Publié par : Ann & Stéphane | 15 mai 2015

07 au 15.05.2015 _ Séjour forcé à « Jakarta » (Indonésie).

Jeudi  07.

Le moral est dans les talons … je ne parviens pas admettre qu’il faille à Miele, 7 jours pour remplacer l’évaporateur de notre frigo  alors que nous avons fait venir  tout exprès la pièce de Belgique … pour gagner du temps.   A la manière dont c’est parti, il ne manquerait plus que Miele nous annonce maintenant qu’il  leur manque une autre pièce et qu’un délai de 3 semaines est nécessaire pour la faire venir d’Allemagne … ce serait bien le genre !

En début d’après-midi, Miele venait chercher notre frigo pour le conduire en leurs ateliers.  Ce sont des chieurs de première mais il faut leur rendre cette  justice : ils sont de parole et très professionnels. Comme il faut « positiver » … j’ai au moins appris comment le frigo pouvait être retiré de son encastrement.

Les 7 jours à venir me paraissent une éternité d’autant que même si le frigo est réparé, nous devons, en principe, attendre le samedi 16 mai pour bénéficier d’un bon coefficient de marée … Je n’étais peut-être pas « prêt » mentalement pour partir hier soir mais je ne suis de toute évidence, pas « prêt » à  supporter ce qui nous attend !

Vendredi  08.

« Badoc » vient de nous annoncer qu’ils partaient pour les « Cocos » … avec leur dangereux passager clandestin. Cela fait un réel pincement au cœur même si je savais depuis le départ, qu’ils partiraient bien avant nous et que ce n’est pas cette histoire de rat qui les en empêcherait.

Je ne peux m’éviter de me poser la question de savoir si  notre retard forcé est un bienfait du ciel ou au contraire, la marque du destin. Vous connaissez tous l’histoire du type qui rate son avion qui s’écrase peu de temps après … l’histoire nous le dira.

Le vent a maintenant résolument tourné plein Est … alors qu’il était plein Ouest auparavant. Les Alizés de S.E. semblent donc s’établir  … et l’idéal consisterait à ne pas partir avant qu’ils ne soient trop forts ! C’est bien là notre crainte en partant trop tard …

Le soir, nous avons été manger au restaurant de la marina.  Prétexte invoqué … il y avait de la musique (deux fois par semaine) !  La charmante manager de la marina a même poussé la chansonnette en notre honneur … « la vie en rose » d’Edith Piaf ! Nous nous sommes sentis obligés de faire un petit pas de danse …

Pour éviter d’avoir à être bouffé par les moustiques comme la dernière fois, j’avais pensé enfiler ma combinaison de plongée étanche mais Ann a trouvé que cela faisait trop habillé … je me suis alors rabattu sur un pantalon, des chaussettes, une chemine à longues  manches  et je me suis aspergé de la tête aux pieds, de répulsif anti-moustiques : aucun insecte n’a osé m’approcher à moins de 10 mètres.

Samedi  09.

Le moral est toujours dans les socquettes et nous continuons de nous liquéfier chaque fois que nous osons rentrer à l’intérieur du bateau … sinon, R.A.S.

Comme de temps en temps, il faut bien que je soigne mes hémorroïdes … j’ai accepté de me rendre avec  Ann, au « Carrefour ». Si le « mall » est énorme, il est assez lugubre car un grand  nombre d’emplacements  sont fermés par des volets métalliques. De surcroît, on n’est plus dans le haut de gamme mais dans le « street » gamme. Notez qu’on y a trouvé pour « Badoc », des pièges à rat dans le style « mâchoire de Grand Blanc » ! S’agira de faire attention en les plaçant si on souhaite garder tous ses doigts  …

Notre attirail anti-rat s’étoffe ! Au départ, c’était pour venir en aide à « Badoc » mais maintenant … nous allons garder le matériel pour nous, car « mieux vaut prévenir que guérir ». Comme je crois beaucoup à l’effet psychologique, je pense afficher à la porte du bateau, un inventaire de notre matériel … je suis certain qu’après avoir lu ma notice, un rat, réputé intelligent, préférera squatter un autre bateau !

Dimanche 10.

« Badoc » compte arriver dans la nuit, aux « Cocos ». Navigation rapide (des moyennes journalières de plus de 160 milles pour un 10.50 mètres …) mais inconfortable notamment hier, avec des creux de 4 mètres, paraît-il. Cela correspond assez bien à l’idée que je me faisais de sa navigation dès lors que je vois bien que la mer est assez agitée l’après-midi  et cela, depuis plusieurs jours.

« Ichtus » (à vendre depuis un an) navigue actuellement, le long de la côte turque mais Jean-Louis parle déjà d’acheter un bateau à moteur et de le baser à … « Phuket » !! Pas encore bien parti que notre copain se languit déjà du Sud-Est asiatique … il en faut décidément pour tous les goûts !

Et  « S.A.S.³ » dans tout cela ? Toujours bloqué à la « Marina Batavia » mais nous faisons des découvertes tous les jours !

Lors de notre traversée du Pacifique, nous nous étions rendus compte de sérieuses perturbations au niveau de la VHF lorsque notre feu tricolore en tête de mât fonctionnait !! Depuis lors … nous cherchons et avons fait vérifier notre installation par divers spécialistes, sans résultat. Ce problème nous enquiquine depuis plus de deux ans …

Un récent concours de circonstances nous a fait découvrir que le problème ne provient pas de l’installation mais de la Led elle-même et que nous ne sommes pas les seuls à connaître ce type d’inconvénient !! La difficulté réside en ce que son remplacement par un feu « normal » implique aussi le changement du câbleIncroyable le peu de publicité qui est attachée à cette question qui pourtant, concerne de nombreux plaisanciers !

Aussi, avons-nous pris contact avec  la société Breizelec-Mantagua, distributrice de ce produit, qui reconnaît le problème et nous assure y avoir remédié depuis lors. Il ne reste plus qu’à vérifier …

Pour la seconde fois … nous y avons cru ! Notre encombrant voisin abandonnait son emplacement pour une destination inconnue. Le méga pied … enfin, un peu plus de vue sur le port commercial  et un peu plus d’air.

Notre bonheur fut de courte durée puisque que moins d’une heure plus tard comme la précédente fois, le monstre pointait à nouveau, son étrave. Bah … cela crée malgré tout un peu d’animation et j’en ai particulièrement besoin.

Lundi  11.

En revenant du « Carrefour », Ann a connu les pires difficultés (elle a demandé à 10 chauffeurs différents) pour trouver un taxi qui daigne la reconduire jusqu’à la marina !! Motif … trop d’embouteillage en cette direction ! C’est toujours avec l’angoisse au ventre que je prends avec elle un taxi !! A chaque fois, on n’est jamais bien sur que le chauffeur a bien compris l’adresse et à chaque fois, on s’interroge sur la route qu’il emprunte pour arriver à destination. Sur le retour … c’est pire encore puisqu’on a toujours un certain mal à trouver un taxi qui accepte la course !

Le spectacle s’est invité à nous aujourd’hui avec l’enlèvement (je suppose, pour révision) d’un des canots de survie de notre très encombrant voisin. J’ai toujours pensé que les canots de survie étaient fixés en des endroits bien peu commodes d’accès …

Mardi  12.

« Sœur Ann … ne vois-tu  rien venir ? » – « Non, frère Stéphane … je ne vois toujours pas de frigo à l’horizon ! ». Mes bien chers frères et sœurs, louons le Seigneur pour tous les bienfaits qu’il nous apporte quotidiennement et prions pour qu’il intercède auprès de frère Miele pour que les choses s’activent un peu. Amen.

Mercredi  13.

Comme annoncé dès le départ, Miele nous a rapporté notre frigo en état de marche … du moins nous le supposons puisqu’il faut attendre 24 heures avant de le remettre en fonctionnement.  De  vrais pros, il n’y a pas à dire.

Savoir que nous sommes à nouveau « opérationnels »,  apporte un énorme bien-être et rehausse considérablement le moral. Il nous faut maintenant attendre vendredi soir pour nous élancer à notre tour vers les « Cocos ». Nous espérons que le coefficient de marée s’avérera suffisant pour passer la barre du chenal … en le cas contraire, il faudra réessayer samedi ou dimanche soir avec un coefficient légèrement plus élevé.

« Badoc » nous dit le plus grand bien des « Cocos » mais il reste aux prises  avec son rat qui est né en oubliant qu’il était (une)  bête !

Le spectacle s’est invité une fois de plus à nous, avec la remise en place du canot de survie enlevé l’avant-veille chez notre encombrant voisin. Voilà au moins une société qui n’a pas traîné au travail … elle ne fait certainement pas partie du Groupe Miele !

Jeudi  14.

Histoire qu’il pleuve ce soir … nous avons passé un coup de torchon sur le pont. Le dernier orage avait laissé comme un film de suie un peu partout et principalement, sur toutes les surfaces blanches. Hélas, en nettoyant on se rend encore mieux compte comme le bateau est sale et mériterait un nettoyage plus en profondeur … mais ici, à « Jakarta », c’est peine perdue d’avance !

Pire, depuis deux jours, une fine nappe de gasoil  a envahi toute la marina … une terrible odeur  empuantit tout l’atmosphère. Le jour, on finit par ne plus la sentir mais le soir, lorsque nous  sortons du carré rafraîchi par l’air conditionné, cette puanteur vous attrape à la gorge … vivement qu’on parte !

A nouveau, c’est jour férié en Indonésie … pour l’Ascension !  J’ai toujours cru que l’Ascension était une fête exclusivement chrétienne mais comme je le disais déjà en un précédent article, c’est jour férié tous les jours de la semaine en Indonésie.

Jour férié ou pas … nous avons retrouvé le bonheur d’un frigo qui fonctionne et du même coup, nous avons rendu à notre frigo-bar de cockpit, sa fonction première. On peut dire ce que l’on veut … mais le confort, il n’y a que cela de vrai !

Demain est en principe, le grand jour  mais nous devrons attendre 21.00 heures et la marée haute pour tenter une sortie de la marina. Si nous ne stressons pas encore réellement, nous ignorons totalement comment nous réagirons au moment fatidique et quels seront les conditions de navigation.

 Nous hésitons encore à mouiller l’ancre devant la marina et partir seulement le lendemain matin ou à nous élancer directement … nous aurions de loin préféré partir de jour mais curieusement, la marée haute diurne est assez faible !

Vendredi  15.

A la première heure, nous étions avec  « S.A.S.³ »   au ponton fuel de la marina. Nous n’avons pas osé remplir à ras bord  (822 litres à 0,77 €/l.) car le système est un peu archaïque : un simple tuyau annelé transparent sans le moindre pistolet !! L’avantage du système reste que le remplissage est plutôt rapide !

Assez curieusement, il n’est pas possible d’avoir de l’essence … uniquement du diesel. Autre petit désagrément … le ponton est  à hauteur d’eau et donc les défenses portent mal.

Tandis que votre serviteur nettoyait l’intérieur du bateau sous des chaleurs accablantes … Ann était repartie pour la énième fois, faire le ravitaillement. Comme la vie est assez chère aux « Cocos », il vaut mieux se ravitailler à « Jakarta ».

Le clou de la journée restera la visite de l’immeuble de la marina : sur les 4 étages, trois ne sont que de gigantesques salles de réception qui ne donnent pas l’impression d’être trop souvent occupées ! Mais ce qui nous intéressait  réellement  … c’était la vue imprenable que nous avions de la marina et du port de commerce. Durant plus de trois semaines, j’ai essayé de m’imaginer à quoi pouvait bien ressembler le port de commerce dont je n’entendais que les bruits ! J’ai été très surpris car cela ne correspondait pas du tout à l’image que je m’en étais faite …

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