Publié par : Ann & Stéphane | 12 mai 2016

26.04 au 11.05.2016 – Remontée du Brésil sur les Antilles: 2.062 NM en 11 jours.

Mardi 26 avril 2016 – 8 heures … au samedi 07 mai 2016 – 15 heures.

D’ordinaire, j’opte pour une narration au quotidien mais quand il s’agit de longues navigations, ce style ne convient pas toujours car malgré tout, il y a beaucoup de répétitions. Aussi, voici mes commentaires pour cette croisière qui restera unique en son genre !

Moustiques, « nonos ».

A peine avions nous quitté le ponton de la marina que non seulement, nous n’avons plus vu un seul moustique ou un seul « nono » mais de manière surprenante, nos démangeaisons cutanées ont totalement cessé comme par magie !!

Mal de mer.

On a beau vivre sur notre bateau, le mal de mer reste un mal avec lequel il faut compter : toute la première journée de navigation, nous avons subi une somnolence (une des formes du mal de mer) inhabituelle et désagréable. Heureusement, après la première nuit, nous étions à nouveau en pleine possession de tous nos moyens.

Durant la croisière, il nous est arrivé d’avoir à rentrer à l’intérieur du bateau. Dans bien des cas, cela ne nous a pas posé problème et dans d’autres … nous avons été heureux de pouvoir retrouver l’air pur !

Route empruntée.

Nos guides nautiques ayant renseigné un fort courant positif en une zone comprise entre 70 et 100 milles des côtes, nous avons tracé une route droite en fonction de cette indication … sans tenir compte des larges embouchures et autres incurvations de la côte. Aussi, avons-nous pu constater que lorsque nous étions à plus de 100 milles de la côte, le courant qui nous poussait jusque là, était quasi absent !

Notre route aurait-elle dû en tenir compte et suivre le pourtour de la côte ? Peut-être … mais on ne peut perdre de vue la direction du vent ! En tous les cas que nous n’avons pas été tentés de rallonger notre route avec l’espoir que le courant compenserait favorablement.

Courant.

Sur notre tour du monde, nous pouvons compter sur les doigts d’une seule main, le nombre de fois où nous avons pu bénéficier d’un courant positif que cela en est aberrant ! Alors que sur cette croisière, nous avons bénéficié quasi en permanence d’un courant positif de 2 à 3 nœuds !!!

Sur une aussi longue distance, c’est tout bonnement incroyable … au point que vouloir envisager une descente des Antilles vers le Brésil peut laisser carrément rêveur !

Ce courant explique à lui seul, les excellentes moyennes journalières enregistrées :  174 NM – 188 NM – 204 NM – 154 NM – 150 NM – 187 NM – 204 NM – 207 NM – 187 NM – 161 NM – 183 NM         malgré un vent qui  n’a pour ainsi dire jamais dépassé les 20 nœuds de vent réel !!

A signaler la présence d’un très puissant courant (non signalé) portant résolument vers le NNE, une fois passé  la pointe de « Tobago » ! En fait, ce courant nous a foutu la pétoche car tout un temps, nous avons eu l’impression qu’il allait nous empêcher d’atteindre « Georges Town » !!!

Entre « Tobago » et « Grenada », nous avons bénéficié d’un courant positif poussant vers le NO. Par contre, une fois atteint l’extrémité sud de « Grenada », nous avons dû faire face à un sérieux courant contraire !

Vitesse du bateau.

« S.A.S.³ » est un excellent marcheur avec une vitesse moyenne dans l’eau, de 8 à 10 nœuds et si vous aimez les sensations fortes, il peut atteindre les 12 à 14 nœuds mais là, il vaut mieux avoir une bonne réserve de Pampers !

Durant cette croisière, la vitesse du bateau s’est établie pauvrement entre 6 et 7.5 nœuds !!! En cause … une carène particulièrement sale bien qu’elle avait été « nettoyée » à la « marina Jacare Village ». Nous ne pouvons rien reprocher au jeune de la marina qui a réalisé le travail car la visibilité était nulle et qu’au vu du temps consacré, il était impossible d’obtenir un vrai résultat. Par ailleurs, comme il s’agit essentiellement de longues algues, il était illusoire d’espérer qu’il puisse les enlever avec son grattoir … ce n’est qu’avec une brosse dure que l’on peut y arriver.

Evidemment, si nous avions navigué toutes voiles dehors (nous avions le plus souvent un ris dans la GV quand ce n’était pas deux , nous aurions pu faire grimper un peu notre vitesse mais nous sommes du genre prudents et nous n’aimons pas devoir prendre des ris en pleine nuit  … et comme de surcroît, nos moyennes journalières étaient excellentes, pourquoi chercher midi à quatorze heures.

Cargos.

De toute évidence, nous étions sur une route fort empruntée. De jour, on ne s’aperçoit pas facilement du trafic au point de se croire seuls au monde … par contre, la nuit, il faut être prudent avec les cargos qui « descendent ».

Chose peu commune, par deux fois, un cargo a pris contact avec nous pour déterminer  la manière dont nous allions nous croiser !!! Quand vous entendez, en pleine nuit noire, le nom de votre bateau énoncé par une  voix venue de nulle part, vous faites un bon : les deux appels nous sont parvenus alors que l’on ne voyait pas encore les feux du cargo !

Les échanges VHF avec les cargos sont à de rares exceptions près, excessivement brefs et surtout, concis. Malgré cela, on passe toujours sur un « canal de travail ». Si seulement cette règle de bon sens pouvait être inculquée dans le crâne épais de tous les pêcheurs que nous avons rencontrés, nous ne serions pas obligés d’avoir à subir leurs parlotes interminables sur le 16 !

Lune.

Cette fois-ci, nous n’avons pas eu de chance et sauf les deux ou trois premiers jours, nous n’avons eu droit qu’à une nuit très, très noire.

Côte.

Assez surprenant mais durant ces 11 jours de croisière, nous n’avons jamais vu une quelconque côte même lorsque nous sommes passés, de nuit, à proximité de « Tobago »: nous avions espéré au moins voir des feux ou un phare !! J’ignore pourquoi mais cela m’a beaucoup manqué de ne pas pouvoir discerner une côte, un pourtour, un feu quelconque.

Lorsque nous avons atteint « Grenada », je regardais constamment tellement du mauvais côté que lorsque j’ai enfin aperçu l’île … nous en étions déjà très proches !!

Autre voilier.

Durant toute cette croisière, nous n’avons jamais vu ou même entraperçu un autre voilier alors que pourtant, nous n’étions pas les seuls à croiser en cette région ! Il est vrai toutefois que la plupart des plaisanciers font escale en « Guyane française », au « Surinam » ou en « Guyane »  pour se rendre en finale, à « Trinidad » : en une seule traite jusque « Grenada » est ainsi plutôt rare.

Pirates.

Alors que nous avons traversé des régions bien plus dangereuses (« Détroit de Malacca », par exemple) nous avons eu constamment la crainte de nous faire attaquer par des pêcheurs  … ou  par des « ripoux » : le « Surinam » ou le « Venezuela » n’ont particulièrement pas bonne presse et des attaques ont été signalées à proximité de « Trinidad » !

Ceci explique notamment pourquoi nous sommes restés toujours très éloignés de la côte et que nous avons choisi de ne pas communiquer aux autorités de « Trinidad », notre plan de navigation lorsque nous étions à son large. Par contre, notre AIS n’a jamais été coupé …

En trois occasions, nous avons vus des pêcheurs qui nous ont foutu la frousse.

Le 3è jour, nous avons été totalement surpris par un bateau de pêche qui nous a coupés la route pour ensuite, nous croiser sur tribord : il ne pêchait pas, il était en navigation !! Comme nous ne l’avions pas vu arriver, nous n’avons pas eu l’occasion de faire un arrêt cardiaque mais en le cas contraire … va sérieusement falloir que nous reconstituions notre stock de Pampers.

Au niveau de la « Guyane française », durant toute une nuit, nous avons vu une foule de feux lumineux qui ne pouvaient être que des pêcheurs, entre la côte et nous. Le plus angoissant fut lorsque lesdits pêcheurs furent aperçus cette fois, à notre large …

Au niveau de la « Guyane », nous avons eu droit à trois gros bateaux de pêche qui devaient tirer des filets. Ce fut certainement l’alerte la moins chaude des trois : va t’en te courir après lorsque tu chalutes.

Paquets d’algues.

Comme nous aimons nous angoisser pour le plaisir … nous avons beaucoup craint un moment que la prise d’eau du GE ne s’obstrue avec les paquets d’algues que nous avons traversés : l’obstruction se produit généralement au niveau de la vanne en « L » inversé qui équipe le circuit d’eau de mer !!

Heureusement, nous n’avons connu aucun problème de cet ordre.

Etat de la mer.

Si celui-ci fut fort changeant, il m’a semblé plus dépendant de la force du vent  qu’à l’accoutumée: relation plus directe, plus automatique que les autres fois !

Nous n’avons jamais connu de très fortes mers … ni de mer d’huile. Dans l’ensemble, la mer était plutôt belle voire calme par moments. Ceci a considérablement augmenté le confort à bord.

Force du vent.

Assez incroyablement stable sur une si longue durée, nous avons enregistré en moyenne entre 11 à 14 nœuds le jour et  15 à 18 nœuds la nuit en seconde partie de trajet. Le vent était plus soutenu en première partie.  Je n’ai pas souvenir d’un vent réel excédent les 21 nœuds sauf en cas de grain, où le vent s’établit facilement dans les 30 à 35 nœuds !

Direction du vent.

La direction du vent nous a plus d’une fois, surpris : nous avons même connu une journée où nous avons dû tirer des bords car il venait trop sur l’arrière: nous venions d’atteindre la zone des 70-100 milles de la côte !!! Dans l’ensemble, le vent venait plutôt dans un angle de 50°à 90° mais nous l’avons également connu dans une plage de 100° à 140°.

Le problème d’un vent plus au près (50° à 90°) réside en ce que toute augmentation de force est ressentie avec beaucoup plus d’acuité …

Croisière « doigts de pied en éventail ».

Pour une fois, on peut véritablement parler d’une croisière « doigts de pied en éventail ». Malheureusement, le terrible grain (35 nœuds) que nous avons subi le troisième jour, nous a fait prendre conscience que nous n’étions jamais à l’abri d’un mauvais coup du sort en sorte que nous ne sommes parvenus à nous détendre pleinement qu’en milieu de croisière.

Les grains.

Sur base des informations en notre possession, nous avions prévu « d’en prendre plein la gueule » (grains, pluie, orages, « pot au noir ») en traversant la Zone de Convergence Intertropicale !

Avons-nous eu de la chance ou nos informations n’étaient-elles pas bonnes ? Je l’ignore mais ce que je sais c’est que nous n’avons absolument rien connu de tout cela ! Aucun « pot au noir », aucun orage, pour ainsi dire pas de pluie hormis quelques épisodiques gouttes et seulement  trois grains … des conditions incroyablement  excellentes.

Le premier grain, très étendu, nous est tombé dessus comme la foudre : sans fausse honte, je peux dire qu’il m’a foutu sérieusement les chocottes même si le bateau, lui, n’en avait rien à faire ! Par bonheur, nous venions d’empanner et nous avions juste eu le temps de prendre notre second ris !

Le second grain, beaucoup plus limité en étendue, est arrivé le même jour et ne nous a pas posé de problème.

Le troisième et dernier grain devait normalement nous passer sur l’arrière mais par un caprice de la météo, le vent a tourné et nous l’avons reçu sur la gueule pendant plus de trois longues heures avec des pointes à plus de 30 nœuds. Nous avons eu le sentiment qu’il s’agissait en fait, d’un chapelet interminable de grains. Nous venions de pénétrer en « Mer des Caraïbes » …

Rencontres … animalières.

Sur toutes nos longues navigations, nous avons peu eu l’occasion de voir des dauphins qu’en d’autres circonstances, nous avons pu admirer par milliers. Sans doute, en raison de la proximité de la côte de « Guyane », cette fois-ci, nous avons été salués en de nombreuses reprises, par des bancs de petits dauphins au ventre gris pommelé.

Je ne l’ai pas vu mais Ann a aperçu l’aileron inquiétant d’un requin croiser notre coque.

Nous sommes habitués à retrouver sur notre pont, de nombreux poissons volants de toutes les tailles ainsi que quelques calamars de petites tailles. Ce fut malgré tout une grande frayeur pour Ann, de sentir atterrir sur son visage, de nuit, un calamar d’une quinzaine de centimètres … trop pressé de le remettre à l’eau, je n’ai pas eu le loisir d’en prendre une photo. Comment un calamar parvient-il à sauter jusque dans notre cockpit central pourtant assez surélevé, reste un grand mystère.

Notre arrivée sur les Antilles.

Cela faisait depuis tellement longtemps que nous attendions ce moment que notre déception fut d’autant plus grande !!!

Pour notre arrivée en « Mer des Caraïbes », nous avons subi un grain interminable (3 heures), le soleil brillait par son absence alors qu’il ne nous avait pas quitté durant quasiment toute la croisière, le vent était trop sur l’arrière pour marcher correctement sous toile, aucun bateau ami pour nous « accueillir », un courant contraire dans les derniers milles, un vent réel à plus de 20 nœuds lors de l’affalage de la GV, une réception à la marina qui ne correspondait pas du tout à nos attentes, une sale bête (que nous avions pris, par erreur, pour un cafard volant) qui atterrit sur le visage d’Ann lors de l’apéro  … bienvenue aux Antilles !

Prise de ris automatiques.

Je serais malhonnête en ne précisant pas que depuis que nous avons remis les bosses de ris dans leur configuration du départ … les prises de ris sont aisées et parfaites !!!

Par quel miracle ce retournement de situation ???

Rappelons que c’est après avoir déchiré notre ancienne GV (sept fois) en prenant nos ris que nous avions décidé qu’il était impératif de faire quelque chose … ce qui nous avait amenés, en finale, à repenser totalement le système de prise de ris automatiques.

Le plus grand remède apporté au problème fut de remplacer les liaisons GV/ chariots intermédiaires en sangle, par des sandows. La réduction (toute relative) du diamètre des réas du vit-de-mulet  a sans doute aussi permis que la bosse ne se bloque plus à ce niveau encore que rien n’est moins sûr : il n’est pas impossible qu’en voulant aider, au pied de mât, la GV à descendre, on provoquait en fait, le blocage de la bosse de ris.

Quelques chiffres.

Nous avons fait 47 heures de moteur – 90 heures de GE et consommé 405 litres de diesel.

Moteur.

En deux occasions, nous avons mis le moteur car nos voiles battaient furieusement  et uniquement pour cette raison.

La veille de notre arrivée, nous avons été contraints de mettre le moteur en plus des voiles si nous voulions arriver de jour, à la marina. Ce fut pour moi, une véritable torture psychologique mais une fois passé « Tobago », je m’y suis résigné d’autant plus facilement que la navigation sous voile est devenue impossible en raison d’un vent venant trop sur l’arrière !

Marina « Port Louis » de « Georges Town » – Grenada.

La « marina Port Louis » est une « marina Camper & Nicholsons » c’est-à-dire moderne, solide (pontons en béton), bien équipée, excessivement bien tenue … et horriblement chère : nous payons pour « S.A.S.³ » 3.414,52 $ Caraïbes soit +/- 1.138 € pour 15 jours ! Il s’agit aussi d’une base « Moorings », « Sunsail » et « Dream Yacht Charter ».

Une série de pontons impressionnants sont réservés pour les « méga yachts ».

Comme nous l’avions vu à « Antiga », la desserte du diesel se réalise via des bouches situées sur les pontons ! Nous n’avons pas encore expérimenté le système mais nous ne manquerons pas de vous faire part de notre expérience.

Des bornes incendie jalonnent les pontons … mais si vous tombez à l’eau, pas la moindre petite échelle pour vous aider à remonter sur le ponton !!!

Chaque borne de ponton dispose d’une prise « TV » et « internet » – d’une fiche électrique (220V – 50 ou 60 Hz – 32A) et du triphasé. Un ponton spécial est même réservé pour les Américains qui utilisent du 110 V !!

Mais, mais … question internet, c’est carrément la galère. La Wifi du port ne fonctionne pas ou très mal et leur système de « box » que vous branchez sur la borne du ponton est aussi archaïque qu’inefficace : après deux jours d’utilisation branlante, nous avons été tout rapporter !

L’architecture des installations est agréable à l’œil.

******

Dimanche 08.

Les formalités d’entrée dans le pays (tarif spécial le week-end) se font … à la marina et pour une fois, l’immigration n’a pas demandé à me voir !

Notre première préoccupation de la journée fut le nettoyage intérieur du bateau et du cockpit. Le soir, nous allions dignement fêter notre retour aux Antilles, en allant dîner  au « Umbrellas », restaurant de plage branché de l’île : il y avait foule et une ambiance d’enfer en raison d’un super orchestre à trois chanteurs. Les serveuses de l’établissement sont d’une gentillesse peu commune : elles se sont notamment occupées de nous trouver un taxi pour notre retour à la marina, avec beaucoup de maestria.

Cette petite incursion dans l’île, nous a permis de constater combien la couleur de peau de la population locale était très foncée !

Lundi 09.

En raison d’un problème familial, nous nous voyons contraints de rentrer au pays du 11 au 20 mai … ce qui explique pourquoi nous sommes à nouveau en marina au lieu de profiter de l’un ou l’autre beau mouillage de l’île.

A l’heure de l’apéro, nous avions l’immense plaisir de recevoir à bord, Jeanne & Bernard de « Asa Branca » (RM 8.50 rouge) qui avait fait son entrée dans la marina, en cours d’après-midi. Nous les connaissons dans le cadre de notre club de plongée c’est-à-dire depuis des années.

Mardi 10.

Depuis notre arrivée, nous n’avons connu qu’une succession d’ondées : il suffisait qu’on s’éloigne du bateau en ayant laissé un capot de pont ouvert pour qu’il pleuve évidemment … comme quand nous avons été à la piscine !

La température à l’intérieur du bateau est très limite en journée et la nuit, on se prend à rêver se prélasser sur la banquise ! Question « bestioles », il n’y a qu’Ann qui moffle pour l’instant … donc je ne dis trop rien !

La circulation piétonne sur notre ponton, connaît des heures de pointe : les bateaux de location sont amarrés un peu plus loin ! Nous avons ainsi droit à un défilé incessant de nationalités et le moins qu’on puisse en dire c’est qu’ils ont tous, une fameuse bougeotte !

Aujourd’hui, il fait nettement plus sec que les autres jours et j’en ai profité pour aller chez le « barber shop » situé juste à la sortie de la marina : en deux temps, trois mouvements précis, je retrouvais une peau de bébé et je rajeunissais de 20 ans selon ce vil flatteur … le problème c’est qu’Ann a ensuite dû chercher une crèche pour votre serviteur !

De là, nous avons poussé la petite ballade jusque « Island Water World » qui se défend pas mal comme shipchandler … même si nous n’avons rien trouvé comme d’habitude !

Nous commençons seulement à décompresser et cela fait un bien fou. De surcroît, la présence de « Asa Branca » apporte une petite note de « connu » particulièrement appréciable : Bernard surveillera notamment le bateau en notre absence.

Le soir, nous avons été tous les quatre, prendre l’apéro et avaler ensuite, une délicieuse pizza au clubhouse : il n’a pas toujours été aisé de temporiser la serveuse car nous n’avions aucune envie d’écourter cette soirée.

Mercredi 11.

Le taxi nous attendait pour 10.30 heures sur le parking de la marina.

A 10 heures, le harbourmaster que nous n’aimions déjà pas de trop, venait nous demander de placer notre annexe, sur l’autre bord car un bateau venait prendre l’emplacement à côté du nôtre  … comme s’il ne pouvait pas nous le signaler plus tôt que notre annexe pouvait déranger ! Grrrrr.

Dans l’énervement et la précipitation, nous n’avons pas eu d’autre choix que de nous exécuter et par bonheur, Bernard est venu nous apporter une aide salutaire.

Bien qu’il s’agisse d’un emplacement pour deux bateaux, notre nouveau voisin (GB) a tellement « ziveré » (= hésiter maladroitement) comme on dit par chez nous, qu’il a dû s’y prendre à plusieurs reprises pour quand même terminer plaqué contre notre coque : je l’aurais bouffé !!!

Sans trop avoir le temps de faire les présentations auxquelles ces derniers semblaient tenir, nous avons pris la poudre d’escampette par une chaleur accablante (je dégoulinais comme une fontaine en arrivant au taxi).

Le trajet de retour au pays ne fut pas triste puisque nous sommes partis de la marina, le mercredi à 10.30 heures et sommes arrivés à la maison … le jeudi à 16.30 heures !! Dans le fond, il aurait été plus rapide de partir de « Cape Town » …

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Responses

  1. Je vois que sas 3 a retrouve un de ses petits freres, ou soeur si elle est anglaise

    • Non … il s’agit d’un Discovery !! Le même air de ressemblance se retrouve avec les Oyster ! Mais toute ressemblance s’arrête là …


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