Publié par : Ann & Stéphane | 16 avril 2016

02 au 15.04.2016 – Marina Jacare Village (Brésil).

Samedi 02.

Après une relative bonne nuit de sommeil (j’ai dû aller me refroidir, en milieu de nuit, dans le cockpit tant la température intérieure était suffocante), nous nous sommes réveillés sur un rio très calme et accueillant.

Avant que la grande « effaceuse » ne vienne transformer notre traversée … en une simple croisière touristique, il m’a paru important de rédiger mon article pour notre blog. Cette fois-ci, je n’avais pris aucune note durant la traversée !

Pendant ce temps là, Ann était partie avec Patrick de « Sarama » qui disposait d’une voiture de location, réaliser quelques approvisionnements au « Carrefour » de « Joâo Pessoa » et y acheter une carte Sim pour notre routeur : avoir une connexion internet étant toujours la priorité des priorités.

Grande désillusion : le Brésil ayant misé sur le Wi-fi … le réseau 3G a été peu développé et notamment, en notre région où la réception est très mauvaise. En tout état de cause, il est difficile d’acheter une carte Sim prépayée et quand on en trouve une, elle ne peut offrir que 400 Mo/semaine … donc, pas de routeur, pas de « gsm local » : bonjour les communications internationales !!!

Nous dépendons donc totalement de la Wi-fi de la marina que nous ne captons pas à l’intérieur du bateau … et de surcroît, que sur un seul de nos trois ordinateurs !!!! Allez comprendre quelque chose : en tous lieux, l’Ipad capte une connexion internet alors que notre vieux PC rame plus souvent que de raison … et pour une fois, il est le seul à avoir une connexion en dehors du clubhouse !!!

Après la tenue du blog, j’avais besoin de « faire quelque chose » sans trouver le courage de me lancer dans de grands nettoyages !  M’est alors venu l’idée saugrenue de ressortir l’un de nos deux vélos « Brompton » enfermé dans son sac … depuis plus de deux ans !

Alors que je m’attendais à pouvoir le mettre à la poubelle … je fus consterné de me rendre compte qu’il était toujours en parfait état de marche ! Je dois encore vérifier l’autre vélo mais ce sera pour un autre jour car il n’est jamais bon de titiller sa bonne fortune, deux fois sur la même journée …

Comme la curiosité de voir l’état de notre coque après notre traversée, me titillait … je n’ai pas résisté à l’envie de me mettre à l’eau : si elle est chaude, la visibilité est à ce point exécrable que je ne suis pas parvenu à déterminer si la coque était propre ou sale ! Au toucher, il semblerait qu’elle soit propre mais il est certain que dans un tel environnement, cela ne durera pas : il suffit de voir la coque de « Sarama » qui a pourtant été carénée en janvier à « Cape Town » !!

En fin d’après-midi et alors que les températures étaient plus acceptables, j’ai enfourché mon vélo pour découvrir un peu les environs proches : Madre Dios ! C’est une véritable « pampa urbaine » avec ses routes en terre rouge, gondolées comme une tôle. Par contre, la musique est omniprésente et la population locale s’est montrée totalement indifférente à la vue de ce grand dadais d’Européen en train de se faire secouer comme un poirier sur son drôle de vélo de cirque.

Comme le jour s’estompait rapidement et que  j’ignorais superbement où je mettais les pieds,  j’ai préféré faire demi-tour et revenir prudemment sur mes pas … avec un début de mal de crâne : nos vélos ne sont pas équipés d’amortisseurs, motif pour lequel  je l’ai remisé en son coffre arrière.

Dimanche 03.

La nuit fut « torride » (malheureusement pas dans le sens où vous l’imaginez …) et comme il a plu quasiment tout le temps, nous en avons été réduits à notre excellent ventilateur « Dyson » !!! Impossible de faire marcher l’airco sans le groupe ! La borne électrique 220V du ponton ne fournit pas plus de 20A et de surcroît, en 60 Hz.

Nous le savions par « Sarama », il nous faudrait composer avec les moustiques et  les « nonos » en ces régions ! Du côté des « moustiques », nous sommes relativement protégés sur les pontons et  selon « radio ponton », les bateaux au mouillage ne connaîtraient même aucun problème ! Par contre, tout le monde est quasiment unanime pour considérer qu’il est suicidaire de se rendre au clubhouse sans répulsif ou protection !  

Du coté des « nonos », la nouveauté est que nous en avons même sur le bateau !!!! Ces saletés de petites mouchettes noires, de la taille d’une tête d’épingle, vous mordent sans répit que c’en est une véritable plaie. Il paraît cependant que c’est par époque et que donc, l’espoir reste permis.

Voulant profiter d’une journée fort nuageuse et donc un peu moins chaude, je me suis mis en devoir de nettoyer l’intérieur du bateau qui s’est révélé beaucoup plus propre que je ne l’avais craint : évidemment, mon dernier nettoyage remonte à « Sint Helena » et depuis lors, nous n’avons été qu’au « grand air » …

Je mentirais si je vous disais que je me suis amusé comme un petit fou alors que j’ai eu l’impression d’être un gros glaçon en plein dégel malgré l’airco (qui ne fonctionnait que dans les cabines) mais l’odeur de propre qui se dégageait de mon passage, était la meilleure récompense qui soit.

Au demeurant, j’ai été surpris par le calme incroyable qui régnait ce dimanche, alors que d’ordinaire, c’est très « animé » et très « musical » : les Brésiliens aiment la fête et la danse …

Après le souper, nous avons été prendre un verre au  1er étage de  la « Casa Praia » où se produisait jusque 20 heures, un orchestre particulièrement bruyant. Il ne s’agissait pas de la soirée des grands jours : nous n’étions qu’une petite dizaine de couples.

En partant de la marina et en longeant le rio vers le Sud, la route s’enfonce un moment donné, à la perpendiculaire,  dans les terres … laissant à penser qu’il est impossible de s’aventurer plus en avant le long du fleuve. C’est là qu’il faut emprunter un petit sentier qui longe la plage et qui vous amènera à un charmant petit oasis de verdure et de petites boutiques, aussi  imprévisible qu’incongru par rapport au cadre de la marina !

Lundi 04.

Endimanchés de la tête aux pieds, nous sommes partis avec Nicolas, un des trois exploitants associés de la « marina Jacare Village », accomplir nos formalités d’entrée dans le pays : cela nous a pris toute la matinée et sans lui, je pense que nous n’y serions pas arrivés d’autant que ce n’est pas la porte d’à côté et que personne ne pipe un seul mot d’anglais ! Sa prestation nous a coûté 200 Real soit environ 50 €.

Pourquoi « endimanchés » ? Parce que pour se présenter devant les autorités, il faut avoir une « tenue correcte » c’est-à-dire pas de short, ni de décolleté : ici, les autorités sont toutefois plus tolérantes qu’ailleurs. Par contre et contrairement à d’autres régions, elles exigent la production d’un moyen de subsistance (extrait de banque ou argent en espèces) pour toute la durée du séjour envisagé à raison de 25€/jour … allant même jusqu’à compter la liasse de billets que vous produisez ! Mais bien entendu tout dépend du fonctionnaire sur lequel vous tombez …

Tout ceci m’a permis non pas de visiter le pays mais de me rendre compte qu’au-delà du « village Jacare » avec ses routes gondolées en terre rouge, il existait une civilisation qui connaît le macadam,  les buildings et les flashes automatiques ! Ouf, un moment donné je m’étais demandé si le Brésil n’était qu’une gigantesque savane !

En fin d’après-midi, nous prenions l’apéro à bord de « Anastasia » (B) de Sophie & Frank avec Patrick de « Samara ».

Mardi 05.

La nuit fut d’autant plus torride que notre ventilateur Dyson (acheté en Belgique, à prix d’or) a grillé !!! Ce type de produit n’étant pas commercialisé au Brésil, il ne faut même pas envisager  d’essayer de le faire réparer sur place : les joies du voyage autour du monde !

Notez que nous aurions tort de nous plaindre quand autour de nous, « Evita » est en panne de moteur et « Anastasia » doit sortir son bateau de l’eau car il a un peu d’eau de mer dans son huile moteur : les joies du Z-drive.

Depuis notre arrivée, le vent est fortement tombé … rendant d’autant plus insupportable la chaleur !

Un manque de précision peut être source d’embarras : j’avais dit à Ann de ne pas organiser  un « apéro » à bord, ce mardi et elle m’a pris au mot … en organisant un « dîner » à cinq dans le cockpit !! Mais, je me dois de  reconnaître que j’en fus le premier heureux car nous avons dégusté de délicieuses langoustes en compagnie de « Anastasia » et de « Sarama » !

Tous les jours, en fin de journée, nous avons droit au passage très animé de barges de touristes locaux : la barge démarre à hauteur de la « Casa Praia », elle traverse le rio et longe l’autre rive pour ensuite faire une boucle en longeant notre rive.

Mercredi 06.

Il a pas mal plu durant une partie de la nuit et les températures étaient un peu limite mais nous nous en sommes plus ou moins mieux accommodés que les précédentes nuits.

La « bonne » nouvelle du jour fut d’apprendre que notre ventilateur Dyson sera remplacé en garantie car faisant partie d’un lot qui avait fait l’objet d’un rappel !! La « mauvaise » nouvelle est que les sandales « Bierkenstock » d’Ann, ont mystérieusement disparu alors que les enfants du village étaient une fois de plus, venus jouer sur notre ponton.

Véritable petite plaie, les enfants du village s’amusent à sauter dans l’eau, depuis notre ponton et rien ne semble réellement pouvoir les en empêcher. Maintenant si de surcroît, des objets « disparaissent » (les sandales étaient sur le ponton, devant le bateau) à chacun de leur passage, il faudra sérieusement revoir la sécurité tant vantée de cette marina.

Nous en avons profité qu’il y avait de l’eau sur le ponton (hier, il n’y avait pas la moindre pression !) pour un bon nettoyage de notre pont … déjà bien dessalé par la pluie.

Nous avons par ailleurs, demandé aux deux « jeunes » de la marina d’astiquer nos inox.

Le travail des inox leur a pris 8.30 h. payé 25 real/h. soit  +/- 6,25 €/h. Ce n’est pas la qualité de travail que nous avons connu en Indonésie mais c’est très acceptable. Par contre, comme ils travaillent de manière très intermittente, je vous conseille vivement de noter leurs heures …

Amusant mais ô combien agréable : nous ressentons que nous commençons à décompresser … ce qui n’était pas exactement le cas lors de notre escale de « Sint Helena » ! Avec un peu de chance, nous serons peut-être en mesure de visiter un peu le pays mais pour le moment, cela est au-dessus de nos forces d’autant que nous avons encore trop de choses à faire à bord.

Jeudi 07.

La marée est exceptionnellement haute aujourd’hui avec un coefficient de 118/120 : jusqu’à présent, les installations semblent bien résister à la situation (courant très fort) mais l’inquiétude des responsables de la marina est très palpable … ce qui n’est pas spécialement de nature à rassurer !

A marée haute exceptionnelle … marée basse exceptionnelle : hier, nous n’avions plus, à notre emplacement, que 2.40 m et la marée descendait encore pendant une heure ! A mon avis, la quille a dû s’enfoncer dans la vase.

Comme programmé, nous avons nettoyé, sous le cagnard, la coque sur son flanc tribord : de grands nuages blancs étaient très visibles sur l’avant ! Le travail s’est révélé moins pénible que prévu d’autant que le plan d’eau était pour une fois, très calme. D’ordinaire, avec le fetch, la houle ou les remous provoqués par le passage des bateaux, on ne peut éviter que le travail soit salopé par les vagues.

Vendredi 08.

Nouvelle nuit chaotique en raison d’une température un peu trop élevée dans la cabine et des morsures de « nonos » chaque jour, plus nombreuses, qui nous font nous gratter comme des vieux chiens. Et dire qu’au pays, ils nous envient …

Ayant pu rentrer téléphoniquement en contact avec Frédéric Bonneau de « Webasto France », le super petit génie de Webasto, nous avons solutionné notre problème d’airco dans le carré : Frédéric  a de suite compris que la sonde de température d’eau glacée n’avait pas été remise dans son logement lorsque l’appareil avait été remis en place après sa réparation à « Cape Town » …

Comment en ces conditions, l’airco a-t-il pu fonctionner normalement à « Cape Town » ??? Peut-être parce que l’eau de la marina étant super glacée, la température du compartiment airco était suffisamment basse pour déclencher les ventilateurs … alors qu’à « Sint Helena » ou à « Jacare », l’eau étant beaucoup plus chaude, la température du compartiment était  plus élevée.

Nous avons malgré tout chipoté un peu voire même un peu beaucoup car je n’ai pas trouvé le « logement » de la sonde, du premier coup … mais grâce à la ténacité et la perspicacité d’Ann, nous avons trouvé et cela marche !

Petite baignade rafraîchissante, en la piscine de la marina. Ce n’est pas exactement une piscine « olympique » mais plutôt un grand baquet d’eau dont la présence constitue un + indéniable par ces fortes chaleurs. Dommage que l’eau ne  soit pas mieux traitée … sa qualité laisse parfois à désirer.

Samedi 09.

Je sais, je sais … je radote comme un vieux … mais cette nuit, j’ai bien failli me noyer dans mon lit-baignoire tellement il faisait chaud ! L’airco ? Quoi l’airco ?? Il a superbement travaillé jusqu’à ce que nous allions nous coucher mais il ne faut pas plus d’une demi-heure pour que les températures redeviennent insupportables une fois l’airco arrêté.

J’ai détesté le SE asiatique parce qu’il y fait chaud et humide mais ici … c’est pire car en plus, il y a des « nonos » et des moustiques ! Ouiiinn, je veux revoir ma Normandiiiiiiiiiie !

Si hier, j’étais d’attaque pour le nettoyage de notre coque … aujourd’hui, j’ai bien failli déclarer que dessaler le côté bâbord n’était peut-être pas nécessaire ! Toutefois en « bons petits soldats », nous nous y sommes mis, sous le cagnard une fois de plus. Enfin, le résultat est malgré tout  là et même si ce sera à recommencer dès que nous pointerons le nez du bateau en mer, cela en vaut toujours la peine.

Toujours pas de nouvel arrivant depuis le 1er avril à l’exception d’un HR 35’ canadien !! C’est d’autant plus étonnant que Nicolas de la marina m’indiquait, en début de semaine, attendre une dizaine de bateaux !! Les bateaux qui sont actuellement à la marina, le sont quasiment tous pour de longues durées.

En fin d’après-midi, nous sommes partis à pied jusqu’à la grande surface située en bord de mer c’est-à-dire de l’autre côté de la grande nationale qui relie « Cabedelo » à «Joâo Pessoa » : un bon ¼ heure à pied.

Sur le retour, nous avons pris le taxi car nous étions trop chargés. Pour info, vous avez droit à un « ticket taxi  de 6 real » lorsque votre ticket de caisse dépasse 250 real … le nôtre s’élevait à 220 real et le taxi nous a coûté 10,20 real !

Dimanche 10.

1, 2, 3 …. 15, 16, 17 et 18 : trois nouvelles morsures de plus par rapport à hier. Voilà comment nous débutons nos journées à « Jacare » qui signifie en brésilien « alligator » alors que ceux-ci ont été totalement remplacés par bien plus féroces : les « nonos ».

Je me prépare d’ailleurs, psychologiquement à ce que bientôt tout le monde, en me croisant, pense que j’ai la rougeole ! Enfin (soupir) à chacun son « paradis » …

Pour ceux et celles qui ne le savent pas encore … c’est l’anniversaire d’Ann (trois fois 20 printemps) et en cet honneur, nous avons décidé de farniente toute la journée : c’est d’ailleurs, ce que nous réalisons le mieux.

Le soir, le resto s’imposait ! Nous avons donc pris le taxi pour nous rendre à « Joâo Pessoa » où un restaurant le long de la plage, le « Roccia », nous avait été conseillé … sauf qu’il était fermé de même que le « Gulliver » situé un peu plus loin. Ce n’était pourtant pas faute de nous être renseigné au préalable mais nos infos étaient mauvaises.

En dépit de savoir où nous allions pouvoir dîner … nous nous sommes laissés guider par notre taximan pour le « Rodrigo Tavares de Oliveira EPP » situé lui également le long de la plage. L’ambiance y était très brésilienne avec deux très grands groupes qui se partageaient la sonorité des lieux.

Comme nous ne parlons pas le portugais/brésilien et qu’au Brésil, personne ne parle une autre langue … la communication s’est avérée « difficile » : aussi, avons-nous laissé faire lorsque ma bière fut servie dans deux verres de même que l’eau minérale d’Ann !!

Peu habitués aux coutumes locales, nous avons trouvé le buffet (apparemment, il n’y avait pas moyen de manger à la carte) un peu pauvre en viandes notamment … mais c’était sans compter sur les serveurs qui toutes les cinq minutes, venaient nous présenter à notre table, une pièce de viande embrochée sur une épée dont ils découpaient une tranche à la demande. Un peu surprenant mais plutôt sympathique comme méthode.

Ensuite, notre taxi qui attendait sagement sur le parking, nous a reconduits à la marina. Nous en avons eu pour 130 Real de taxi et 150 Real de resto …

Lundi 11.

Après une nuit chaotique en raison des nombreuses averses auxquelles nous avons eu à faire face (à chaque fois, il faut fermer les capots de pont dans la précipitation), nous avions programmé de nous occuper de nos bosses de ris. Toutefois, les conditions météo ne semblant pas précisément favorables (grains et vent), nous pensions remettre cette corvée au lendemain quand, très à propos, l’alarme de notre réservoir d’eaux grises s’est mise à retentir !!!

Pas très grave mais nécessitant une intervention, la liaison entre le moteur et l’axe du soufflet était désolidarisée : appelé à la rescousse, « Alex », le très sympathique technicien allemand, s’est proposé de nous faire faire une nouvelle pièce dès le lendemain au cas où la réparation ne tiendrait pas  …

Ce dernier en a profité pour jeter un œil sur le déclencheur de ladite pompe tombé, lui, en panne deux jours plus tôt !!! C’est communément ce que l’on appelle « la loi des séries » encore que sur un bateau, tout n’est qu’emmerdements …

Avec les mises à l’eau /sorties d’eau incessantes des nombreux petits bateaux à moteur  qui naviguent sur le rio, l’ambiance est constamment assurée : la technique est très au point en sorte que les propriétaires y recourent pour une simple ballade d’après-midi !

Mardi 12.

Pour une fois, la nuit fut douce et agréable : Ann avait lessivé nos draps qui dégoulinaient de transpiration (beurk), l’airco avait fonctionné toute la soirée, nous nous sommes très peu grattés et il n’a pas plu durant la nuit … que du bonheur !

Bien que la météo ne soit pas exactement celle que nous attendions (gris, vent et grains) pour nous occuper de nos bosses de ris, nous avons préféré en terminer une fois pour toutes, avec cette corvée.

Nous avions quasiment tout terminé … que nous avons constaté que la nouvelle configuration pêchait par divers aspects !! Aussi, nous avons tout enlevé pour adopter la configuration qui était celle au départ de « Caen ». Frank de « Anastasia » fut d’une aide très efficace en cette seconde partie. C’est grâce à lui si lorsque nous avons hissé la GV, nous n’avons pu que constater que tout était parfait !!!! Merci, Frank.

Mercredi 13.

Qu’il pleut souvent la nuit, nous l’avions déjà remarqué mais qu’il pleuve durant la journée est heureusement plus rare … quoique ces derniers jours, on se fait rincer plus souvent que de raison, ce qui ne m’a pas empêché hier, de me taper un joli coup de soleil ! Par bonheur, il ne s’agit que de grains.

Voilà depuis ce matin, notre pompe à eaux grises est maintenant équipée d’une nouvelle liaison en inox bien plus solide que celle en acier d’origine. Mais qui donc aurait pu imaginer qu’après un peu plus de 5 ans, la vis allait se desserrer et du même coup, endommager  le pas de vis de la galette de liaison ? Fatalitas … fatalitas !

Comme nous en avons terminé avec notre liste de travaux à réaliser et que doucerettement, nous commençons par saturer de cette chaleur, de ces « nonos » et de ces grains à répétition, nous pensons de plus en plus nous remettre en mouvement …

En son temps, nous avions pensé visiter le Brésil au départ de « Joâo Pessoa » mais nous nous rendons compte aujourd’hui qu’il faut pour cela, partir de l’aéroport de « Recife » qu’il faut donc atteindre dans un premier temps ! Si vous y ajoutez le manque de temps dû à notre arrivée tardive à « Jacare » et le fait que nous voyons mal laisser le bateau seul à la marina … tous les ingrédients sont réunis pour reprendre la mer.

Le problème de laisser le bateau seul à la marina, réside en ce que nous n’y disposons pas d’une borne électrique de min. 32A en 50 Htz. Tant que nous sommes à bord, il n’y a pas de problème puisque nous surveillons notre consommation électrique et quand nécessaire, nous mettons en marche le GE. Nous disposons d’un système on/off automatique sur le GE mais celui-ci a été réglé à l’origine, trop bas 60% – 80% : à l’époque, nous n’avions pas l’expérience d’aujourd’hui ! Dès que nous serons de retour en « Guadeloupe » ou en « Martinique » où « Pochon sa. » a une antenne, nous ferons changer tout cela mais en attendant cela nous dérange maintenant de laisser descendre si bas nos batteries !

Demain, nous irons visiter « Olinda » avec la voiture que nous venons de louer, et nous déciderons alors si nous poursuivons notre expérience d’excursions à la journée ou si nous mettons les voiles.

Jeudi 14.

Réveil à 6.30 h pour un départ effectif à 8 h. Pas trop mal même si on peut faire mieux.

Evidemment, on s’est tapé l’embouteillage à l’entrée de « Joâo Pessoa » mais une fois le « bouchon » dépassé, cela roulait plutôt bien ! Jusque « Olinda », nous avons eu une voie rapide à quatre bandes de 137 km … en mauvais état, parsemé de flashs automatiques et de quelques casses-vitesse (lors de la traversée d’agglomérations) que l’on n’oserait même pas imaginé en Belgique !

Audacieux bien entendu, d’émettre une opinion sur le Brésil alors que nous n’en avons absolument rien vu mais quelques impressions générales se dégagent : saleté, tags omniprésents, surpopulation, infrastructure routière totalement défaillante et une urbanisation anachronique où taudis et immeubles modernes s’entremêlent comme on le voit trop souvent dans les pays pauvres.

Pour le surplus, tous les buildings sont carrelés de la tête aux pieds et sur les quatre faces (comme au Portugal …) ce qui fait du Brésil, le pays à la plus forte densité de carreleurs, au monde !

Côté positif, signalons qu’un énorme progrès a été réalisé en faveur des handicapés puisqu’ils sont seuls à pouvoir embrasser la carrière de chauffeurs de bus !!! C’est du moins ce que j’en tire comme conclusion après avoir vu que tous les bus arboraient de manière plus ou moins visible, l’écusson blanc sur fond bleu d’une chaise roulante … à moins bien entendu qu’il y ait une autre explication !

Si la signalisation est loin d’être terrible, nous avons quand même trouvé le centre historique de « Olinda » sans trop de problèmes. Une fois parqués, nous nous sommes fait alpaguer par un de ces guides touristiques qui vous repèrent avec une acuité visuelle incroyable : il n’y a pourtant pas meilleur que nous pour se fondre dans la foule !

A la suite de notre guide qui bredouillait quelques mots de français et qui n’arrêtait pas de préciser chaque fois qu’il croisait un collègue, que nous venions de « Belgica », nous avons crapahuté durant deux heures et sous la chaleur, à travers les ruelles tortueuses du centre historique : cela nous a fait beaucoup penser aux vieux quartiers de « Trinidad » (Cuba).

Des panoramiques, nous avons pu prendre des photos des toits bas et rouges de « Olinda » qui contrastent avec les hautes tours et le port commercial de « Recife ».

Une très belle journée mais qui nous a mis sur les genoux et nous a fait passer l’envie d’entreprendre de nouvelles excursions à la journée.

Vendredi 15.

Nous voulions voir le Mall « Manaira Shopping » de « Joâo Pessora » situé en bordure du fleuve et pas loin de la voie rapide … facile à trouver quoi ! C’était évidemment sans compter sur une circulation quasiment partout en sens unique et des routes secondaires qui remontent à la préhistoire … pour une visite qui n’en valait pas réellement la peine : on est très loin des fastes auxquels nous avons été habitués jusqu’à présent.

Ensuite, comme les plages de « Olinda » ne nous avaient pas spécialement inspirés, nous voulions fouler du pied celles de «Joâo Pessora » … sauf que de jour, un vendredi, par un temps bouché et venteux, ce n’est pas non plus le pied : pour preuve, je n’en ai pris aucun souvenir ! Dimanche soir passé, les plages étaient éclairées, il y avait du monde et beaucoup d’ambiance : c’était nettement autre chose !

Il nous fallait rendre la voiture de location pour 15.30 h mais comme il est impossible de circuler dans ce pays, nous avions pris une sérieuse marge et ce ne fut pas du luxe : la société est située le long de la voie rapide, un peu après/avant  le « Carrefour » sauf  que la sortie de voie rapide ne conduit qu’au « Carrefour » et que bien entendu la voie secondaire est à sens unique …

Nous avons pratiquement visité toute la ville et ses faubourgs pour enfin atteindre la station d’essence localisée très à propos juste à côté de la société de location … sauf qu’on n’y délivre plus d’essence !! Nous en avions tellement marre de tourner dans tous les sens que nous avons rendu la voiture de location sans faire le plein ! Na.

C’est à peu près à cet instant, qu’un déluge de pluie nous est tombé sur la tête, pour ne plus s’arrêter : problème de rupture de canalisation sans doute … pays de merde ! Et quand on pense que la météo prévoit ce même type de pluie pour toute la semaine prochaine ! Ouiiiiiiiiiin … je veux revoir ma Normandiiiiiiiiiie.

Je vous rassure de suite : nous sommes rentrés en taxi, à la marina. Je tenais à le préciser dès fois que vous auriez eu envie de verser une chaude larme à l’idée de nous voir rentrer à pied, sous la pluie.  Merci de votre adorable sollicitude qui nous touche tellement.

Depuis notre arrivée, j’ai comptabilisé le départ de deux bateaux dont « Imagine » et l’arrivée de deux autres petits bateaux : ce n’est pas exactement la rotation à laquelle je m’attendais.

Quand allons-nous quitter «Marina  Jacare Village » ? Bientôt … mais Ann et votre serviteur divergeons sur le sens profond à donner à l’adverbe « bientôt » ! Je compte en jours et mon épouse, en semaines …

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Responses

  1. Merci, Stéphane, de m’avoir rappelé que cela fait 6 jours (un par dizaine) que j’aurais dû souhaiter bon anniversaire à Ann. Et zut…
    Ann, je te souhaite donc de tout cœur, un excellent anniversaire.

    J’ai gardé un excellent souvenir du Brésil, mais nous y avions été à une autre période de l’année et je ne me souviens pas avoir été gênée par les moustiques ou les nonnos.

    Bises,

    Catherine


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