Publié par : Ann & Stéphane | 7 septembre 2015

31.08 au 06.09.2015 – Traversée sur Madagascar: 730 milles.

Lundi 31.

Quand nous nous sommes réveillés, le vent soufflait déjà en tempête (+ 25 nœuds) et j’avais le secret espoir que « Crystal Blues » (Aus) serait toujours à la marina en sorte qu’il n’y ait pas de place pour « S.A.S.³ » …

Grâce à nos amis, Norma & Phil de « Minnie B » (Irlande), nous savions exactement ce qu’il en était de la situation et c’est grâce à leur précieuse collaboration que nous avons su que l’emplacement était libre dès 13 heures … la marée était haute à 13.53 heures. Nous avons passé la matinée entre chaud et froid … « je sui convaincu qu’ils ne partiront pas avant demain » … « après réflexions, je suis convaincu qu’ils partiront aujourd’hui » … « après y avoir bien réfléchi, je pense que les deux hypothèses sont plausibles » …

Ne pouvant attendre plus longtemps la marée haute, nous sommes partis un peu en avance … ce qui ne fut finalement pas un luxe au vu des réelles difficultés à remonter notre ancre !!! Le bateau partait dans tous les sens et la chaîne d’ancre se retrouvait souvent à la perpendiculaire du bateau ou trop en arrière etc. C’est une première car généralement, la remontée de l’ancre se fait sans problème même lorsque la mer est mauvaise ! Il est également possible que nous ayons un peu perdu la main à force de farniente durant 2 ½ mois.

Nous avons franchi la barre sans la moindre difficulté … une seule fois, j’ai vu sur l’échosondeur s’afficher 2.5 mètres soit précisément le tirant d’eau du bateau mais dans l’ensemble c’était relativement confortable. Il n’empêche que vous n’auriez pas pu me glisser une feuille de papier entre les fesses …

Après avoir atteint « l’eau libre », nous avons eu une navigation très tranquille … au moteur jusque « Port Louis ». Ben oui, on aurait pu mettre la toile et réaliser une arrivée d’enfer … avec plus de 25 nœuds de vent réel, « S.A.S.³ » aurait déchiré comme un malade … je ne le connais que trop bien, il aurait pris son super pied tandis que nous aurions fait pipi dans nos culottes mais qu’est-ce que vous faites de notre convalescence ??? Nous sommes des « survivants » de « l’Indien » et il nous faut nous ménager nos vieilles artères.

Vers 15.30 heures, nous étions à hauteur de la « marina Caudan » où un sympathique comité d’accueil nous attendait pour nous aider à amarrer la bête. J’ai dû m’y reprendre à trois fois avant de réussir mon approche !! Notre propulseur arrière refusait de fonctionner, me laissant totalement dans la panade !! Ouais, bon, c’est ma faute, le propulseur n’était pas totalement descendu et je n’en avais pas pris conscience et alors … tout le monde a droit à l’erreur.

Nous sommes amarrés sur le mur extérieur de la marina et de ce fait, nous profitons d’une belle vue sur le port : j’aime … en l’espoir cependant que nous n’aurons pas à revivre le cauchemar de la nuit de notre arrivée sur l’île.

Mouillage … marina … deux univers foncièrement différents ! En marina et celle-ci en particulier (la marina n’a pas d’accès réservé ou protégé … elle donne directement sur la rue), il est difficile d’échapper aux curieux, aux admirateurs, aux touristes qui vous demandent l’autorisation de monter à bord pour y être pris en photo, aux mendiants. Quasiment impossible de rester dans son coin sans être abordé par l’un ou l’autre.

Par contre et ici, le contact passe tout seul entre les bateaux … à un tel point qu’à l’apéro du soir, en plus de Norma & Phil de « Minnie B » … nous avions Lee de « Papillon » ainsi que Sonia & Louis de « Felix », catamaran battant pavillon autrichien que nous avions vu à « Jakarta » tandis que ses propriétaires étaient retournés au pays.

Ce fut le type d’apéro où nous avons beaucoup rigolé.

Pour une fois que nous étions à quai, nous avons décidé de faire un tour dans le « Port Louis » by night. Après un quart d’heure de marche dans des rues désertes, nous sommes revenus au bateau ! Tout était fermé et même au « Mac Do », il nous a été impossible de dîner (possibilité de seulement emporter et encore, plus de hamburger au bœuf mais seulement au poulet !). Il était 22 heures.

Alors que je goûtais à la douceur de la nuit, dans notre cockpit, je vois un admirateur (un Belge de surcroît !) se diriger d’un pas décidé vers moi ! Noooon par pitié … pas encore !

« Vous parlez français ? » … « nei, jeg snakker bare norsk ! » (« non, je ne parle que le norvégien » : petite phrase que j’avais apprise par cœur durant l’après-midi). C’est alors que nous entendons tous les deux, venant de l’intérieur du bateau: « tu parles avec qui, chéri ? » … la gêne !

Mardi 01.

La nuit fut rude car malgré un calme relatif … nous avons eu droit périodiquement à quelques lames de fond venues de nulle part, qui ont plaintivement fait grincer les amarres. Un remake de notre nuit d’horreur ?? En début de nuit, j’ai même pensé nous enfuir de la marina … c’est dire le traumatisme que nous avons conservé de cet épisode !

En début d’après-midi, une petite camionnette nous apportait 800 litres de diesel (notre consommation durant notre séjour prolongé à « Grand Baie »). Très symptomatique de ces régions, le livreur nous a demandé combien il nous avait facturés lors de sa livraison de juin …

Ce blog n’a aucune vocation à servir de guide nautique … toutefois, je sais que vous êtes nombreux à aimer connaître le prix d’une nuitée à la marina pour un bateau comme le nôtre. Aussi, pour faire plaisir à ces lecteurs … une nuitée à la « marina Caudan » nous a coûté 800 RM (soit +/- 20 €) ce qui est très bon marché d’autant que l’eau potable et l’électricité (16A) sont inclus dans le prix !

Le couperet est tombé : c’est demain ou jamais ! J’aurais bien eu envie de passer quelques jours à la « marina Caudan » mais avant de retrouver une aussi belle fenêtre météo, cela pourrait prendre des semaines !

Le problème ne réside pas tant dans le départ de « Maurice » mais bien, à l’arrivée à « Madagascar » : le Nord de l’île est quasi quotidiennement venteux et agité. Si nous arrivons dans les délais et que la météo se confirme, nous pousserons même jusqu’à passer le « Cap Amber », de sinistre réputation. En le cas contraire, nous devrons faire escale dans l’énorme baie de « Diego Suarez ».

Ma quelle histoire, ma quelle histoire !! L’ampoule de notre phare de pont a sauté il y a quelques temps déjà. Il nous a fallu en commander une nouvelle en Belgique, que Jean-Marc (notre commandant de bord à Air Mauritius) nous a gentiment ramenée dans ses bagages.

Aujourd’hui, j’ai pris mon courage à deux mains pour monter dans le mât et changer l’ampoule défectueuse … sauf que quand j’étais en haut, je me suis rendu compte être monté avec un autre modèle d’ampoule !!

Une fois tout bien remis en place, l’ampoule s’est allumée mais éteinte aussitôt ! Même scénario avec l’ampoule de réserve !! Alors que je commençais sérieusement à me poser des questions, le franc est tombé chez Ann … ce sont des ampoules 12V et il nous fallait des ampoules 24V !! Nous nous étions posés la question au moment de passer la commande mais en étions arrivés (à tort) à la conclusion qu’il s’agissait de 12V.

Pas le temps de nous remettre de notre désillusion, nous étions invités sur le catamaran « Tigger » (GB) … comme quasiment tous les plaisanciers de la marina ! Que de monde, quel brouhaha et tout cela en anglais. En finale, hormis les têtes que nous connaissions déjà, tous les autres invités sont restés de royaux inconnus pour nous !

Amusant de relever comme en cette marina (ce n’est pas partout comme cela), tout le monde invite tout le monde avec une facilité déconcertante alors qu’une fois au mouillage, c’est assez dur d’être invité sur un autre bateau !! En clair … si vous souhaitez vous faire des tas de copains, venez passer quelques jours à la « marina Caudan ».

Vous ne croirez sans doute pas mais je commence à en avoir marre de « Mac Do » … je devrais peut-être essayer « KFC » !

Si à « Grand Baie », la tombée de la nuit est synonyme de la tombée du vent … à la « marina Caudan », on se fait plus balloter de nuit que de jour !

Mercredi 02.

Nous avions déjà postposé notre départ pour « Madagascar » pour avoir le plaisir de passer quelques jours avec Martine et Michel qui étaient arrivés la veille, au Club Méditerranée d’Albion … mais comme une « fenêtre météo » s’était ouverte, nous ne pouvions raisonnablement la refuser. Et pourtant, je crevais d’envie de rester deux ou trois jours de plus à la marina et je vous garantis que cela m’a fait très mal de faire passer la raison avant le cœur.

A 7.30 heures, les amarres étaient lâchées alors qu’un petit vent sympathique soufflait. On devrait toujours être plus méfiant en ces circonstances particulières …

A la sortie du port, nous avons croisé une vedette des « Coast Guard » qui sont immédiatement venus s’enquérir de savoir si nous avions bien réalisé les formalités de sortie du pays le matin même ! Quelle incroyable sollicitude.

Dix minutes plus tard, ils revenaient à l’assaut car leurs collègues ne trouvaient pas trace de nos démarches … effectuées, en réalité, la veille. Finalement, ils nous laissaient partir après nous avoir souhaité une bonne navigation. Un peu tatillon emmerdeur à « Maurice » …

Les deux premières heures de navigation furent fort paisibles … en fait, on « glandouillait » plus qu’autre chose, avec une vitesse de 5 à 7 nœuds dans l’eau pour un vent vrai de 16 à 18 nœuds. La mer était belle et le soleil présent (toutefois, un grain assez étendu nous courait parallèlement).

Seule ombre au tableau : une grande instabilité de route en raison d’un vent qui n’avait pas encore bien décidé quel chemin emprunter.

Passés 10 heures, nous n’étions plus protégés par l’île « Maurice » et la situation changea du tout au tout : 20 à 25 nœuds de vent réel, mer agitée, vitesse de 8 à 9 nœuds dans l’eau. Nous avions reçu de notre routeur, comme premier waypoint : l’île de « Tromelin ». Amusant mais Ann est justement plongée dans le récit historique du naufrage d’un négrier sur cette île … autant dire qu’elle a arrêté sa lecture jusqu’après le passage de l’île !

Une fois n’est pas coutume, nous nous sommes adjoints les services d’un routeur français, Hervé Laurent, dont nous avons fait la connaissance à « Maurice », pour notre descente sur le « Cap de Bonne Espérance » au départ de « Madagascar ». La traversée sur « Madagascar » ne devait servir que de galop d’essai.

A 14 heures, nous avions notre premier « coup de vent » (26 à 27 nœuds) qui nous a fait prendre directement deux ris dans la GV et arriser le génois au maximum. Réaction un tantinet exagérée mais tant qu’à faire … allons-y la main lourde pour avoir la paix par la suite.

A 18 heures, juste après avoir lu à haute voix, la météo d’Hervé qui avait annoncé la veille, un vent de 17 nœuds, et la rectifiait par un vent de 20 à 25 nœuds … le vent grimpait d’un coup, de 25 à 30 nœuds !! La mer suivait le pas, en devenant « forte ». Seul point positif, la vitesse dans l’eau, était passée à 8-10 nœuds.

Il était convenu que tous les jours, nous lui donnerions notre position et la situation du moment à 16 heures et qu’Hervé nous communiquait en retour, son bulletin à 18 heures. C’est ainsi qu’Hervé pouvait rectifier la force du vent mais malheureusement avec invariablement, un coup de retard …

Sur la journée, nous aurons vu à l’écran, l’AIS d’un cargo et un second cargo nous est passé sur l’arrière juste avant la tombée de la nuit.

Durant la nuit, nous aurons droit à des averses à répétition !!

Nombre de milles parcourus en 24 heures : 177 milles.

Jeudi 03.

Mer « formée » … petite amélioration et puis tout d’un coup, la vague plus forte que les autres qui fait valdinguer le bateau. Le vent réel est retombé à 20-25 nœuds … 17 à 24 nœuds durant la nuit.

Le soleil est bien présent et c’est excellent pour le moral … mais, curieusement, nos appétits ne s’ouvrent pas et il en sera ainsi des quatre jours de traversée : nous boirons plus que nous ne grignoterons !! De surcroît, comme la coque s’appuyait sur bâbord, nous n’osions plus ouvrir la porte du frigo sans provoquer l’hécatombe ! En général, cela se passe bien mais cette fois, il est réellement plein à craquer.

Malgré une grande stabilité de route, cela chahute pas mal (certains objets ont valsé par terre pour la première fois en cinq ans de navigation !) ce qui nous encourage fortement à ne pas nous éterniser à l’intérieur. En ces conditions, le mieux reste encore de … dormir. Non … je ne prie plus, je suis devenu athée depuis notre traversée de « l’Indien » !

Nombre de milles parcourus en 24 heures : 179 milles.

Vendredi 04.

Au matin, nous relâchons un ris sur les deux de la GV. La mer passe plusieurs fois, de « belle » à « agitée » à « forte » et vice et versa ! Comme une femme capricieuse, il est difficile de déterminer l’état de la mer que déjà elle en a changé !

Le vent réel tourne autour de 20 nœuds et la vitesse dans l’eau, de 7 à 8 nœuds. Il s’agira de la seule journée de la traversée où nous profiterons un peu du confort intérieur du bateau … notamment en prenant notre première douche depuis le départ !

A 15 heures, avec une heure de retard sur le programme fixé par Hervé, nous empannons à 9 milles du waypoint (14°S – 53°E) ! Si nous ne sommes pas en avance, cet empannage changera radicalement notre navigation puisque maintenant nous avons les vagues sur notre arrière … nous avons gagné près d’un nœud !

Le vent réel s’établit maintenant entre 19 et 23 nœuds. « S.A.S.³ » est véritablement sur ses rails et sa vitesse dans l’eau, de 8 à 9 nœuds.

La nuit sera particulièrement douce.

Nombre de milles parcourus en 24 heures : 183 milles.

Samedi 05.

Le vent réel a forci à 24-25 nœuds, la mer est « agitée » et le ciel est nuageux mais nous tournons à plus de 9 nœuds dans l’eau.

A 13 heures, le soleil réapparaît. Il s’agit d’une « superbe journée » de navigation mais Hervé nous ayant prévenu que le vent allait forcir à 25 nœuds en fin d’après-midi … nous avions traduit par « 25 à 30 nœuds » … cela rendit la journée interminablement longue !!! Toute notre angoisse se concentrait sur la question de savoir ce qu’il fallait entendre par « forcir » …

En milieu d’après-midi, Ann me faisait prendre un second ris dans la GV et en réalisant cette opération, nous l’avons déchirée une nouvelle fois !!!

Par rapport aux quatre précédentes fois, nous avons enfin vu « quand » et « pourquoi » la voile se déchirait le long du guindant. Nous avons un sérieux problème avec nos chariots à patins « Harken » et ce, depuis le premier jour : ils ne descendent pas bien ! Si c’était à refaire … nous placerions des chariots à billes et du même coup, nous ne mettrions plus notre système d’aiguillage en bas de rail qui diminue par moitié la hauteur des chariots empilés.

En début de nuit, Ann me faisait prendre le troisième ris dans la GV alors que le vent réel ne soufflait encore qu’à 25 à 30 nœuds … la mer quant à elle, était déjà « très formée ».

Pour éviter une arrivée de nuit, nous avons tenté sans grand succès, de ralentir le bateau en remplaçant le génois par la trinquette … et plus tard, en enroulant totalement celle-ci : nous marchions à plus de 8 nœuds dans l’eau !

Nombre de milles parcourus en 24 heures : 191 milles.

Dimanche 06.

Alors que le jour faisait bien des minauderies pour se lever (changement de fuseau horaire : UTC +03 : 00), Ann voulut obstinément descendre la seule voile qui restait encore hissée, soit la GV à trois ris ! Le temps de « s’expliquer » sur la question, le vent est monté en sucette jusque 37 nœuds !! Jamais vu une montée du vent avec une telle violence !

Après avoir attendu désespérément que le vent se calme un peu pour affaler la GV, il a bien fallu se résigner à le faire par 25 à 30 nœuds. Malgré tout, nous avions gagné un peu de temps sur l’aube naissante.

Dans une mer déchaînée, avec un vent revanchard, nous avons parcouru les derniers 20 milles … au moteur. Tout sauf une partie de plaisir et pour la première fois depuis longtemps, j’ai préféré reprendre la barre !

Le courant nous portait vers le Nord alors que nous étions déjà à la perpendiculaire de l’entrée de la baie quasi fermée de « Diego Suarez » … J’ai tellement angoissé à l’idée de traverser cette passe en pleine tourmente que j’ai envisagé de repartir en pleine mer … voire de passer le « Cap Amber » malgré les conditions !

Dans les tous derniers milles, la mer et le vent se sont enfin calmés en manière telle que nous avons franchi la passe en toute sérénité. A l’intérieur de la baie, le plan d’eau était d’un calme incroyable !

Nous étions tous les deux au bord de la syncope en raison de la fatigue, du stress et de notre manque de nourriture ! Après avoir fait le strict minimum de remise en ordre à bord, nous avons été nous allongés dans notre cabine.

Une heure plus tard, le vent soufflait à plus de 35 nœuds en faisant lever un incroyable fetch sur le plan d’eau !!! En fin d’après-midi, le vent s’est un peu calmé.

 

Mes commentaires de la traversée.

  1. Longueur de la traversée.

En « ligne directe », la traversée compte 665 milles mais comme notre routeur a tenu compte des vents en sorte que nous naviguions constamment entre 110° et 130°, nous avons eu un parcours de 730 milles ! Une différence de 65 milles que notre confort de route a justifié amplement.

  1. Notre routeur … Hervé Laurent.

Nous lui devons une fière chandelle sur cette traversée car il a su calculé notre parcours … comme s’il était à bord ! Jamais nous n’avons dû modifier notre route pour suivre ses waypoints. Ses explications étaient limpides et précises et il nous a fait empanner pile poil au bon moment !

Ses prévisions météorologiques quant à la force du vent se sont révélées pour le moins trop « optimistes » pour ne pas dire erronées mais la faute en revient aux fichiers Grib consultés qui décidément n’ont pas la cote pour « l’Indien ».

Alors qu’il ne connait pas « S.A.S.³ » qu’il n’a fait que voir, grâce sans doute aux polaires du bateau communiquées, son minutage était quasiment parfait ! Même votre serviteur s’était mépris sur le timing final qui est de 4 jours précisément … en ralentissant dès le milieu d’après-midi de samedi pour ne pas arriver à « Diego Suarez », de nuit.

  1. Nos cirés Musto HPX.

La toute nouvelle mouture s’est révélée extraordinaire tant au niveau étanchéité (n’aurait plus que manqué que du contraire) qu’au niveau souplesse et légèreté du tissu (on dirait du daim).Il en est résulté un confort incroyable qui fait que je n’ai quasiment pas quitté mon pantalon de ciré durant toute la traversée.

  1. Confort intérieur et nourriture.

C’est assez exceptionnel mais nous avons assez peu profité du confort intérieur de notre voilier et surtout, nos estomacs sont restés obstinément fermés durant toute la traversée ! La seule explication que je propose est que la traversée n’était pas très longue et que les conditions de mer étaient peu appropriées … bien qu’un à deux crans en-dessous de ce que nous avons connu lors de la traversée de l’Indien !!

  1. Traversée.

Pas assez documenté sur notre traversée avant de partir, votre serviteur a beaucoup râlé sur le fait d’avoir dû quitter la « marina Caudan » de « Port Louis » pour une « fenêtre météo » qui ne s’est absolument pas conformée à l’idée que j’en avais.

Si j’avais dû donner un titre à cet article relatif à cette traversée, il aurait été : « Merci pour cette fenêtre météo » …Valériiiiiiiiiiiiie,il y a encore un gros connard qui s’est permis de te plagier !

J’ignore toujours s’il s’agissait ou non d’une « fenêtre météo » tant « l’Indien » demeure parfaitement indomptable et que cela aurait pu être bien pire encore. Je continue de regretter de ne pas être resté plus longtemps à la « marina Caudan » mais maintenant que nous sommes là, il y a encore bien d’autres défis à surmonter dont le prochain est le franchissement du « Cap Amber ».

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