Publié par : Ann & Stéphane | 13 juin 2016

02 au 12.06.2016 – Martinique – Bonaire: 462 milles.

Jeudi 02.

Après un détour par le « Marin » (Martinique) pour faire le plein de diesel (692 litres), nous avons mis les voiles pour « Bonaire » (Antilles néerlandaises) : il était 10.30 heures à la sortie du chenal.

Le ciel n’était pas très engageant mais nous pensions partir pour une petite traversée de rêve : en son temps, nous avions déjà réalisé cette traversée au départ de « Saint-Martin » et j’en avais gardé un excellent souvenir … à l’opposé d’Ann pour qui ce fut un cauchemar car durant toute la traversée, je m’étais opposé à toute réduction de voilure : j’étais encore jeune et beau !

Quand nous avons hissé la GV, j’ai été horrifié de voir notre anémomètre grimper en flèche : 22 … 23 … 24 … 25 … 26 … 27 … 28 nœuds de vent réel !! Nous marchions quasiment sous seule GV à plus de 9 nœuds dans l’eau !! Il est certain qu’à cette allure là, nous n’allions pas traîner en route …

Prudemment, nous avons décidé de prendre deux ris dans la GV … quitte à sortir plus de génois en compensation.

Bien que la météo ait annoncé pour toute la semaine, un vent de 15 à 20 nœuds, en ce premier jour de traversée, le vent s’est établi autour des +25 nœuds. Tant que nous étions encore protégés par la « Martinique », la mer était écumeuse mais assez plate … plus loin, elle se révéla beaucoup plus creusée avec des creux d’un peu moins de 2 mètres si on en croit la météo.

Bon côté des choses, les vagues venaient de l’arrière et contribuaient grandement à notre vitesse … un fort courant (+ 1 nœud) nous aidait aussi considérablement sauf qu’il ne dura qu’un temps et que par la suite, nous l’avions contraire !!!

Mais ce qui nous déstabilisa complètement fut la direction du vent : nous l’avions plein cul arrière !!! Si on en croyait la météo, il aurait dû être plein E alors que là, il était NE. Le résultat des courses ne se fit pas attendre … nous n’avons eu d’autre choix que de tirer des bords !!!

Généralement, il y a un « bon » bord  c’est-à-dire celui qui vous permet de tirer au plus près de la route idéale et un « mauvais » bord … sauf que cette fois, les deux bords étaient aussi mauvais l’un que l’autre : cela peut arriver. Pour le moral, il n’y a pas pire et lorsqu’au matin de nos premières 24 heures de navigation, nous n’avions parcouru que 135 milles (dans la bonne direction….), ce fut la descente aux enfers !

Comme si tout cela ne suffisait pas à nous déstabiliser, la météo que nous recevions par la VHF au départ de la « Martinique », nous répétait en boucle qu’un avis de « grand frais » (6 à 7 Beaufort) était attendu pour minuit jusque 6 heures du matin « dans les canaux » ! Nous avons donc passé notre journée à angoisser secrètement à l’idée de la nuit que nous allions passer …

Pour clore le chapitre, j’étais une nouvelle fois victime d’une somnolence très désagréable comme chaque premier jour de mer !

Vendredi 03.

Contrairement aux prévisions, le vent réel mollissait au cours de la nuit pour s’établir dans les 18-20 nœuds : la nuit fut donc plus ou moins agréable.

Nous aurions été bien inspirés de nous fixer une règle stricte quant à la manière de tirer notre bord mais ce ne fut pas le cas ou si on préfère, la règle stricte évolua beaucoup au cours du temps ! Nous avons donc aussi bien tiré au-dessus qu’en-dessous de la ligne idéale suivant l’humeur du moment, espérant à chaque fois que l’autre bord serait meilleur.

Par bonheur, quelques heures après notre départ de « Martinique », le soleil était de la partie et ne nous a quasiment pas lâchés jusqu’à l’arrivée ! Ceci n’a toutefois pas empêché que nous nous sommes pris deux grains pas bien méchants : pas de grande augmentation de la force du vent et pas non plus, de grosses précipitations.

En cours de journée, le vent réel a faibli dans les 15 nœuds rendant du même coup, la mer beaucoup plus agréable. Nous avons relâché un ris et puis un second dans la GV. Le vent réel a fort varié durant cette traversée, faiblissant puis se renforçant sans que l’on s’en rende bien compte … seul l’état de la mer indiquait ces variations.

Nous fûmes très surpris de relever l’intense trafic de cargos rencontrés et cela, à quelque distance que ce soit du départ ou de l’arrivée : pas de souvenir de cet ordre lors de notre précédente traversée ! De jour, on s’en rend beaucoup moins compte que de nuit : certains cargos ne sont pas passés très loin mais à aucun moment, nous n’avons eu à nous inquiéter sérieusement.

Samedi 04.

Après 24 heures supplémentaires de voile, nous n’avions toujours au compteur que 135 + 132 milles … dans la bonne direction.  Or, sur base de nos prévisions de départ, nous aurions dû arriver à « Bonaire » dans le courant de la nuit de samedi à dimanche … alors qu’il nous en restait encore  200 milles à couvrir !!!! Bonjour le moral.

Comme pour enfoncer le clou, le vent réel faiblissait encore … nous contraignant à des bords à 4 nœuds dans l’eau. « Trop is te veel  » (« trop c’est trop » comme on dit par chez nous) … nous avons donc mis le moteur. Trois heures plus tard, nous remettions la voile sans grande conviction car nos bords étaient toujours aussi  déprimants.

En fin d’après-midi, nous étions à 159 milles de « Bonaire » : si nous mettions le moteur sans plus tarder, nous pouvions encore espérer arriver pour dimanche après-midi ce qui restait souhaitable puisque l’avion de François-Xavier (18 ans – le fils de nos copains québecquois de « Umialtak ») et d’Elizabeth (19 ans – sa copine), arrivait à 14.30 heures !

Ce fut pour votre serviteur, une telle torture psychologique de marcher au moteur alors que le vent réel s’établissait à nouveau dans les 18-20 nœuds que durant toute la nuit, je me suis littéralement déconnecté de cette navigation qui n’avait plus aucun intérêt à mes yeux ! Ma seule consolation fut que cette fois, le compteur de milles s’activait un peu plus.

Dimanche 05.

Aux premières lueurs du jour, je n’en croyais pas mes yeux : le vent avait légèrement tourné en sorte que nous pouvions marcher à la voile, sans tirer le moindre bord ! Malgré cela, il m’a fallu une bonne heure pour me convaincre qu’il ne s’agissait pas d’une illusion et attendre le réveil d’Ann pour la convaincre de repasser à la voile.

Sous voiles, nous marchions à plus de 8 nœuds dans l’eau, le vent réel était bien soutenu avec  20 à 23 nœuds  et un courant positif nous faisait les honneurs : décidément, nous passion de l’enfer directement au paradis !!

Nous sommes finalement arrivés pour 13 heures, au mouillage de « Bonaire » accompagné d’un vent toujours aussi bien soutenu : l’affalage de la GV fut un peu sportif !

Le mouillage de « Kralendijk » est constitué de deux lignes parallèles de petites bouées rouges et blanches : seule la ligne la plus éloignée du rivage nous intéressait avec notre tirant d’eau … et c’est bien entendu celle choisie par tous les plaisanciers !

Selon le site internet Noonsite, des bouées spéciales pour les plus de 18 mètres avaient été installées depuis notre dernier passage : nous n’allions plus être obligés d’aller en marina (interdiction d’ancrer puisqu’il s’agit d’une réserve naturelle) sauf qu’aucunes bouées ne se distinguaient des autres !

Nous avons pris la première bouée libre mais l’amarrage se révéla extrêmement délicat en raison de la force du vent qui poussait inexorablement  « S.A.S.³ » vers le Bavaria 46’ amarré à la bouée suivante : ma marge de manœuvre était trop étroite pour prendre le risque de quitter ma barre et d’aller aider Ann qui me réclamait à cors et à cris et comme si cela ne suffisait pas, j’étais erronément persuadé que l’écart entre les bouées n’était pas suffisant pour la longueur de notre bateau !!!

Notre voisin de droite se décida (enfin) à nous venir en aide : Ann avait déjà perdu notre gaffe suite à une marche arrière inopportune. Et là … nous n’avons rien compris : après avoir passé du temps à essayer de nous aider, notre voisin hollandais nous plantait sur place, sur un mouvement d’humeur (sans doute s’est-il énervé que nous ne comprenions pas son baragouinage) !!! Par chance, nous étions amarrés … mal amarrés mais amarrés tout de même.

Nous avons bien été tentés d’aller trouver notre voisin pour comprendre le motif de sa mauvaise humeur mais l’arrivée à bord de nos deux jeunes, ne nous en donna plus l’occasion.

Ce qui nous a le plus surpris en arrivant à « Bonaire », c’est l’importante concentration de bateaux hollandais : hormis deux ou trois américains, un brésilien et un norvégien, ce sont tous des hollandais ! Bien entendu ils sont quelque part encore un peu chez eux (il semblerait qu’un mouvement d’indépendance soit en train de naître sur l’île) mais cela ne nous avait pas frappés lors de nos précédents passages.

Lundi 06.

A la première heure, nous allions nous enregistrer auprès de la marina qui est également responsable du mouillage et comme je l’avais supputé lors de notre arrivée, il nous était signifié que nous ne pouvions rester au mouillage car notre voilier était trop grand : les informations contenues sur le site Noonsite étaient totalement fausses (corrigées depuis lors) mais le meilleur résidait encore que c’était la marina qui nous avait renvoyé à ce site !

J’avais de suite remarqué que toutes les bouées du mouillage étaient étonnamment identiques alors qu’en principe, il y avait deux catégories de bateaux : les + et les – de 18 mètres. Après avoir mis ma tête sous l’eau, j’avais également trouvé bien maigrichons les deux blocs de béton censés maintenir en place les 40 tonnes de « S.A.S.³ ».

Grosse déception bien évidemment d’autant que notre mouillage était i-d-é-a-l … alors que la marina est triste à mourir, sans horizon, quasi déserte, infestée de moustiques et littéralement hors de prix ! Certes, rien n’a changé par rapport à notre dernier passage mais le site Noonsite nous avait tellement fait espérer que …

Assez curieusement, la marina nous a autorisés trois jours, deux nuits au mouillage : lot de consolation ou sadisme complet ? En finale, nous avons décidé d’en profiter.

Ensuite, nous sommes allés faire nos formalités d’entrée dans le pays. Là nous avons appris que nous aurions dû venir le jour même de notre arrivée car les bureaux sont ouverts tous les jours : Noonsite renseignait que les bureaux étaient fermés le dimanche (plus nuancé depuis lors) !

L’après-midi, j’en profitais pour mettre notre blog à jour tandis qu’Ann s’occupait de nous trouver de l’internet et que les « jeunes » partaient à la découverte de la petite ville de « Kralendijk ».

Le soir, nous sommes restés à bord pour profiter un maximum d’un bonheur dont nous allions être privés dès le lendemain !

Mardi 07.

Véritable baptême de plongée (19’ – 6.80m) précédé d’un petit cours théorique, pour Elizabeth qui est ressortie de l’eau, des papillons pleins les yeux. Ensuite, je suis reparti (28’ -17 m) avec François-Xavier pour un petit tour du propriétaire bien sympathique : décidément, les eaux de « Bonaire » méritent bien leur réputation.

Lorsque nous étions à « Port Saint-Pierre »(Martinique) avec « Umialtak » en 2012, j’avais fait faire un baptême de plongée à François-Xavier  … qui depuis lors, a suivi en le cadre de ses cours de gymnastique, tout un cursus de plongée en piscine !!

En début d’après-midi, nous n’avions plus d’autre choix – à l’étonnement général –  que de regagner la marina où nous avons pris un emplacement dans les catways réservés jusqu’aux 64’ maximum. Pour le Harbour Master, avec 19.87 m en LHT, nous avons un 65’ … ce qui nous ferait passer dans la catégorie tarifaire supérieure !

Suivant l’emplacement en la marina, le tarif varie beaucoup : dans les catways, la semaine pour « S.A.S.³ » coûte  380 € – si nous prenons la tête de ponton, 831 € et si nous allons au « ponton des Mega Yacht » où nous étions amarrés la dernière fois, 950 € !

Cela fait depuis des mois que je salivais à l’idée de me jeter derrière la cravate, une bière bien fraîche à la terrasse d’un bar bien précis de « Kalendijk » dont j’ai oublié le nom(!) mais dont le souvenir m’était très vivant. J’ai même attendu jusqu’à aujourd’hui pour que le plaisir soit maximale … sauf qu’il a été rasé depuis notre dernier passage !!! Bouuuuuhhh … je veux revoir ma Normandiiiiiiiiiiiiiie.

Tous les quatre, nous nous sommes alors redirigés vers le « Karel’s Pier » où nous avons dégusté un thon succulent.

Mercredi 08.

Si je me posais encore hier soir la question de savoir s’il y avait toujours autant de moustiques à la marina … la réponse est assurément positive : j’en ai tué 8 dans notre cabine, sur la seule matinée !

Mais là n’était pas la seule surprise que nous réservait la marina !!

En arrivant à notre emplacement, nous avions opté pour le courant du quai soit 50A – 220V (l’autre borne électrique proposait : 30A – 120V). Il avait malgré tout fallu faire l’acquisition d’une nouvelle fiche électrique malgré ma petite panoplie du parfait petit tour-du-mondiste !

Déjà lorsque la veille, j’avais voulu mettre notre compresseur de plongée en marche, j’avais constaté que le moteur ne parvenait pas à s’emballer … alors que curieusement, en mettant le GE, il marchait parfaitement (encore heureux) !  Mais lorsque ce matin, Ann m’affirma que nous avions un problème avec notre four qui ne chauffait plus comme à l’habitude … j’étais à deux doigts de me flinguer !

N’ayant pas assez de munitions pour flinguer ma femme, les deux jeunes, le voisin et son chien avant de me flinguer moi-même (c’est très « mode » à l’heure actuelle …), je n’ai pas eu d’autre alternative que de réfléchir à la question primordiale : « to be or not to be ? »

C’est à ce moment précis que le simple fait d’ouvrir la porte de notre frigo, fit jaillir l’étincelle de l’intelligence : 24° indiquait l’écran alors que la température normale est de 5° !! Plus de doute à avoir : cette foutue borne électrique ne délivrait pas 220 V mais seulement 120V … et je ne me suis pas trompé de borne !!! Si nous avions eu l’ouïe plus fine, nous aurions entendu depuis la veille au soir que l’alarme « haute température » du congélateur beuglait tout ce qu’elle pouvait …

(16’ – 6m) pour Elizabeth et (36’ – 20m … « j’ai glissé, chef ! ») pour François-Xavier  sont les paramètres de plongée d’aujourd’hui. Ce qu’il y a de merveilleux avec nos deux petits jeunes c’est qu’ils essaient immédiatement de mettre en pratique, l’enseignement que vous leur prodiguez.

Tandis que nos deux jeunes louaient un scooter pour se promener dans l’île, nous partions sur nos vélos « Brompton » à la recherche d’une pièce pour l’une de nos « stabs » de plongée. A l’aller, j’ai bien cru que j’allais y laisser la vie tant c’était dur de pédaler avec le vent de face … mais, au retour, ce fut un petit régale.

Bien évidemment et comme tristement habituel maintenant, l’un de nos deux vélos a cassé une grande partie de ses rayons avant et quelques-uns de ses rayons arrières ! Sur l’autre vélo, je n’ai déploré qu’un seul rayon arrière cassé !!

Amusant de relever les disparités de par le monde : en Australie, vous risquez une amende si vous roulez à vélo sans casque … alors qu’à « Bonaire », même à moto, le casque n’est pas obligatoire !

Jeudi 09.

Tandis que nos deux jeunes étaient partis sur leur scooter (location sur 24 heures), j’en ai profité pour aller porter notre vélo à réparer : à « Curaçao », le réparateur fabrique lui-même les rayons de vélo alors qu’à « Bonaire », il faut apporter les rayons car bien évidemment, il ne connaît pas « Brompton » … ô tempora, ô mores !

(20’- 5m) pour Elizabeth qui s’est familiarisée avec le maniement de la « stab » et (36’- 14m) pour François-Xavier, sont les paramètres de plongée du jour.

Vendredi 10.

(21’ – 11m) pour Elizabeth et (32’ – 18m) pour François-Xavier sont les paramètres de plongée du jour … les derniers puisque nos jeunes consacrent leur samedi à faire de la planche à voile.

Il fait toujours aussi venteux depuis que nous sommes arrivés à la marina ! Assez curieusement, au mouillage, les bateaux sont mieux protégés du vent !

Samedi 11.

Comme nos deux jeunes ont loué une nouvelle fois, un scooter pour aller faire de la planche à voile de l’autre côté de l’île, nous sommes seuls au bateau pour la journée ! Nous en avons profité pour aller plonger « en couple » et ainsi réaliser ma 900è plongée : 59’ – 33m par une eau à 28°.

Tout-à-fait par hasard, nous découvrirons plus tard que j’ai réalisé ma 800è plongée le 25.10.12 (60’- 36 m) avec Marjo & Jean de « Otter II » … sur le même site de plongée : Cliff (Bonaire) !!!!!

En réalisant notre palier de sécurité au pied de l’annexe, nous avions la désagréable surprise de voir 4 autres annexes venir s’amarrer à notre bouée !! Plus de peur que de mal … il s’agissait de tous les Hollandais que nous avions vus au mouillage. Perso, j’aurais choisi une bouée libre d’autant qu’elles ne manquent pas mais c’est la seconde fois qu’on nous fait le coup, à croire que nous les attirons comme un aimant !

Demain, nos deux jeunes retournent au Québec et pour notre part, nous n’avons pas encore pris de décision quant à savoir si nous restons une semaine de plus en marina … nous avons jusqu’à mardi pour nous décider et nous sommes bien décidés à laisser voir venir d’autant que nous attendons toujours des nouvelles de notre technicien KVH de « Saint-Martin » !

Dimanche 12.

Ce matin, nous avions un nouveau venu qui n’était pas un total inconnu puisque lors d’un de nos passages par « Bonaire », nous l’avions comme voisin direct : « Zambezi » (Oyster 62’). Au quai des méga yachts, « Lapita » (ketch de 22 mètres) reste encore un mystère pour nous !

Sur le coup de midi, nos deux jeunes ont pris la direction de l’aéroport : il ne leur a pas fallu 5’ pour être pris en stop à la sortie de la marina ! Une fois seuls, nous en avons profité pour récurer le pont du bateau qui commençait à devenir très cra-cra.

Après ce travail éreintant, nous nous sommes laissés dévorer par nos lectures …

 

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