Publié par : Ann & Stéphane | 27 janvier 2017

01 au 16.01.2017 – Baie Sainte Anne – Martinique.

Dimanche 01.

La journée cra-cra par excellence avec vent fort, fetch et grains : l’année 2017 démarre sous les meilleurs auspices !

Malgré cette météo plutôt hostile, nous avons trouvé le courage de nous rendre à l’apéro organisé par « Minnie B ». « Pipistrelle » était également du nombre. L’accueil fut si charmant que nous en avons vite oublié notre arrivée sous la bourrasque.

Lundi 02.

Si la journée de hier fut particulièrement cra-cra, ce lundi, nous avions droit au soleil mais aussi à un vent toujours aussi soutenu jusqu’en milieu d’après-midi.

Julien de « Caraïbe Marine » devait passer à bord pour en finir une fois pour toutes, avec notre compteur de chaîne puisqu’il avait estimé vendredi à 15.30 heures qu’il ne disposait plus du temps nécessaire …

Si j’ai pu râler sur lui, je dois reconnaître que le travail exécuté est très « pro » et que je ne serais pas parvenu à un tel niveau de perfection. Pour en arriver là, il a retiré le barbotin ainsi que le socle du guindeau pour les amener en leur atelier où il a pu placer le sensor ainsi qu’un nouvel aimant selon les règles de l’art.

Info, info, info : contrairement à ce que l’on pourrait penser, le compteur de chaîne Lewmar fonctionne avec n’importe quel sensor pour autant que l’on parvienne à l’installer sur le guindeau ! C’est d’ailleurs à cette solution à laquelle nous avons abouti … après quelques cafouillages. Le nouveau sensor est de marque Lofran’s et le logement prévu sur le guindeau, a dû être élargi et percé pour pouvoir dorénavant l’atteindre par l’extérieur.

Evidemment, la présence du soleil et l’adoucissement du vent y sont sans doute pour quelque chose mais c’est dingue comme j’ai l’impression de retrouver notre bateau : je ne déteste jamais autant que d’avoir un technicien à bord et plus encore, le bordel qui l’accompagne invariablement.

Mardi 03.

Nous avons profité d’une météo clémente pour nous rendre au « Marin », redéposer au magasin, mon PC portable et faire quelques courses au « Leader Price ». Quand le plan d’eau est calme car le vent s’est adouci, c’est réellement le super pied. De là, à imaginer réaliser une petite plongée de réadaptation était à portée de main mais la flemme a court-circuité ce beau projet …

Une fois n’est pas coutume, je me suis vautré tout l’après-midi dans la lecture d’un excellent bouquin … tandis qu’Ann nettoyait l’intérieur !

Mercredi 04.

Comme Ann avait proposé à « Minnie B » de l’accompagner jusqu’au « Marin »,  j’en ai profité pour rester à bord et réaliser quelques petits travaux de maintenance comme le démontage de notre ancienne « Puppy Pump » : scandaleux d’avoir dû remplacer toute la pompe (370 € !) juste parce qu’un stupide joint avait lâché !

Jeudi 05.

J’en rêvais depuis quelques temps mais malgré tout, il a fallu surmonter l’obstacle psychologique de se rendre avec l’annexe et tout le matos jusqu’en bordure du chenal d’accès au « Marin » ! Je sais, je sais que cela peut paraître stupide mais une plongée ne s’improvise pas (après vérification des bouteilles, j’ai été notamment, contraint de compléter le remplissage de ma bouteille) mais nécessite une certaine organisation comme prévenir le Cross … aussi, la moindre hésitation et le projet est vite remis au lendemain !

Petite plongée (-21 m – 40’) de réadaptation plutôt sympa. Le site n’a rien d’exceptionnel mais vaut malgré tout la plongée: il se présente sous la forme d’une butte que borde un fond de sable blanc. Nous avions attaché l’annexe à la bouée du « Club Med » : le bateau de plongée venait de quitter le site.

Le soir, nous étions invités à l’apéro, à bord de « Pipistrelle » en compagnie de « Minnie B ». Une excellente ambiance était comme à l’habitude, au rendez-vous et bien qu’un jour trop tôt, nous avons fêté l’Epiphanie en mangeant la galette des Rois.

Vendredi 06.

« Pipistrelle » nous a quittés ce matin, pour la « Grande Anse d’Arlet ». Un retour en Europe se profile pour eux, à l’horizon de mai 2017: ils s’estiment trop vieux pour poursuivre le bateau.

Le soir, nous étions invités par Marijke, une amie d’enfance d’Ann, au « Club Med » situé à quelques encablures de notre mouillage. Nous rendre, de nuit, jusqu’au débarcadère du club ne fut pas aisé en raison de la présence de haut-fond rocailleux en bordure du site ! On est toujours plus intelligents par la suite mais nous aurions dû emprunter comme sur le retour, le chenal d’accès au « Marin » et piquer à la perpendiculaire, sur le débarcadère du club.

Evidemment, nous nous sommes trompés de débarcadère en nous rendant à celui totalement désert des skis nautiques ! Alors que nous en étions à l’apéritif, le service de sécurité du  « Club Med »nous contraignait après quelques palabres (en principe, tout accostage est tout simplement interdit) à parquer notre annexe au débarcadère principal.

Charmante soirée au cours de laquelle nous avons fait la connaissance de Pascale, une amie d’université de Marijke, qui devrait également rejoindre notre bord, mercredi prochain.

Inutile sans doute, de préciser que nous n’avons une fois de plus, pas retrouvé le « Club Med » si bien décrit dans le film « Les Bronzés ». La formule « Club Med » de ma jeunesse, a semble-t-il, vécu … je suppose qu’il faut vivre avec son temps mais je regrette la formule  de l’époque !

Samedi 07.

J’avais espéré que nous aurions pu profiter de cette journée relativement bien ensoleillée pour réaliser une seconde petite plongée mais notre emploi du temps « surchargé » en a décidé autrement ! J’ai quand même pu  récupérer mon PC portable avec l’espoir que cette fois-ci sera la bonne …

En fin d’après-midi, un chapelet de mini grains venait ternir cette belle journée.

Dimanche 08.

Il fait beau, le vent n’est pas trop fort, le fetch acceptable … plus rien ne s’opposait à une petite plongée dont je rêvais depuis notre plongée de jeudi: -20 m. – 48′ … toujours au même endroit où tout le monde va plonger (il n’y a pas de jour sans un bateau de plongée sur le site). Mais cette fois, nous n’avons pas pris la bouée du « Club Med » mais bien une autre bouée renseignée en surface par un simple bidon blanc.

Ce mouillage est en fait, mieux situé que celui du « Club Med » puisque sur le retour, du fond, on peut quasiment l’apercevoir … alors que l’autre bouée est ancrée plus loin sur le plateau et donc plus difficile à trouver. De surcroît, il y a une petite patate de corail sur le fond de sable qui indique très sûrement, le moment où il faut faire plein Est (pendant 2′) pour atteindre l’ancrage: un véritable balisage d’autoroute.

En cherchant un peu, nous avons vu crevettes, langouste, murène, holothuries, spirographes et de très nombreux Ptéroïs. Le paysage que l’on peut contempler tout à loisir lors du palier de sécurité, est quant à lui, magnifique. Une superbe plongée pour débutant, sans le moindre courant.

Lundi 09.

Nous renvoyant l’ascenseur, « Minnie B » nous invita à partager leur voiture de location pour un gros avitaillement. Pour ma part, je suis resté au bateau, à réaliser diverses petites tâches ménagères.

Vers 13 heures, Ann était de retour les bras chargés de victuailles … mais plus beaucoup le courage d’aller plonger. Nous avons donc farniente.

Même si la météo n’est pas encore celle que j’attends avec de plus en plus d’impatience, il faut reconnaître qu’il pleut de moins en moins, que le soleil brille relativement souvent et que le vent marque des pauses de plus en plus fréquentes: que du bonheur, donc.

Si le plan d’eau est toujours autant visité, le nombre de bateaux est beaucoup moins important qu’il y a quelques temps ! Par contre, cela bouge toujours autant et on n’a pas le temps de s’habituer à un nouveau voisin … qu’il est déjà parti.

Mardi 10.

J’aurais plongé avec plaisir mais l’heure très tardive de mon réveil et une météo cra-cra en matinée, a eu raison de l’envie d’Ann. En lieu et place, nous avons réalisé quelques courses de ravitaillement complémentaires chez  » Leader Price » du « Marin ».

De retour à bord, nous procédions au remplacement des élingues de l’annexe et plus précisément, celles qui rentrent dans le portique: le plus difficile reste leur réglage adéquat … qu’est-ce qu’on peut chipoter !

Alors que nous pensions en avoir fini des bricolages pour la journée, mon œil tombait à hauteur du mât, sur des fils électriques qui se baladaient au vent !! Et me voilà hissé dans le mât, à remplacer des colsons (= bande-lieuse en nylon) bouffés par les UV !

Mercredi 11.

Nous devrions avoir plus souvent des invités à bord: je n’ai jamais vu Ann nettoyer autant ! Remarquable de constater comme on éprouve le besoin impérieux que tout soit sous son plus beau jour alors que d’ici demain, je suppose que tout aura repris son désordre naturel …

A 14 heures, Ann allait chercher Marijke et Pascale au débarcadère du « Club Med »: nos premiers invités de l’année !

Après installation, nous allions tous ensemble à « Sainte Anne » manger des accras chez « Martine » … l’occasion de rencontrer l’une et l’autre tête connue.

Jeudi 12.

En allant chercher des baguettes, Ann laissait tomber dans l’eau, le cadenas de la chaîne qui sert à attacher l’annexe ! Appelé au secours (Ann oublie toujours en ces circonstances qu’elle plonge également,) il ne me faudra que quelques secondes pour mettre la main sur le précieux cadenas qui nous a déjà tant servi jusqu’à ce jour. Il est vrai qu’à la longue, j’ai acquis une solide expérience en matière de récupération d’objets tombés à l’eau.

La journée est passée à une vitesse incroyable alors que pourtant nous sommes restés tranquillement au bateau ! Nous avons beaucoup de chance avec nos invitées qui partagent le plaisir du farniente sur le bateau.

Vendredi 13.

En principe, nous aurions dû partir déjà hier, pour le mouillage de la « Grande Anse d’Arlet » mais une succession de grains nous en a découragés assez rapidement.

Profitant d’une superbe météo et d’un vent très faible, nous avons levé l’ancre comme si nous faisions cela tous les jours et nous sommes partis au moteur jusqu’à notre nouveau mouillage. Rien d’extraordinaire à tout cela mais comme nous étions mouillés depuis plus d’un mois, j’ai malgré tout été surpris comme les bons gestes nous sont revenus par automatisme. L’occasion également de relever que notre compteur de chaîne fonctionnait parfaitement.

Navigation très tranquille qui nous a permis de tester notre moteur qui pour rappel, avait émis un message de mise en garde lors de notre navigation Curaçao-Martinique. Par contre, à ma grande déception, notre coque sous-marine ne semble pas s’être débarrassée de toutes ses salissures ! Après deux mois de carénage, j’espérais que notre coque resterait plus longtemps propre même si, effectivement, nous sommes restés longtemps au mouillage. Il va falloir envisager de la nettoyer avant qu’elle ne devienne trop sale.

Sur place, j’ai compté un peu plus de 80 voiliers et au moins, 4 clubs de plongée ! Il faut dire qu’ils ne doivent réellement pas aller loin pour dénicher de splendides spots de plongée sans parler du « Diamant » qui n’est qu’à 4 milles de là ! En fait, il faut aller plonger à hauteur des deux anses de la baie, ce n’est pas très profond et la faune et la flore y sont très riches.

Evidemment, nous avons eu droit à une houle assez enquiquinante qui a fait parfois rouler le bateau de manière très désagréable: c’est un des inconvénients majeurs de ce mouillage ! Ce n’est pas systématique mais pas non plus inhabituel. Je lui préfère de loin la baie « Sainte Anne » où l’on est bien abrité de la houle sauf circonstances exceptionnelles.

N’étant pas certains de la bonne tenue de notre ancrage (depuis notre arrivée, le vent a tourné de 180°), nous avons décidé de dîner à bord et d’aller au restaurant, plutôt demain soir … reste à savoir si nous retournons demain ou après-demain à la baie « Sainte Anne ».

Comme nous consommons beaucoup plus d’eau, le déssal tourne tous les jours et bien entendu, il a attendu que nous passions à table pour s’arrêter inopinément en plein remplissage ! Pas de soucis, mesdames, il suffit de changer les cartouches filtrantes … sauf que malgré cette opération, le déssal a refusé obstinément de démarrer !!!!!

Durant une petite heure, j’ai tout essayé sans résultat et j’en arrivais très progressivement à me résoudre à faire appel à un technicien. Malheureusement, j’ai le genre de caractère à ne pouvoir jamais renoncer …

Alors que je pensais avoir passé en revue toutes les solutions à portée de mes faibles connaissances techniques, je décidais de démonter la crépine qui pourtant ne me semblait pas obstruée. Grossière erreur … c’était l’arrivée d’eau à la crépine qui était bouchée !!! C’est la première fois depuis la construction du bateau que nous connaissons ce type d’incident sur le déssalisateur ! Ouuuuuuuuuuuuf.

Nous ne l’avions pas vu arriver mais nous avons eu le bonheur de voir que le Maxi « Mondango 3″ (54 m. – 2014 – 196.000 €/semaine) avait jeté l’ancre à quelques encablures sur notre arrière. Vous trouverez sans doute cela ridicule de ma part mais sa présence m’a fortement conforté : avec ses deux mâts tout illuminés, il apportait une source de lumière bienfaisante à cette baie un peu sinistre une fois la nuit tombée.

En début de soirée, la houle s’était un peu calmée mais nous avons malgré tout été assez secoués avec pour conséquence que Pascale qui dort dans la « crew cabine » à lits superposés, n’a pas fermé l’œil de la nuit !!

Samedi 14.

La décision fut vite prise de retourner à la baie « Sainte Anne » d’autant que des grains menaçaient … beaucoup de catamarans avaient déjà levés l’ancre alors que d’autres pointaient leur museau.

Profitant d’un petit vent bien orienté, nous sommes partis grand largue jusqu’au « Diamant ». Longer de trop près cette côte c’est prendre le risque de bourrasques de vent dévalant les montagnes  … mieux vaut le savoir.

Une fois dépassé le « Diamant », nous sommes remontés au vent (15 à 17 nœuds de vent réel) et c’est au près que nous avons déboulé à un peu plus de 8 nœuds jusqu’au mouillage … où un mini grain nous attendait ! Cela fait depuis plus d’un mois que je rêve d’ancrer beaucoup plus près du débarcadère à annexes de « Sainte Anne » mais comme à l’habitude, nous en sommes toujours aussi éloignés ! Enfin … je me console … nous avons gagné une cinquantaine de mètres sur notre position précédente. Quand je pense que durant la semaine, il y avait toute la place qu’on voulait …

Incroyable de relever comme le bateau ne bouge quasiment pas alors qu’à la « Grande Anse d’Arlet », nous étions à la fête ! Petite explication: à la Anse, il s’agit d’une houle qui venait sur l’arrière ou sur le côté du bateau, le faisant rouler du même coup tandis qu’à la baie, il s’agit de fetch qui vient de la même direction que le vent c’est-à-dire de l’avant. CQFD.

Dimanche 15.

Après une nuit plutôt « arrosée » où nous avons passé notre temps à ouvrir/fermer les capots de pont, nous avons eu droit à une journée assez venteuse mais ensoleillée. Nous sommes donc restés tranquillement à bord … non sans quand même être allés chercher des bonnes baguettes pour le petit déjeuner.

Vers 17 heures, nous sommes tous partis pour « Les Filets Bleus » pour y déguster une délicieuse langouste: Marijke et Pascale tenaient absolument à nous  inviter à manger de la langouste.

Bien que je savais qu’il s’agissait d’un « restaurant de plage », j’ai malgré tout été surpris par l’ambiance endiablée que nous y avons découverte à notre arrivée: le copain Abdel avait mis sa sono à fond et tout le monde profitait dans une joyeuse atmosphère, des derniers rayons du soleil. Une fois la nuit tombée, nous nous sommes rendu compte que le restaurant était en principe fermé à cette heure là et ne restait ouvert que pour nous faire plaisir !!!

Cette soirée fut à l’image du séjour à bord de nos deux invitées: calme, détendue, attrayante et complice. Il n’est pas toujours aisé de trouver des personnes qui partagent notre conception un peu particulière du bateau et de son farniente.

Lundi 16.

Dernier jour à bord pour nos invitées qui reprenaient l’avion, l’après-midi même. Nous en avons profité pour combiner la réalisation de mon test à l’effort annuel (obligation pour la plongée) qui s’est déroulé à la Clinique Sainte Marie de Schoelcher ! Ce n’était pas un grand détour de passer d’abord par l’aéroport avant de se mettre à la recherche du patelin où j’étais censé démontrer ma pleine aptitude à la plongée. Par bonheur, le toubib a considéré que j’avais une forme olympique !

Sur le chemin du retour, nous avons réalisé un détour par « Les Trois Ilets » pour nous faire un petit approvisionnement en viande à « La Pointe du Goût » qui nous avait été chaleureusement renseigné. Le boucher est gentil comme un cœur et sa boucherie est un modèle de propreté et d’organisation.

La suite au prochain épisode …

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