Publié par : Ann & Stéphane | 23 juin 2016

13 au 24.06.2016 – Bonaire / Curaçao.

Lundi 13.

Comme nous sommes de plus en plus paresseux, nous avons été plonger à « Petries Pillar »: 53’ -41.30m. Pour une fois, nous n’avons vu personne et aucun bateau n’est venu nous emmerder à notre mouillage.

Normalement, nous aurions dû nous atteler ensuite au nettoyage intérieur du bateau mais nous lui avons préféré faire quelques petites courses en ville. Amusant mais il me semble que faire du vélo est de moins en moins dur !

Sur le retour, nous nous sommes arrêtés au « Little Havana » tenu par un Belge qui avait sorti tous ses drapeaux nationaux : la Belgique jouait contre l’Italie … 0-2. Nous étions déjà partis lorsque l’humiliation nationale fut consommée.

Si le vent est relativement fort tous les jours et surtout en cours d’après-midi, il fait quasiment soleil tous les jours : quelle différence par rapport à « Grenada » où il pleut constamment !

Mardi 14.

Cela fait depuis des mois et des mois … non, depuis des semaines et des semaines … non, en fait, depuis des heures et des heures que je nettoie l’intérieur du bateau. C’est interminable et en consolation, je ne vois même pas si mon travail sert à quelque chose ! Je n’ai pas encore pris ma douche et pourtant je dégouline comme un morceau de glace fondant et inonde tous les endroits par où je passe … il n’est pas difficile de savoir où je suis passé !

Nous n’avons jamais décidé qui ferait quoi en le cadre de ce nettoyage intérieur mais très rapidement, Ann s’est contentée de nettoyer les sanitaires et les sols et se montre d’une rare fidélité à se limiter à sa zone d’occupation … même refermer le lit reste de mon exclusive compétence ! Ô tempora, ô mores … je sais les filles : je suis un modèle unique en son genre et comme bientôt je ferai partie des « ancêtres », ma valeur ne fait qu’augmenter avec le temps !

En retour, je n’ai aucune envie d’aller plonger même s’il n’est que 15 heures et que nous avons encore tout le temps. J’adore plonger mais le côté « intensif » n’est pas trop pour moi … aussi quand j’en ai l’occasion, je prends mon temps et mon plaisir.

Nous avons appris ce matin que notre technicien KVH est « débordé » de travail et qu’il préfère venir à « Curaçao » après le 21 juin plutôt qu’à « Bonaire » car cela ne lui fait qu’un seul avion. Quand on pense qu’il y a tant de chômage de par le monde, je me pose toujours autant de questions …

Journée des martyrs : « Lélé » du petit chantier situé juste près du spot de plongée « Cliff », est venu nous remettre en place, le nez en inox de la proue du bateau ainsi que le demi-cylindre en inox qui protège le carbone de la bôme, de la rugosité des écoutes.

La proue du bateau est protégée par une longue latte en inox qui en épouse le nez. Par un mystère que je ne m’explique pas surtout après plus de 5 ½ de bons et loyaux services, une amarre est parvenue à se glisser par en-dessous de la latte et à la tordre sur une bonne moitié ! C’est arrivé lorsque nous avons pris la bouée au mouillage de «Bonaire » …

L’autre « martyr » est situé en bout de bôme. Celui-là est tombé plus d’une fois car il est uniquement collé avec du Sikaflex mais la dernière fois, nous étions en pleine navigation et l’extrémité de la bôme était juste au-dessus de l’eau …

Mercredi 15.

Nous avions choisi d’aller plonger à « Andrea II » : 60’- 32m. Très belle plongée mais à vrai dire, les paysages ne changent pas énormément d’un spot à l’autre !

Si l’eau est cristalline, il n’empêche qu’il faut quasiment avoir son nez dessus pour repérer le câble jaune de la bouée. Je pousse donc toujours un petit  « ouf » de soulagement quand je le trouve.

 La technique, en ce cas de figure, est assez simple : relevez la profondeur du piquet d’ancrage de la bouée, calculez le temps pour descendre à la profondeur maximale ainsi que la durée de la plongée à l’aller. Sur le retour, remontez tranquillement jusqu’à la ligne de profondeur du piquet d’ancrage en manière telle d’arriver à cette profondeur, une dizaine de minutes avant d’avoir atteint la durée de la plongée de  l’aller, restez à cette profondeur et ouvrez les yeux.

Si vous avez dépassé votre temps de plongée de l’aller … sans avoir trouvé votre bouée, pas de panique … vous êtes PERDU ! Appelez le 112, demandez que l’on vous envoie un hélicoptère et songez sérieusement à pratiquer un autre sport.

Comme il fallait s’y attendre, la marina nous a collé un voisin direct sur bâbord comme si les emplacements libres manquaient cruellement … c’est à chaque fois, le même scénario! Il ne manque plus qu’un autre bateau soit placé sur notre tribord pour nous enfermer totalement ! Charlene & Larry de « Cailin Lomhara » (Tayana 52’- USA) sont charmants mais cela ne fut guère une partie de plaisir pour eux de passer derrière « S.A.S.³ » pour prendre l’emplacement juste à côté de nous.  Par bonheur, nous étions à bord …

Jeudi 16.

Nous nous sommes résolus à aller plonger sur « Klein Bonaire » : ce n’est pas très loin puisqu’il s’agit de l’île juste en face mais il faut « traverser », la protection contre le vent y est plus aléatoire et les courants peuvent y être plus forts. Par bonheur et c’est cela qui nous avait décidés, le vent était plus modéré aujourd’hui qu’il ne l’était ces derniers jours.

Sur la plage qui borde l’île, il y avait un peu de monde mais ils avaient quasiment tous disparus lorsque nous avons refait surface. Nos paramètres de plongée sont : Knife – 50’ – 43 m. Nous aurions pu la faire plus longue mais nous avons un peu stressé à l’idée de ne pas retrouver notre bouée en sorte qu’une fois à son aplomb, nous sommes remontés directement dans l’annexe : le palier de sécurité avait été accompli en nous dirigeant vers la bouée.

Pourquoi ce stress alors que la technique de direction de palanquée est infaillible ? Sans doute parce que je vieillis … ou plus vraisemblablement parce que la technique « infaillible » est conditionnée par le fait qu’il ne faut pas passer devant la bouée, sans la voir : c’est comme prendre le tram ou le train et ne pas oublier de descendre à la bonne station … sauf qu’ici, il n’y a aucun point de repère hormis un timing plus qu’aléatoire !!

Si le fond marin est sensiblement proche de celui que l’on retrouve sur « Bonaire », c’est surtout la bande sous-marine côtière qui diffère avec une flore plus développée (qui n’améliore pas la visibilité) et une pente au lieu d’un plateau. C’est joli mais moins facile à se repérer que sur « Bonaire ».

Arrivée peu avant la nuit de « Longimanus » (North Wind 50’) que nous avions rencontré à « Grenada ». Outre le vague air de famille avec les Garcia, Oyster et Discovery (comme quoi il n’existe aucune exclusivité en la matière …), il avait attiré notre attention parce qu’il bat pavillon de complaisance belge : les propriétaires sont Espagnols.

Vendredi 17.

Bien que le vent se fût un peu calmé hier et durant la nuit, celui-ci avait repris de plus belle ce matin ! Nous sommes donc résolument restés du côté « Bonaire » : Andrea – 54’ – 41 m.

Petite plongée sympathique et très calme. A ce spot de plongée, le plateau est plus large qu’à l’habitude et descend jusqu’à -13m avant d’atteindre le tombant qui descend lui, jusqu’à une cinquantaine de mètres. Autre particularité : au-delà de -20m le paysage présente très nettement moins d’intérêt !

Autant j’aime plonger à « Bonaire » car il n’y a pas ou peu de courant, que les spots de plongée sont multiples et bien indiqués, que l’on peut plonger en toute autonomie, que le plateau du bord se prolonge par un merveilleux tombant, que l’eau y est claire et agréable, que l’on est bien protégé de la houle etc. … autant, après quelques plongées, je m’ennuie assez facilement car c’est à mon sens, un peu monotone  voire monochrome !

Il est vrai que « Klein Bonaire » est déjà un peu plus « vivant » mais les fonds sont sensiblement identiques et la faune et flore ne changent pas : pas la moindre murène, pas le moindre plus petit requin, pas beaucoup d’anémones, pas assez de crabes, de langoustes ou de rascasses, pas assez selon moi, de tout ce qui fait qu’une plongée vous laisse un souvenir impérissable … mais les fonds sont superbes.

En clair, je trouve qu’on palme beaucoup alors que je préférerais concentrer toute mon attention sur une zone plus restreinte et plus vivante. Par contre, ce sont de « vraies » plongées alors que par exemple, aux « Saintes » (Guadeloupe) j’ai réalisé des plongées beaucoup plus riches et beaucoup plus amusantes  mais qui ne dépassaient pas les -10m.

Samedi 18.

Nos voisins américains sont retournés au mouillage … le petit détour par la marina valait-il seulement la peine ? C’est la question que l’on peut se poser en constatant qu’après avoir fait nettoyer le pont de leur voilier par la société « ABC Marine » que je ne vous recommande pas après les avoir vus à l’œuvre, un vent chargé de sable est venu déposer un voile brun sur tous les bateaux !

Hormis que notre bateau est plus sale qu’avant le nettoyage que nous lui avons fait subir il y a quelques jours, notre « périmètre de sécurité » s’est donc à nouveau libéré et cela fait un bien fou : j’ai horreur de la promiscuité.

En principe, nous quittons « Bonaire » pour « Curaçao » mardi prochain mais décidément, le vent n’est pas très engageant !

Finalement, nous avons décidé de ne pas aller plonger : le cœur n’y était pas en ce qui me concerne et surtout, je suis très handicapé de la main gauche : je me suis réveillé hier matin avec les articulations de la main gauche très enflammées sans que je n’en cerne la cause !!!

J’aurais bien mis tout cela à profit pour faire beaucoup de choses sur le bateau mais justement, je suis très handicapé de la main (ouais, ouais, je sais … je suis aussi un grand handicapé de la tête) et en finale, comme tous les autres jours, nous avons passé notre journée, le nez plongé dans notre bouquin !

A 18.30 heures,  nous avons quitté la marina pour nous rendre à pied au « At Sea » situé en bord de mer, un peu plus loin que les douanes. C’est le genre de resto qui se veut haut de gamme,  avec des mets en dégustation, une présentation élaborée, un service très classe et des prix à l’avenant … en bref, j’ai  pas aimé mais comme Ann a passé une excellente soirée, « I am so happy » comme dirait Droopy.

Dimanche 19.

Il y a des plongées « sans »  et des plongées « avec ». Celle-ci (Something Special – 51’ – 32 m) était indiscutablement une « avec +++ ». Pourquoi ? Très certainement car dès le départ, j’avais décidé de m’attarder en chemin et  j’en fus quasiment immédiatement récompensé : ma première murène (tachetée) ! Ann en verra une autre, plus petite, sur le retour, à très faible profondeur.

La murène est un animal assez commun dans de nombreuses eaux tropicales mais malgré tout, j’ai toujours autant de plaisir à l’observer. Malheureusement, à « Bonaire », la murène se fait excessivement rare ! Convaincu qu’en cherchant mieux, j’en verrais d’autres, le temps est passé à une vitesse prodigieuse.

Comme le spot de plongée est situé juste à la sortie de la marina, il y a nettement plus de trafic tant au-dessus … qu’en-dessous de l’eau. Pour les amoureux du calme et de la nature, ce n’est pas exactement le coin souhaité mais je dois bien avouer que tout cela a donné un petit parfum  agréable à notre plongée.

Alors que je pensais qu’en raison d’un palmage particulièrement lent  et de nos très nombreux arrêts, le retour serait très court … il fut curieusement très long au point même que je me suis posé la question de savoir si nous n’avions pas loupé la bouée !! Une fois de plus, j’ai fait une confiance aveugle à notre minutage et nous sommes tombés sur la bouée sans devoir faire surface.

Le restant de la journée, nous l’avons passé le nez « plongé » dans notre bouquin !

Lundi 20.

Déjà le dernier jour du séjour !!! Le temps passe tellement vite que je n’ai pas fait le tiers du quart de ce que j’avais prévu de faire mais j’ai eu une sacrée flemme durant ces quinze jours et aujourd’hui, je vois avec une certaine horreur notre départ de demain d’autant que cela souffle un peu trop fort à mon goût : pas un seul jour, le vent n’aura réellement faiblit sauf quasiment en chaque fin de d’après-midi !

Durant toute la journée, nous avons préparé le bateau à partir : généralement quand on reste un peu de temps sur place, on « s’installe » … ce qui signifie que tout est sorti : tuyau d’arrosage, fil électrique, vélos, amarres dans tous les sens, annexe à l’eau, matériel de plongée de tous les côtés etc.

Ensuite, nous sommes passés à la marina, à la douane (ne pas oublier d’affirmer que nous partons aux aurores car sinon nous devrons repasser demain pour faire nos formalités …) et avons réalisé quelques courses pour notre navigation de mardi : « Curaçao » – 35 milles.

Départ de « Longimanus » pour « Aruba » et ensuite « Carthagène ». Ils comptaient s’arrêter à « Curaçao » mais depuis ce nouveau règlement – connu des seuls Coast Guard ! – qui impose à tout bateau de se rendre à « Willemstad » pour y réaliser ses papiers d’entrée, ils ont préféré sauter cette escale.

Auparavant, les bateaux se rendaient à « Spanish Water » et les propriétaires prenaient ensuite le bus pour se rendre à « Willemstad ». A « Curaçao », les règlements ont beaucoup tendance à évoluer selon le service ou la personne à qui vous vous adressez !!

En fin d’après-midi, nous avons profité d’une relative accalmie du vent pour sortir le bateau de son emplacement et l’amarrer en tête de ponton : plus facile pour partir surtout s’il y a beaucoup de vent.

Mardi 21.

Réveillés naturellement à 6 heures, nous avons pris la décision de partir tant que le vent ne s’était pas davantage levé : la mer était encore calme devant « Bonaire ». Par bonheur, il faisait ensoleillé mais nous étions, bien entendu, seuls sur l’eau … à l’exception de quelques cargos.

Plein vent arrière, un vent réel de 20 à 25 nœuds, nous n’avons pas eu le courage de hisser la GV … nous nous sommes contentés de sortir la trinquette pour diminuer un peu le sérieux roulis qui secouait « S.A.S.³ ».

Si nous ne marchions pas très vite dans l’eau (moins de 7 nœuds) en raison d’une coque très sale et d’un moteur à 1.420 tours, nous avions avec nous, un généreux courant d’à peu près 1 nœud. La navigation … non, le « convoyage » du bateau jusque « Curaçao » ne posa pas de problème particulier : le passage des caps est toujours aussi lugubre.

Mais quand on parle de « lugubre » … à l’entrée du chenal menant à « Spanish Water », un bateau de pêche sportive était échoué sur un haut-fond ! Nous en étions trop loin pour en prendre une photo mais la vision nous a donné froid dans le dos d’autant qu’il ne semblait y avoir personne à bord.

Quand nous sommes arrivés sur le coup de midi, à l’entrée de « Willemstad », le pont était justement en train de s’ouvrir en grand pour laisser passer des remorqueurs : nous en avons profité pour nous glisser à l’intérieur.

A la marina de « Curaçao Marine », un emplacement nous a été attribué … et j’ai bien cru que nous allions en garder quelques souvenirs marquants sur notre coque mais en finale, aucun dégât n’a été relevé. C’est toujours le même problème lorsque nous sommes obligés d’amarrer le bateau dans des marinas qui n’ont pas été conçues à l’origine pour des bateaux de grande taille.

Nous sommes ensuite partis à pied, réaliser nos formalités d’entrée dans le pays : véritable parcours du combattant ! A la douane, j’ai cru un instant qu’Ann s’était trompée et avait demandé à ce que nous soyons naturalisés : cela a duré des heures … tout cela parce que notre douanier ne parvenait pas à retrouver la trace de notre passage en 2012 !

Mercredi 22.

« S.A.S.³ » fait toujours le même effet partout où on passe : « magnifique, splendide, jamais vu de ma vie, une aussi belle ligne etc. etc. » … on ne s’en lasse pas de tous ces gentils compliments même si nous comprenons de moins en moins pareil engouement car avec les années et le nombre de milles parcourus, notre pauvre voilier a beaucoup perdu de sa fraîcheur et n’est plus que plaies et bosses : l’histoire de son tour du monde se lit sur sa coque !

Nous aimerions lui faire subir un refeet mais rien que son entretien est prohibitif alors on n’ose à peine imaginer le coût d’un refeet et puis, il faudrait encore trouver un chantier qui en soit compétent et cela est loin d’être évident. Déjà que nous songeons de plus en plus à remplacer notre antenne KVH par une antenne Intellian … faute de pouvoir trouver un technicien capable de régler cette maudite antenne !!! Partout, tout le monde nous affirme qu’avec une KVH … il y a des silences qui en disent plus qu’un long discours.

Nous avons -enfin – décidé : nous laissons le bateau à l’eau jusqu’à notre retour de Belgique prévu pour début octobre ! Cette décision en surprendra sans doute plus d’un mais en cas de gros coup de vent, notre bateau risque éventuellement quelques dégâts en restant à l’eau mais certainement moins que s’il devait tomber par terre !

Nous avons un peu été surpris par la légèreté avec laquelle les bateaux sont maintenus en équilibre sur leur quille ! C’est un peu le mot puisqu’il n’y a pas de ber mais uniquement des traiteaux qui ne sont même pas fixés entre eux : incroyablement, il s’agit d’une option payante où non seulement, la mise en place est facturée (1.50 US $ par pied) … mais également la location des barres (2 US $ par pied et par mois) qui fixent les traiteaux entre eux !!!!!! Nous avons fait un rapide calcul et cette option nous coûterait pour 3 mois : 480 US $ … plus aucun doute, nous sommes bien chez les Hollandais !

Nous connaissons un ami dont le bateau est tombé de son ber et nous avons vu l’incroyable mauvaise foi du chantier … et cela se passait en Belgique. Je n’ose même pas imaginer le cas d’espèce ici au chantier ! De surcroît, nous préférons garder les mains libres pour le cas échéant, aller caréner autre part : il semblerait que le chantier connaisse beaucoup de réclamations en matière de facturation …

Généralement, les propriétaires sortent leur bateau de l’eau parce que notamment, cela coûte moins cher de le laisser à terre que dans l’eau sauf qu’ici, c’est exactement le même prix !! Pour un bateau en polyester, il est évidemment bon de le faire sécher au vent durant quelques mois par an … mais « S.A.S³ » est en aluminium.

Enfin, supposons que nous revenions plus tôt ou plus tard que prévu, le bateau est immédiatement disponible et nous pouvons aller attendre à « Spanish Water » que le chantier soit en mesure d’attaquer les travaux de carénage : chaque jour passé en marina ou à terre se paie …

Et puis, et puis, depuis que nous avons pris livraison de « S.A.S.³ », il n’est jamais resté à terre que le temps du carénage alors pourquoi changer maintenant ?

Jeudi 23.

Nous rentrons demain en Belgique notamment pour préparer le mariage de notre seconde fille et résoudre divers problèmes. Si nous n’y étions pas tenus, nous serions certainement restés le mois de juillet au mouillage, à « Spanish Water » (Curaçao).

Ce matin, nous nous sommes connectés à l’électricité et à l’eau du ponton. Pas de quoi en faire un plat, me direz-vous … mouais sauf que cela m’a pris environ trois heures !!!

Pour l’eau, l’éternel souci résulte de fuites d’eau au niveau des connexions et comme nous sommes en branchement continu, un goutte à goutte durant trois mois, pourrait être onéreux.

Pour l’électricité, tout le problème vient de ce qu’il s’agit de bornes électriques de 20A et que nos 4 chargeurs font sauter le fusible à peine la connexion établie ! En finale, le chantier nous a prêté un petit appareil qui nous permet de prendre le courant simultanément sur deux bornes : 2 x 20A = 40 A Alors que tout semblait fonctionner, j’ai constaté que le fil électrique de notre adaptateur était trop fin et surchauffait … il m’a donc fallu en changer par un fil électrique de plus grosse section.

Pour le surplus, il faut penser à tout puisque nous rentrons pour une très, très longue période (3 mois … du jamais vu). Il serait malgré tout étonnant qu’un « détail » ou l’autre ne nous aie pas échappé …

Nous avons également eu la visite, très tôt ce matin, de deux techniciens pour des petits problèmes à notre moteur et presse-étoupe. Rien de bien sérieux (des petites fuites)  mais déjà, nous sommes prévenus que cela peut être plus grave … bienvenu chez les Hollandais, ils sont incroyables !

Vendredi 24.

Retour au pays … arrivée samedi vers midi.

Retour au bateau … normalement, le 02.10.2016 sauf changement fort possible en cours de route !

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Responses

  1. Welcome to Belgium.

  2. Tu as essayé de la cacher mais je l’ai aperçu sur les photos….. Que faites-vous encore avec cette horrible bouée de pécheur?????????

    • Elle est moche, elle est encombrante, elle est même à tout vrai dire, monstrueuse mais qu’est ce qu’elle est efficace: à elle seule, elle supporte tout le poids du bateau et économise les autres défenses … aussi, nous l’aimons beaucoup !


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