Publié par : Ann & Stéphane | 1 avril 2014

13 au 31.03.2014 – Bundaberg … « mes amours ! »

Évidemment, je vous ai habitués ces derniers temps, à un rythme soutenu d’articles et vous pourriez penser que cela va continuer ainsi ! Alors autant vous le dire tout de suite … vous avez mangé tout votre pain blanc. Nous repassons en mode « croisière ».

Jeudi 13.

Voyage de retour en avion sans problème sauf que tous ces petits coucous sont fort instables et avec la disparition de l’avion de la Malaysia Airlines … je connais dorénavant un certain malaise en avion. Ouais, bon … le jeu de mots était facile !

 Le copain Jean-François de « Le Philippe » était à l’aéroport pour nous accueillir avec « Mathilda ». Non, non … ce n’est pas la dernière petite amie de Jean-François mais le nom de la voiture de la marina de « Bundaberg ».

Bien que les vols en avion (Sydney-Brisbane & Brisbane-Bundaberg) ne furent pas spécialement longs, nous étions un peu sur les genoux en arrivant au bateau. Aussi, vous devinez combien nous étions heureux d’être arrivés à bon port … et sains et saufs !

Vendredi 14.

Nous continuons à avoir de la chance avec la météo … pas une seule journée de pluie depuis plus de 15 jours mais il paraît que demain, cela change … en fait, cela n’a pas changé !

Journée très calme que votre serviteur a mis à profit pour reprendre ses petits repaires tandis qu’Ann profitait de « Mathilda » pour faire un gros approvisionnement à « Bundaberg ». Quoi que la séparation ne fut pas très longue, étonnamment il m’a fallu un peu de temps pour retrouver pleinement mon bateau !

Depuis sa chute lors de notre « excursion » autour du lac de « Cradle Mountain », la jambe d’Ann présente une méchante plaie au niveau du tibia que rien ne semble vouloir cicatriser ! Pire même, un début d’inflammation s’étend maintenant dans toute la jambe !

C’est pourquoi contrainte et forcée, elle est allée consulter un médecin à « Bundaberg » qui lui a prescrit des antibiotiques. Si vous voulez lui faire plaisir … demandez lui des nouvelles de sa jambe !

Samedi 15.

Tôt ce matin, Ann a été conduire Jean-François à l’aéroport de « Bundaberg » … notre copain repart en France jusque fin août … en laissant son catamaran, au mouillage à « Burnett Heads ». Perso, je n’oserais pas mais il ne s’agit pas d’une première pour Jean-François. Ce qu’il ignore le copain et que nous venons d’apprendre, c’est qu’une nouvelle marina devrait voir sous peu le jour à l’endroit même de son mouillage …

La marina de « Bundaberg » est toujours égale à elle-même: une grosse dizaine de « résidents » qui se font toujours aussi discrets, pas de bateaux de passage à l’exception de l’un ou l’autre bateau à moteur, le chantier qui fonctionne à son rythme et le personnel de la marina toujours aussi gentil.

Si vous aimez la quiétude, le côté bucolique, la propreté et une « ambiance » mesurée … ne cherchez pas plus loin et venez nous rejoindre. Si par contre, vous aimez que cela bouge autour de vous, que vous recherchez en conséquence, les endroits de grand passage et de forte animation … cherchez plutôt du côté de « Brisbane » ou de « Sydney » mais ne vous faites pas d’illusions: une marina est et reste un vaste parking à bateaux.

Histoire de changer d’horizon et de marcher un peu, nous avons été prendre l’apéro au bar de la marina de « Burnett Heads ». Ce n’est pas tant que l’endroit soit terrible mais de là, nous sommes partis nous asseoir sur un banc pour assister au ballet des petits bateaux de pêche que l’on sortait ou mettait à l’eau … nous sommes samedi et il y avait foule !

NB. Le bar de la marina de « Bundaberg » manque sérieusement d’attrait et la nourriture qui y est servie, n’est pas terrible. C’est réellement dommage car en beaucoup d’autres endroits que nous avons visités, c’est souvent LE lieu de rencontres intéressantes ou agréables. Nous ne manquerons pas d’insister sur cet aspect lors de nos recommandations à la direction de la marina.

Dimanche 16.

Après la prise du petit déjeuner en terrasse (désolé de vous dire cela … mais il fait superbe), après, après et encore après … Ann a reçu son second cours de « comment devenir un expert concierge » ! Que je vous explique …

J’avais remarqué la veille que ma tendre épouse s’était prise au jeu du « banc public » et qu’elle avait apprécié le spectacle. Aussi profitant qu’elle en redemandait (!), nous sommes partis directement à la marina de « Burnett Heads » retrouver notre cher banc public qui … ô horreur … était occupé par deux autres retraités … les audacieux ! Très stupidement, nous avions oublié la veille, de signifier que nous réservions le banc de 16 à 18 heures.

Par chance, nos deux petits vieux avec chacun leur chien, libéraient la place alors que nous en étions déjà à notre deuxième essai de banc … chaque banc a sa vue et la vue d’un banc n’est pas celle d’un autre banc !

Il faut bien avouer que le spectacle en vaut largement la peine dès lors que dans la seule manière dont le propriétaire fait monter son bateau sur sa remorque, on voit de suite son tempérament … il y a les « mous » qui préfèrent que le copain tracte le bateau sur la remorque à l’aide du treuil qui peut être manuel ou électrique suivant les versions, il y a les « hésitants » qui tâtent de la bête à plusieurs reprises avant d’oser la monter plus gaillardement et puis il y a les « musclés » qui arrivent fond la caisse et chevauchent leur monture d’un bon coup de rein bien senti.

Nous n’avons pas eu une seule minute de répit, la cadence pouvant aller jusqu’à trois bateaux en même temps !!! Du délire.

Lundi 17.

Le métier de concierge serait-il un métier à risques ?? Voilà bien la question qui nous tourmente après avoir passé notre soirée et notre nuit à nous gratter ! Pire … un examen approfondi nous a permis de relever des dizaines de piqures/boutons/gourmes aux origines mystérieuses. Devons nous nous immoler par le feu pour purifier nos pauvres carcasses ?

Ai-je ouï un étourdissement à la seule pensée de mon superbe corps calciné ? Je vous rassure de suite, Mesdames … si nous devons en arriver à une telle extrémité, je commencerai par immoler ma femme pour voir si le traitement est efficace.

Vous entendez la garrigue … les grillons … les boules de pétanque qui s’entrechoquent … le pastis dans les verres … eh bien, c’est nous avec juste un kangourou en toile de fond ! Aaaaah qu’il est bon de farniente …

Nous avons la visite de Anne & Bruce du catamaran « Trim » qui viennent gentiment nous saluer et que nous invitons à prendre l’apéro à bord. Ils sont de « Brisbane » et remontent par sauts de puce, jusque « Cairns ». Leur bateau est ancré à quelques encablures de notre ponton … demain, ils partent aux aurores pour « Lady Musgrave ».

Nombreux sont les Australiens qui chaque année, montent tranquillement jusque « Cairns » pour redescendre vers le Sud en fin de saison. Au-delà de « Cairns », le chenal se fait beaucoup plus étroit et la navigation assez dense, aussi ne vont-ils pas plus loin !

Grands « malades » ou grands « sadiques » … j’hésite encore comment vous qualifiez vous tous qui n’arrêtez pas de me dire: « continue de nous faire rêver ! ». Vous savez … la garrigue, les grillons, les boules de pétanque, le pastis … les insectes de toutes espèces sont compris dans le package ! Nous avons passé toute la nuit à nous gratter que cela en était insupportable au point qu’Ann n’en a pas fermé l’œil … nous ne sommes plus tous les deux qu’une énorme gourme en souffrance !

Le pire c’est que nous ne savons même pas à quoi nous avons à faire !!! Il s’agit de la seconde attaque de grande envergure à laquelle nous sommes confrontés et aujourd’hui, nous déplaçons notre champ d’investigations vers les coussins du cockpit … certains indices nous feraient pencher pour de minuscules araignées.

Nous avons donc passé notre journée à un grand nettoyage désinfectant du cockpit et de ses coussins. Sous un soleil de plomb … je vous dis pas le boulot !

Renseignements pris auprès des « locaux », il ne s’agirait pas d’araignées mais de « Sand Flies » sorte de « Nono » local ! Cela vous fait entre 60 et 170 piqures qui ne commenceront à vous démanger qu’en début de soirée … L’animal microscopique et transparent se retrouve dans le sable ou les herbes comme celles que nous avons traversées allègrement quand nous avons été prendre notre poste d’observatoire de concierge … quand je vous disais qu’il s’agissait d’un métier dangereux !

Aussi … après la désinfection du cockpit … nous nous sommes désinfectés intégralement le corps avec du vinaigre blanc … jouissif sur les plaies des gourmes ! Je penche de plus en plus pour vous considérer comme de « grands sadiques ».

Mercredi 19.

On pourrait croire que la période des cyclones est terminée tant le nombre de bateaux de passage augmente de jour en jour ! Il ne s’agit maintenant plus exclusivement de bateaux à moteur mais également de voiliers ! Pour autant, il ne s’agit encore que de « locaux ».

Selon moi, le plaisancier est par définition, indiscipliné et ne se tient plus en place une fois qu’il est à bord de son bateau. Je n’ai jamais compris cet état d’esprit et encore moins depuis que nous vivons à bord.

Apéro improvisé sur « Flash V » de Koen & son coéquipier, Johan … entre compatriotes, on ne peut que se comprendre. On s’est même tellement bien entendu que nous avons passé notre soirée ensemble sur « S.A.S.³ ».

Koen est avec son Amel Super Maramu à « Bundaberg » depuis plus d’un an mais ne profite de son voilier que quelques mois par an ! Une toute autre philosophie de la voile par ailleurs, fort axée sur la plongée !

Jeudi 20.

Nous avons tellement bien dormi que nous nous sommes réveillés sur le coup de midi … Oh ! La journée fut donc extrêmement plus courte d’autant que nous étions attendu à l’apéro sur « Trim » pour 16.30 heures. Apéro très sympathique en présence de Koen et de Johan également invités.

« Trim » devait depuis plusieurs jours, partir pour « Lady Musgrave » mais en raison du mauvais temps qui s’annonçait, il est resté prudemment à la marina et il faut bien avouer que la journée lui a donné raison puisque nous avons eu droit à un petit coup de vent bien senti.

Vendredi 21.

Depuis notre retour de voyage, la vie s’écoule à bord comme un long fleuve tranquille que rien ne semble pouvoir bouleverser. Le carénage du bateau étant prévu pour la mi-avril, tout travail de nettoyage à l’extérieur nous paraît prématuré et du même coup, nous farnientons tout à loisir.

Mouais, bon … rectificatif à sa requête … « je » farniente tout à loisir tandis que ma tendre épouse a passé toute sa matinée à « Bundaberg » à faire des courses … mais elle aaaiiime cela !

Samedi 22.

La marina de « Bundaberg » a beau être too quietly, nous en apprécions son confort au point de se demander si nous trouverons encore le courage de repartir vagabonder sur les océans ! C’est que le temps passe et que l’heure du départ se rapproche à grands pas …

En milieu d’après-midi, n’écoutant que notre courage et notre conscience professionnelle, nous sommes retournés au plan incliné de « Burnett Heads » pour en ramener des photos qui se voulaient illustratives de nos aventures du week-end précédent … et bien entendu, nous en fûmes pour nos frais ! Pour ainsi dire pas un seul bateau sur l’eau et une pauvre barquette mitraillée sous tous les angles pour tout reportage photographique.

Dimanche 23.

Tous les jours, la météo nous annonce de la pluie pour les jours à venir et tous les jours, nous avons droit à un soleil éclatant ! Je me demande parfois si les météorologues australiens se rendent compte qu’ils sont totalement à côté de la plaque pour « Bundaberg » du moins … j’en ai de sérieux doutes.

« Consciencieux jusqu’à l’abnégation » est notre devise de concierges … aussi, sommes-nous retournés à la marina de « Burnett Heads » pour compléter notre reportage photographique mais hélas, pas plus que la veille, les pêchous n’étaient pas au rendez-vous !!

Lundi 24.

Nous revenons juste de « Bundaberg» où nous avons réalisé quelques courses. J’aime bien cette ville même si nos copains de « Trim » considèrent avec un certain dédain, les gens d’ici ! C’est un peu l’histoire des «gens de la ville» et des «gens de la campagne».

Je vous ai déjà raconté que cela fait maintenant près de 5 mois que j’ai mal à l’épaule ! J’ai bien passé différentes radios lorsque nous sommes rentrés en Belgique mais rien de concluant en est sorti … aussi pourquoi ne pas essayer la réflexologie chinoise, ici, à « Bundaberg ».

Ann en a fait l’essai un jour pour son pied et cela lui a fait du bien même si son problème risque de demeurer à vie juste parce que lorsqu’elle s’est tordue le pied à « Bonaire », elle n’a pas eu le courage de se faire soigner correctement …

Donc me voilà parti me confier entre les mains expertes d’une jeune petite chinoise … Je ne vous raconte pas la séance de torture à laquelle j’ai eu droit ! Dingue je vous dis … comment de si petits doigts peuvent-ils vous torturer aussi savamment ? Cela a duré 45 minutes et j’ai eu l’impression que chacun de mes os, chacun de mes muscles avaient été malaxés avec rudesse. J’ai pourtant tout donné … le code secret de ma carte de banque, de celle de Ann, de celle de mère, je lui ai avoué le détournement d’avion de la Malaysian Airlines, j’étais prêt à lui avouer mon homosexualité, celle de ma femme et de mon chien même s’il le fallait pour que cela s’arrête mais rien n’y fit.

Quand le supplice fut enfin terminé, comble du raffinement chinois, elle m’a offert une carte de fidélité … Avec tout cela, je suis guéris et même si je ne le suis pas, pour ma femme, je suis g-u-é-r-i-s. Pas question de repasser une seconde fois entre les mains de cette tortionnaire … je ne voudrais d’ailleurs pas être son «boyfriend» !

Mais le pire restait encore à venir … lorsque nous sommes montés dans le bus qui devait nous ramener à la marina, je me suis torturé l’esprit à me demander tout le trajet si le chauffeur avait bien dormi, s’il n’avait pas d’ennuis familiaux, s’il n’avait pas de pensées suicidaires … il paraît qu’il s’agit d’un tout nouveau syndrome baptisé le « syndrome malaisien » !

Mardi 25.

Les Australiens sont – paraît-il – heureux qu’il pleuve enfin … Ceci explique sans doute pourquoi depuis plusieurs semaines, leurs météorologues annoncent l’arrivée de la pluie tous les jours ! Sont fous ces Australiens !

Mais bon et pour une fois, c’est vrai … il pleut pas mal. Il fait même carrément crâde comme on dit par chez nous. Mais bon … ce n’est pas désagréable et voir une fois de temps en temps, autre chose que du soleil, du soleil et encore du soleil … cela change un peu notre environnement. Maintenant, il ne faudrait pas qu’il pleuve ainsi la nuit des temps car sinon autant rester en Belgique !

Il y a, mine de rien, de plus en plus de bateaux à la marina soit qu’ils viennent de nulle part, soit plus simplement du chantier où ils étaient hivernés, tandis que d’autres sont sortis de l’eau pour être carénés … toujours est-il qu’il y a de plus en plus d’animation et qu’elle est évidemment la bienvenue.

Par contre, je me demande à chaque fois où tous ces zigotos peuvent bien aller en quittant la marina car il fait quand même tous les jours fort venteux et la mer ne se présente jamais sous son plus beau jour … Je finis par sérieusement me demander si toute cette côte n’est pas totalement inhospitalière !

Mercredi 26.

Après une nuit des « hauts du hurle le vent » où j’ai bien pensé ne jamais trouver le sommeil, nous devions débuter la journée par une météo à grains.

Par la suite, un vent bien soutenu a pris la relève mais comme nous sommes nez au vent, nous ne ressentons quasiment rien à l’intérieur. Quel changement par rapport aux autres jours ensoleillés tout de même … cela m’a fait penser à ce que vous enduriez quotidiennement et j’en ai eu le cafard pour vous. Sans rigoler, je vous jure que c’est vrai … enfin, un tout petit peu vrai.

Histoire de ne pas me rouiller totalement, nous avons été jusque « Burnett Heads » réaliser quelques petites courses … à pied, il y en a tout de même pour 30′ aller et assez incroyablement, pour 30′ retour !

Sur le chemin vers la marina, nous avons été invités à monter dans la voiture d’une inconnue qui nous souriait mais comme ma maman m’a toujours interdit de monter dans la voiture d’une inconnue … nous avons décliné poliment la charmante offre. Qu’est-ce que j’ai regretté par la suite d’avoir écouté ma stupide mère …

16.50 heures … nous nous préparons à passer chez nos voisins australiens pour y prendre l’apéro tandis que l’on toque à notre coque ! Il s’agit de Judy & Paul de « Epicurus » … Je dois bien avouer que j’avais été surpris lorsque Ann était revenue au bateau au matin, en affirmant toute fière que nous étions invités à l’apéro chez nos voisins car par expérience, je sais que nous sommes toujours les premiers à inviter. Il faut préciser que Ann dégaine plus vite que Lucky Lucke en la matière …

Il n’y paraît pas au premier coup d’oeil mais nos invitations étant le plus souvent totalement « fortuites », nous nous devons de faire un sérieux effort pour que le bateau soit constamment présentable ! Histoire de mieux vous faire comprendre la situation qui est la nôtre … imaginez un instant le scénario suivant: on sonne à votre porte de manière parfaitement à l’improviste … joie … ce sont des amis qui désireraient visiter votre maison !

Mais le pire des pires … c’est que j’ai découvert aujourd’hui que notre bateau devait également être parfaitement présentable … même quand nous sommes invités à prendre l’apéro sur un autre bateau !!

Jeudi 27.

Pour faire crâde, il fait crâde. Jamais vu cela auparavant … c’est réellement une première pour l’endroit et il paraît qu’il en sera ainsi jusque samedi au moins !

Il pleut bergère et il pleuvra toute la journée … juste en fin d’après-midi, le temps d’une belle ballade à pied avant qu’il ne recommence à pleuvoir.

Vendredi 28.

Je devrais cesser de prendre de la vitamine C … cela m’empêche de dormir … d’autant qu’il semblerait que ce soit une blague que cela empêche les moustiques de vous piquer !

Vous imaginez la scène: bbbzzzz le moustique se pose sur votre jambe et salive par avance du repas de Roi qu’il va s’offrir. Mais tout d’un coup … que sent-il ?? Une essence de vitamine C le prend à la gorge !! Vite, fuyons … Vous y croyez à c’te blague ? Ann y a cru et m’a entraîné en son sillage. Mais depuis qu’elle a à nouveau été piquée, elle n’y croit plus.

Avec tout cela, j’ai eu le temps et l’occasion de constater qu’il pleuvait des cordes durant la nuit. En tant que tel, on s’en moque totalement mais on ne peut oublier que l’année passée, la région a été victime de deux terribles inondations qui avaient causé des dégâts à la marina … et imaginez un peu que l’avion de la Malaysia Airlines soit tombé à l’intérieur des terres, qu’il joue actuellement le rôle de barrage et que celui-ci ne cède … Mon Dieu, quel horreur ! Et pourquoi ce scénario serait-il plus fantaisiste que les autres, je vous le demande ?

Nous avons passé une très agréable soirée en compagnie de Koene de « Flash V » que nous avions invité à dîner à bord. Son coéquipier Johan est déjà rentré en Belgique de même que « Flash V » est déjà sorti de l’eau !

Samedi 29.

Après avoir permis à Noé de poser son arche sur la Terre Sainte de «Bundaberg», le Seigneur dans toute sa magnificence, permit au soleil d’inonder cette terre de ses rayons bienfaisants … rendons grâce au Seigneur … Alléluia.

Je pensais aller à vélo jusque «Bargara» … Ann pensait approfondir notre route jusque «Darwin» sur notre MaxSea (programme de navigation)… et finalement, nous avons bricolé notre feu de navigation (rouge) défaillant ! Nous étions pourtant d’accord sur un point: pas de bricolage durant le week-end …

Notez que je l’ai sans doute échappé belle car je comptais aller nager à «Bargara» alors qu’au soir, tous les JT australiens déconseillaient fermement d’aller nager le long des côtes ces jours prochains !!

Avec les pluies diluviennes que nous avons connues, les fleuves charrient énormément de déchets qui arrivent sur le long des côtes, rendant l’eau trouble … et attirant en grand nombre les requins !

Dimanche 30.

Comme cela me tarabusquait l’esprit, il a fallu que je me lance dans l’un et l’autre petit bricolage … malgré la chaleur un peu doufe que nous connaissons depuis quelques jours.

En fin d’après-midi, je prenais l’un de nos vélos pour aller jusqu’à la plage située au-delà de «Burnett Heads». Belle ballade, un peu mal dans les jambes mais comme dirait Pierre Mondy dans le film «Mais où est donc passé la 7è compagnie» … «château vieux».

Lundi 31.

«Epicurus» est parti ce matin aux aurores, nous laissant du même coup beaucoup d’espace et d’air autour de notre bateau. C’est évidemment plus agréable ainsi …

Il fait superbe et l’air doux me donne l’envie d’aller gambader mais … «arbeit, arbeit, arbeit». J’ai notamment découvert pourquoi le pneu avant de mon vélo se dégonflait constamment: le ressort de la pipette était légèrement ancrassé et donc elle n’était pas étanche ! Reste qu’il y a encore un rayon qui vient de se casser !!

 

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :