Publié par : Ann & Stéphane | 3 juillet 2016

Quelques réflexions après notre tour du monde.

Tout d’abord, précisons que pour nous, ce « tour du monde » a réellement débuté lorsque nous avons quitté le chantier Garcia de Caen (F) après le baptême du bateau à Breskens (NL). Nous étions en octobre 2010 !

  1. Fallait-il se lancer dans un tour du monde pour que notre bonheur soit parfait ?

Si je suis convaincu que pour Ann, cette grande aventure n’était nullement indispensable à son épanouissement, en ce qui concerne votre serviteur, je considère – a posteriori – qu’il s’agissait d’un « incontournable » même si  je suis le plus critique et le plus acerbe quant à ce « tour du monde » !

Pourquoi « incontournable » ?

Au départ, bêtement parce que j’estimais que je le devais à notre voilier, au chantier Garcia et à notre architecte : on n’achète pas une Ferrari pour aller chercher son pain, au bout de la rue.

A l’arrivée, parce qu’il s’agit d’une expérience unique en son genre qu’il vaut mieux réaliser quand on en a encore les capacités physiques.

Et pourtant, j’étais profondément sincère lorsque j’affirmais lors du baptême du bateau, qu’un « tour du monde » n’était pas un objectif en soi mais bien plutôt une possibilité parmi tant d’autres. Et rien n’a changé par la suite au point que j’ai toujours pensé que ce « tour du monde » a été la résultante d’un enchaînement  d’événements absolument non prémédités !

Avec amusement, il m’arrive de regarder en arrière et de sourire à l’idée que quand j’étais jeune, une traversée de l’Atlantique était mon Graal ! Depuis lors, nous avons réalisé quatre traversées océaniques : Atlantique nord, Pacifique sud, Indien, Atlantique sud.

  1. Le paradis existe-t-il sur terre?

Le « paradis » ? Il faut déjà le définir et comment y arriver dès lors que le « paradis » pour les uns, peut se révéler  un « enfer » pour les autres !! Que le « paradis » d’un jour est bien souvent un « enfer » le lendemain simplement parce que les conditions, météos en autres, ont changé. Que le « paradis » peut lasser comme toute autre chose.

Le « paradis » … le vrai … c’est celui que vous vous créez peu importe l’endroit où vous vous trouvez. Inutile donc, de courir par delà le monde alors que votre « paradis » est bien souvent sous vos yeux !

« Oui mais vous avez quand même vu de merveilleux endroits ». Encore heureux, aurais je envie de répondre avec sarcasme ! Effectivement, nous avons visité des endroits extraordinaires, rencontré des gens formidables, vécu des aventures inoubliables et notre vue du monde en a été profondément modifiée. Mais tout cela a un coût et pas seulement financier : j’y reviendrai plus loin.

Il serait trop long de vouloir établir une liste exhaustive des endroits qui nous ont émerveillés : chaque région a son charme et mérite que l’on s’y arrête. Par contre, il n’y a qu’un seul endroit où nous nous verrions bien finir nos vieux jours si ce n’était si loin … l’Australie ! Nous avons été complètement bouleversés par ce pays, par cette population accueillante et compréhensive, par ces paysages extraordinaires. Et pourtant, l’Australie ne fait pas l’unanimité et parmi les plaisanciers, ils sont plus nombreux  à avoir détesté !

Maintenant je vous déconseille vivement d’aller en Australie pour un refeet de votre bateau et encore plus, s’il s’agit d’un bateau en aluminium : ils n’y connaissent rien en bateaux à partir d’une certaine taille. Choisissez par priorité, la Nouvelle-Zélande.

  1. Un « bateau de voyage » est-il nécessaire pour faire un « tour du monde »?

Sans le moindre conteste, je vous conseille d’acquérir un « bateau de voyage » car ils ont été pensés et construits en cette optique. Evidemment, leur prix  est très nettement supérieur à un « bateau de plaisance ».

L’acquisition d’un « bateau de plaisance » est donc une erreur et plus encore, s’il s’agit d’un bateau de plaisance « grande série ». Quoi qu’en disent en effet, les chantiers concernés … ces bateaux n’ont pas été pensés et encore moins construits pour une utilisation intensive et  pour des mers dures.

Bien évidemment, tout le monde n’ayant pas les moyens de s’acheter un « bateau de voyage », les océans (et les fonds marins) sont peuplés de « bateaux de plaisance » ! Ils ne terminent pas tous en épave et certains s’en sortent même très bien mais si réaliser un « tour du monde » ne consiste pas pour vous, seulement à survivre à l’aventure, ne vous lancez pas sans vous en donnez les moyens et pour commencer, achetez  un  bateau construit en cette optique.

  1. Quel type de bateau choisir?

Personnellement, nous avons opté pour un voilier, en aluminium, avec quille fixe et tirant d’eau de 2.5 mètres. Jamais, au grand jamais, nous n’avons regretté ce choix même lorsque notre tirant d’eau ne nous permettait pas d’accéder à certains mouillages ou marinas ! Le monde est vaste et vos choix de mouillages ou de marinas seront naturellement orientés selon les caractéristiques de votre bateau : pas de souci de ce côté-là.

Le seul et unique endroit où nous avons pesté sur la grandeur de notre bateau est Bonaire (Antilles néerlandaises) où nous sommes contraints à la marina alors que nous n’aimons que le mouillage !

Chaque type de bateau a ses avantages et ses inconvénients. Il appartient à chacun de faire son choix selon ses propres critères de navigation. Nous ne disposons pas d’une expérience suffisante du dériveur, du catamaran, du biquille ou du bateau à moteur pour conseiller dans un sens ou dans un autre.

  1. Quel budget prévoir pour un tour du monde?

Plus votre budget sera confortable et surtout é-l-a-s-t-i-q-u-e  et mieux vous vous porterez. Maintenant si vous partez avec un budget étriqué, vous risquez grandement d’aller grossir le nombre impressionnant de SDF des mers que l’on rencontre un peu partout sur le parcours.

Ils n’ont pas choisi ce mode de vie mais le mauvais sort s’est acharné sur eux et ils ne font plus que survivre là où ils ont échoués : rentrer au pays leur est le plus souvent impossible par manque d’argent ou plus simplement parce qu’ils n’ont rien laissé derrière eux !

« Je compte travailler durant mon tour du monde pour alimenter ma caisse de bord ». Ce n’est pas inenvisageable mais c’est  très loin d’être évident : vous n’êtes attendu nulle part,  le chômage fait rage partout et des milliers de jeunes de toutes les nationalités, occupent tous les petits boulots ou les boulots saisonniers ! Seuls, les Français ont un petit avantage avec leurs DOM-TOM.

Evidemment, tout est une question de confort et de convenances personnelles : vous pouvez opter pour une vie à la « Moitessier » et vivre d’amour et d’eau fraîche. Mais il est depuis longtemps passé l’époque où le navigateur était accueilli avec des fleurs et des fruits, à chacune de ses escales. A l’heure d’aujourd’hui, il n’est plus question que de droits, de taxes, de redevances, d’autorisations, de visa et de permis.

Ayez toujours à l’esprit que le « plaisancier » est perçu partout dans le monde, comme le « pigeon » à plumer sans le moindre état d’âme … et cela, quelle que soit la taille de votre bateau: pas de pitié pour ceux qui pensent pouvoir ne pas travailler et vivre sur l’eau.  Plus l’endroit sera touristique et plus vous serez plumé sans vergogne.

  1. Quelle langue dois-je parler?

L’anglais est très certainement la langue véhiculaire la plus adaptée mais au Brésil, par exemple, si vous ne parlez pas le portugais mieux avoir un traducteur avec soi !

Pour l’Amérique du Sud, l’espagnol est un sérieux atout.

Oui mais le français ??? Dans les DOM-TOM, vous aurez l’occasion de vous exprimer avec aisance mais un anglophone ne rencontrera pas pour autant de difficultés particulières que cela en est énervant ! Que voulez-vous … si les anglophones ne voient aucun intérêt à apprendre le français, les francophones ont compris qu’il n’y avait pas d’autre alternative à l’anglais.

Perso, je ne me débrouille qu’en français. Je parle un peu le néerlandais mais je ne le comprends pas en retour : par bonheur, je comprends quand même ce que je dis. Quant à mon anglais, il me vient de l’école où il n’était enseigné que comme troisième langue et encore, pour ce que j’en ai retenu !

Au début de notre tour du monde, j’avais trouvé la parade : dès qu’on m’adressait la parole en anglais, je répondais : « wait … my wife … Aaaaaaaaaaaaaann » ! C’est en Australie que je me suis trouvé coincé : comment faire pour ne pas répondre à des Australiens qui comprenant vos difficultés, vous adressent la parole dans un anglais le plus compréhensible possible pour vous. Ils sont trop adorables.

Ann est beaucoup plus douée pour les langues que moi et ses progrès en anglais, sont considérables. Mais quand elle ne parvient pas à s’expliquer … c’est moi qui prends le relais !!!! Je dois avoir des ascendants italiens car je parle beaucoup avec les mains, par mimiques et par gestes. Tout est bon pour me faire comprendre même si je dois faire le pitre. En plongée, je n’ai jamais la moindre difficulté à me faire comprendre de ma palanquée …

  1. Temps à prévoir pour un « tour du monde » ?

Beaucoup partent et n’en reviennent jamais : la majorité s’installe en Polynésie française. Le SE asiatique a également la cote.

A l’autre extrémité, l’A.R.C. organise un tour du monde en 15 mois : nous les avons rencontrés à « Cape Town ». De manière assez surprenante, ils sont plus nombreux que l’on pourrait penser, ces fondus de la course contre la montre !

Pour le reste, tout est question de moyens et de convenances : 4 à 5 ans est une bonne moyenne.

  1. Faut-il avoir un ou plusieurs équipiers à bord ?

On voit de tout en la matière. Le plus souvent, il est fait appel à des équipiers lors de traversées jugées plus difficiles. Tout dépend de l’équipage de base du bateau mais dans la très grande majorité de cas, il s’agit de couples seuls. On voit également quelques solitaires mais toujours des hommes !

Après notre traversée de l’Atlantique nord, nous n’avons toujours été qu’à deux à bord sauf sur de très courts trajets lorsque les enfants étaient à bord. Nous n’avons jamais ressenti le besoin ou même l’utilité de faire appel à un équipier extérieur … que du contraire!

  1. Est-il possible de faire un tour du monde, avec un chien ?

La réponse est affirmative si j’en crois les bateaux que nous avons rencontrés : « Taha Tiva » – « Papillon » ou encore, « Buena Vista » et «Graffiti ». Toutefois, c’est quand même bigrement se compliquer la vie et je ne voudrais pas faire subir cela à mon chien car il ne faut pas se leurrer : ces pauvres bêtes sont littéralement prisonnières du bateau et qu’en faire lors des retours au pays …

  1. Plongée en « tour-du monde »?

La plongée n’est pas inconciliable avec le bateau mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, il s’agit de deux mondes qui ne se conjuguent pas toujours de manière heureuse !

Etre plongeur quand on est propriétaire d’un bateau est très utile mais pas incontournable d’autant que sans être plongeur, on peut quand même être capable d’aller jeter un œil à son hélice ou à son ancre.

Si nous avons mis un point d’honneur à plonger partout on est passé, nous n’avons pas eu l’occasion de plonger comme nous l’aurions souhaité !! En cause ? La quasi obligation de passer par un club de plongée local qui pratique tous, des prix exorbitants et dispose de peu de sites de plongée : pourquoi se fatiguer à découvrir de nouveaux sites puisque la clientèle est essentiellement débutante et de passage.

Pourquoi ne pas plonger en toute autonomie ? Nous avons rencontré des plaisanciers/plongeurs beaucoup plus casse-cous que nous mais  pour nous, « plonger » ne signifie pas seulement mettre la tête sous l’eau … encore faut-il que l’endroit en vaille la peine. Cela implique une connaissance des spots de plongée qui  sont de surcroît, trop souvent assez éloignés du mouillage ou de la marina que pour s’y rendre avec notre annexe.

Nous sommes également prudents et le recours à un club de plongée local nous assure cette sécurité d’autant qu’il n’est pas toujours possible de jeter l’ancre et d’avoir un copain qui assure la sécurité en surface notamment lorsque le courant vous empêche de revenir à votre annexe …

« Bonaire » est l’exception parmi les exceptions : nous y plongeons en totale autonomie. Il ne s’agit pas du seul endroit où nous avons plongé en toute autonomie mais ceux-ci restent malgré tout fort confidentiel … alors qu’à « Bonaire », tout est organisé pour encourager la plongée en toute autonomie !

  1. Piraterie – vol – arme à bord.

Au cours de ce tour du monde, nous n’avons pas eu à subir d’attaque de pirates ou de vol ce qui ne signifie pas pour autant qu’il ne faut pas continuellement s’en inquiéter comme partout ailleurs : on n’est  à l’abri nulle part et des règles élémentaires de prudence s’imposent.

Si nous avons pu éviter les pirates de tous poils, nous le devons sans doute au fait que nous avons systématiquement évité les zones à risque et que nous avons toujours préféré naviguer loin des côtes. Ceci étant dit, ce n’est que depuis que nous sommes revenus dans les Antilles que le phénomène nous préoccupe autant ! Il suffit de lire les zones d’exclusion de notre couverture d’assurance pour s’en persuader : Venezuela, Colombie, Jamaïque, République dominicaine et Haïti !

A cela, on pourrait ajouter que le sud de Sainte Lucie, Saint Vincent et les Grenadines proches de Saint Vincent ne sont pas particulièrement « save » de même que Tobago ou l’approche de Trinidad … cela fait quand même énormément !!

Le vol de moteur d’annexe reste un sport national en de trop nombreuses régions. Il est donc vivement conseillé de ne pas laisser son annexe à l’eau durant la nuit et cela, même si elle est attachée au bateau par un câble ! Il n’y a pas que le moteur qui intéresse les voleurs mais aussi la nourrice et la batterie …

Nous n’avons jamais eu d’arme à bord et cela ne nous a jamais manqué. Certes, la présence d’une arme à bord peut réconforter mais il est parfois difficile de faire la distinction entre « autorités » et « autorités ripoux » …

En tout état de cause, partout où vous irez, il vous sera demandé si vous avez une arme et le cas échéant, vous devrez la remettre aux autorités. « Ok mais on peut la cacher ». Au Timor, un plaisancier allemand a affirmé ne pas posséder d’arme sauf que les autorités sont tombées dessus en fouillant le bateau … cela a failli mal tourner pour lui et après cela, il a dû quitter  l’Indonésie.

  1. Comment faire la nuit ?

En le cadre de grandes traversées, il n’y a aucun problème : l’équipage dort pour autant qu’au moins une personne ne dorme que d’une oreille ! A part des cargos qui veillent généralement pour deux … il n’y a pas âme qui vive !

Il est tout de même utile de mettre en œuvre toutes les alarmes dont dispose le bateau : radar, AIS, Active Echo, VHF allumée sur le canal 16 … sans oublier les feux de navigation !

Le seul vrai danger provient des bateaux de pêche illuminés comme des sapins de Noël mais dont la route reste très aléatoire voire totalement imprévisible.

Plus on se rapproche des côtes et plus les dangers sont multiples : casiers, bouées, filets, pêchous sans le moindre feu de navigation ou avec un feu scintillant de toutes les couleurs ne donnant aucune indication utile quant à sa marche. En ces conditions, une veille sérieuse est nécessaire : il nous est arrivé d’avoir à veiller chacun sur un bord et de passer une totale nuit blanche !

  1. Le pire dans un tour du monde !

Ce qu’il y a de pire dans un tour du monde et dont on ne parle pas assez, c’est … le stress, un stress permanent qui pour certains, peut se révéler à ce point insupportable, que jamais ils ne terminent l’aventure !

Le stress ?? En fait, tout donne matière au stress : la météo en premier, qui se montre très capricieuse et toujours différente de celle que l’on attendait mais aussi l’appréhension de l’inconnu. On se sait jamais ce que l’on va rencontrer, ce que l’on va découvrir, si on va arriver de jour  à destination, la  qualité du mouillage où l’on se propose de jeter l’ancre, comment on va se comporter face à telle ou telle situation, si le matériel ne va pas casser juste au moment où il ne faut pas etc.

Ce stress au lieu de s’atténuer avec les milles parcourus, va en constante augmentation car on se rend de plus en plus compte d’une certaine réalité : on sait maintenant ce que signifie une ancre qui dérape, un moteur qui tombe en panne, avoir trop ou pas assez de profondeur sous la quille, les éléments naturels qui se déchaînent, le froid, le chaud, la pluie, le mal de mer, l’inconfort d’un mouillage, une nuit blanche, la peur, l’angoisse etc.

Les périodes de « non stress » sont toujours trop courtes et plus elles sont longues et pire sera le redémarrage par la suite ! On en vient par ne plus souhaiter qu’une seule chose : que tout cela s’arrête une bonne fois pour toutes !

  1. Passage par la Mer Rouge.

Cela fait maintenant depuis tellement d’années que tout le monde espère un rétablissement du passage par la Mer Rouge que plus personne ne pourrait déterminer quand tout cela a commencé !!

Perso, je ne crois pas que notre génération verra la situation redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être à savoir un passage libre et sûr pour tous les bateaux : il y a trop d’intérêts financiers en jeu, trop de personnes ou d’Etats qui trouvent un avantage au maintien de la situation telle qu’elle est. C’est affligeant mais ce n’est certainement pas les petits plaisanciers que nous sommes, qui pourront modifier la donne.

Le passage est-il impossible ? Non … nous connaissons au moins deux voiliers qui ont franchi le passage sans avoir été inquiétés mais non sans avoir sérieusement serré les fesses ! Je ne conseillerais à personne de prendre de tels risques insensés.

  1. Quelle autre alternative à la Mer Rouge?

En fait, il y en a plusieurs mais aucune n’est très agréable !

La plus longue, la plus stressante et d’une manière générale, la plus « tout » : traverser l’Indien par le Nord ou par le Sud, passer le Cap de Bonne Espérance et remonter l’Atlantique sud. Par dépit, c’est la route aujourd’hui empruntée par la majorité des « circumnavigateurs ».

La plus onéreuse mais aussi la plus rapide et la plus sûre : mettre le bateau sur un cargo au départ de « Phuket » (Thaïlande) pour « Marmaris » (Turquie). Très peu de plaisanciers ont recours à cette alternative en raison de son coût très élevé mais nous connaissons au moins, un bateau-ami qui l’a fait.

La plus définitive : rester sur place. Si ce n’est pas l’apanage de tout le monde, ce sont essentiellement des Français ou alors, des « locaux » comme les Australiens, Néo-zélandais, Japonais  ou encore, Américains.

La plus radicale : vendre le bateau sur place. Plus de cas que vous ne pouvez l’imaginer …

La plus invraisemblable et la plus inconfortable: retourner sur ses pas … Si, si, il y a des fous pour le faire !

  1. Remerciements.

L’occasion est trop belle pour adresser nos remerciements au chantier Garcia et plus spécifiquement, à Antonio Costa qui a toujours été « l’ami fidèle » au cours de toutes ses années : sans eux tous, nous n’aurions jamais connu d’aussi grands bonheurs en de telles conditions de confort et de sécurité.

Comment ne pas citer l’architecte de « S.A.S.³ » : Vincent Lebailly que nous vénérons chaque jour, davantage.

Mais il y a quelques autres qui méritent tout autant nos remerciements comme Patrick Marie, le génial électricien du bateau, Maxence de la société Tenderlift (hydraulique) qui nous a sorti plus d’une fois avec beaucoup de gentillesse, de situations délicates , Frédéric Bonneau de Webasto France pour son incroyable compétence, Jean-Marc Gosselin de Mastervolt France pour son côté commercial … sans oublier  l’incontournable Gonzague Delemazure qui nous a tellement aidés lors de la faillite du chantier.

Toute l’électronique du bateau ayant été conçue et réalisée par la sa. Pochon de La Rochelle, nous avons dû en de nombreuses occasions, faire appel à leurs services et à leurs compétences.

Mais partir est une chose … avoir quelqu’un de toute confiance, qui reste au pays pour sauvegarder vos intérêts et assurer votre logistique est une autre chose. Nous avons eu ce bonheur incommensurable en la personne de notre fille Marie-Charlotte qui jamais ne défaillit malgré la tonne de devoirs que nous lui demandions.  Sans elle, ce tour du monde n’aurait pas été gérable.

Et puis, il y a vous tous qui nous avez soutenus par vos marques d’amitié ou de sympathie.

 

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Responses

  1. Chers Ann et Stéphane,
    Un seul mot s’impose après cette aventure : BRAVO
    Bravo de l’avoir imaginée, construite, osée, enfin réalisée et menée à bien jusqu’à son terme. Enfin, si je comprends bien qu’elle est terminée.
    Bien sur vous aviez l’outil pour le faire : ce magnifique Garcia que vous avez pensé pour être votre compagnon pendant ce voyage
    Mais combien de superbes unités tirent sur leurs amarres en attendant le Grand Départ qui ne vient jamais !
    Vous l’avez fait à vous deux : chapeau bas.
    Beaucoup trop de vies de passent dans avoir voulu ou ou réaliser une grande chose : j’envie ce sentiment que vous ressentez regardant en arrière en vous disant « on l’a fait « .
    Je vous souhaite un bon retour dans le monde banal des terriens normalisés.
    Bien amicalement
    Philippe

  2. Bravo Stéphane pour la régularité digne d’un métronome avec laquelle tu nous as raconté votre aventure.

    Bravo pour ce « dernier » rapport qui reflète bien ton état d’esprit et ton sens aigu de la vérité. Etre vrai fut d’ailleurs ce qui, à mon sens, constitua le fil conducteur de ton propos. Taire ce qui pouvait vous dévaloriser n’a jamais été ton intention. Au contraire, au risque de faire passer votre histoire comme l »‘itinéraire d’un enfant gâté », tu as couché sur le papier TOUS tes états d’âmes même lorsque ceux-ci étaient loin de t’encenser, loin de vous valoriser, loin de vous positionner en héros, ce que d’aucuns ont plutôt tendance à faire notamment à travers leurs récits ponctués de cocoricos et diffusés tous azimuts via les réseaux sociaux !

    Bref, si certains de tes « papiers » ont quelque peu péché par leurs longueurs, il nous ont permis de vous suivre, vous que nous avons quittés il y a deux ans pour tracer notre route.

    Cette route, bien différente de la vôtre, n’en est pas moins passionnante et riche d’impressions. Qui sait, dans un avenir proche, elle pourrait peut-être encore nous offrir, au détour d’un cap, le plaisir de revoir SAScube à l’ancre semblant nous attendre pour l’apéritif !

    Continue à nous écrire entre les lignes combien ton Ann est chère à tes yeux et combien sans elle, ce « tour » n’aurait peut-être pas pu se réaliser…

  3. Bonjour et encore bravo pour cette lecture toujours aussi sympa simple et sincère. C’est d’autant plus sympa que cela me rappelle des souvenirs aux mêmes passages il y a 2/3 ans( Bonaire, Cape Town…) Es ce la fin de votre périple? Vous ne continuez pas vers Cartagena, Panama… C’est tellement bien qu’il faut le faire et le refaire. Bon vent et au plaisir de vous suivre et vous poursuivre. Emmanuel

    Envoyé de mon iPad

    >

  4. J’avais ce même projet de naviguer et faire mon tour du monde.Mais la maladie m’a rattrapé….. Vendu mon VULCAIN et envolés se sont mes rêves. Heureusement qu’il y a eu l’odyssée de Stéphane et Anne que j’ai pu suivre étape par étape. Magnifique, j’ai voyagé par procuration et cela a mis un peu de baume au cœur. Merci

  5. Bonjour Ann et Stéphan……
    J’ai suivi SAS depuis le début…au départ pour le bateau …ensuite pour les escales et puis pour ce trés bel  » Itinéraire de 2 enfants gatés  » mais sympatiques….
    Merci de nous avoir fait réver avec vous…..A quand le prochain départ…?

  6. chers SAS, chers Ann et Stéphan,
    en deux mots: merci et félicitations.
    Un immense MERCI pour ce reportage régulier (parfois un peu long) de vos aventures et états d’âmes, franc et clair, sans concessions (en skipper, en couple, le stress, l’état du bateau, la météo, les tracasseries administratives,…). Vous nous avez permis de vous suivre et de vivre, de partager depuis la terre votre réalité à vous.
    Félicitations aussi, car le TDM n’est pas accessible à tout le monde, et les conseils que vous prodiguez ici seront bien utiles à de nombreux candidats. Ce n’est pas rien de traverser un Ocean. Alors quatre… Et de tenir bon jusqu’à l’autre côté. Et de tenir à deux jusqu’au bout ! Parce que là aussi, ne sont pas légions les ménages qui résistent à l’aventure car, comme dans la houle, il y a les haut et les bas.
    La mer… un espace de rigueur et de liberté…
    Un énorme « chapeau bas » à nos Tourdumondistes.
    You’ve done it !
    Fair winds

    Bernard

    • Mille excuses pour la longueur de certains de mes « reportages » mais j’aime tellement écrire … surtout quand il y a quelque chose à réellement faire partager.

      • bravo,Stéphane on voit bien quand écrire devient une corvée ton style s’en ressent, la tout va bien, merci encore, est ce la fin des aventures? bien sûr que non , juste une pause , il y en a qui repartent, l’envie que je vous souhaite, profitez tant que la santé et les moyens sont la. petite maintenance sur superbe bateau et hop c’est reparti , et pourquoi pas revenir hiverner par ici, la Méditerranée c’est pas mal non plus.


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