simplement parce qu’il est important de savoir si nous devons procéder à une réparation ou remplacement quelconque !

Nous n’avons peut-être pas encore tout compris mais après diverses expériences, nous avons découvert ce matin, que nous ne captions la TNT que lorsque le bateau pointait vers « Sainte Anne » … alors que justement, en cette position, nous ne captons pas la liaison satellitaire !!!!!!!!! Allez vous en  y comprendre quelque chose …

Oubliant une problématique qui nous dépasse encore, j’ai été plongé (-16.30 m – 47’) avec Laurent de « Maeva » tandis qu’Ann et Chantal assuraient la sécurité en surface. Normalement, nous aurions dû aller plonger sur le « p’tit voilier » mais nous n’avons pas retrouvé la bouée … peut-être a-t-elle été arrachée par un bateau ! En finale, nous avons plongé sur le « p’tit mur ».

Si Laurent et moi avons réalisé une petite plongée assez sympa où Laurent s’est essayé à dominer sa stab, nos épouses se sont tapées, en surface, un fameux grain … et à tout vrai dire, nous avons apprécié a posteriori, d’être sous l’eau à ce moment là !

Lundi  10.

Anniversaire d’Ann ! Si vous avez laissé passer la date, c’est trop tard maintenant pour le lui souhaiter … vous vous rattraperez l’année prochaine.

Partant de l’idée que nous allions fêter, le soir, l’événement au restaurant en dégustant une bonne langouste, nous avons loué une voiture. Cependant et comme il était à prévoir, nous en avons profité pour faire une journée crevante de courses … qui nous a fait passer toute envie d’encore  sortir le soir ! Nous avons, en finale, manger nos langoustes … au bateau.

Alors que je me préparais à rejoindre Ann qui avait été chercher la voiture, j’ai eu la visite de Didier de « Lawrence » ! Nous connaissons notre compatriote depuis de nombreuses années, de « Breskens » (Nl),  mais nous nous étions un peu perdu de vue.

Mardi  11.

Depuis le début de semaine, la météo est beaucoup plus incertaine (quelques averses) que la semaine précédente et pour un motif que j’ignore, cela roule un peu au mouillage : rien de très préoccupant mais parfaitement anormal à la baie « Sainte Anne ».

Les pièces pour notre GE étant arrivées la veille (!), nous attendions le passage de Ludovic de « Inboard diesel service » pour en terminer avec nos réparations : nous aurions pu encore tout laisser en l’état mais tôt ou tard, nous aurions connu quelques soucis …

La journée y est bien évidemment passée et à l’heure de l’apéro, nous étions à bord de « Lawrence » de Didier. Toujours sympa de pouvoir renouer un peu avec le passé.

Mercredi  12.

Depuis le début de semaine, nous n’avons jamais connu un mouillage aussi clairsemé ! Nous avons déjà connu des périodes avec moins de bateaux mais là, c’est tout-à-fait exceptionnel  … pourvu que cela dure.

Effet d’entraînement ou pas, nous avons décidé de partir demain pour la « Grande Anse d’Arlet » (15 milles). Nous avons ressorti nos cartes, annuaires de marée et de courant, guides nautiques, nous avons vérifié que la prime d’assurance du bateau avait bien été payée, nous avons prévenu de notre départ, notre famille et nos  amis … reste plus qu’à savoir si je parviendrai à couper les racines qui nous clouent à la baie « Sainte Anne » depuis plusieurs mois.

Au matin, Ann est partie à la laverie de la « Anse Caritan » : les pièces pour notre lessiveuse Miele ne sont toujours pas arrivées … Nous sommes un peu surpris de constater que ces laveries sont finalement assez  onéreuses. Quel confort et quelles économies de pouvoir le faire à bord !

Remontage de notre penderie à cirés. Pour avoir un bon accès sur l’avant du GE, il est indispensable de démonter la penderie. Ce n’est pas un gros travail mais à chaque fois, je connais des soucis avec les têtes de vis qui s’abîment trop rapidement.

Le soir, nous avions à l’apéro,  Didier de « Lawrence ».

Jeudi 13.

Ann avait décidé d’aller à la « Grande Anse d’Arlet » retrouver nos copains « Minnie B » – « Maeva » – « Zig Zig » et « Lady Mi ».

Ce n’est pas que j’étais chaud, chaud pour ce projet mais après avoir subi plus de 48 heures de roulis (!!!)  à notre emplacement, l’idée de bouger ne me déplaisait pas outre mesure. Alors que je remontais l’ancre, Ann me crie que nous avons un problème avec le moteur … effectivement un bruit incongru et inhabituel  émanait  de l’axe d’hélice. Après quelques minutes, celui-ci disparaissait tout aussi mystérieusement qu’il était apparu.

Après ce petit coup de chaleur, nous sommes partis au « Marin » pour y faire le plein de diesel : 841 litres à 1.10€/l. Nous avons donc tenu, au mouillage, trois longs mois et nous aurions pu tenir allègrement le double du temps puisque nous disposons au total de 2.100 litres !

Lorsque nous sommes arrivés au ponton fuel, il y avait encore une petite place pour caser les 20 mètres de « S.A.S.³ » mais c’était bien entendu sans tenir compte de l’arrivée inopinée d’un local à moteur qui s’amarra en plein milieu … grrrrrrrr. Pas évident de tourner en rond parmi d’autres bateaux qui n’ont pas la moindre idée de l’inertie incroyable de notre bateau.

Quand nous en avons eu terminé de nos opérations, le ponton fuel était désert …

En l’absence d’un bon vent et par besoin de faire un peu tourner notre moteur, nous n’avons pas hissé la toile jusqu’au mouillage … ni par la suite, évidemment !

Au mouillage, il y avait du monde sans ce soit la foule des grands jours. Nous avons bien été voir du côté de nos copains s’il y avait moyen d’ancrer mais nous y avons renoncé en raison de l’encombrement ou d’une profondeur trop importante.  Par la suite, nous avons observé avec beaucoup d’attention les grandes manœuvres de « Ocean Free » (un vieux ketch anglais de 80’) qui a essayé – sans succès – d’ancrer à tous les endroits que nous avions envisagés … pour, en finale, se choisir une autre anse !

En nous ancrant sur la gauche du mouillage, nous avons trouvé une profondeur idéale de -9.50m, un bon mouillage et un « espace vitale » adapté … mais aussi, une houle tenace. Impossible de préciser d’où elle vient mais également, impossible de la nier.

Roulant allègrement d’un bord sur l’autre bord, nous n’avons pas trouvé le courage de désangler l’annexe qui est donc restée à poste. Pas plus de courage de me mettre à l’eau (c’est Ann qui est allée vérifier la bonne tenue de l’ancre) ou d’aller plonger : se caler dans les coussins de notre cockpit semblait être le seul choix acceptable.

Sans l’invitation de Norma & Phil de « Minnie B » de fêter avec eux, leur 41è anniversaire de mariage, nous n’aurions pas bougé d’un pouce. Mais face à tant de gentillesse, nous avons été avec eux, au restaurant « L’Escale » que je vous recommande très chaleureusement  (en sortant du débarcadère, tourner à droite et remonter la route sur une petite cinquantaine de mètres).

Vendredi  14.

La nuit fut bonne malgré un roulis très variable mais bien présent. Si nous avions eu droit à un peu de soleil, nous aurions vraisemblablement été plonger mais au lieu de cela, nous avons farniente à défaut de trouver le courage d’entreprendre quoi que ce soit !

Si le mouillage n’était pas aussi rouleur, le lieu ne manquerait ni d’animation, ni d’intérêt avec son eau cristalline. Mais il faut croire que nous manquons de chance car aux dires d’autres plaisanciers, ils ont connu plusieurs jours sans houle !

En milieu d’après-midi, nous avons pris le courage de mettre l’annexe à l’eau. Après cela, c’est moi qui me suis mis à l’eau pour admirer les fonds mais, en fait, j’ai été fort déçu car si ceux-ci ne sont pas plus pauvres ou plus riches que ceux de la baie « Sainte Anne », la profondeur (-10m) y est doublée !

A l’heure de l’apéro, nous étions invités à bord de « Zig Zig » de Dominique et Yves. Mais, une fois de plus, surprise puisque nos copains avaient également invités  Odile & Daniel de « Brave Margot » dont nous avons agréablement  fait la connaissance. Autre surprise … l’apéro annoncé avait été transformé en dîner avec une délicieuse fondue savoyarde et une tarte Tatin « faite maison », en dessert.  Très, très sympathique soirée que nous avons écourtée après avoir entendu diverses histoires de planchers qui flottent dans le bateau : avant de partir, nous avions mis en route le GE ainsi que le déssal …

Samedi  15.

Si la veille, à l’heure de l’apéro, « Zig Zig » roulait un peu , quand nous avons quitté nos copains, le bateau ne bronchait plus d’un cil … ce qui n’était pas exactement le cas de « S.A.S.³ » !  Nous sommes ancrés du côté de la baie où la surface de mouillage est la plus importante mais aussi la plus exposée à la houle. Tous nos copains sont ancrés de l’autre côté où la houle est beaucoup moins importante mais où il faut accepter une grande promiscuité et limiter sa longueur de chaîne …

La nuit fut donc « endiablée » mais cela ne nous a pas empêchés de dormir très correctement :  le véritable inconvénient de la baie reste que le vent ne parvient pas jusqu’à nos capots de pont de derrière et que donc, il peut faire un peu chaud à l’intérieur.

Cela fait depuis plusieurs mois (!) que nous avions programmé d’aller plonger avec un club local (pour des motifs de sécurité et de distance), au « Diamant » mais jusqu’à ce jour, nous avions toujours postposé cette plongée.  Il faut bien avouer qu’à raison de 175 € les (2 x 2) plongées, il y avait de quoi nous refroidir …

Au départ de la « Anse d’Arlet », nous pouvions nous en tirer pour 80 € les 2 plongées car l’éloignement n’est que de 5 milles … pour 10 milles au départ de la baie « Sainte Anne ». Aline de « Lady Mi » avait réservé auprès de « Passion Plongée ».

Nous avions rdv au centre de plongée pour 13.30 heures puisque le bateau de plongée n’avait pas accepté de venir nous prendre à bord !!! Par la suite, le directeur du centre s’est excusé auprès de nous mais il était trop tard. Le problème résidait en la difficulté d’amener tout notre matériel de plongée jusqu’au centre sans la possibilité d’y amarrer, en toute sécurité, notre annexe. En finale, c’est Yves de « Zig Zig » qui a réalisé la navette.

La sécurité des annexes est loin d’être maximale en cette période de l’année où beaucoup de bateaux partent vers l’Europe ! Certains skippers indélicats en profitent pour piquer quelques moteurs qu’ils revendent une fois arrivés à destination ! Trois moteurs ont été volés la même nuit, à « Sainte Anne » et Yves de « Zig Zig » s’est vu volé en plein jour, au débarcadère de la « Anse d’Arlet », l’ancre de son annexe !!!! 

Des cinq plongeurs prévus au départ, nous nous sommes retrouvés à trois plongeurs avec Yves de « Zig Zig » prenant la place de Bernard de « Asabranca ».

Quand le bateau de plongée s’est mis en route, son skipper nous a avertis que s’il estimait les conditions de mer trop mauvaises pour atteindre le rocher, il nous dropperait sur un autre spot de plongée ! Eh merde, nous sentions déjà que cela serait encore pour notre poire … mais il n’en fut rien.

La face intéressante et protégée du rocher  se situe au nord-est et est facilement reconnaissable car tous les bateaux de plongée s’y concentrent. Mais contrairement à mes espoirs, il n’y a pas de bouée d’amarrage ou plus exactement, il faut aller chercher le bout … au fond de l’eau. ! Prétexte invoqué : les bouées de surface sont systématiquement arrachées !

Si le spot de plongée (-21m. – 54’) est relativement limité (plateau à -20m.) car il ne s’étend pas au-delà d’une vingtaine de mètres du bord, nous avons eu droit à un festival de couleurs, de failles, de gorges, de grottes et de tunnels . Tout-à-fait extraordinaire.

Trois groupes avaient été constitués : notre groupe étant au milieu. Il suffisait de suivre le guide qui manifestement connaissait l’endroit comme sa poche. Avec onze plongeurs au total, nous avons eu droit à « l’élastique » c’est-à-dire qu’à certains moments, il y avait engorgement tandis qu’à d’autres moments, il fallait donner un bon coup de palme pour ne pas perdre de vue, la chenille. En l’absence de tout courant, cela n’aurait pas été une gêne mais le courant est non seulement présent mais de surcroît, un peu traître en sa direction. Vaut mieux connaître l’endroit avant de s’y aventurer en toute autonomie au risque soit de ne rien voir, soit de se faire emporter au large, par le courant.

Lorsque nous sommes retournés au centre de plongée pour payer nos plongées, nous avons eu l’agréable surprise d’apprendre que comme le directeur du centre avait estimé, après nous avoir vus sous l’eau, « que nous étions des plongeurs confirmés qui ne nécessitaient aucun encadrement » , le coût de la plongée était réduit à 35 €/personne !  Il n’y a pas de petites économies …

Par bonheur, la houle avait quasiment disparu en milieu d’après-midi, nous incitant du même coup, à remettre notre départ au lundi !

Le soir, nous étions invités à dîner chez « Minnie B » de Norma & Phil où nous avons été excellemment bien reçus comme d’habitude. Nous avons appris que les amis de « Maeva » auraient souhaité nous inviter le même soir mais comme nous étions déjà pris …nous espérons faire leur connaissance en une autre occasion.

Dimanche 16.

Comme à notre réveil, nous avons eu droit à une belle météo, nous avons décidé d’aller plonger (-14.20m – 54’) à hauteur de la petite baie située entre les deux anses. En 2012, nous avions déjà plongé sur ce spot et nous en avions gardé un souvenir émerveillé.

En l’absence de bouée de mouillage, nous avons jeté l’ancre par -10m de fond ! Mais, sur un fond rocailleux, il m’a fallu descendre et essayer à trois reprises, d’assurer l’ancre.

Belle plongée mais l’enrochement est limité à la paroi rocheuse, laissant la place à une large plaine légèrement déclinante. Plongée jolie, facile mais pas autrement captivante.

C’est  décidé, nous repartons  demain matin, pour la baie « Sainte Anne » ! « Lady Mi » quitte également le mouillage pour le « Marin » mais « Maeva »  et « Zig Zig » restent, en principe, la semaine. Quant à « Minnie B », il quitte le mouillage mardi ou mercredi  pour descendre vers « Tobago » où il compte séjourner deux ou trois semaines.

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Responses

  1. chers SAS3, ah qu’il est bon de vous lire, car par ici la température a, à nouveau, plongé dans les abîmes… Mais le plus difficile, c’est de constater que, faute de Fesse-Book, on a laissé passer l’Annie d’Ann. Honte sur moi, après votre si sympathique accueil. Alors, rétrospectivement,, gros kisses affectueux et frais de Belgique. Nous vivons de grands moments avec les limites de la démocratie en France, les bombes de Trump, l’Union-Jack qui se fait la malle… Que vous faites bien de vivre à bord de votre « Saint Kétoilh » loin de toutes ces contingences… A bientôt sur les ondes. Dom Barde et Brigitte


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