Publié par : Ann & Stéphane | 22 novembre 2016

01 au 15.11.2016 – Carénage à « Curaçao Marine » (fin).

Mardi 01.

Vers 3.30 heures du matin, je me suis réveillé baignant dans ma sueur !!! Pas le moindre souffle de vent, pas la plus petite brise pour nous rafraîchir … juste une chaleur lourde et humide qui vous fait coller les vêtements à la peau. Pas facile en ces conditions, de pouvoir retrouver le sommeil …

En fin de matinée, mus par le besoin de se dégourdir les jambes, nous avons été à pied  jusqu’au zoning commercial situé à quelques kilomètres de là (30’ de marche). Nous cherchions une bonde d’évier de forme cylindrique … mais visiblement, ils ne connaissent pas cela sur l’île. Chaque fois que je fais la vaisselle, l’une des deux bondes d’évier me joue constamment des tours par je ne sais quel phénomène physique lié à la connexion entre les deux éviers. Mais oui, mesdames … je suis le préposé permanent à la vaisselle !

Après ce petit exercice exténuant (la marche à pied … pas la vaisselle, bêta), nous sommes restés tranquillement sur le bateau … ce qui nous a permis d’assister à l’arrivée en fanfare d’un voilier français skippé par Hervé … en panne de moteur !

L’histoire de ce vieux Gibsea de 25 T. n’est pas banale : après avoir caréné au chantier de « Curaçao Marine », il est parti à « Bonaire » où il s’est amarré à l’une des seules bouées encore disponibles c’est-à-dire sur la ligne de bouées la plus proche de la côte. En juin, il n’y avait pas grand monde et beaucoup de bouées disponibles …

A 2 heures du matin, il y a eu une « reverse » de vent en sorte qu’au lieu d’être protégés par l’île, du vent et de la houle … les bateaux au mouillage se sont retrouvés pleinement exposés.  Le phénomène n’est pas exceptionnel et en ces conditions, il vaut mieux se réfugier à la marina ou rejoindre la haute mer.

Les mouillages sont de piètre qualité et celui d’Hervé a cassé … projetant son bateau sur la côte. Notre copain aurait bien voulu reprendre la mer mais malheureusement, le passage lui était barré par deux catamarans.

Durant 5 heures, le bateau a tapé très durement sur le fond, des bruits sinistres de craquement se faisant entendre de toutes parts. Il a perdu le bas de sa quille et son safran s’est raccourci de plusieurs dizaines de centimètres … voilà pour les dégâts les plus visibles. Le morceau de quille a pu être repêché et a été transporté au chantier.

En se dirigeant vers « Curaçao », le moteur qui en avait déjà pris un sérieux coup, a rendu l’âme …

En principe, il aurait dû être sorti de l’eau à son arrivée au chantier mais à peine la grue avait-elle étendu ses bras sous sa coque … qu’un tuyau hydraulique éclatait bruyamment ! Juste après notre mise à l’eau, un autre tuyau hydraulique avait déjà éclaté …

Mercredi 02.

Contrairement à nos habitudes de ces derniers jours, nous avons dormi comme des gens normaux … dans notre lit ! Nous testons toutes les formules et tâchons de trouver le meilleur équilibre possible entre chaleur écrasante et moustiques carnivores.

Nous avons appris que nos vitres panoramiques quittaient les « Pays-Bas » pour « Curaçao » … aujourd’hui même ! I am happy … dirait Droopy. Nous les avons commandés il y a un mois mais comme tout le bateau, ils sont réalisés sur mesure …

Jeudi 03.

Une nouvelle nuit sans problème, dans notre lit : hourra ! Comme des enfants, nous nous réjouissons d’un rien …

Nous venons d’apprendre la mésaventure qu’a connue « Eutikia » de Marina & Gianni, au mouillage devant « Mahajunga » (Madagascar) : ils se sont fait braquer en pleine nuit, par trois individus armés de couteaux qui les ont soulagés d’une partie importante de leurs affaires dont les PC …

Comme à cette suite, ils nous avaient redemandé nos waypoints pour atteindre « Bazaruto » (Mozambique), nous avons voulu ouvrir notre MaxSea … pour constater que notre PC de navigation était (définitivement ?) en rade !!! Nous avons évidemment passé un peu de temps à essayer de voir si par hasard, nous ne pouvions pas remédier au problème … sans succès. Vous n’allez pas me croire mais cela me manquait les « emmerdements » ! Si, si, je vous assure … je finissais par m’ennuyer.

Vendredi 04.

Après avoir tourné le bateau de sens pour permettre à notre « Michaelo Angelo » de mettre en couleur, le côté tribord (nous avions déjà entrepris la manœuvre en sens inverse, le mardi en fin de journée), nous sommes partis avec la navette, faire des courses d’avitaillement et surtout, aller chercher le « windscoop »  que nous avions commandé.

Vous ne savez pas ce qu’est un « windscoop » !!! Mais vous êtes d’une ignorance crasse ! Mouais … bon … nous ne le savions pas non plus. Il s’agit d’une sorte de manche à air en tissu de spinnaker qui augmente l’écoulement de l’air par le hublot de la cabine. Quasiment, tous les petits bateaux en sont pourvus.

Comme il s’agissait d’une commande spéciale « par avion », nous en avions commandé deux … mais nous n’en avons reçu qu’un seul ! Il y a eu manifestement malentendu lors de la prise de commande car le prix payé (60 € + 30 € de frais de port) correspond à une seule unité.

Nous avons bien essayé de le placer au-dessus de notre cabine mais il ne tient pas bien dans le bas ou alors il faut le ficeler de manière très peu esthétique. De surcroît, c’est bien joli tout cela mais quand il n’y a pas de vent, il n’est pas très efficace … ce qui n’est pas le cas de notre super ventilateur Dyson. En finale, nous le réservons pour notre cabine VIP qui n’est pas équipée d’un super ventilateur Dyson.

Le soir, le chantier organisait un barbecue sous la paillotte. S’il y avait assez bien de monde, les personnes présentes s’étaient essentiellement regroupées selon leur nationalité : les Italiens et les Hollandais formaient deux groupes importants. Pas facile en ces conditions, de lier connaissance d’autant que la barrière de la langue est un sérieux frein.

Samedi 05.

Le bateau est toujours un vrai chantier flottant car le peintre a estimé un peu prématuré de retirer tous les papiers de protection. Impossible en conséquence, de procéder au grand nettoyage de printemps dont le pont aurait tant besoin.

Dimanche 06.

Si hier, nous n’en avons pas trouvé le courage, aujourd’hui, nous sommes retournés au zoning commercial pour trouver une nouvelle bonde d’évier « classique » : plus moyen de faire la vaisselle quand la bonde d’évier « saute » constamment. Peine perdue … cela ne va pas mieux avec la nouvelle bonde ! Mesdames … au secours !

Lundi 07.

Alors que nous ne les attendions que ce mardi … nos vitres panoramiques de carré nous ont été livrées en début d’après-midi ! Sans tergiverser, nous avons vidé la caisse (les nouvelles vitres ont été entreposées temporairement dans les cabines avant), mis la caisse, en planches et construit avec celles-ci, une solide étagère à  quatre étages pour notre coffre arrière !!! Avant la tombée de la nuit, tout était terminé.

Si nous ne sommes pas encore au bout de nos peines (Pedro doit encore venir nous remplacer les vitres panoramiques du carré mais il préfère venir le faire à « Spanish Water »), notre « Michaelo Angelo »  devrait avoir terminé les retouches des retouches, ce mardi et avec un peu de chance, nous pourrons enfin procéder au « grand nettoyage ».  Nous pourrions donc quitter le chantier mercredi ou jeudi ! Je n’ose pas y croire …

Mardi 08.

Vers 3 heures du matin, nous avons eu droit à un terrible orage qui semblait vouloir s’épuiser au-dessus de nos têtes … assez effrayant ! Réveillés par le vacarme, nous avons été surpris de voir arriver le chien du chantier … dans notre cockpit alors que la porte du carré était grande ouverte. La pauvre bête était visiblement  effrayée et cherchait désespérément à se mettre à l’abri.

Très « mémère animal », Ann l’a pris en pitié et l’a installé sur le lit de la cabine VIP où il a pu s’ébrouer tranquillement  … non mais, vous m’avez bien regardé, j’adore les chiens mais il y a des limites à ma bonté d’âme.

En début d’après-midi, notre « Michaelo Angelo » décrétait la fin de ses travaux de peinture (3 ½ semaines). A vrai dire si je devais le coter, je lui donnerais 6/10 en comptant généreusement : il y a plusieurs malfaçons criantes et pour le surplus, c’est « potable ». Petite anecdote, le peintre a remonté la grille de ventilation du bip, les ailettes vers le haut comme cela s’il pleut, la pluie peut rentrer allègrement dans le coffre !

Je regrette d’avoir fait appel à lui mais, mais, mais sans ce catastrophique essai, j’aurais eu l’énorme stupidité  de lui confier la peinture de toute la coque !!! Je préfère ne pas imaginer le résultat …

Plus rien ne nous retient donc, au chantier même si notre coque est horrible avec ses nombreuses coulures blanches (on dirait un zèbre échappé du zoo) mais nous en avons trop marre.  Le pire c’est que nous avons payé +/- 1.500 € pour le polishage de la coque qui a été très bien fait mais … juste avant les travaux de peinture !

Mercredi 09.

Comme Ann était partie faire une dernière course en ville, je me suis résolu à diminuer en profondeur (-7 cm), ma superbe étagère à  4 étages du coffre arrière ! Pour cela, il m’a bien fallu au préalable, la démonter totalement … Cela me trottait dans la tête depuis que j’avais constaté qu’elle prenait un peu trop de place dans le coffre arrière rendant du même coup, l’accès un peu difficile !

Alors que je pensais que les trous ayant été déjà percés, il suffisait de l’assembler comme une étagère Ikea, j’ignore comment je m’y suis pris … mais j’ai été contraint de réajuster toutes les planches ! Un orage très local nous a accompagnés durant cet exercice … « aaaah les joyeuses colonies de vacances, merci papa, merci maman … » fredonnait mon épouse revenue sur ces entrefaites !

Nous avons largué les amarres sur le coup de 12.30 heures aidé par Pierre, un très sympathique (mais non, pas Pierre, le patron du chantier … j’ai dit un « sympathique »)  suisse allemand avec qui nous avons un peu fait connaissance sur le chantier.

En jouant avec nos propulseurs avant et arrière, j’ai fait le très désagréable constat que le GE avait tendance à s’étouffer en faisant de drôles de bruit … eh merde, quoi encore ! Pas le temps d’examiner le problème, j’ai laissé pour plus tard cette délicate question.

Après plus de quatre mois passé à terre, il n’est pas toujours facile de se remettre en mouvement … d’autant plus que l’on ignore l’étendue exacte des dégâts survenus durant cette période. C’est mathématique : plus vous laissez longtemps seul votre bateau et plus la liste des « bricoles » qui ne fonctionnent plus, sera longue à votre retour !

Avec le pont de « Willemstad » nous avons eu de la chance puisqu’il s’est ouvert devant nous pour d’autres bateaux.

Les quelques milles qui nous séparaient de « Spanish Water » (vaste plan d’eau intérieur), furent avalés sans problème par une mer « belle » et un bon petit vent « sur le nez ».

La passe (non balisée) qui donne accès à « Spanish Water » a été négociée sans le moindre problème car la carte électronique s’est révélée très fiable. Si pour certains, cela coule de source, notre tour du monde nous a appris à être prudents avec la cartographie électronique.

Ensuite, il a fallu mouiller l’ancre : toujours une opération d’autant plus délicate que le bateau est grand car l’angle d’évitage est d’autant plus important. Au troisième essai, nous parvenions malgré tout, à caser « S.A.S.³ » entre d’autres bateaux, dans le périmètre réservé au mouillage.

A ce moment précis – attention il faut être « précis », ce n’est pas avant, ni durant les opérations de mouillage mais juste après – que nous avons entendu fonctionner  la pompe de cale des coffres arrière !!!! En six ans d’existence, cette pompe de cale n’a jamais fonctionné …

La « bonne » nouvelle résidait en ce que nous avions la confirmation qu’elle fonctionnait correctement … la « mauvaise » que nous avions sans doute une voie d’eau dans les coffres arrières où se loge le secteur de barre ! L’idée d’avoir à retourner en catastrophe au chantier se profilait déjà en nos esprits.

Ann ouvrit le coffre arrière bâbord et me dit : « il y a plein d’eau » ! Ok … en ces conditions, il n’y a pas le choix, j’ai enfilé ma bouteille de plongée, mes palmes et mon masque et je me suis jeté à l’eau.  N’y voyant goutte, je suis remonté à la surface et je lui ai demandé ma lampe de plongée.

Plus prosaïquement, j’ai voulu voir par moi-même à quoi correspondait son annonce « il y a plein d’eau » et a mon plus vif soulagement, je relevais immédiatement que le tuyau d’arrivée d’eau froide à la douchette de la jupe arrière du bateau, était tout bonnement crevé ! L’emmerdement banal quoi, tellement banal que je me demande même pourquoi je le signale …

Ne perdant pas une minute pour arriver avant l’heure de fermeture des magasins (nous avons été contraints de couper complètement l’eau du bord), j’ai démonté la douchette du mieux que j’ai pu … en commettant la fatidique erreur de ne pas noter quel tuyau était l’eau chaude, l’eau froide et le pommeau de douche.  Autant dire que j’ai « sukelé » par la suite lorsqu’Ann m’a ramené trois nouveaux tuyaux … nouvel orage local avec cette fois beaucoup de pluie tandis qu’Ann fredonnait  la Marseillaise !

A la cinquième combinaison de connexions … nous avions enfin de l’eau froide et de l’eau chaude alors que jusque là, nous n’avions que de l’eau bouillante ! La nuit avait déjà tiré son rideau … de douche, eh bêta .

Rendons à César ce qui appartient à César : Ann a été formidable de trouver des tuyaux de remplacement alors qu’elle n’avait aucun moyen de locomotion à sa disposition et qu’en finale, elle a dû aller jusqu’au magasin de bricolage situé de l’autre côté de la ville … et en revenir !

Après cela et comme nous ne pouvions nous passer de GE, nous nous sommes mis en devoir de procéder à son démontage pour comprendre pourquoi il hoquetait. Pour une fois, nous en avons été quittes seulement d’une belle frayeur : j’avais oublié la veille au soir, d’éteindre l’airco et bien entendu, avec les deux propulseurs en même temps, c’était un peu trop en demander à notre GE. CQFD.

Si cela n’était pas exactement la soirée à laquelle nous avions pensé, nous avons profité d’une belle brise rafraîchissante qui ne nous a pas quittés de toute la nuit : le super pied d’autant que les moustiques ne semblaient pas de la fête ! Nous avons été ainsi dispensés d’airco et de ventilateur !!!

Bon, je vous rassure de suite, les moustiques n’étaient pas présents car c’était « jour férié » pour eux (journée annuelle de  donation de sang si j’ai bien compris) mais nous les avons retrouvés par la suite … toujours aussi « attachants » !

Jeudi 10.

Après une délicieuse nuit bercée par la brise, nous avons attaqué le nettoyage de notre coque puisque le chantier n’a pas daigné le faire ! Cela nous a permis de mettre littéralement le nez sur les multiples malfaçons du travail de peinture : le peintre est décidément un vrai cochon … non seulement le travail a été mal exécuté mais de surcroît, il a mis de la peinture un peu partout où il ne fallait pas ! Mais il a une circonstance atténuante, votre Honneur : il est tout simplement incapable et ferait mieux d’exercer un autre métier.

Nous avons réalisé des retouches de peinture en France, en Espagne, aux Canaries et en Australie et nous n’avons pu que nous louer de la qualité du travail réalisé en des conditions bien plus difficiles et en des temps record. Pour 6.200 us$ (à quoi il faut ajouter les frais de stationnement sur le chantier et autres accessoires comme la location d’un appart-hôtel et de la voiture)  sans compter le temps anormalement long d’exécution, nous pouvions quand même espérer un travail « correct ».

Lui faire recommencer le travail : non seulement, le chantier ne se gênerait pas de nous facturer ce second travail (un Hollandais ne connaît pas la signification du mot « garantie ») mais de surcroît, cela risquerait encore d’être pire après.

Déduire une indemnité de la facture : si nous n’avions plus l’intention de mettre un pied à « Curaçao », nous pourrions envisager de nous faire justice nous-mêmes mais comme nous comptons rester dans les « Antilles » … nous n’avons pas d’autre choix que de nous laisser tondre et pleurer toutes les larmes de notre corps.

Nous sommes depuis fin juin, au chantier et nous avons honoré scrupuleusement toutes les factures qui nous ont été adressées en leur temps mais hier, nous sommes partis, après avoir annoncé notre départ, en laissant impayée une facture … qui n’était pas encore établie ! Pierre, le patron du chantier, a bien failli en avoir une crise cardiaque d’autant qu’il a vainement passé son après-midi à essayer de nous atteindre … en composant un numéro de téléphone incomplet ! Véritable sacrilège que de quitter le chantier sans avoir payé le dernier cent !

Il est un fait que de nombreux plaisanciers laissent des ardoises impayées derrière eux. Toutefois, il est difficile de payer des montants importants autrement que par un transfert international nécessitant un délai de 3 à 4 jours ouvrables : nos cartes de crédit ont des plafonds assez bas pour éviter de trop mauvaises surprises en cas de vol.

Aussi, Ann s’est tapée, en bus, un aller-retour jusqu’au chantier pour régler la question et lui faire part, par la même occasion, de notre franc mécontentement quant au travail de peinture. Le « copain » Pierre s’est montré peu causant sur le sujet pour ensuite profiter d’un appel téléphonique pour disparaître dans la nature !

Vendredi 11.

Comme le temps semble passer beaucoup plus vite depuis que nous avons repris une « vie normale » à bord ! Quel changement, quel bonheur, quelle félicitée. S’il fait assez couvert comme souvent dans les « Antilles », le soleil est malgré tout bien présent et il faut s’en protéger sous peine de rôtir en enfer. Nous ne sommes plus à l’abri des coups de soleil depuis notre séjour prolongé en Belgique …

Après avoir flâné dans notre cockpit toute la matinée, nous avons entrepris de faire les inox : Ann se chargeait d’enlever les nombreuses traces de peinture tandis que j’essayais de faire briller le métal. Le préposé du chantier chargé de cette tâche, s’est contenté des parties les plus faciles et les plus « accessibles » pour laisser de côté tout ce qui aurait mérité un travail plus conséquent …

Après quatre heures de travail, nous en avons eu marre et nous nous sommes replongés dans nos lectures respectives. Comme l’annexe n’était pas descendue, nous n’avons pas trouvé le courage de la descendre pour aller au restaurant … nous avons donc mangé « sur le pouce » comme les jours précédents.

Samedi 12.

La navette pour le centre commercial est à 8.20 heures … un peu tôt pour nos horaires. Aussi, avons-nous décidé de faire un tour à la nouvelle supérette « Albert Hein » qui s’est ouverte un peu plus loin … 20’ de marche à pied ! On y trouve des produits que l’on ne trouve pas à l’autre centre commercial !

Si on peut prendre le bus pour y aller et/ou en revenir, il nous aurait fallu attendre ½ heure et je n’avais aucune envie d’attendre sous le soleil ! Aussi, c’est chargé comme des ânes que nous nous sommes mis en route. Je tenais une carotte devant le nez d’Ann pour l’encourager à mettre un pied devant l’autre. Eh oui, Mesdames, je suis d’une galanterie parfaitement naturelle.

A mi-chemin, une charmante dame a eu pitié de nous et nous a pris dans sa voiture jusqu’au port de pêche où notre annexe nous attendait. Le ponton des annexes ne fait que quelques mètres mais comme le plan d’eau est loin d’être saturé de bateaux comme il y a quatre ans, on y trouve facilement de la place.

Une fois à bord et alors que j’avais complètement perdu de vue ce problème, je me suis mis en devoir de remplacer le feu bicolore avant de notre annexe. Evidemment, il a fallu que le fil électrique se perde dans le rostre en polyester de l’annexe … mais en finale, nous avons réalisé un très beau travail.

Le soir, nous avons été dîné très agréablement au «  The Pier » où tous les jeudis soirs, un « happy hour » se tient pour les plaisanciers.

Dimanche 13.

Comme l’avait prévu la météo, nous avons eu droit à une journée à grains orageux : ils se succèdent à intervalles plus ou moins réguliers. Ils ne durent pas très longtemps et l’augmentation du vent conséquente, n’est pas dangereuse.

Le plan d’eau, habituellement encombré de tous types d’embarcation, l’est davantage encore avec le week-end : on ne peut pas dire que cela manque d’animation ! Tout ce qui flotte et avance, est sur l’eau.

Aujourd’hui, nous avons eu droit à l’arrivée de « Emeral Sea » (Lagoon 456 australien) dont nous avions fait brièvement la connaissance à « Madagascar ».

Lundi 14.

Ann est partie avec la navette de 8.20 heures pour faire quelques courses d’avitaillement. Amusant de voir la petite dizaine d’annexes qui fonçaient vers le petit port de pêche pour profiter du lift gratuit.

A son retour, nous en avons profité pour nous balader sur l’immense plan d’eau de « Spanish Water » où le mouillage est strictement réglementé. Il y a de très belles villas « les pieds dans l’eau avec embarcadère privé » dont certaines étaient en construction lors de notre passage, il y a quatre ans.

Cela nous a permis de bavarder avec « Daphi » un catamaran français qui hélas partait le jour même pour « Aruba » et avec le propriétaire luxembourgeois d’un Moody 54’ qui partait, en avion, le lendemain matin pour visiter l’Amérique du sud. Ce dernier se trouvait à la marina du yacht club et son mât a pris la foudre lors du terrible orage que nous avons connu en octobre ! Brrrrrrrrrrr.

Mardi 15.

Pedro est venu travailler à bord pour procéder au remplacement de nos vitres panoramiques du carré : un chipotage sans nom en raison d’un manque d’accès aux vis de montage. En fin d’après-midi (16.30 h), une seule vitre était posée et encore, que temporairement …

A « Cape Town »  (Afrique du Sud), notre technicien avait travaillé d’arrache pied toute la journée mais le soir, tout était remis en place mais il est vrai qu’ils étaient trois ! Espérons que cela ira mieux demain …

 

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