Publié par : Ann & Stéphane | 17 octobre 2016

01 au 16.10.2016 – Carénage à « Curaçao Marine ».

Vous m’avez manqué un peu … même un peu beaucoup à tout vous avouer !! C’est qu’avec les années qui ont passé, je me suis habitué jour après jour, à tenir notre blog qui est devenu en quelque sorte mon « journal intime » … encore qu’« intime » ne soit pas le vocable le plus adapté. Vous imaginerez donc sans peine, ma torture quotidienne de n’avoir pu coucher  sur papier, mes impressions du jour … durant trois longs mois ! Ma consolation fut d’avoir pu profiter des nos « chicoufs » adorés  (« chic » nos petits-enfants sont arrivés et « ouf » ils sont partis).

Samedi 01.

Jour J … nous repartons vivre sur « S.A.S.³ » qui nous attend gentiment à la marina de « Curaçao » (Antilles néerlandaises). Il s’agit d’une dizaine d’heures en avion avec  TUI … pas de quoi fouetter un chat !

Notre avion décolle de Schipol (Amsterdam) ce dimanche 02 octobre à 12.55 h. nous obligeant du même coup à loger sur place, le premier Thalys ne partant de Bruxelles qu’à 9 heures.

Les bagages sont prêts, nous devons être à la gare pour 16 heures et le tram passe juste devant l’appartement … pas de quoi fouetter un chat !

A ce stade du récit, vous avez déjà compris que le train de l’harmonie est prêt à dérailler …

Je vous passe les détails intimes mais vous retiendrez qu’à 14 heures, nous partions Ann et moi faire les dernières courses pour nous rendre compte tout d’un coup que nous ne savions plus rentrer dans l’appartement, la porte blindée ayant été claquée avec les clefs à l’intérieur !!

Qui a un double des clefs de l’appartement ? La femme à journée que nous ne parvenons pas à joindre ! Notre fils qui est aux Pays-Bas pour l’enterrement de vie de garçon d’un de ses amis ! Notre fille qui est pour le week-end, sur son voilier à Breskens (NL) ! Reste Floriane, la compagne de notre fils, qui est partie en province voir sa mère, le matin même …

Les minutes s’égrènent et nous ne voyons aucun moyen de pénétrer dans l’appartement : nous sommes par nature, plutôt prudents et nous n’avons pas pour habitude de laisser une fenêtre ouverte … ambiance et cotillons !

Optimiste par nature, je me convaincs que la porte va s’ouvrir par enchantement et en l’attente du heureux événement, je décide d’aller me balader … tandis qu’Ann est pendue au téléphone à raconter à la terre entière que « nous sommes dans la merde » ce qui n’est pas faux, ni exagéré pour une fois .

Une demie- heure plus tard, Ann me téléphonait pour me dire qu’elle était à l’intérieur de l’appartement. Merci, Floriane !

Dimanche 02.

Si l’avion est parti avec plus de ¾ heure de retard, un concours de circonstances amusant nous assurait les trois sièges centraux (les sièges centraux nous sont invariablement attribués !) alors que quelques « Premium » se trouvaient contraints de se contenter de sièges en « économique » ! Mais rassurez-vous, ils ont pu embarquer avant tout le monde avec ce petit air supérieur que confère le prix de leur billet d’avion.

Vol de jour, nous avons atterri à « Curaçao » à 19 heures (heure locale – décalage horaire : – 6 h.) après une escale un peu pénible à « Saint-Martin ».

Lessivés malgré notre bonne nuit de sommeil à « Amsterdam » et un vol beaucoup plus confortable que nous n’en avons l’habitude, nous avons prié intensément pour rester en vie, durant tout le trajet jusqu’à la marina … il n’y avait plus aucun taxi « officiel » à l’aéroport et nous nous en sommes donc remis au premier venu ! Quand je pense que ma maman m’a toujours appris à ne pas monter dans la voiture du premier venu et cela même s’il me proposait une sucette … plus de 60 ans de bonne éducation jetés aux orties.

Comme il faisait déjà noir quand nous avons atterri, nous avons opté pour nous mettre au lit directement. Amusant mais je ne me rappelais pas qu’il faisait aussi chaud, aussi lourd et aussi moite au « paradis » ! Mais je ne critique pas … je ne fais que relever !

Lundi 03.

Bien entendu, notre nuit fut en pointillés et dès 6.30 heures du matin, nous étions debout à ranger nos affaires et … à remonter entièrement le meuble-bar du bateau !

C’est vrai … suis-je bête … je n’ai pas encore eu l’occasion de vous raconter que nous n’avions quitté le bateau que depuis quinze jours que « Rocky » (le gardien du bateau, en notre absence) nous envoyait un mail pour nous faire part qu’il y avait une fuite d’eau dans le bateau !!!!! Sur la vidéo qu’il nous envoya, nous avions l’impression de contempler les chutes du Niagara …

Lui expliquer les différentes démarches à réaliser avant seulement de localiser le problème, ne fut déjà pas une partie de plaisir, je ne vous dis donc pas pour la suite … il s’en est fallu de peu que je retourne au bateau pour solutionner en personne, la question.

S’il nous a fallu attendre un très long week-end avant que le responsable du chantier ne prenne en mains le problème, je me dois de reconnaître que le travail fut exécuté avec maestria.

Notre icemaker est alimenté en eau douce à partir des réservoirs du bateau. Le tuyau d’alimentation est rigide mais à l’approche de l’appareil, il passe en souple : la liaison s’est tout bêtement défaite sans qu’on en comprenne la raison. Bien évidemment … il a fallu démonter une partie du meuble-bar pour l’atteindre.

Notre cockpit étant très sale et tandis qu’Ann profitait de la navette pour réaliser un peu d’avitaillement, je me suis lancé à grandes eaux, à son nettoyage. Ensuite et pour éviter d’être malades comme des chiens (la chaleur moite et lourde est terrible), nous n’avons plus rien fait jusqu’à la tombée de la nuit que nous avons saluée avec plaisir en nous mettant au lit.

Mardi 04.

Après trois mois de pollution, nous avons retrouvé notre pont en teck, pas gris clair, ni gris foncé mais quasiment noir à certains endroits !! Cela nous a convaincus qu’il fallait intervenir avant la sortie de l’eau pour carénage car par après, nous aurions sali toute notre coque fraîchement polishée !

Le résultat est totalement surprenant car il a tout simplement retrouvé sa couleur d’origine !!!  Tout le monde est donc venu nous trouver pour nous demander quel produit nous avions employé.

Nous devons bien reconnaître que nous n’en revenons pas nous-mêmes du résultat et quand on pense que ce produit est si facile à trouver dans le commerce, on se demande pourquoi nous n’y avions pas pensé plutôt ! De surcroît, le mode d’emploi est d’une simplicité redoutable : plus vous frottez et plus cela brille !

Ah oui … le nom du produit. Il s’agit d’une huile un peu spéciale car elle a tendance à se présenter de manière différente suivant son utilisateur ! Cela ressemble à de l’eau, cela a le goût de l’eau douce et cela a la même densité que l’eau, sa formule chimique est H2O. Voilà pour le produit de base.

Vous vous munissez ensuite d’un genre tampon Jex, loque verte ou autre éponge récurante et vous frottez, vous frottez, vous frottez et ensuite, vous frottez, vous frottez et vous frottez encore. Comme vous l’aurez compris le nom du produit miracle est « huile de coude ». Si vous nous aviez vus à l’œuvre, vous auriez cru des galériens en train de briquer un pont avec l’énergie du désespoir à la seule différence que personne ne nous fouettait …nous ne sommes pas sados mais seulement masos: nous sommes pour l’auto-flagellation !

En début d’après-midi, nous étions plus morts que vifs et le travail n’était pas complètement fini mais nous avons déclaré forfait : le soleil tapait trop dur et nous sommes à nouveau sujets aux coups de soleil.

Comme nous avons caréné pour la dernière fois … à « Phuket » (Thaïlande) il y a plus d’un an et demi, notre antifouling est carrément mort. Notre coque n’est donc plus qu’une forêt vierge aux ramifications impressionnantes.

Il nous est donc apparu important de vérifier l’état de l’hélice et les diverses prises d’eau du bateau avant d’oser remettre en route le moteur ou les pompes: une autre partie de plaisir que de se batailler avec une végétation exubérante (de 10 à 100 cm.) dans une eau un peu trouble mais agréablement chaude.

Le soir, j’essayais avec succès, le moteur, le GE, les propulseurs et l’airco. Euh non … l’airco n’a pas voulu démarrer avant que je ne change le boîtier de contrôle principal !!! Le plus incroyable reste que notre génial électricien, Patrick MARIE, nous avait justement envoyé deux panneaux de contrôle qu’il avait retrouvés chez lui !!!! Il ne pouvait pas mieux tomber.

Dans l’ensemble, nous avons retrouvé notre bateau, en bon état (l’intérieur est étonnamment propre) si on excepte que l’un des grands hublots fixes du carré doit être remplacé car de la buée s’est infiltrée entre les deux verres. Un second hublot fixe connaîtra le même problème juste après la sortie de l’eau !

Mercredi 05.

La sortie de l’eau était prévue pour aujourd’hui mais en finale, elle a été postposée à demain car ce mercredi, « Curaçao » connaissait la tenue d’élections territoriales et le chantier fermait à midi pour cette raison. Nous en avons profité pour terminer le nettoyage du teck.

Jeudi 06.

Sortira de l’eau aujourd’hui ou pas ? Ce fut la question du jour jusqu’au moment où « Rocky » est venu nous aider à lâcher les amarres : c’est un peu partout la même chose, c’est toujours un peu le bordel et les informations communiquées sont, par définition, fausses !

Malgré quelques sérieuses appréhensions (nous avions l’impression que le chariot n’allait pas assez loin sur l’arrière du bateau), la sortie de l’eau s’est réalisée avec une extrême douceur grâce à  un système de levage tout-à-fait original mais aussi efficace que bien plus simple qu’avec des sangles !

L’état de la coque ne manquera pas de vous surprendre mais je vous laisse regarder les photos : les endroits « propres » résultent de mon énergique nettoyage de mardi.

Nous faisons désormais partie des « rampants » qui regardent du côté de la mer avec une nostalgie non  contenue. Combien de temps allons-nous devoir rester sur le tarmac, demeure LA grande inconnue … de nature à me plomber sérieusement le moral.

Depuis la chute d’Ann lors de notre carénage en Australie, nous avons opté pour ne pas dormir à bord (en bon chantier hollandais, vous êtes taxés si vous restez vivre à bord …). C’est un peu dommage car pour une fois, je trouve le site bien aéré et plutôt sympathique avec son petit clubhouse !

Nous nous sommes laissés guider par la secrétaire du chantier, qui nous a renseigné un appart hôtel sans la moindre prétention mais propre et accueillant : nous n’en avons de toute façon pas pour des mois … seulement trois à quatre semaines avec un peu de chance !

Vendredi 07.

La nuit fut particulièrement épique car l’airco de notre chambre ne semble jamais vouloir s’arrêter … aussi, avons-nous commencé à avoir froid ! Le lit n’étant muni que d’un drap léger comme couverture, c’était à celui de nous deux qui le tirait le plus à lui ! Aussi, avons-nous conçu l’idée d’apposer un trait sur le drap et sur le lit, censé déterminer le milieu : il suffisait ensuite de faire correspondre les deux traits pour que l’équilibre soit parfait.

En cas de dépassement, un petit coup de sifflet rappelait au fauteur de trouble d’avoir à respecter la part de l’autre. Simple et efficace sur le papier … nous avons passé notre nuit à nous époumoner dans nos sifflets ! Et c’est bien entendu juste au moment où le sommeil vient vous chercher qu’un coup de sifflet retentissant vous rappelait à l’ordre.

Mais tout cela n’aurait encore été rien si à chaque coup de sifflet, les coureurs disputant les 24 heures du Mans sous nos fenêtres, pensant qu’une faute leur était sifflée, ne freinait brutalement dans un crissement horrible de pneus !

Pour la nuit prochaine, nous avons le choix : crever de froid avec l’airco … ou crever de chaud sans airco. Je veux revoir ma Normandiiiiiiiie …

Malgré nos mollets d’airain et nos supers vélos Brompton, nous avons opté pour la location d’une petite  « Kia » qui facilite grandement nos déplacements d’autant que notre appart hôtel n’est pas situé la porte d’à côté. Encore une chance qu’Ann dispose d’un remarquable sens de l’orientation car il est certain qu’avec votre serviteur, nous ferions trois fois le tour de l’île avant d’atteindre notre refuge …

Qu’allons-nous faire de nos journées durant le carénage ? Il y aurait certainement beaucoup à faire à bord mais je n’aime pas bricoler lorsqu’il y a du monde autour de moi et pour le moment, je ne m’en sens pas trop le courage. Bien évidemment, je regrette maintenant de n’avoir pas sorti le bateau de l’eau avant de rentrer en Belgique en sorte que le chantier aurait pu travailler en notre absence ! Mais à refaire … nous reprendrions sans doute la même décision car, par expérience, nous savons mieux que quiconque qu’il vaut mieux être sur place pour vérifier la bonne  exécution des travaux. Ainsi, sans la vigilance d’Ann, le chantier nous mettait un antifouling comportant du cuivre alors que tout le monde sait que cuivre et aluminium ne font pas bon ménage …

Pour passer le temps, nous en avons donc profité pour visiter les trois shipchandlers locaux ainsi que « Spanish Water » si cher à nos cœurs. Même si nous en étions déjà informés, notre splendide plan d’eau s’est révélé plutôt désert, contrastant terriblement avec l’année où nous y avions passé plusieurs mois en compagnie de nombreux autres bateaux dont beaucoup de Français.

Autre déception de taille, le boui-boui où se tenait tous les vendredis soir, un « happy hour » très apprécié des plaisanciers, a totalement disparu !! Le boui-boui d’à côté (plus petit et beaucoup moins attractif) est toujours à sa place mais il était fermé !

Par le passé, les plaisanciers profitaient de constructions et d’aménagements en cours pour squatter agréablement les lieux … au grand dam des pêcheurs locaux qui nous toléraient du bout des doigts ! Il est à craindre qu’en la configuration actuelle, le plaisancier ne trouve plus sa place comme par le passé ce qui pourrait expliquer en partie, la désaffectation des lieux : nous y verrons sans doute plus clair une fois sur place avec le bateau.

Rentrés au chantier, nous nous faisions accueillir fraîchement par « D’Jack » en raison de notre retard de 10’ sur notre rendez-vous de 13 heures ! Le plus amusant c’est que le matin même, nous nous sommes dépêchés pour être à l’heure à notre rendez-vous de 8 heures auquel il n’est pas venu en raison d’une « urgence » sur un autre bateau … navré d’avoir à le dire mais c’est assez typique du grand sans gêne de beaucoup de Hollandais : « ne me faites pas ce que je me permets avec vous », est la meilleure traduction de ce sans gêne !

Alors que nous étions certains que les travaux ne commenceraient pas avant mardi (lundi est jour férié … fête nationale), un ouvrier du chantier avait attaqué le nettoyage et le polish de la coque tandis que l’ouvrier de « D’Jack » s’attaquait à notre arbre d’hélice !!!

En fin d’après-midi, tous les plaisanciers du chantier se rassemblaient sous la petite cahutte construite à cet effet pour un « happy hour » doublé d’un barbecue organisé par le chantier ! Il s’agit d’une excellente idée que d’autres chantiers feraient bien de reprendre à leur compte.

Samedi 08.

Si la nuit fut beaucoup plus passable que la précédente (j’avais pris toutes mes précautions contre le froid en m’habillant comme si je partais skier), nous avons malgré tout connu l’émotion de notre vie !

Nous étions tous les deux tombés dans un sommeil profond lorsque nous avons entendu tambouriner violemment à la porte de notre chambre qui donne par un escalier, directement sur l’extérieur : bom, bom, bom, bom … « Police, au nom de la loi, ouvrez cette porte immédiatement ou nous la défonçons ! »

Le bond que nous avons fait dans notre lit, je ne vous raconte pas !!

Celui-ci nous fut sans doute salutaire car reprenant nos esprits, nous avons réfléchi :

  1. Ce n’est pas une heure légale pour une visite domiciliaire,
  2. S’ils ont pu ouvrir la grille d’en bas, ils doivent posséder un double de la porte de notre appartement,
  3. L’injonction a été donnée en français et personne ne parle cette langue sur l’île,
  4. Nous avons bien entendu « bom,bom, bom,bom » … et non, « boum, boum boum, boum »,
  5. « bom,bom,bom,bom » ressemble beaucoup à la pétarade à laquelle nous devrions maintenant être habitués vu que chaque nuit c’est la même chose : en face de l’appart hôtel, il y a un club de moto « Harley Davidson » et tous ont un problème avec leur pot d’échappement …

En conséquence, nous avons crié fortement : « repassez demain, nous sommes occupés pour le moment » … et seul, l’écho nous répondit.

Comme attirés par un aimant, nous nous sommes rendus une nouvelle fois, jusque « Spanish Water » où nous avons fait trempette. Bien évidemment, cela n’est pas du tout la même chose « avec » ou « sans » bateau …

Ensuite, nous sommes partis pour le centre-ville, sur la rive gauche, où nous avons été très agréablement déjeunés en bord de mer. Nous pensions déjà aller au restaurant la veille au soir mais une fois arrivés à l’appartement, nous n’avons plus trouvé le courage de ressortir.

Comment Ann s’y retrouve dans toutes ces rues, est extraordinaire d’autant que la circulation est par endroits, assez dense voire carrément cauchemardesque ! Devant notre appartement passe une simple route à deux bandes mais pour s’insérer dans la circulation, il faut souvent beaucoup de patience et d’adresse ! C’est pire qu’une autoroute !!!

Dimanche 09.

Depuis notre première nuit un peu chaotique, nous avons trouvé nos marques et en plaçant la température de l’airco à 27°, je peux, sans aide extérieure, casser chaque matin, mon sarcophage de glace.

Du côté bruit, si nous n’entendons pas les ébats de nos voisins, nous avons toujours l’impression d’être aux premières loges d’un championnat de Formule 1. L’isolation phonique de notre grande baie vitrée, est totalement inexistante ! Il est certain que nous aurions pu nous payer beaucoup mieux et peut-être déménagerons-nous la semaine prochaine, mais nous payons quand même 534 $ US/semaine !

Histoire de ne pas rester claquemurer entre nos trois murs, nous avons décidé de visiter la côte « sauvage » située de l’autre côté de l’île. Retenez-en la leçon : cela n’en vaut réellement pas la peine ! C’est « sauvage », aride, inhospitalier et désert à l’exception de quelques locaux dont on se demande ce qu’ils peuvent bien faire là. Sur l’île de « Curaçao », on ne trouve essentiellement que cactus et épineux.

Pour agrémenter notre week-end, nous avons donc flâné dans les innombrables allées baignées de fraîcheur du … « Brico » local !

Lundi 10.

Jour férié … fête nationale (nous connaissons cela … nous pourrions établir un calendrier de tous les jours fériés des pays par lesquels nous sommes passés !).

Nous avons tué le temps comme nous le pouvions …

Mardi 11.

Notre bateau est bichonné comme jamais il ne l’a été (l’homme au polish fait des miracles : on croirait sans problème que la coque a été repeinte ! Le seul hic c’est qu’à ce rythme là, il en a pour un mois de travail)… ce qui augure une facture finale à m’en donner déjà la migraine. Mais bon, nous devons bien cela  à notre bateau en l’attente d’une nouvelle peinture autrement plus onéreuse …

Mercredi  12.

Les travaux se poursuivent mais ce qui nous inquiète c’est l’ordre dans lequel ils sont exécutés au niveau de la coque ! C’est un peu spécial mais en finale, cela a quand même l’air de le faire … sauf en ce qui concerne les petites réparations de peinture que nous avons demandées et qui resteront vraisemblablement un vain souhait de notre part ! Si la plupart des chantiers vous trouvent des travaux auxquels vous n’aviez pas pensés … à « Curaçao Marine », le chantier a tendance à se limiter au strict minimum !!!

Toute autre tendance chez « MRC » : vous mentionnez un joint qui fuite et de suite, votre moteur se retrouve en pièces détachées !!

En ce qui concerne le chuintement horripilant de l’arbre d’hélice lorsqu’il tourne au ralenti (premier chuintement lorsque nous avons franchi le canal de Panama …), nous avons souscrit à la dépose/repose  de l’arbre d’hélice, au remplacement des bagues hydrolubes et du joint tournant PSS (ou presse-étoupe). Comme nous n’avons jamais cerné la cause précise de notre chuintement, nous ne sommes pas convaincus d’avoir résolu notre problème !

A 14 heures, nous avons eu la visite du technicien chargé du remplacement de nos grands hublots de carré … quand ils voudront bien arriver des Pays-Bas. D’ores et déjà, il nous a informés qu’il n’était pas « bon marché » … au moins les choses sont claires !

Jeudi 13.

Les jours passent et le travail avance lentement, tranquillement, doucerettement, à petits pas comptés. J’essaie chaque jour de me convaincre qu’inexorablement, un jour ou l’autre, le bateau retournera à l’eau mais Dieu que c’est interminable !

Comme une consolation peut-être, un Dufour 45 allemand a été sorti de l’eau ce matin, la coque fraîchement carénée : la quille bat la breloque !!! Comme quoi il y a toujours beaucoup plus malheureux que vous.

Le plus amusant est qu’un ami doit arriver pour s’occuper de la garde du bateau pendant leur séjour en Allemagne sauf qu’en principe, il était prévu que le bateau soit à l’ancre à « Spanish water » … il y en a un qui va avoir droit à une drôle de déconvenue !

Nous avons changé radicalement de crémerie en nous installant assez près du centre ville et en bordure de mer ! C’est assez spécial car il s’agit d’anciennes petites maisons basses (max. un étage) qui ont été restaurées avec beaucoup de goût et de couleur. L’ensemble forme un îlot (le « quartier latin » de « Curaçao ») où serpentent des venelles amusantes.

Nous sommes logés au 1er étage avec vue directe sur la mer mais malheureusement, à l’époque, les grandes baies vitrées ne se concevaient pas. Si c’est donc super mignon, la luminosité naturelle fait d’autant plus défaut que les ouvertures ne sont équipées que de persiennes sans vitres ! Lorsque les volets sont fermés, la chaleur extérieure rentre plus difficilement … mais également la lumière !

Vendredi 14.

Bien qu’il fasse en permanence très chaud et très lourd, le ciel est bien souvent nuageux … surtout en début de journée. Nous avons connu des météos nettement plus agréables en bien des endroits du globe mais dans les Antilles, c’est toujours un peu comme cela. Il faut le savoir.

Nous avons profité de la journée pour faire quelques courses comme une nouvelle batterie pour le GE … ce sera la numéro 4 ! Il faut aussi tout dire …nous avons dû changer la première, aux « Tonga » (Pacifique) par ce que nous avons trouvé sur place. A « Maurice » (Océan indien) par ce que nous avons trouvé sur place et ce n’est que maintenant que nous pouvons la remplacer par une batterie gel « Optima » comme celle d’origine. Espérons qu’elle tiendra plus longtemps …

Nous nous sommes également fendus pour acheter du « Prospeed » … l’antifouling miracle pour les hélices. Si vous ne me croyez pas, il vous faudra aller regarder les photos de la sortie de l’eau du bateau à « Phuket » (Thaïlande) ! Nous serions bien tentés d’en badigeonner toute la coque mais à 250 € hors taxes les 200 ml. …

Notre seconde expérience avec ce produit miracle, fut très éloignée de nos légitimes espérances mais nous suspectons notre peintre thaï de ne pas avoir scrupuleusement respecté les conditions d’application. En le cas contraire, ce sera notre dernier essai.

Samedi 15.

Journée bricolage avec le remplacement de la vanne du GE et le graissage de notre hélice MaxProp.

A force d’y être contraint, on finit par s’habituer à l’endroit, à avoir ses repaires et soyons francs … à aimer la ville que l’on découvre sur un nouvel angle bien différent de celui du touriste d’un jour ! Ce soir, nous avons été dîner au « 27 » (le resto-bar branché du coin) et nous nous sommes attardés pour écouter le groupe local qui devait s’y produire.

Nous y avons très bien mangé et la musique était excellente … jusqu’à ce que le groupe se produise : indigeste tout simplement ! Normalement, le groupe commençait sa prestation à 22 heures mais comme de bien entendu, ils n’ont démarré qu’à 22.40 heures histoire sans doute de « chauffer la salle » (ce qui me tape sur les nerfs au plus haut point) et aussi incroyable que cela puisse paraître, le monde a réellement afflué pour les écouter ! Décidément, les goûts et les couleurs ne se discutent pas.

Dimanche 16.

 Nouvelle journée de bricolage avec le remplacement de la batterie du GE, le remplacement de notre balise EPIRB « Kannad » et la réparation de notre compteur de chaîne « Lewmar ». Bon, je crois qu’il est temps que je me mette au lit là.

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.


Responses

  1. Bonjour, c’est toujours avec plaisir de vous retrouver ainsi que vos péripéties. Toujours très drôles de suivre vos galères sans les vivres. Il faut aussi reconnaître que l’on ne vit pas non plus tous les bons moments. Avez vous compté votre budget annuel de maintenance? Ça aussi je suis content 😌 de ne pas avoir à le vivre. Bon quel est votre programme pour les prochains mois pour nous faire un peu rêver, vous qui devez supporter ces chaleurs quand nous nous mettons en marche les chaudières? Au plaisir de vous suivre. Emmanuel

    Envoyé de mon iPad

    >

    • Bonjour Emmanuel,

      Toujours aussi agréable de pouvoir te compter parmi les plus fidèles de notre blog. Nous ne connaissons pas le coût annuel de la maintenance de « S.A.S³ » car cela gâcherait certainement tout notre plaisir si nous venions à le calculer. Quant à notre programme, nous devons encore l’établir mais nous resterons sur les Petites Antilles. Amitiés.

  2. Chers Stéphane et Ann, Quel plaisir de vous lire à nouveau!  Cela me manquait. J’adore vous lire , vous avez une telle bonne plume et de l’humour et avec les bonnes descriptions c’est comme si j’y étais!!J’imprime votre blog pour le faire lire à maman, elle adore aussi et vous remet son bonjour.

    Je serai à nouveau en Martinique cet hiver. J’y arrive le 29 novembre. Si vous êtes encore à Curaçao ou sur une autre île et que cela vous dit de faire une virée au Marin en Martinique, ce serait génial. Ainsi on pourrait se voir! Je vous embrasse et bonne chance avec les réparations.Votre cousine germaine, Izabel


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :