Publié par : Ann & Stéphane | 3 juin 2014

14 au 19.05.2014 – Bye, bye Bundaberg …

Mercredi  14.

Merci de vous en inquiéter mais j’ai effectivement passé une excellente nuit depuis que « S.A.S.³ » est enfin à nouveau à l’eau. Trois semaines de carénage … c’est long, très long même d’autant que le travail aurait pu être réalisé en deux semaines si le chantier connaissait  un minimum d’organisation ! Evidemment,  facturée à plus de 200 Aus.$  la journée passée au sec  … pourquoi se presser ?

La marina de « Bundaberg » et son personnel  méritent beaucoup mieux que l’image désastreuse que me laissent son chantier et son responsable, en particulier. Mais bon, je finirai bien par digérer la pilule. Maintenant si vous souhaitez en savoir un peu plus sur ce petit épisode, je vous renvoie à  l’article précédent intitulé : « Carénage mouvementé à Bundaberg ».

Depuis que le vent donne à nouveau un peu de la voix, les « visiteurs » sont  moins invisibles qu’ils ne l’ont été durant notre période de carénage ! En fait, au fur et à mesure que les jours de mauvais temps perdurent, la marina se remplit comme un œuf !

Ce n’est pas non plus les conditions idéales que nous attendions pour reprendre la mer !

Côté des températures, celles-ci sont un peu plus fraiches et le soir, il peut même faire un peu frisquet ! Perso, j’adore d’autant que les moustiques et autres sales bêtes qui hantent tous les endroits de rêve ( !), n’aiment pas cela du tout.

Au vu de la terrible chute qu’Ann a connue sur le chantier, je trouve que son rétablissement est plutôt rapide malgré quelques lenteurs au démarrage. Comment son bras va-t-il se comporter lorsque nous serons à nouveau en mer, reste une parfaite inconnue qui je l’espère, ne viendra pas trop contrarier nos projets.

Jeudi 15.

Il fait couvert, venteux et frisquet … brrrrrrrr pas de quoi vous donner l’envie de mettre le nez dehors alors que l’on est si bien à l’intérieur de son petit bateau.

Visite impromptue de l’électricien venu apporter sa facture … visiblement l’incompétence sait se faire payer ! Mais bon, en finale, cela fonctionne et c’est le principal.

Quand on possède un bateau en aluminium, on vit avec ses testeurs de fuite ! Le problème de l’aluminium est qu’il est bon conducteur d’électricité et peut ainsi facilement servir de « terre »  ce qui n’est pas bon du tout …on parle alors de « fuite à la masse ».

Depuis notre arrivée à la marina de « Bundaberg », nous avons un petit problème de « fuite à la masse » lorsque nous nous connectons à la prise de quai 220V du ponton !! Cela fait depuis des mois que nous essayons en vain de trouver l’origine du problème. Que voulez-vous, il faut bien que l’on trouve un moyen de se distraire au paradis …

Durant les trois semaines de carénage, plus un seul problème de ce côté-là !!! De retour au quai … plus de problème non plus !!!

Nous procédons alors à une investigation des plus poussée pour relever que durant le carénage et depuis notre retour à notre emplacement, nous n’utilisons plus le même adaptateur.  Les prises de courant australiennes comme les américaines sont différentes des européennes … bonjour la mondialisation !

Pour votre parfaite compréhension, il faut savoir qu’en la plupart des marinas, vous disposez soit d’une prise de quai  « monophasée » soit d’une prise de quai « triphasée ». L’intérêt de se piquer sur la triphasée en n’employant qu’une seule phase, résulte en une plus grande puissance (40 A). Trop souvent les prises de quai (surtout quand l’électricité est gratuite) ont une trop faible puissance et notamment pour « S.A.S.³ » qui est un grand consommateur avec ses quatre chargeurs, sa cuisinière électrique ou son air conditionné.

Vendredi  16.

Comme cette question de prise de quai me turlupinait d’autant que la veille au soir, nous avions fait sauter une fois de plus le fusible du ponton, j’ai donc consacré toute mon énergie à ce problème.

Uniquement pour les amateurs de technique … chez Garcia, l’électricien a opté pour un raccordement  220V au quai,  sans  « prise de  terre ». Plus précisément, le bateau a sa propre « prise de terre » et n’utilise donc pas celle du quai.  Pourquoi ? Simplement parce qu’en le cadre d’un tour du monde, il peut arriver que les installations portuaires rencontrées soient déficientes …  avec pour conséquence que le bateau se transforme en « prise de terre » pour tout le quai !

Ce dernier m’avait demandé en son temps,  de vérifier si la « terre » du quai  était bien débranchée. J’avais vérifié à l’entrée du câble électrique dans le bateau mais pas, à la sortie du câble de la prise de quai … fatale erreur, semble-t-il !! Si toi pas comprendre, toi  retenir que maintenant plus de problème.

En vue d’un départ pour mardi prochain si nous en croyons les bulletins météo, Ann est la plupart du temps « en courses » tandis que votre serviteur continue à se consacrer à ses petits travaux.

Pour la seconde fois et à notre plus grande satisfaction, nous avons fait appel aux bons soins de la jeune et charmante  Mélanie pour le nettoyage intérieur du bateau. Il aura fallu attendre la chute d’Ann pour recourir à une aide extérieure ! Stupide de notre part, d’avoir attendu si longtemps …

Le soir, nous recevions à l’apéro, Francesc  (et non pas, Francesco … trop espagnol pour un Catalan !) de « Badoc » (RM 10.50), Michel de « Obione » (Trismus 37’) et Fabienne &  Marcel de « Diddys » (Dufour 425).

Très sympathique ambiance avec nos nouveaux copains qui ont également pour projet  de remonter vers le Nord. Petit bémol à cette soirée … nous venions juste  de découvrir que le frigo de notre table de cockpit était en panne !

Samedi  17.

Dégoté par ma femme toujours aussi efficace, un frigoriste réparait en matinée, notre Danfoss souffrant d’une fuite de gaz à hauteur de ses raccords ! Pas bien grave mais sans gaz, le frigo ne fonctionne pas bien …

Si l a journée était  toujours aussi venteuse (20 à 25 nœuds), le soleil avait fait son grand retour ce qui nous a donné le courage de polisher nos hiloires.  Il y a tellement de poussière au chantier que malgré mon nettoyage de printemps, nous pouvons tout recommencer !

Dimanche 18.

Lors de l’apéro de vendredi, Ann avait proposé une ballade à vélo jusque « Bargara » … un très grand classique que nous offrons à tous nos copains de rencontre.

A 10.30 heures, tout le monde était présent sauf Marcel qui  avait un rendez-vous avec un ami.

En file indienne, notre guide en tête, nous voilà partis sur nos petits vélos pliables, à dévaler et à monter les petites côtes de la piste cyclable qui longe la mer sur une petite quinzaine de kilomètres.

Juste après « Burnett Heads », nous tombons sur un rassemblement de cyclistes où tout le monde nous regarde l’air de dire … vous ne savez pas que la course est finie !

Il y a du monde sur la piste cyclable et il faut être prudent car si nous dépassons des promeneurs avec des enfants en bas âge, nous nous faisons également dépasser par d’autres cyclistes.

Il fait superbe et le vent bien que assez fort, ne perturbe pas trop notre lente progression. Les mollets font mal chez certains car le niveau d’entraînement n’est pas le même pour tout le monde …

Comme nous finissons par connaître par cœur, le trajet, celui-ci nous paraîtra court mais je ne suis pas convaincu que le sentiment était partagé par Fabienne ou Francesc pour qui il s’agissait d’une première !

A l’entrée de « Bargara », nous découvrons la plage à marée haute !  La mer est déchaînée, les rouleaux rageurs et pas un seul sauveteur en vue !!  Etonnant cette absence de sauveteurs un dimanche … à moins qu’il y ait  lieu de considérer que le danger est moindre lorsque la marée est haute ?

Par chance, il y a quand même quelques surfeurs qui nous incitent à la baignade malgré une eau assez froide. Il s’agit d’un phénomène que l’on connaît bien à la Côte d’Azur lorsque souffle le Mistral: le vent  chasse vers le large, la couche d’eau chaude de surface pour laisser la place à la couche inférieure d’eau froide.

Fabienne en tête, je suis ainsi que Francesc  tandis qu’Ann et Michel préfèrent s’abstenir.

Se jeter à l’eau nécessite un peu de courage mais une fois mouillé, l’eau se révèle douce et agréable. Cela manque terriblement à la marina de ne pouvoir se baigner.

A  13 heures, nous nous attablions tous au « Salt » pour un excellent déjeuner. Nos conversations s’éternisant un peu plus que prévu, nous n’avons repris le chemin du retour qu’il était déjà passé 15 heures !

Comme Marcel s’était fait déposer par son ami à « Bargara »,  nous étions six pour seulement cinq vélos ! Que faire ?

Le dimanche, il n’y a pas de bus … aussi Marcel décidait de prendre Fabienne sur le porte bagage de leur petit vélo pliable ! Après avoir bien gonflé le pneu arrière, c’est donc en tandem qu’ils sont revenus jusqu’à la marina. Il  faut reconnaître que Marcel  a un fameux coup de mollet …

A l’entrée du parc situé en lisière de « Bargara », Fabienne attirait notre attention sur la présence  de trois kangourous qu’autrement nous n’aurions pas vus ! Incroyable comme ces animaux se fondent dans le paysage.

A mi-chemin, nous croisons un jeune couple de Belges qui nous entendant parler français, nous ont abordés.  Comme le monde est plus petit encore que l’on s’imaginait, nous apprendrons qu’il s’agit d’amis de notre nièce !! Lui est ingénieur agronome et travaille à « Bundaberg » dans la canne à sucre …  pour une société belge ! Elle est diplômée en philosophie mais donne des cours de yoga faute de mieux.

Avec la tombée du jour, nous nous sommes fait copieusement bouffer par toutes les sales bêtes de l’endroit … mais nous y avons survécu. C’est à la tombée du jour que toutes ces bestioles sont les plus actives !

Lundi  19.

Si le vent a un peu baissé d’intensité (en cours de journée, il donnait à nouveau de la voix), il fait couvert et l’idée de lâcher les amarres demain matin, me donne plutôt froid dans le dos ! Déjà certains bateaux sont partis tôt ce matin comme  « Badoc » de notre copain  Francesc  qui partait pour une navigation de 150 milles, en solitaire.

La vie en la marinade « Bundaberg »  nous a apporté un certain confort mais surtout une existence tranquille et bien ordonnée. Aujourd’hui, tout cela se retourne contre nous car c’est bien la toute première fois depuis notre départ de Belgique que je redoute de prendre la mer alors que pourtant notre première escale de « Lady Musgrave » n’est éloignée que de 52 milles et que de surcroît, nous connaissons déjà pour y avoir été plonger en son temps !

Ann a toujours eu des problèmes d’otite depuis qu’elle plonge sans pour autant qu’il puisse être établi  un lien de causalité d’autant qu’elle n’a pas encore plongé cette année.  Il n’empêche que ma pauvre épouse s’en tapait deux d’un coup pour le même prix ! Une pour chaque oreille évidemment …

Ne pouvant plus ignorer son mal, elle est allée consulter un ORL de « Bundaberg » qui lui a pratiqué un curetage salvateur. Comment parvient-elle à comprendre tout ce qu’on lui raconte en anglais, me laisse à chaque fois perplexe.

Le soir, nous prenions  un apéritif très convivial sur « Diddys » de nos copains Fabienne & Marcel, en compagnie de Michel de « Obione ».  Il faut savoir que Fabienne est originaire de Mons  (Belgique) et que cela crée forcément des liens.

Mardi  20.

Départ pour « Lady Musgrave Island » …

 

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