Publié par : Ann & Stéphane | 3 mars 2015

22.02 au 03.03.2015 – Le Triangle d’Or – Bangkok

Dimanche 22.

Allez jusque « Phuket » et ne pas voir le « Triangle d’Or » aurait été un crime … que nous n’aurions pas été en mesure de supporter. Aussi, nous avons décidé de prendre l’avion pour nous rendre à « Chiang Mai » situé dans le Nord de la Thaïlande.

Deux heures de vol intérieur avec « Bangkok Air », nous ont amenés sans problème, sur place. L’avion était quasiment vide en sorte que les sièges devant, derrière et à côté de nous, étaient vides ! Le méga pied.

Si le vol fut très agréable, votre serviteur était crevé (sans doute, un reliquat de mon insolation de la veille) en sorte qu’une fois arrivé à notre hôtel  … je me suis mis au lit ! Ann en a profité pour s’offrir « un spa » (non, pas un Spa Reine, biesse que vous êtes,  mais un ensemble de soins du corps)  qui a duré plus deux heures et demi ! Il paraît que la masseuse avait des doigts de fée … mon œil … il devait sans doute s’agir d’un beau et jeune masseur thaï !

Le soir, nous avons dîné à l’hôtel. Bien que le patron du guesthouse soit français, par manque de chance pour votre serviteur, il a voulu que sa cuisine soit essentiellement thaï … kaï, kaï, kaï …  moi qui n’aime pas la nourriture thaï !

Lundi  23.

A 8.30 heures, notre guide francophone arrivait à notre hôtel  et nous démarrions notre périple en gros pick-up Toyota. La Thaïlande est, parait-il, le second  importateur de pick-up au monde après les E.U.

Longue journée enrichissante où mon plus beau souvenir restera la visite du  « Temple Blanc ». Bien que construit de nos jours et entièrement en béton, ce temple reste un très haut lieu du tourisme.

Après cela, nous nous sommes rendus à l’endroit où la Thaïlande, la Birmanie et le Laos ont une frontière commune … « le Triangle d’Or » baigné par le fleuve Mékong.

Le fleuve Mékong … un mythe qu’il nous tardait de voir. Comme souvent, la réalité n’est pas à la hauteur du rêve. Le fleuve est boueux et ses abords sont sans grand intérêt.

Le circuit touristique prévoyait un petit tour en barque sur le Mékong et une  incursion sur un marché local de contrefaçons … situé sur l’autre rive !  Nous pouvons donc affirmer sans mentir que nous avons « visité » le Laos !

La suite de la journée fut consacrée à la visite de temples. Au début, on s’émerveille mais après un certain temps, on a un peu tendance à s’en fatiguer …

Comme le plus souvent, la construction des temples est financée par les fidèles et tous les moyens sont bons pour en appeler à leur générosité. Au « temple blanc », par exemple, ce sont des petites plaques en aluminium gravées sur lesquelles on trace au marqueur, le nom des personnes dont Bouddha exaucera le vœu (j’ai  émis le vœu que « S.A.S.³ » grandisse d’un mètre ou deux durant notre absence et je suis curieux de savoir s’il m’aura exaucé !) …  A « Sop Ruak » où nous avons traversé le Mékong, un escalier menait à un entonnoir relié à un très, très long tube rectangulaire conduisant en droite ligne jusqu’à un Bouddha en contrebas, servant de « tiroir caisse » à la monnaie que les touristes s’amusaient à faire rouler dans le tube … Je me demande si une « donation box »posée  sur l’étrave de S.A.S.³ donnerait quelques succès ?

Le soir, nous avons dîné au « night market » de « Chiang Rai » : vaste place rectangulaire aménagée de tables, ceinturée d’une multitude de petites échoppes  proposant les plats les plus divers et dominée par une scène où se produisent des artistes locaux. Ambiance très sympa en semaine et difficultés à trouver une table libre, les jours fériés.

Cette journée passée avec notre guide thaï, m’a permis de découvrir les fondements d’un bouddhisme très « réaliste » qui ne manque pas d’attrait ! Une conversion en vue … qui sait ! Vous me voyez le crâne rasé, drapé dans ma robe orange et les tongs au pied en train de quémander ma pitance quotidienne dans les rues de Bruxelles …

Mardi  24.

Après une nuit passée sur un matelas tenant plus de la planche de bois que de l’édredon (incroyable mais je parierais que notre restaurateur français se fournit en matelas auprès du même fournisseur !), nous sommes repartis pour une très belle ballade dans le « Triangle d’Or ».

La « Route de l’Asie » nous a d’abord menés … en Birmanie.

Après avoir traversé la frontière en enjambant, à pied,  le pont, nous sommes arrivés à « Tachilek ». Incroyable comme immédiatement l’atmosphère s’est faite plus lourde et plus tendue alors que la ville est pour ainsi dire accolée à celle thaï de « Mae Sai » et que le trafic entre les deux villes, est très dense pour ne pas dire en flux constant ! Les personnes traversent à pied, en voiture, en moto, en charrette à bras, en triporteur … tous les moyens semblent autorisés et une certaine confusion règne sur le pont, entre les deux postes frontières.

Par contre, ce qui ne change pas des deux côtés de la frontière, ce sont  les éternels  « attrapes touristes » : à l’entrée du temple visité, un marchand demandait  20THB par oiseau sauvage capturé pour le remettre en liberté …  Ann en a libéré 5 !

Nous avons écourté la visite traditionnelle du marché birman qui ne présentait pas d’intérêt, pour revenir en Thaïlande.

Direction … les montagnes et le chalet de la « Reine Mère » décédée en 1995. Un haut lieu du tourisme local à ne pas manquer tant l’endroit est magnifique avec ses immenses parterres de fleurs « exotiques » (la plupart des variétés de fleurs viennent d’Europe) et ses points de vue imprenables.

La route que nous avons empruntée pour y parvenir, est sublissime et totalement à l’écart du réseau routier habituel !  Petit bémol … les pentes sont parfois fort abruptes et les virages en épingle à cheveu, monnaie courante.

Poursuivant notre ballade dans la région, nous sommes tombés sur une plantation de thé où nous n’avons pu résister à l’envie d’une petite dégustation d’infusions.

Vers 17 heures, nous avions atteint notre gîte du soir situé dans une région autrefois plus connue pour son trafic de drogue ! J’ai craint d’avoir à montrer pattes blanches en arrivant …

Mercredi  25.

L’hôtel chinois m’a paru tellement agréable (chambre spacieuse et confortable, grande terrasse avec vue panoramique, pas de moustique en raison de l’altitude) que j’y serais bien resté une journée de plus. Faut dire qu’il y est servi un café au lait stupéfiant : après trois tasses, j’étais complètement accroc à leur lait en poudre !! « Allo, tonton ! Pourquoi tu tousses ? » (sketch de Fernand Reynaud).

Au programme, la visite d’un village « Akha Loini » où Ann s’est sentie obligée d’acheter une babiole à chaque échoppe ouverte … Lorsque nous sommes partis, la légende de « l’homme au Panama dont la femme avait acheté la moitié du village » circulait déjà !

PS. Il n’y a pas encore moyen de payer par carte de crédit mais gageons que cela ne devrait plus trop traîner avant que ce soit possible …

Ce fut ensuite la visite de « Padong », le village des « femmes girafes ». Fortement impressionné par ces cous kilométriques, je me suis laissé bêtement convaincre de me placer autour du cou, l’un de ces fameux colliers ! Oui mais voilà … cela a pris tellement de temps pour le mettre en place qu’après, notre artiste local n’a plus eu le courage de me l’enlever !! Je ne vous dis pas le succès que j’ai rencontré tout au cours de la journée … j’étais devenu bien malgré moi, « l’attraction du jour ».

Tandis que votre serviteur se laissait encercler le cou, Ann ne pouvant décemment prendre des photos  des locaux sans  leur acheter quelque chose, s’enfilait autour du cou, écharpe sur écharpe  …

Nous n’avons évidemment pas échappé à la visite d’autres temples …

Changeant de répertoire, nous avons parcouru les grottes de « Chiang Dao ». Je ne peux pas dire que celles-ci m’aient beaucoup impressionné mais cela nous changeait un peu des temples. Seuls les « poisson-chat »  dans le bassin, à l’entrée, ont réellement titillé ma curiosité.

En fin d’après-midi, nous étions de retour à notre guesthouse français de « Chiang Mai ».

Nous avons eu un excellent guide qui, l’air de rien, a bien failli me convaincre de me convertir au bouddhisme !!  Dans le même esprit, nous avons été à deux doigts de louer les bienfaits de la junte militaire au pouvoir !! Il en aurait fallu beaucoup plus pour me faire perdre mon sens critique mais reconnaissons à notre guide, un patriotisme profond qui, jamais, n’aurait pu être pris en défaut. Sa plus grande subtilité résidait justement qu’en aucune occasion, il donnait le sentiment de faire de la publicité … c’était infiniment plus subtil.

Jeudi  26.

Notre périple du jour  se limitait cette fois-ci, à la région de « Chiang Maï » … visite du « village hmong de Ban Chiang Klang » (sans intérêt) – d’une plantation de café (nous avons bu un café …) – du  « Temple du Doï Suthep » au 306 marches (intérêt tuant) – du « Monastère forestier Umong » (intérêt incompris) et du « cimetière des Princesses (Wat suau Dok) » (intérêt morbide). Ouf …

Notre guide « du jour » était notre chauffeur « de hier » … nous confirmons qu’il s’agit d’un excellent chauffeur.

L’intérêt très relatif de cette journée, fut surtout notre rencontre avec trois jeunes : Benjamin (joueur de poker profes.), Léa (étudiante en médecine) et Anne-Sophie (étudiante en droit) de Rouen (France).

Nous avons réalisé notre trip, à l’arrière d’un pick-up mais nos jeunes, sensibles au mal de voiture, se sont vite réfugiés à l’intérieur de la cabine ! Nous sommes restés pour notre part, stoïquement à l’extérieur … et sommes rentrés plus crottés qu’il n’était possible de l’être ! Dingue la poussière soulevée par le passage de notre véhicule !

Vendredi  27.

Les journées se suivent et ne se ressemblent pas  … aujourd’hui, c’était la « journée éléphant », symbole de la Thaïlande.

Nous sommes donc partis dès  8.30 heures, à l’arrière d’un pick-up avec d’autres Français très sympas, voir le « Elephant Poopoopaper Park » où nous avons appris que l’on pouvait fabriquer du papier avec … du popo d’éléphant !

Après cette découverte absolument médusante, nous avons été conduits jusqu’au « Chiang Maï Elephant Training Camp » où nous avons, en tout premier lieu, appris à parler aux éléphants. Comme nous allions passer toute la journée avec eux, il nous a paru essentiel d’acquérir le plus rapidement possible, les bases de la langue.

Ainsi, si vous souhaitez qu’il lève la patte pour pouvoir monter sur leur dos … vous dites « sung ». Qu’il aille de l’avant … « pai ». Qu’il stoppe … « how ». Qu’il s’abaisse pour vous laisser descendre … « jalong ». Qu’il lève en grand la trompe … «bone ».  Malgré tous mes efforts linguistiques, mon éléphant ne comprenait visiblement pas le belge !

Par contre, j’aimerais bien que quelqu’un explique à Ann que le cours est terminé et qu’elle arrête de me susurrer constamment à l’oreille : « bone, bone, bone » !

Nous avons, bien entendu, appris à les nourrir (250 kg. par jour et par éléphant !) et à aller chercher pour eux, des branches de bananier. Nous avons pris conscience qu’un éléphant pouvait être également un excellent masseur ! Nous avons été couverts de bisous bien baveux et autres joyeusetés …

Comme ces journées touristiques sont bien rodées, dès le départ, nous avions reçu des vêtements plus … adéquats. Un petit air de bagnard chinois peut-être ?

Le clou de la journée fut notre ballade à dos d’éléphant … à cru. Le con ne s’était pas rasé le matin ! Un vrai porc-épic …

« Pai … pai … pai » je lançais timidement de temps en temps pour le faire avancer et comme en écho, j’entendais Ann qui me chuchotait à l’oreille « tais-toi  mais tais-toi donc il va finir par  s’emballer » …

Se prenant sans doute pour l’Eddy Merckx thaï (un peu de chauvinisme ne fait jamais de tort), notre mastodonte voulait toujours être en tête du peloton et forçait le passage … tandis que nous, sur son dos, on tanguait, vacillait et gîtait même parfois dangereusement !  Je n’arrêtais pas de dire à Ann … « penche toi du côté opposé, penche toi du côté opposé » !

Comme à l’aller, le chemin était en pente montante, au retour, il était donc en pente … descendante ! Ce que nous avions considéré comme « difficile » à l’aller, se révéla ainsi carrément « scabreux » sur le retour.

Je ne vous raconte pas nos moments de frayeur lorsque notre pachyderme flirtait dangereusement avec le bord de la route surplombant la rivière … Mais bon Dieu où est le frein à main sur cette saleté ???

A l’arrivée, notre mammouth n’a rien trouvé de mieux que de descendre un escalier : nous étions plus morts que vifs … si vous aviez vu Ann, sanglée dans son parachute, à deux doigts de sauter dans le vide après avoir déclenché sa balise de détresse !

Après le travail … la récompense : le bain dans la rivière. Sous prétexte de nettoyer les éléphants, nous avons eu droit à nous faire arroser sous les plus fallacieux prétextes.

Loin du massage éléphantesque un peu rude du matin … nous avons profité en fin d’après-midi, d’un massage thaï dispensé en notre hôtel.

Une chambre à l’abri des regards, une musique douce et sensuelle, une lumière tamisée, une masseuse jeune, magnifique et plus souple qu’une liane … le décor était planté.  Le « travail » pouvait donc commencer.

Ses petites mains douces et expertes, vous travaillent le corps en commençant par le bas pour remonter lentement  vers des zones plus sensibles. Incroyable mais tout votre être est tout d’un coup en manque de tendresse, de câlins, de caresses.  Elle … elle est infatigable, elle ne semble jamais assouvie, on a le sentiment qu’elle va vous avaler tout cru ! Totalement intenable, j’ai craqué, impossible de me contrôler, honte sur moi mais je me suis … endormi !

Dommage que la réalité soit aussi éloignée du rêve. Ben oui … nous aussi, nous aimons rêver.

Que fait-on quand on a faim et qu’on ne sait pas où aller manger ?  On cherche un « Mc Donald’s » ! Aussitôt exprimé … aussitôt trouvé une demi-heure de marche plus tard quand même !

Ceci nous a conduits en plein centre-ville, en pleine animation, en plein shopping. Je n’ai évidemment pas pu empêcher Ann de vouloir faire quelques emplettes qui viendront encore enfoncer un peu davantage la ligne de flottaison de « S.A.S.³ »  déjà surchargé !

Mais pour transporter toutes ces achats « indispensables », il nous fallait un nouveau sac à dos. Aussitôt exprimé … aussitôt trouvé : 1.400 THB la mignonne petite Thaï en demandait … je l’ai eu pour 850 THB. Bien entendu que nous nous sommes faits avoir dans les grandes lignes mais comment résister quand la petite finaude vous appelle affectueusement « papa » … tout en faisant jaillir habilement votre chaîne de cou !! Je lui aurais sans doute acheté tout son magasin si j’avais été seul !

PS. Quelques jours plus tard, le sac présentait déjà une déchirure …

Samedi  28.

Journée « crafts market » dans « Chiang Maï » … la journée que tous les maris redoutent plus que tout.

Etonnamment, nous avons eu droit au grand Van version « business » ! Au début, je n’ai pas compris d’autant que nous n’étions que deux … mais j’ai bien vite saisi que le Van V.I.P. était, en principe, tout juste assez grand pour transporter tous nos achats !

Le principe du « crafts market » est assez simple : le guide vous conduit d’un magasin sélectionné à un autre. En chaque lieu, une petite visite préalable de l’atelier de fabrication, est au programme. A chaque fois, une sangsue se colle à vos basques depuis votre franchissement de la porte d’entrée jusqu’à votre sortie : vous ne pouvez pas faire un pas en une direction ou en une autre … elle apparaît comme par miracle, à vos côtés ! Autre constante … la sangsue parle français !!

Le jeu consiste à vous plumer tandis que le mari est contraint de jouer les chiens de garde … si vous parvenez à ressortir des magasins en conservant votre pantalon, vous êtes un chanceux !

Nous aurons en tous les cas, vu tout ce qui se confectionne en Thaïlande : teck, soie, céladon, jade, cuir, bijoux et ombrelle. Assez étonnamment, la visite d’un sex-shop n’était pas au programme … 

Après un vol d’une heure et demi … nous avons atterri à « Bangkok » pour un petit séjour de découverte. Selon divers témoignages, la ville n’est pas d’un grand intérêt !

L’aéroport est réellement éloigné du centre-ville et notre taxi a été très talentueux pour trouver notre hôtel situé au bord du fleuve. Pour y accéder, il faut emprunter un labyrinthe de ruelles aussi  étroites que peu accueillantes ! Nous nous sommes réellement demandés dans quel bouge nous étions tombés mais en finale, l’hôtel est très bien. Ouf !

Le bar au dernier étage est assez sympa et la vue sur la ville, y est très agréable.

Dimanche 01.

Au sortir de notre hôtel, nous étions en plein … souks thaï !!

Comme nous n’avons décidément peur de rien, nous avons pris la navette pour traverser le fleuve. Notez que j’ai quand même au préalable, vérifié la police d’assurance souscrite sur la tête d’Ann avant de la laisser mettre un pied sur la barcasse.

Quel trafic ! Quel bordel ! Quel tumulte ! Et comment s’y retrouver dans tous ses « boat people » … Les sensibles du mal de mer sont priés de fixer l’horizon durant toute la traversée et de ne pas éclabousser les pieds de leurs voisins.

Gardant  les pieds extraordinairement au sec, nous étions sur l’autre rive que je n’avais pas encore terminé mon « Pater Noster » !

Re-souks  de l’autre côté. Les romantiques diraient que toutes les senteurs de l’Asie vous assaillent les narines et le pire … c’est que c’est vrai ! Mieux vaut quand même ne pas avoir les narines trop sensibles !

Direction … le « What Phra Kaew et Grand Palais ».  Là, j’ai quelques précieux conseils à vous donner :

  1. Habillez-vous de la tête aux pieds ! J’ai visité une multitude de temples dans le « Triangle d’Or » sans que jamais mon bermuda n’ait posé problème mais ici, je me suis fait recaler !! Je ne vous raconte pas le pied d’avoir à enfiler un pantalon en coton par-dessus mon bermuda … et quelle aisance pour marcher !
  2. Vous emportez votre surf ! Ben oui … votre surf comme quand vous allez à la plage.
  3. Une fois pris votre ticket (500 THB par personne tout de même …) et franchi le poste de contrôle, vous montez sur votre surf et vous vous laissez emporter par la marée humaine ondulante, piaillante et photogénique. Vous alors ! Ben oui … p-h-o-t-o-g-é-n-i-q-u-e. Comment expliquez-vous autrement que tous les touristes se photographient davantage que les monuments qu’ils sont censés visiter ?
  4. Comme vous êtes quelqu’un de prévoyant, vous aurez pris avec vous, votre frigo-box rempli de boissons fraîches, votre ventilateur à piles ainsi qu’un essuie-éponge que vous mettrez à l’essoreuse en rentrant à la maison. Bonjour « Phuket » ! Il fait aussi chaud, lourd et humide … tout ce que j’aime dans le fond !

Quand exténué, vous arrivez près de la sortie, une immense bouffée de soulagement vous subjugue … vous en êtes  sorti  indemne et vous n’en croyez pas vos yeux !! Vérifiez quand même que vous avez encore votre portefeuille car les pickpockets règnent en maîtres, en ces lieux !

Alors que vous redécouvrez à nouveau la vie (l’air conditionné de votre hôtel vous tend les bras) vous vous faites invariablement alpaguer par un rabatteur qui vous propose un tour de deux heures sur les « khlong » (= canaux) et la visite du « market floating ».

Rien ne distingue un touriste d’un autre touriste … si ce n’est la couleur de peau ! C’est à cause de cette couleur d’un blanc fromage mâtiné de rouge écrevisse que nous, Européens, sommes tout désignés pour jouer aux pigeons.

Vous noterez qu’en thaï, « deux heures » signifie « une heure » … à moins de considérer que l’heure que nous avons poirotée sur l’embarcadère, à attendre notre carrosse, ne fasse partie du calcul ! Allez, je serai sympa en reconnaissant que le spectacle de ces centaines d’asiatiques montant et descendant des bateaux, méritait le détour … si seulement nous avions pu éviter de nous faire piétiner au passage ! Et puis, et puis … quelle langue chantante que le thaï ! Si j’osais, je dirais tout de même un rien beaucoup trop nasillarde peut-être …

La visite des « khlong » vaut réellement le détour. A tout moment, on s’attend à voir « Emmanuelle » (mais non pas  « sœur Emmanuelle », biesse que vous êtes, mais « Sylvia Christelle, la torride, la sensuelle, l’érotique ») … mais à vrai dire nous n’avons croisé que Frieda, Ingrid, Carmen, Julia, Josepha  et consorts.  Déçu, je fus !

Je fus encore plus déçu lorsque notre capitaine annonça fièrement « market floating » en nous désignant trois malheureuses barquettes débordant de babioles les plus diverses !

Plus loin par contre, nous avons accosté sur une immense barge servant de restaurant flottant. Rien de très spécial si ce n’est que les plats sont préparés et cuisinés sur des barquettes ceinturant la barge. Bonjour l’hygiène …

De retour  de notre excursion, nous avons pris notre courage à deux mains pour visiter « Wat Pho ».

Très nettement moins de monde et nettement plus impressionnant … notamment, son Bouddha couché. Notez que j’ai découvert que s’il était couché c’était uniquement parce qu’il avait les pieds affreusement  plats : à cette époque là, les semelles orthopédiques n’existaient pas encore.

Je vous conseille de prendre avec vous, une boussole car une fois encore, c’est immense et on a vite fait de se perdre dans ce labyrinthe.

Lundi  02.

Nous avions décidé d’aller visiter « Jim Thompson’s house » … soit une belle ballade au départ de notre hôtel.

Nous avons pris le « bac » qui nous a conduits à un autre débarcadère que celui que nous pensions … mais nous commençons à en avoir l’habitude !  De là, nous étions sur le point de prendre  un mauvais « tuk-tuk » (sorte de triporteur à moteur)  lorsqu’un membre de la « Police touristique », nous aborda et nous orienta vers un bon « tuk-tuk ». Quel brave homme tout de même … encore un peu et nous nous faisions arnaquer !! Vive la « Police touristique ».

Le policier nous avait bien informés d’un arrêt (obligatoire) de 10’ avant d’atteindre notre destination mais nous n’avions pas compris que nous serions menés par le bout du nez, jusqu’à un tailleur pour me faire faire un costume !!

Le sourire aux lèvres, nous sommes entrés dans la boutique … un costume alors que nous vivons sur notre bateau … l’excuse toute trouvée pour en ressortir sans costume. Mouais … un tailleur ne taille pas que des costumes … un tailleur taille aussi des chemises et des robes ! Ne vous moquez pas de nous … nous en sommes ressortis avec trois chemises et une robe sur mesure … une aumône ! Une aumône salée j’en conviens mais le vendeur était irrésistible. Et puis, et puis … j’ai marchandé une substantielle réduction en euros mais comme j’ai payé en THB,  je me suis fait avoir sur la conversion … Enfin, enfin, nous ne vivons qu’une fois et c’est vrai que j’ai découvert que j’avais un impérieux besoin de chemises et Ann, d’une robe … sauf que nous ne le savions pas encore !

« Jim Thompson’s house » est superbe à visiter et de surcroît, nous avons eu droit à un guide parlant français. Le mobilier de la maison est d’une rare finesse et qualité … tout simplement impressionnant. Le marketing est aussi à lui seul, un modèle du genre : Ann a subitement découvert qu’il lui manquait un grand châle en soie … pour aller avec sa nouvelle robe !

Après avoir pris une « collation » sur place, nous sommes partis à pied (important de temps en temps de faire des économies …) pour une visite des quartiers chauds de « Bangkok » ! Ann y tenait beaucoup !!

Je pensais faire en chemin du « lèche-vitrine » et nous avons fait du « lèche-béton » dans une chaleur lourde, moite et fortement polluée.

Quand nous avons atteint bien plus tard, notre destination … tout était fermé, triste et sale. Toutes les personnes que nous y avons croisées, nous ont dit que cela ne s’ouvrait que le soir … «mais enfin, pour qui donc vous nous prenez ! Nous cherchons l’hôtel Méridien … » 

Après cet épisode honteux, nous sommes revenus sur nos pas … la langue pendante et les pieds en marmelade.  En route et après  un petit arrêt chez « Mac Do », nous avons finalement trouvé un « tuk-tuk » qui nous a conduits jusqu’au « Palais royal ». Le gamin ne connaissait pas très bien la route et le retour fut laborieux mais quand il s’est arrêté, nous avons bondi de sa machine du diable : Speedy Gonzales au guidon … un vrai danger ambulant ! J’ai bien cru que nous n’arriverions jamais en un seul morceau au point que j’en avais la foufoune  défrisée !!

18 heures … notre tailleur vient nous apporter à l’hôtel, mes chemises et réalisé l’essayage de la robe d’Ann. La coupe des chemises est superbe et l’essayage de la robe, très prometteur … je n’en croyais pas mes yeux !

Mardi 03.

Il est temps de rentrer à la maison …

Notre avion est à 17.35 heures et nous passerons la journée à l’hôtel, à glander gentiment jusque là.

PS. Nous avons reçu comme prévu, la robe de Ann … reste encore à voir si elle correspond à nos attentes  !

 

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Responses

  1. Merci pour le recit et les superbes photos . On a apprécié celles avec les elephants !! samedi nous repartons à la Gran Canaria pour 2 semaines au soleil , Il y fait en ce jour 23° à l’ ombre . Bisous et bonne continuation de votre fâbuleux voyage !!
    PS. Ecrit de mon nouveau laptop Acer Windows 8 avec 8 GB de mémoire . Grâce à celui- ci nous avons pu regarder vos nouvelles photos . Chose devenue impossible avec l’ancien datant de 2004 !

    Christiane et Joseph


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