Publié par : Ann & Stéphane | 20 mars 2017

01 au 15.03.2017 – Baie Sainte-Anne (Martinique): des racines poussent sous le bateau !

Mercredi  01.

Toujours aussi venteux avec l’un et l’autre grain bien senti. Par contre, cela bouge étonnamment  peu sur le mouillage qui est beaucoup plus clairsemé que d’habitude: c’est plus calme ainsi et surtout, beaucoup plus agréable depuis qu’aucun autre bateau n’empiète notre « cercle de sécurité ». Comme un coup de vent est annoncé depuis plusieurs jours pour ce jeudi, je suppose que cela en a refroidi plus d’un de se mettre en mouvement … ce serait même plutôt la politique de « tout le monde aux abris », si j’en crois certains propos recueillis !

Du côté de « Sainte Anne », le carnaval semble rebondir chaque jour mais vu la météo, nous ne quittons pas le bord et donc, si nous percevons beaucoup de bruit en provenance du village, nous ne savons pas exactement ce qu’il s’y passe !!! En d’autres circonstances, nous aurions été voir mais là, on n’est même pas tenté par la curiosité.

Avant même de déjeuner, nous avons attaqué l’entretien du GE : ce qui devait n’être qu’une simple formalité, s’est vite transformée en « gros entretien » avec le remplacement en surcoût, du liquide de refroidissement, de l’impeller et du filtre à air. Il était 16.30 heures lorsque nous en avons eu terminé …notre journée pouvait enfin commencer !

Jeudi  02.

Ce devait être la journée venteuse par excellence et par bonheur, l’augmentation de la force du vent ne fut pas totalement au rendez-vous … certes, le vent est bien monté jusque 27 nœuds mais uniquement, en pointe. Pas de quoi donc fouetter un chat mais bien entendu, nous sommes au mouillage, en un endroit relativement bien protégé, car dans les « canaux » entre les îles, la météo parle d’un force 7.

Journée délibérément farniente après une journée de mercredi bien remplie.

Vendredi  03.

Malgré un vent toujours assez soutenu (petite baisse par rapport à la veille), nous nous sommes rendus au « Marin » pour y réaliser quelques courses :  j’ai été effaré de voir le nombre d’annexes aux pontons … quasiment pas moyen de trouver un espace de libre ! D’une manière générale, je suis stupéfait de relever que quelques soient les conditions de mer, le plaisancier ne peut rester en place et doit impérativement se déplacer avec son annexe ! Bien évidement, avec leurs petites annexes, nos candidats sont trempés de la tête aux pieds et ne se déplacent qu’en complet ciré …

Samedi  04.

La force du vent a encore un peu diminué mais reste malgré tout, soutenu. Nous profitons de ces conditions un peu spéciales puisque le plan d’eau reste plus clairsemé que d’habitude et que nous maintenons étonnamment intact, notre « cercle de sécurité » autour du bateau.

Pour le surplus … R.A.S. ce qui me pousse progressivement à envisager de lever l’ancre pour de nouveaux horizons. Mais … oh … attention, à nos âges avancés, il nous faut maintenant laisser mûûûûûrir  l’idée : tout le monde le reconnaît … « la précipitation est mauvaise conseillère ».

Dimanche 05.

Face à une météo très incertaine, nous avons beaucoup hésité à aller plonger et de surcroît, à un nouveau spot découvert en observant les bateaux de plongée locaux. Finalement, nous nous sommes décidés car la météo de la semaine prochaine ne semble guère plus réjouissante.

Comme à chaque fois, nous sommes revenus fort enthousiasmés de notre plongée (-40m. – 50’). Au départ, nous avons cru avoir à faire à un « garden » mais en nous dirigeant plein Nord, nous avons découvert relativement rapidement, un beau tombant qui nous a permis d’accéder aux -40 mètres sans trop d’efforts.

Le spot, « le P’tit Mur »,  est situé à l’extrémité du chenal. Il est signalé par une grosse bouée blanche (propriété du Club Med) qui fait vis-à-vis avec la première bouée verte du chenal. On a un peu l’impression d’être au beau milieu de nulle part d’autant que les bateaux arrivent de toutes parts pour embouquer le chenal.

Le fond de départ est à -9m.  sur lequel repose un énorme bloc en béton qui pourrait allègrement supporter les 40 tonnes de « S.A.S.³ » (nous avons appris par la suite, qu’il avait été conçu pour le lourd catamaran du Club Med) ! Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le « garden » ne s’étend pas beaucoup plus au Sud : très rapidement, on tombe sur une plaine sans intérêt.

Nous sommes bien décidés à y retourner et à nous concentrer davantage sur le tombant que nous avons un peu survolé car nous étions « en exploration de site ».

Si l’eau est cristalline sur le fond dès qu’on prend un peu de hauteur, elle est nettement plus trouble et l’horizon ne porte pas très loin. Ainsi, de la bouée, on ne soupçonne pas la présence du tombant : dommage car cela rend la DP (direction de la palanquée) un peu plus complexe et c’est autant que l’on perd pour l’observation.

Lundi  06.

Comme « Larwin » est actuellement ancré au « Marin », l’apéro qui aurait dû avoir lieu à 18 heures, s’est transformé en déjeuner en manière telle de nous éviter d’avoir à faire le trajet de nuit ! Nous y avons beaucoup gagné car Larissa nous avait préparé un délicieux repas froid. Larissa & Erwin forment réellement un jeune couple très sympa qui envisage de faire le tour du monde.

Après cela, nous sommes partis nous promener et en passant par le magasin de pêche, « Akwaba », nous avons parlé avec le gérant, d’un domaine qui le passionne autant que nous : la plongée ! Il nous a ainsi communiqué ample d’informations utiles sur les spots de plongée de la baie « Sainte Anne » : cfr. http://www.paradisplongee.com

De retour à bord, je profitais de la fin d’après-midi pour aller faire ma brasse quotidienne. Alors que je vérifiais qu’aucun bateau ne me fonçait dessus, je relève  que « Nobilis » (canadien) se dirige vers notre mouillage et à y regarder de plus près … qu’il me fonçait dessus ! J’avais beau essayé de m’éloigner de sa trajectoire … j’avais le sentiment qu’il me visait ! Je vous assure que cela fait une drôle de sensation d’autant que ma bouée de signalisation attachée à mon pied, m’aurait empêché de sonder s’il m’était passé sur le corps !   

Ce n’est qu’en passant à ma hauteur que son skipper a – enfin – pris conscience de ma présence dans l’eau !!! Et pourtant, ce bateau à coque bleue marine et mât noir, est assez bas sur l’eau et ne doit pas faire beaucoup plus d’une trentaine de pieds.  Le pire c’est qu’après ce type d’incident, vous ne nagez plus du tout en toute quiétude alors qu’avec un minimum de précautions (placer une personne à l’avant du bateau, naviguer à faible allure, attention redoublée) il y a parfaitement moyen de permettre à tout le monde de s’épanouir sans danger.

Mardi  07.

Le vent s’est encore un peu renforcé par rapport à la veille en sorte que nous avons préféré « cocooner » à bord. Nous avons, en réalité, passer le plus clair de notre temps à mettre de l’ordre dans nos ordinateurs, à transférer des fichiers d’un ordi à l’autre, à réaliser de multiples sauvegardes etc. etc. Absolument passionnant !

Mercredi  08.

Les « Antilles », c’est super … la « Martinique », c’est super … la baie « Sainte Anne », c’est super … mais bordel de Dieu quand ce saleté de vent va-t-il enfin un peu s’apaiser pour que nous puissions pleinement profiter de la félicité de l’endroit ? C’est vrai à la fin, tout reste « possible » bien entendu mais avec ce vent qui vous siffle aux oreilles et ce fetch  qui vous fait penser que vous êtes en pleine mer, nous ne sommes plus aussi chauds que les braises pour aller plonger, nous déplacer en annexe ou tout simplement,  nous baigner ! Merde à la fin … nous sommes censés faire rêver les masses laborieuses et pas nous faire chier avec ce maudit vent. Oups, je pense que j’ai perdu un instant, mon célèbre flegme britannique. Sorry.

Journée à grains : le premier est à peine passé que le second se pointait à l’horizon du « Marin ». Par chance, ce n’est pas le déluge à chaque fois mais malgré tout c’est : « tout le monde aux abris ».

La plan d’eau se clairseme de plus en plus que cela en est incroyable mais nullement  affolant : il reste, à vue de pif, une centaine de bateaux pour nous tenir compagnie. En attendant, personne ne se colle à nous … pour l’instant du moins ! Mais où sont les Canadiens …

Jeudi  09.

Et une journée bien cra-cra de plus (vent de 20 à 26 nœuds – grains en cascade)  … joie ! Malgré cela, Chantal de « Maeva » a eu le courage de venir nous faire un petit bonjour d’autant plus sympathique. Nous attendons la fin de la semaine et le retour du « beau temps » avec impatience et angoisse … et s’il ne revenait jamais !

Vendredi  10.

Pour une fois, nous étions levés et fin prêts pour 8.30 heures !!! En fait, nous attendions Franck de « Infologeek » qui devait terminer l’installation de notre nouveau routeur/passerelle GPRS. C’est maintenant chose faite et vous nous en voyez fort heureux. Ce n’est pas que nous trouvons le temps long mais imaginez que nous vienne subitement l’idée complètement farfelue de lever l’ancre pour de nouveaux horizons … nous n’aurions pu le faire  décemment sans risquer de ne plus avoir d’internet !!!

Je sais que vous êtes plusieurs à vous poser la question de savoir si nous quitterons – un jour – la baie « Sainte Anne ». Je tiens donc à vous rassurer sur ce point puisque nous avons réservé chez « Peake Yacht Service Limited » de « Trinidad » pour la période cyclonique. Pour juin, nous serons donc partis.

Mais … avant juin ? La question est extrêmement délicate car quand il fait dégueulasse comme depuis le début de la semaine, nous pensons partir mais nous attendons de meilleures conditions météo  … et quand le beau temps revient, nous n’avons plus envie de partir ! Il y a parfois des moments où je me demande si la solution ne serait pas de placer « S.A.S.³ » sur pilotis !

Question météo … ce vendredi, c’est l’horreur :  les grains se succèdent en rosaire ! Pour les non-catholiques, le « rosaire » est un grand chapelet composé de quinze dizaines de petits grains que séparent des grains plus gros. Allez vous en savoir pourquoi mais cela m’a rapproché de Dieu … 

Vendredi … pas le choix, il nous faut monter de garde sur le pont pour repousser les « envahisseurs du week-end » : comme ils déboulent comme des sauvages, tous les vendredis après-midi, nous entourons le bateau de tous les bouts flottants dont nous disposons, l’amarre de notre annexe est  triplée de longueur, nous allumons le gueulophone, le drapeau de réclamation est sorti,  je joue à « Brutus » prêt à mordre le premier qui ose passer à portée de mâchoire tandis qu’Ann se tient à la proue  du bateau avec un couteau de cuisine entre les dents. Avec les Canadiens, c’est plus simple : quand c’est un Canadien du « Québec » … nous arborons le pavillon de « Toronto » et quand c’est un Canadien de « Toronto » … nous arborons le pavillon du « Québec ».

Samedi  11.

Plus de crédit sur notre carte internet … comment Ann va-t-elle survivre à une telle épreuve ? Impossible, elle n’y survivra pas … aussi, bravant tous les périls de la navigation, nous avons été jusqu’au « Marin ». Le ciel était-il pour une fois, avec nous ? Il faut le croire puisque nous sommes passés entre les gouttes ! La météo est loin d’être bonne mais il y a malgré tout quelques prémices d’une amélioration tant attendue. Bien entendu, à en croire les locaux, de telles conditions météo sont tout-à-fait exceptionnelles voire quasi  surnaturelles … ben voyons !

Nous avons passé notre journée à surveiller qu’aucun bateau ne vienne empiéter sur notre « cercle de sécurité » et c’est évidemment, lâchement et sournoisement, lorsque nous sommes captivés par notre écran de télévision, qu’ils sont venus de toutes parts, pour piétiner nos chères et belles plates-bandes … les affreux. Moi, si j’étais Président… j’interdirais  l’accès au mouillage après 17 heures comme pour les magasins. Je suis pour le respect des heures syndicales.

Dimanche 12.

12 mars … mon anniversaire … 62 printemps et comme cadeau d’Ann : ma plongée la plus merdique ! Merci, Ann …

Lundi  13.

Pour rattraper le mauvais coup de la veille, je me suis décidé à aller plonger (-14.30 m – 48’) une nouvelle fois, au « P’tit Mur » mais cette fois … en solo ! Notre Ligue de plongée interdit de plonger en solo pour des raisons évidentes de sécurité … aussi, s’agissait-il pour moi d’une expérience tout-à-fait unique.

A tout vrai dire, je n’y ai trouvé aucun plaisir particulier et ma plongée en solo ne m’a rien apporté de plus … que du contraire ! J’ai exploré le plateau d’Ouest en Est, le compas à la main, pour ne découvrir que l’épave d’un petit voilier qui ne valait pas réellement le déplacement . Cela m’a juste permis de me rendre compte que l’orientation du plateau n’était pas Nord-Sud comme indiqué sur le croquis de « Paradis Plongée » mais Est-Ouest … ce qui n’est pas exactement la même chose lorsqu’on doit faire une DP (direction de palanquée).

Erreur volontaire ou non de la part de « Paradis Plongée » ? Il est un fait évident que publier sur internet, des croquis de spots de plongée favorisent le client potentiel à y aller plonger par ses propres moyens … ce qui n’est pas particulièrement souhaitable pour le commerce.

D’un autre côté,  à l’opposé du plongeur belge qui ne jure que par son compas, le plongeur français plonge bien souvent sans le moindre compas ! Nous avons réalisé une croisière/plongée aux Maldives à l’époque de la construction de « S.A.S.³ ». Avant chaque plongée, nous avions droit à un briefing et comme j’avais eu le malheur un jour de demander où se situait le Nord sur le croquis exposé, nous avons eu droit tout le restant du séjour à … « alors, pour nos amis belges, le Nord est situé là ».

Mardi  14.

Passage éclair, sur l’heure de midi, d’un technicien pour notre lessiveuse Miele : il faut remplacer le roulement à billes du tambour … et donc, au préalable commander la pièce (délai annoncé : 2 à 3 semaines sans tenir compte des services postaux locaux qui sont plus souvent en grève, qu’ils ne travaillent) !

Comme nous en avons un peu marre de patienter pur tout et pour rien, si les conditions météo s’améliorent résolument, nous quitterons la « Martinique » pour la « Guadeloupe », foi de buveur !

Mercredi  15.

La météo avait annoncé de la pluie … et nous avons été servis en conséquence. Enfin, il paraît qu’à partir de demain, il fera beau. Ce n’est pas que j’y crois mais je souhaite y croire car décidément, cette saison dans les « Caraïbes » n’est pas exactement ce à quoi je m’attendais et à la longue, cela finit par taper un peu (euphémisme) sur le système nerveux.

En ces conditions, nous en avons profité pour louer une voiture et faire nos courses à « Génipa » (très propre et accueillant, le centre commercial abrite un grand « Carrefour ») … après un petit passage obligé par le magasin de plongée.

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