Publié par : Ann & Stéphane | 3 décembre 2014

17 au 28.11.2014 – Port Dickson à Langkawi.

Lundi  17.

Réveillés aux aurores … il était passé 10 heures quand nous avons enfin pu lâcher les amarres pour le mouillage de « Pulau Pangkor »: 144 NM.  Nous avons été retardés par l’absence d’un responsable à la marina pour régler nos « formalités de sortie »… je serais bien parti sans payer mais ce n’est pas dans les habitudes de la maison ! En finale des finales, nous n’avons eu droit qu’à 10% de discount par suite de notre affiliation à « Sail Malesia » …

Avec  l’aide de « Apa Lagi », de « Esoterica » et de «Sagata », nous avons quitté notre emplacement à la marina pour de nouvelles aventures en compagnie de nos enfants, Marie-Charlotte & Philippe.

Partis avec le soleil et un vent debout très léger (5 à 6 nœuds de vent réel), nous avons remonté le « détroit de Malacca » en longeant la zone de trafic montante. Comme nous étions maintenant quatre à bord, nous avons pu beaucoup plus nous détendre puisqu’à tour de rôle, quelqu’un veillait au grain.

Ce dernier nous est tombé dessus sur le coup de 13 heures et s’est prolongé jusqu’aux environs de 17 heures !! Nous nous sommes tapés trois grains dont le premier fut certainement le plus long et le plus chargé en pluie : cela pissait de toutes parts et Philippe, qui courageusement assurait la veille depuis  le cockpit, était trempé jusqu’à l’os. Seul élément positif … l’augmentation du vent s’est assez peu fait ressentir, ce qui est une première dans le genre  !!

Lors d’un grain, trois éléments doivent être pris en considération : l’augmentation sensible de la force du vent, une pluie diluvienne … mais aussi le manque total  de visibilité ! Si en plein Océan, cela ne pose pas de problème … en plein  « détroit de Malacca », il n’en va pas exactement de même !

Les grains étaient accompagnés d’orages qui nous sont passés juste au-dessus de la tête, dans un bruit d’enfer … pour ensuite s’éloigner sans pour autant disparaître !! En fait et même si j’ai cru un moment donné que nous en avions fini avec eux, le ciel a été zébré par des éclairs … toute la nuit !

Une fois encore, la présence des enfants nous a considérablement soulagés dans notre veille de nuit. Si les cargos sont bien présents de jour comme de nuit, c’est surtout la nuit que les pêcheurs envahissent le plan d’eau : ce sont des dizaines et des dizaines de loupiottes blanches qui se sont éclairées un peu partout sur l’horizon … nous étions encerclés de lumières blanches !! Bien entendu, pas d’ AIS pour la plupart d’entre eux et encore moins de feux réglementaires qui nous auraient permis de comprendre la direction suivie par  les bateaux ! C’est donc surtout au radar que nous les avons surveillés.

Mardi  18.

Un moment donné, les zones de trafic cessent d’exister là où le détroit commence à s’élargir et c’est bien dommage car immédiatement, la circulation maritime devient très aléatoire.

Quand Ann m’a réveillé (je somnolais dans le cockpit), nous étions à hauteur de « Pulau Pangkor » que nous avons remonté sur sa face Ouest pour nous rendre à son mouillage le plus au Nord. J’ai été surpris par la beauté de l’île qui tranche avec une côte rectiligne sans attrait. Il était 7 heures du matin et le jour se levait péniblement. 

Nous avions tout notre temps devant nous  … pourquoi ne pas avoir abordé l’île par sa face Est et du même coup voir d’un peu plus près, la marina où « Badoc », « Eutikia », « Obione » et d’autres comptent laisser leur bateau durant leur retour en Europe ?  Je l’ai regretté après coup mais Ann m’a rappelé avec raison qu’il faisait encore nuit lorsque l’île fut abordée  …

Notre mouillage de « Teluk Belanga » m’a paru très sympathique au premier abord mais j’ai assez vite déchanté en me rendant compte de la houle qui brasse le plan d’eau. C’est très supportable parce qu’il ne s’agit que d’une houle de fond mais la baie est mal orientée.

Autre surprise désagréable : l’important resort implanté dans le fond de la baie, est à l’abandon !  Pas tout-à-fait à l’abandon puisque le soir, ce dernier s’illuminait de quelques feux donnant le change.

La qualité de l’eau ne nous a pas non plus, suffisamment inspirés pour aller nous baigner : impossible de voir à plus de 20 centimètres !  Mais le pire reste encore la centaine de mouches qui a investi tout le bateau en quelques minutes ! Il nous a fallu quasiment toute la journée pour en arriver à bout. C’est avec la tombée de la nuit que les survivantes ont mystérieusement disparu !

La décision fut rapidement prise de n’y passer que la nuit et de partir pour « Pulau  Penang » dès le lever du jour.

Mercredi  19.

Après une nuit un peu éprouvante en raison de la chaleur et de la pluie qui nous a empêchés d’ouvrir les hublots, nous sommes partis à 7 heures du matin … un peu en catastrophe, faut-il le reconnaître ! En cause ? Nous avions oublié de mettre un réveil et n’ayant pas préparé ma route à l’avance, j’ai  cru erronément qu’il n’y avait que 62 NM à parcourir alors que pour cette distance, nous n’étions qu’au Sud de l’île !

Lorsque nous avons quitté notre mouillage, nous avons croisé une flottille d’une septantaine de bateaux de pêche (je les ai comptés !) suivie de deux ou trois autres flottilles d’une grosse dizaine de bateaux à chaque fois … impressionnant !

Superbe journée ensoleillée, vent très léger  (toujours en-dessous de 10 nœuds de vent réel), variable en direction, mer belle. Ce n’est qu’à 20 milles de l’arrivée que nous avons vu un gros grain qui nous barrait l’horizon. Heureusement, il partait vers le large et nous y avons échappé … nous avons juste ressenti pendant une petite heure, une légère augmentation de la force du vent. Comme nous étions cette fois, sous GV … nous y avons été un peu plus sensibles.

Ne souhaitant pas arriver de nuit, au mouillage de « Georges Town » situé au Nord-est de l’île, nous avons donc opté pour le mouillage de « Pulau Kendi » situé, lui, au Sud-ouest de l’île. Impossible pour nous de passer sous les ponts de la façade Est …

En vue de « Pulau Kendi » vers 15.30 heures, nous avons affalé la GV et nous avons tenté à trois reprises de prendre notre ancrage … les ancrages en Malaisie se réalisent sur fond de vase molle et sont tous de mauvaise tenue ! Tant que l’on ne tire pas trop fort sur la chaîne, l’ancre tient mais au-delà, elle laboure !

Notre mouillage n’est guère protégé (il  n’y a ni anse, ni baie, ni protection naturelle  … nous sommes  juste entre les deux îles) mais les bateaux de pêche viennent s’y reposer … nous en avons six à quelques encablures seulement de notre bateau ! Assez étonnamment, le mouillage  paraît d’emblée beaucoup plus paisible que celui de « Pulau Pangkor » !!

« Elonnisa » est également ancré un peu plus en avant de nous. Nous avons fait la connaissance d’Elisabteh & d’Onnie lorsque leur Océanis 54’ était amarré juste en face de nous à « Admiral Marina » de « Port Dickson ». Toujours rassurant de ne pas être les seuls plaisanciers  à un mouillage …

Jeudi  20.

Quelle merveilleuse nuit nous avons passée : pas de mouche, pas  de moustique, pas de pluie, un petit vent très rafraîchissant, pas de houle,  … peut-être un léger clapot de temps en temps provoqué sans doute par  l’arrivée ou le départ d’un bateau de pêche.  En bref … un endroit de paradis. Toutefois, au vu des énormes méduses aperçues, je déconseillerais la baignade …

Y passer la nuit ou y faire un petit séjour … il y a de la marge tout de même ! En tout état de cause, pressés d’obtenir avant le week-end, la délivrance de nos visas d’entrée pour la Thaïlande, nous avons quitté notre petit coin de paradis à 7.30 heures pour « Georges Town » : 27 NM.

Nous avions besoin de visas un peu particuliers en raison du fait que nous comptons laisser le bateau à « Phuket » (Thaïlande) durant notre séjour en Belgique … sans avoir à payer de caution !

En remontant « Pulau Penang », j’ai d’abord été surpris de relever que la mer, cette même mer qui était aussi douce qu’une peau de bébé jusque là, avait retrouvé son état « normal » c’est-à-dire « agitée » ! Ce qui m’a fait craindre – avec raison – que le mouillage projeté ne soit pas aussi paisible que nous pouvions l’espérer.

Le plan d’eau devant la marina, est très étendu et présente un fond de -7m. Quand nous y sommes arrivés à  11.30 heures, tous les bateaux de la régate étaient encore présents dont nos copains de « Escapade » que nous avons ainsi eu l’occasion de saluer au passage.

Il était aisé de se rendre compte que l’endroit n’était pas attrayant et surtout, très éloigné de tout comme nous le confirmera « Obione » arrivé la veille. Mais ce que nous n’avions pas prévu … c’était la chaleur moite et lourde en raison de l’absence de vent !

Nous n’étions pas là d’une petite heure que le dernier bateau quittait le mouillage pour se rendre sur la ligne de départ !! En un clin d’œil, nous nous retrouvions totalement seuls  et isolés ! Joie. Même « Obione » nous quittera pour chercher meilleur refuge plus à l’intérieur du détroit … La petite marina affichait quant à elle, « complet » !

« Obione » n’est resté qu’une seule nuit à son nouveau mouillage qu’il a qualifié en ces termes : « c’est la zone, ici » !

Question visas … après avoir compris que le recours à un agent local était tout simplement impayable (les tarifs sont carrément à la tête du client et il y en a même un qui a osé demander 490 R.M. par passeport !!), Ann a pris un taxi pour se rendre au Consulat de Thaïlande situé en dehors de la ville …

Malheureusement,  le Consulat n’est accessible que le matin ! Trop fatiguant sans doute pour  l’indiquer sur leur site internet …

Le soir … je retrouvais tout de même le moral et le sourire avec un apéro dans le cockpit, qui s’est terminé passé 22 heures. La baie illuminée de mille feux était magnifique et ce qui ne gâchait rien, la mer était à nouveau « belle » avec une petite brise rafraîchissante. Ben quoi … l’endroit est peut-être merdique en journée et se révéler un coin de paradis en soirée.

Nous passerons une délicieuse nuit.

Vendredi  21.

Tandis qu’Ann et les enfants  se lançaient à l’assaut de la ville en compagnie de Michel et Maël de « Obione », votre serviteur restait fidèle à son poste de garde … contre d’éventuelles attaques de pirates. On n’est jamais assez prudent.

Le fait est que je répugne à laisser le bateau sans la moindre surveillance et que par définition, je laisse toujours un délai de 24 heures pour m’assurer de notre ancrage. Ceci étant, j’ai été particulièrement choqué en apprenant la mésaventure survenue à nos amis.

En bref, leur ancre a chassé tandis qu’ils étaient partis faire des courses et leur voilier a terminé sa course dans les rochers ! Déjà qu’il s’agit d’un incident que tout plaisancier redoute avec raison, voilà que leur assurance se refuse à toute indemnisation en raison de « l’abandon du navire » !!!

Peut-être devriez-vous vous informer auprès de votre assureur de la position que celui-ci adopterait en pareil cas … Selon nos renseignements, nous serions couverts par notre police d’assurance.

Dans le courant de l’après-midi,  Ann restant à bord, je me suis rendu jusqu’à la marina pour une petite visite de la ville … mais  il m’aurait fallu prendre un taxi ou enfourcher une des motocyclettes louées par les enfants et j’ai préféré m’en abstenir tant je crains la circulation dans tous ces pays. Je me suis donc  contenté d’une belle ballade à pied, le long du bord de mer, en leur compagnie.

Et nos visas ? En finale, Ann est quand même passée par un agent plus « raisonnable » que les autres et à 17 heures, elle est revenue au bateau, en possession des précieux documents. Ouf … je me voyais mal passer une journée supplémentaire à  notre mouillage.

Le soir, tandis que nous regardions  le DVD « L’âge de glace 4 », l’orage s’est mis à gronder au-dessus de nos têtes … En situation « normale », on peut se délecter de regarder ce genre de film mais la nuit, au mouillage, sous la pluie, le tonnerre et les éclairs, il est parfois bien difficile de faire la part des choses entre le film et la réalité. Aussi, c’est stressé et en sursautant de temps en temps que nous avons « apprécié » ce DVD plein de fureurs naturelles …

Samedi  22.

Cette fois-ci, nous n’avons pas raté notre départ de 7 heures. Nous avons entendu fonctionner le réveil des enfants mais nous n’avons eu droit à leurs apparitions que vers 10 heures …

La mer était belle,  le ciel couvert et le vent tournait dans les 7 nœuds de vent réel. Dommage car avec un angle de vent de 60°, nous aurions pu faire de la belle voile … la GV était hissée au cas où.

Notre destination était  « Teluk Dayang Bunting » situé au Sud de « Langkawi » : 56 NM.

Vers 13.30 heures, alors que rien ne l’annonçait, le vent est monté jusque 25 à 30 nœuds de vent  réel  en quelques minutes  seulement !!! Nous aurions pu penser qu’il s’agissait d’un grain tant l’horizon sur notre bâbord, était très sombre …  mais manifestement, il ne s’agissait pas d’un grain mais plutôt d’un coup de vent que la météo du matin, n’annonçait pourtant nullement !

Assez curieusement, « Panisse » et « Obione » nous ont fait part d’une expérience similaire entre « Penang » et « Langkawi » !

Nous étions à 7 NM de  « Langkawi » quand cela nous est tombé dessus … et sous l’impulsion d’Ann, nous avons affalé la GV. J’ai bien été tenté de mettre la toile du temps et d’éteindre le moteur mais comme rien ne semblait indiquer clairement à quel phénomène naturel  nous avions à faire face, j’ai pensé qu’il était plus prudent d’être à sec de toile … au moins le temps de voir comment cela allait évoluer.

Par la suite, la mer est devenue mauvaise tandis que le vent continuait d’osciller entre 20 et 30 nœuds de vent réel sans qu’aucun signe ne laisse présager que les choses allaient s’arranger avec un peu de patience … que du contraire !

« S.A.S.³ » était de plus en plus balloté au fur et à mesure que  l’île se rapprochait ! Si j’avais espéré être protégé  au milieu des îlots … j’en fus pour mes frais ! Plus, nous nous enfoncions à l’intérieur des terres et plus, j’avais le sentiment que la houle et le vent  avaient  décidé de ne pas nous lâcher !!! Horrible, horrible.

J’en étais même arrivé  à l’idée que si nous ne pouvions trouver refuge correct parmi ces îlots, nous repartirions en pleine mer …

Ce n’est qu’après avoir contourné le Nord de  « Pulau Singa Besar » que nous sommes tombés en arrêt devant le mouillage « idéal » ! Mais comme « il n’existe pas de rose sans épine », l’eau s’est révélée très chargée en suspensions en sorte que la visibilité se limitait à 5 à 10 centimètres. Plus navrant encore, nos filtres tous neufs, se sont encrassés en un rien de temps lorsque nous avons voulu faire de l’eau !!

Trois autres bateaux étaient à l’ancre, à notre arrivée et j’en comptais six, à la tombée de la nuit ! Les îles de « Langkawi » sont très touristiques … il faut aimer évidemment mais perso, cela me convient admirablement bien  pour autant que l’on ne pénètre pas dans mon périmètre de sécurité parce que cela crée de l’ambiance et du mouvement.

Comme pour saluer joyeusement notre arrivée, nous avons eu juste le temps de nous installer qu’il commençait à pleuvoir … et cela jusque tard dans la nuit. Joie !

Dimanche  23.

Nous avons passé une  délicieuse nuit – comme d’hab. aurais je envie de dire – et au matin, le soleil  nous cueillait à notre réveil …

Malheureusement, la journée s’écoula sans le moindre vent et les températures se révélèrent insupportables  dès la fin de matinée ! Seul moment de fraîcheur … notre petite randonnée en annexe, entre les îles.

Lundi  24.

La nuit fut bonne avec  une chaleur « limite » … un zeste de vent aurait fait plaisir mais ce ne fut pas le cas. Le soir, nous mettons l’air conditionné dans tout le bateau tant que le groupe électrogène fonctionne … et celui-ci fonctionne jusqu’à ce que nous allions nous coucher. C’est la seule manière de rendre les choses  supportables.

Après le petit déjeuner pris « en terrasse » … nous avons beaucoup discuté de la suite du programme. Ceci nous a amenés à  apprendre que les marinas de « Rebak » et de « Telaga » n’avaient pas de place pour notre bateau … sauf si nous prenions un emplacement pour 3 mois !!

Profitant de l’heure du midi et de l’absence momentanée de touristes, nous sommes allés  visiter « Lake of Pregnant Maiden » situé sur « Pulau Dayang Bunting ». Il s’agit de  LA grande attraction du coin : les bateaux qui y amènent les touristes, passent tous les jours, devant notre bateau en un ballet nautique  incessant … c’est tout bonnement surprenant !

L’accès au lac est  bétonné et la mise à l’eau est aménagée en une surface flottante constituée d’éléments en plastique. Deux piscines pour enfants y ont été astucieusement  aménagées et des pédalos peuvent être loués sur place.  Quelques singes squattent l’endroit.

Le lac est situé dans une profonde cuvette et l’eau n’y est malheureusement pas cristalline.  Sauf à s’y baigner  … la visite ne prend que quelques minutes !

Comme le débarcadère n’autorise pas réellement  que l’on y amarre une annexe, les enfants étaient d’abord partis en reconnaissance tandis que nous jetions l’ancre dans la baie, en les attendant. L’attente fut de courte durée.

De retour à bord, Ann et les enfants repartaient à  la recherche d’un avitaillement.

Juste en face de notre mouillage, sur l’île principale de « Langkawi », il existe un terminal pour « love boat » prolongé par une petite marina non renseignée car réservée aux bateaux de location ! De là, ils ont pris un taxi qui  les a conduits à l’intérieur des terres, à une grande surface.

Par la suite, les enfants sont repartis seuls jusque « Kuah », la capitale de l’île,  où ils ont vu « Elonnisa » au mouillage mais personne à bord.

Toutes ces petites escapades ont animé très agréablement la journée et nous ont convaincus de rester au même mouillage … c’est de loin, le mieux protégé.  Pour nos filtres du déssalinisateur, il nous a été conseillé de faire de l’eau uniquement à marée haute et il est vrai que l’expérience semble plus probante …  mais toutefois pas, le remède définitif.

Mardi  25.

Journée tranquille de farniente … l’annexe n’a même pas été descendue ! C’est le genre de journée où à la fin de celle-ci, on se demande ce qu’on a bien pu faire pendant tout ce temps !

Nous avons tout de même vu passer « Elonnissa » qui est allé jeté l’ancre dans la petite baie située juste avant celle de l’accès au lac … autant dire que nos copains sont servis en fait de passage ! Dommage qu’ils ne soient pas venus mouiller plus près de nous mais je pense qu’ils cherchaient un coin « tranquille » …

Mercredi  26.

Nous revoici, nous revoilà … en marina !!! « Déjà » aurais-je envie de dire à votre place ! Ben oui  … il faut bien reconnaître que si notre mouillage était « idéal » au niveau protection … la qualité de l’eau et les températures infernales y ont rendu notre séjour un peu « limité », or nous souhaitions offrir un peu plus à nos enfants.

Aussi dès que nous avons appris qu’il y avait une place pour notre bateau  à la marina de « Telaga », nous n’avons pas hésité et levé l’ancre immédiatement (nous avons quand même pris le risque de prendre notre petit déjeuner avant de nous mettre en route).

Notre petite navigation nous a permis d’avoir un petit aperçu, au passage, de la marina de « Rebak » : complètement engoncée dans la végétation, totalement bondée et  il paraît qu’on y étouffe faute du moindre souffle de vent !

Un peu plus au Nord, nous avons découvert  la marina de « Telaga » et  son mouillage semi protégé, fort encombré. Manifestement, les promoteurs de la marina ont voulu faire dans le grandiose mais tout cela s’est fort dégradé faute de maintenance … une des grandes  plaies de la Malaisie.

Tout un quai est réservé pour les bateaux de 20 à 50 mètres qui se placent cul au quai dans un mini décor tropézien. Nous n’y avons pas eu droit et avons été placés au ponton des « bateaux jusque 20 mètres » … ce qui nous convenait parfaitement bien : « mieux vaut être Roi dans son royaume que Roitelet dans un empire ».

Ceci étant, la marina est loin d’être pleine et à notre seul ponton, on aurait pu encore placer deux autres bateaux de 20 mètres … il faut donc croire que depuis lundi, il y a eu un exode massif pour laisser autant de places vacantes !! Incompréhensible  gestion  …

Côté  positif : je n’ai – pour une fois – pas dû changer la tête de mon câble électrique !!  Par contre, points négatifs : il n’y a pas de piscine et la connexion internet y est particulièrement mauvaise !

Le soir, nous sommes allés dîner dans l’un des restos du quai tropézien. C’est le moment qu’avait choisi la pluie  pour tomber … Pour chaque plat, il y avait moyen de choisir entre « petit », « moyen » et « grand » … il aurait fallu choisir à chaque fois « petit » tant les portions se  sont révélées monstrueuses aussi quand Marie-Charlotte a vu arriver son assiette de riz, nous sommes tous partis d’un grand éclat de rire … la pauvre était toujours en train de finir son assiette plusieurs jours plus tard !

Jeudi  27.

Ayant loué la voiture de la marina (une sympathique casserole à prix très abordable), nous en avons profité pour aller visiter « Kuah ». Difficile de soutenir que la Capitale vaut le détour mais comme en toute chose, il faut avoir vu pour pouvoir en parler … notamment, son gigantesque aigle très kitch qui domine la baie.

Sur le retour, nous nous sommes rendus au téléphérique situé tout à côté de la marina. De là haut (728 m.), le panorama  est splendide. A son pied, s’est développé tout un petit village dans l’esprit de « Disney World » … sympa bien que totalement inattendu.

Le soir, l’ingénieur de « Escapade », Oliver, est passé voir notre problème de transformateurs d’isolement  …  depuis hier, ils sont définitivement en panne ! Malheureusement et malgré toute sa bonne volonté, aucune solution n’a pu être apportée.

Vendredi  28.

Départ de nos enfants pour « Kualumpur » qu’ils souhaitaient visiter avant de repartir sur Bruxelles. Leur séjour fut  décidément bien trop court … mais nous nous sommes consolés en pensant que dans une dizaine de jours, nous allions retrouver  la famille, au grand complet,  aux sports d’hiver !

Comme je restais seul au bateau (toujours cette peur bleue d’une attaque de pirates …), je me suis autorisé  un petit tour des pontons : incroyable le nombre d’épaves et de bateaux en le devenir ! Ils donnent quasiment tous l’impression d’être amarrés à  demeure avec des appareils d’air conditionné de maison et  l’antenne parabolique vissée sur le ponton !! Il y a bien entendu quelques exceptions.

Malgré ses 4 ans, nous glanons encore et toujours des compliments sur notre bateau ! L’admirateur du jour nous a affirmé n’avoir jamais vu « un voilier aussi bien proportionné ».  Dans le catalogue des compliments enregistrés, c’est une première … motif pour lequel  je le mentionne.

Quand il fait torride (33° à l’ombre), le mieux reste encore de se mettre à l’eau et à défaut de piscine, de nettoyer sa ligne de flottaison qui a une certaine propension pour ne pas dire une propension certaine … à se salir.

Etonnamment, l’eau est plus claire à la marina qu’au mouillage ! Mouais … bon … cela se joue dans l’ordre du centimètre : 15 à 20 cm.  au lieu de 5 à 10 cm.  mais quand même.  Il n’y a surtout pas de courant alors que ce dernier se faisait sentir au mouillage.

Le soir, Lili & Christophe de « Escapade » nous ont amenés  en un endroit absolument charmant : « Bon Ton  Resort» à « Pantai Tengah ». Les desserts étaient à  tomber sur le cul ! Nous avons réellement passé  une excellente soirée.

Demain, nous quittons la marina pour la Thaïlande.

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