Publié par : Ann & Stéphane | 7 juillet 2014

21 au 26.06.2014 – Stanley Island – Margaret Bay – Jensen Bay: 621 NM.

Samedi  21.

Comme nous avions 167 milles nautiques à parcourir jusque « Margaret Bay » soit un peu plus de 24 heures de navigation en se basant sur la vitesse moyenne du bateau par vent arrière et que d’autre part, le soleil ne se levait qu’à  6.44 heures … le réveil avait été fixé à 7 pour un départ à  8.  Capici ?

« Josida » et « Circe » étaient déjà partis à 6.30 heures  … tandis que « Ichtus » nous tenait seul compagnie, n’ayant  prévu de partir qu’en fin d’après-midi. « Ichtus » ne compte pas faire d’escale avant la traversée de « Torres Strait » … qu’il est préférable de réaliser de jour et avec le courant.

Nous avons démarré sous le soleil et par mer calme. La météo avait prévu un vent inférieur à 20 nœuds  … et avec un vent réel de 10 nœuds, elle ne s’était pas trompée ! Vous n’imaginez pas le bonheur d’entreprendre une longue croisière en démarrant autrement que sous les chapeaux de roue … une fois n’est pas coutume.

Malgré le peu de vent, nous avons envoyé toute la toile et avec  un peu de patience (S.A.S.³ démarre toujours lentement en raison de sa très grande inertie), le speedo finissait par afficher  5 nœuds. Pas de quoi pavoiser mais c’est tellement plus agréable de marcher à la voile …

Comme nous avions décidé de suivre systématiquement  la zone de trafic la plus proche de la côte, nous avons ensuite tiré un long bord au près bon plein … ce qui a fait agréablement  grimper le speedo à plus de 7 nœuds.  C’est le genre de navigation qui vous redonne le  goût de naviguer d’autant que les dauphins sont nombreux dans la baie.

Pourquoi choisir la zone de trafic qui longe la côte alors que celle plus au large, nous aurait fait gagner 10 milles nautiques ?

 Au simple motif que les vents et la houle y sont toujours moins forts.

Tout  plaisir ne durant qu’un temps, nous avons dû abattre en grand par la suite en sorte que nous sommes repassés à un vent arrière de … 10 nœuds ! C’est à ce moment là que nous avons marché au moteur  … et plus précisément de 13.30 à 15.30 heures.

Vers 15 heures, nous entendons à la VHF (canal 16) que tous les bateaux de notre zone se font appeler successivement par les Douanes ! Nous apprendrons ainsi qu’hormis « Circe » et « Josida » … « Panisse » et un autre bateau inconnu sont dans le coin !

Les bateaux se faisaient appelés en anglais sur base de l’énonciation de leur position ! Autant dire que lorsque notre position fut annoncée, nous n’avons pas compris qu’il s’agissait de nous … mais comme nous avions été survolés par l’avion des Douanes et qu’ils ont ensuite donné notre numéro de voile « BEL 2611 », cela a fait tilt !

En principe, le numéro inscrit dans la grand-voile vous est attribué en le cadre de l’inscription de votre bateau en une classe de régate particulière. N’ayant jamais régaté avec « S.A.S.³ » …  notre numéro est purement fantaisiste mais conserve toutes les apparences  d’un numéro de régate ! Bel = Belgique et 26.11 = date d’anniversaire d’Arnaud, un jeune aujourd’hui décédé de  manière particulièrement injuste et dont la passion était la voile.

 Pourquoi vouloir inscrire un numéro de régate dans sa GV ?  Essentiellement  en partant de l’idée que cela aiderait grandement à identifier notre bateau au cas où … et pour preuve !

Notez que nous aurions entendu à la VHF un appel adressé en ces termes : « au plus beau voilier jamais vu en ces contrées »  nous aurions compris encore plus rapidement … Ann ouvre mon col de chemise, j’étouffe … viiiiiiiiiite.

A hauteur de « Morris Island », nous avons distingué, au mouillage, trois voiliers (dont « Circe ») et deux bateaux de pêche. Le problème de ce mouillage est qu’il est peu protégé et peut donc devenir rapidement inconfortable.

Toujours à l’affût de quelque chose d’insolite sur l’eau, je m’amusais à repérer à la jumelle, les divers feux qui balisent les dangers … en aboutissant  incroyablement  à confondre deux voiliers avec ces mêmes balises !!

L’un était sur notre avant et l’autre était sur notre arrière … présentant – de loin – tous les deux la même physionomie ! Ceci a entretenu ma confusion pendant un très long laps de temps jusqu’au moment où la pièce de monnaie est enfin tombée : pour celui de l’arrière, il disparaissait à l’horizon ce qui  était normal puisque l’on s’en éloignait mais comment expliquer que nous nous rapprochions  de celui de l’avant avec une  telle lenteur !

Je ne l’ai compris que le lendemain matin  …  « la balise de devant » n’était autre que « Panisse » que nous avons finalement dépassé vers 20 heures.

En fin d’après-midi … alors que je venais précisément de remonter au vent de 3° … le vent se met à forcir graduellement pour s’établir entre  20 et  22 nœuds de vent réel.  De toute la nuit, il ne variera quasiment pas d’un nœud ! Usant, fatiguant et râlant … alors, une fois pour toutes, oubliez cette stupide idée reçue que le vent faiblit durant  la nuit.

Si nous avions connu le schéma inverse (un bon vent durant le jour et un petit vent durant la nuit), nous aurions  pu faire marcher la « bête » à sa moyenne de 10 nœuds (va quand même falloir à ce que je pense renouveler mon stock de Pampers) et nous détendre un peu plus durant la nuit … mais comme tout le monde le sait : avec des « si » on mettrait Paris en bouteille.

Aussi, juste avant la tombée de la nuit, pour notre quiétude et notre confort, nous avons pris deux ris dans la GV (ce qui n’était pas exagéré). Le génois pour sa part, a été progressivement  réduit en cours de nuit. Nous aurions pu, dans un premier temps, ne prendre qu’un seul ris mais cela nous aurait obligés le cas échéant, à prendre un second ris mais cette fois … de nuit.

Evidemment, la nuit,  tous les cargos restés invisibles jusque là, nous sont tombés dessus ! Si ceux que nous croisons,  ne posent pas de problème particulier, ceux qui viennent sur notre arrière, ont tendance à  éprouver nos nerfs ! Tout d’abord, nous devons les surveiller beaucoup plus longtemps … ensuite, on se pose toujours la question de savoir s’ils nous ont vus … et enfin, de quel côté ont-ils choisi de nous dépasser ?

A ce propos … à hauteur d’un goulet formé de deux ilots balisés, le cargo « Bit Redo » nous a appelés à 4.30 heures du matin  sur le canal 16 de la VHF pour nous demander de serrer un peu plus à droite car il escomptait nous dépasser par bâbord ! Sympa.  Il connaissait le nom du bateau grâce à notre AIS.

Petites explications pour votre meilleure compréhension déjà fortement émoussée à ce stade de votre  palpitante lecture  …

Plus on remonte vers le Nord …  plus les vents forts sont permanents !

La zone de trafic est comme une toile d’araignée qui comporterait  un goulot de bouteille  à l’approche du « Cap York » (extrémité Nord).

Les vitesses de deux bateaux allant dans le même sens … se soustraient !

Il n’existe pas de règle maritime obligeant de dépasser par tribord ou par bâbord ! Les zones de trafic dans l’enceinte de la Grande Barrière sont à double sens alors qu’en Europe, elles sont à sens unique !

Nuit venteuse donc … mais toujours avec un angle de vent intéressant  (80° à 140°) ! Le vent était d’Est et n’est passé  Sud Est qu’en fin de nuit. Cela n’explique donc pas les changements fréquents d’angle du vent !  En fait, la zone de trafic slalome entre les îlots et « patates de corail » … obligeant du même coup le plaisancier a changé d’allure très fréquemment. CQFD.

Je ne conseille d’ailleurs pas à un navigateur solitaire de se lancer, de nuit, en cette zone car une veille permanente est absolument indispensable.

Dimanche  22.

A 7 heures, nous avons atteint « Margaret Bay » que venaient de quitter « Obione » et  « Badoc » … leurs places étaient encore chaudes ! Je ne vous raconte pas les échanges par VHF … cela caquetait de tous les côtés !

Le mouillage est confortable même si on n’est pas protégé du vent et que du fetch est à déplorer surtout pour nous qui ne pouvons jeter l’ancre sur un fond de 2 mètres … nous sommes mouillés sur un fond de sable  de  3,7 mètres et donc plus éloigné du rivage. J’ai adoré ce mouillage idéalement situé et champêtre.

Vers  10.30  heures, « Panisse »  de Marie & Jack arrivait à notre mouillage tandis que « Ichtus » passait au loin ! Nous n’avons pas pu apprendre quand il avait quitté son mouillage mais selon nous, soit il est parti trop tôt, soit il a marché trop fort car il est trop en avance pour traverser « Torres Strait » de jour et avec le courant …

Vers 14.30 heures, nous avons vu passer  « Chapter Two »  qui se rendait à « Escape River » où  « Badoc », « Obione » et « Eutikia » passaient la nuit.

Nous avons eu un passager clandestin assez inhabituel durant une dizaine minutes … le temps de le prendre en photo sous tous les angles avant qu’il ne comprenne qu’il n’était peut-être pas tout-à-fait le bienvenu ! Le pauvre, en voulant prendre son envol, ses ailes se sont emmêlées dans la filière … et il est tombé à l’eau ! Plouf.  Je rassure de suite les âmes sensibles … il s’agit d’un oiseau de mer et il ne s’est pas noyé ! En le cas contraire, je lui aurais fait du bouche à bouche.

Lundi  23.

Après une superbe nuit, nous nous sommes réveillés sur un plan d’eau qui n’avait pas beaucoup changé de physionomie depuis la veille : « Edwina 2 » était revenu à sa place habituelle après avoir pêché toute la nuit et « Panisse » était toujours à son mouillage, un peu devant nous.

Vent de Sud Est de 17 à 20 nœuds, mer calme avec petits moutons et soleil généreux à partir de midi.

Vers 14.30 heures, « Circe » faisait son apparition et comptait mouiller 10 milles nautiques plus loin à « Shelburne Bay » … qu’il a dû abandonner car le mouillage était trop inconfortable !

 « Margaret Bay » est un merveilleux poste d’observation et  aucun bateau ne pourrait passer «  Cape Grenville » sans que nous ne l’apercevions … quand on est concierge, on se doit de se donner totalement à son métier !  Le trafic maritime est d’ailleurs excessivement calme aujourd’hui !

15.30 heures … « Panisse »  vient de nous frôler en route vers une destination que son skipper n’avait pas encore déterminée … cela dépendra de la vitesse qu’il pourra faire.

17 heures … comme des petits soldats montant au front, l’ancre est levée et nous remontons vers « Cape York » et « Torres Strait » de sinistre réputation … le plus éprouvant a été d’attendre, d’attendre  et encore, attendre l’heure H alors que les intestins se tortillent de plus en plus.

Il fait encore clair et nous en profitons pour prendre très proprement deux ris dans la GV. Je sais, je sais … pourquoi de suite, deux ris ? Parce que par vent arrière, nous avons pris l’habitude de border au maximum la GV pour ne pas déventer le génois, qu’ainsi  la GV ne faseye pas trop  et que si, par la suite, nous devons lâcher les ris, cela ne pose pas de problème avec les lazy-jacks.

Voilà … ça y est … on est parti … ouf … ce n’était finalement pas si terrible que cela et contrairement à mon pronostique, on marche même à la voile : sous génois et GV bordée au maximum … vitesse 5 à 6 nœuds.

Peu après, le jour se voilera la face et nous nous installerons dans le cockpit pour la nuit. Il fera moins froid que la nuit précédente et cela m’évitera d’avoir à enfiler ma veste de ciré … un plus grand confort donc.

« Panisse » est devant nous  et rapidement, nous verrons son feu arrière … restait encore à le dépasser sans lui rentrer dedans !! En finale, Jack proposera de se pousser un peu de côté pour laisser passer « S.A.S.³ ». Notre problème à tous les deux, était que nous étions en limite vent arrière !

Mardi  24.

01.30 heures … sur le 16 un appel du « Newcastle Bay » adressé manifestement au voilier qui lui faisait face … pas de réponse ! Ann s’est alors annoncée comme étant le « second » voilier et détermina « Panisse » comme étant le destinataire du message.

Le cargo s’est alors adressé à « Panisse » qui a réagi et  a serré davantage sur bâbord comme il lui était demandé … c’était un peu avant que nous le dépassions !

Pas mal de contacts VHF entre « Panisse » «  et « S.A.S.³ » … cela occupe le temps et reste très sympathique.

Notre route comportait quatre tronçons dont le premier devait nous conduire jusqu’à hauteur de « Wyborn Reef » soit 74 milles nautiques. Nous devions y être pour 5 heures du matin en manière telle de pouvoir profiter au mieux des courants portants. Nous y sommes arrivés pile poil à l’heure mais nous n’y avons pas senti de suite le courant …

Suivi par « Panisse », nous avons embouqué « Adolphus Channel » alors que tous les autres bateaux passaient par  « Albany Pass ». Nous étions à ce moment là en contact avec toute la petite flottille composée de « Eutikia », « Badoc », « Obione », « Apalagi  et « Seventh Heaven » … cela caquetait dans tous les sens, un vrai poulailler en fureur !

Notre second tronçon allait jusqu’au « Cap York » soit 16,62 milles nautiques.  « Panisse » suivait toujours mais l’écart entre les deux voiliers commençait à s’accentuer … comme nous n’étions plus freinés par notre rendez-vous de 5 heures avec le courant, nous avons relâché la bride et notre bateau l’a de suite compris. Ce fut la dernière fois que nous avons eu un contact VHF avec nos copains.

A hauteur du troisième tronçon constitué de la traversée de «Torres Strait » soit 44,58 milles nautiques, nous avons été stupéfaits de découvrir une mer belle, le soleil, un vent faiblard et un courant variable nous portant en certains endroits à 13,2 nœuds sur le fond !

Nous étions évidemment très loin des récits d’horreur dont s’est gavé Ann durant ces six derniers mois mais qui  lui ont permis de choisir le meilleur moment pour  passer. C’est qu’elle est devenue experte en navigation ma petite femme et qu’elle est fort sollicitée par les autres bateaux, pour ce motif !

Entre l’Australie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée s’étend un large détroit  parsemé de nombreuses îles rendant la navigation délicate … il s’agit de « Torres Strait ». C’est aussi la jonction entre le Pacifique et « Arafura Sea ». L’endroit est souvent fort venteux et très agité.

Mais le plus extraordinaire reste que nous avions navigué jusque là dans de véritables « strotjes » (petites rues en patois bruxellois) et que s’étendaient maintenant devant nous … les « Champs Elysées parisiens » dénommés localement  « Prince of Wales Passage » !!  Jamais vu une telle autoroute qui nous a menés sans encombre  aux portes de « Gulf of Carpentaria ».

La grande majorité des plaisanciers lui préfère serrer la côte et emprunter « Endeavour Strait » qui n’est pas balisé et comporte  de dangereux hauts-fonds. La traversée par le Nord des cargos ou par le Sud des plaisanciers ne se différencie que par deux milles nautiques !

« Gulf of Carpentaria » … rien que son évocation donne des sueurs froides à Ann ! C’est, paraît-il, la « wash machine » par excellence, l’occasion de se faire un milkshake sans à avoir à bouger le poignet, le cauchemar des plaisanciers qui sont déjà passé par là etc.

Qu’en penser en réalité ?

Nous avons certainement profité de bonnes conditions mais je n’ai pas retrouvé le descriptif qui m’en avait été fait ! Certes, cela secoue de manière désordonnée lorsqu’on est vent arrière mais tout cela m’a fait penser à notre traversée de l’Atlantique dont je ne garde pas un souvenir extraordinaire pour cette raison.

A la sortie de « Prince of Wales Passage », il était 13 heures, la mer était belle et un vent d’Est soufflait distraitement … pas d’autre choix que de continuer au moteur. Il nous restait 319,5 milles nautiques jusqu’ à « Jensen Bay » sur « Marchimbar Island ».

Au fur et à mesure que nous nous sommes éloignés de « Torres Strait », la mer s’est montrée plus désordonnée et nous avons connu notre heure de « shaker ».

En fin d’après-midi, un petit vent sympa de Sud Est s’est établi à 15 à 17 nœuds de vent réel  … le méga pied (nous étions toutes toiles dehors) mais en seconde partie de nuit, le vent est monté à 25 nœuds de vent réel et il nous fallu prendre deux ris dans la GV.

Cela secouait pas mal en sorte qu’il m’a été difficile de dormir alors que débutait justement mon quart de repos … de surcroît, nous avons rencontré quantité de cargos et même deux bateaux de pêche !

Tout d’un coup … un éclat blanc à ras de l’eau, non signalé sur la carte !  Alors que nous nous en écartions …  « boum balaboum … boum balaboum » sur notre coque, à hauteur de la quille, côté bâbord !! Dans le noir, il nous a été impossible de distinguer quoi que ce soit mais nous  supposons que nous sommes passés sur un flotteur  de filet dérivant !

Mercredi 25.

En matinée, le vent étant repassé Est, nous n’avons pas eu d’autre choix que de remettre le moteur ce qui ne nous a pas épargné de nous faire secouer …

Sur le coup de midi, le vent vire Sud Est …  la voie royale jusqu’à destination. Nous avons gardé nos deux ris dans la GV et ce ne fut pas mal car le vent se situait entre 20 et 23 nœuds de vent réel.

Superbe journée, superbe nuit sans un seul bateau à l’horizon … et nous avons même évité en fin d’après-midi, un gros grain qui nous est passé devant ! Depuis « Cape Melville », nous n’avons plus connu une seule goutte de pluie … j’espère vivement que cette comédie des grains ne va pas recommencer. Je ne connais rien de plus exaspérant.

Jeudi  26.

A 7.30 heures du matin, nous passons le « Cape Wessel » de « Marchimbar Island » … mais beaucoup trop au large ! Mea culpa … en tirant ma route, j’aurais dû faire plus attention à l’échelle de la carte.

Si  protégé par  le Cap, on constate immédiatement que l’eau est beaucoup moins agitée … la force du vent ne change pas du tout, par contre.

Pour descendre vers notre mouillage de « Jensen Bay », il nous fallu remonter au vent (aïe) et ensuite, encore remonter au vent (aïe) par plus de 22 nœuds de vent réel (aïe, aïe) mais nous tiendrons la dragée haute  jusqu’à trois milles nautiques où nous avons mis le moteur sans raison particulière. Cela faisait depuis longtemps que nous n’avions plus pratiqué l’allure du près et je dois bien reconnaître que j’en nourrissais quelques craintes mais j’ai été stupéfait de la douceur de « S.A.S.³ » … pas de gîte, juste une formidable montée en puissance.

Au mouillage, nous avons retrouvé « Ichtus » dont l’équipage malgré des traces supposées de crocodile, ne s’en est pas privé pour se promener sur la plage !!

14.15 heures … arrivée de « Eutikia ».

« Badoc » s’arrêtera deux baies plus au Nord  … Francesc en avait marre !!

18.30 heures … arrivée de « Obione ». Michel sera notre V.I.P. du soir puisqu’il nous apporte du chocolat, des livres et une clef USB avec des films. C’est Noël ! Nous dînerons ensemble à bord de « S.A.S.³ ».

« Seventh Heaven » nous a fait dire par le canal de Michel, qu’il avait décidé de ne pas faire escale à « Jensen Bay » … mais il fera escale à « Arcola Bay » situé 300 milles nautiques plus loin.

Je ne pense pas faire erreur en affirmant que tout le monde avait l’intention de faire relâche en cette très belle baie et pourtant … « Badoc » avait déjà annoncé la couleur en prévoyant un départ le lendemain matin aux aurores ce qui obligeait de facto, « Obione » à le suivre. Les deux voiliers marchent bien ensemble car ils ont des caractéristiques assez proches au niveau performance et tirant d’eau.

« Ichtus » qui était arrivé au mouillage 36 heures avant nous, avait l’intention de partir en ligne directe jusque « Darwin » dès le coucher du jour. Il y arrivera le dimanche matin vers  9-10 heures.

Si nous étions décidés avec « Eutikia » à passer la journée du lendemain au calme, l’annonce d’un mauvais temps à partir de dimanche soir, nous a convaincus de partir également dès le lendemain !

Durant la nuit, « Panisse » et « Apalagi » faisaient leur entrée dans la baie respectivement à 2  heures et  5 heures du matin ! Les pauvres, en entendant la météo,  ils n’eurent pas d’autre choix que de partir avec tout le monde ! Qui oserait encore dire après cela que la plaisance n’est que du bonheur …

 

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