Publié par : Ann & Stéphane | 25 février 2014

11 au 25.02.2014 – Bundaberg … pour la vie ?

Mardi  11.

Pour une fois depuis plusieurs jours, nous avons eu droit à une très belle journée ensoleillée ! C’est évidemment, nettement plus agréable ! Nous devrions sans doute retirer nos tentes de protection mais la prudence reste la reine des vertus et tant que nous ne sommes pas plus sûrs de la météo … Les tentes protègent très bien de la pluie et du vent mais aussi  trop et on étouffe vite à l’intérieur du cockpit !

Nous aurions dû avoir la visite de notre technicien KVF mais  celui-ci prétend ne toujours pas avoir reçu les précieux codes d’accès !

Petit bricolage, ce matin : en cause, la pompe du tank des « eaux grises » qui ne s’arrête plus en « mode automatique » ! Le tank comporte 3 jauges : la plus basse arrête la pompe lorsque son flotteur est au plus bas, la moyenne déclenche la pompe lorsque son flotteur est au plus haut, et la plus haute enclenche une alarme sonore lorsque son flotteur est au plus haut. Relisez calmement et vous verrez qu’il ne faut pas être ingénieur pour comprendre !

Bien que je n’aie pas découvert pourquoi le système merdait … un bon nettoyage des jauges et voilà que tout est à nouveau en ordre ! Amusant mais cela ne me pose aucun problème de conscience de ne pas savoir ce qui clochait précisément  …

Comme pour me récompenser d’avoir bien travaillé, j’ai eu droit à ma sucette : nettoyage intérieur du bateau … merci maman, merci papa ! Depuis notre arrivée à bord, cela m’énervait de voir la poussière s’accumuler ici et là mais j’exècre tellement ce travail …

La seconde partie de la journée fut nettement plus éprouvante avec au programme : farniente, lecture et un peu de vélo …

Mercredi  12.

Ce matin, j’étais heureux comme un gosse qu’on mène au parc  … Ann m’emmenait  faire des courses à « Bundaberg » ! Que voulez-vous … en vieillissant, on se contente de plus petits plaisirs.  Il faut dire que j’aime beaucoup cette petite ville à la fois, très aérée et où il y fait bon vivre. La gentillesse des Australiens cadre également bien avec leur  côté nettement plus cool qu’en Belgique.

Pouvez-vous, vous imaginer un chauffeur de bus sortir de sa cabine pour aider une dame âgée à y monter son caddie ? Non … assurément, non ! Il faut venir à « Bundaberg » pour voir cela et vous savez le pire … la gentillesse est terriblement contagieuse !

Evidemment, évidemment … la densité plus faible de population et de circulation, le tout agrémenté d’une agréable chaleur  et d’un généreux soleil ne sont pas étrangers à cet état de fait. Maintenant si vous me posez la question : toujours pressé de rentrer en Europe ? Ben … euh … plus vraiment dans le fond.

Jeudi  13.

Quand on admire une œuvre d’art, c’est sur les détails que l’on porte toute son attention. Avec « S.A.S.³ »  et  après plus de trois ans de vie commune, je continue à m’émerveiller chaque jour,  du moindre détail de finition … c’est tellement bon comme une friandise que  je ne m’en lasse pas.

Mais oui, mais oui  … le technicien de KVF vient de quitter le bord ! Si la TV ne fonctionne toujours pas, au premier coup d’œil, on voit cependant que notre technicien est compétent. Où est alors le hic ?  Bof … simplement que la nouvelle plaquette électronique qui équipe maintenant notre antenne, ne cause pas la même langue que les autres plaquettes électroniques de l’antenne !

En électronique, un délai  de plus de trois ans et vous voilà au seuil de la préhistoire … je me demande quand même si cela ne nous coûterait pas moins cher de faire suivre mes journaux jusqu’en Australie plutôt que de m’esquinter avec cette foutue TV satellitaire ! Mais que ne ferais-je pas pour voir le JT de  « Claire Chazal », dirait ma tendre épouse.

En attendant le « Big Day », nous regardons tous les soirs, la télévision australienne et je peux vous assurer que je suis devenu un « pro » pour reconnaître un bon ustensile, d’un mauvais … faut avouer que toutes leurs pubs sont fort axées sur la maison  … et des pubs, ce n’est pas cela qui manque ! C’est simple … il n’y a quasiment que des pubs ! Mouais … enfin … je me plains encore et je ne devrais pas vu qu’au paradis, c’est la seule chose à laquelle on n’a pas droit !

Comme il a fait magnifique toute la journée, cela m’a donné l’idée de découvrir – enfin – la rivière menant à « Bundaberg » (à prononcer « BAndabeurk » en mettant l’accent tonique sur le « A »).

La rivière est assez large, sinueuse et parfaitement balisée. Il faut compter une petite demi-heure à fond les manettes pour atteindre les faubourgs de la ville ! Le problème c’est qu’une fois sur place, nous n’avons pas trouvé d’endroit où amarrer l’annexe … tous les appontements  étant strictement « privés ».

Perso, je regrette que la marina ne se soit pas installée beaucoup plus près de la ville … idéalement, à hauteur du centre ville ! Je verrais  également bien qu’elle soit équipée d’un  « swiming pool »  comme nous l’avons connu à « Shelter Bay Marina » de Panama. Je sais que c’est extrêmement rare mais cela ne serait pas superflu surtout avec le climat que nous connaissons ici et l’impossibilité de nager dans la rivière. Bon … je ferai toutes mes recommandations au Capitaine de port avant de partir.

Vendredi  14.

Provoquée par une réponse de notre compagnie d’assurances, Delta Lloyd,  qui déjà nous annonce qu’elle ne nous assurera pas si nous allons dans le Golf d’Aden, les îles Chagos, Maldives ou Seychelles … voilà que nous examinons la suite de notre programme !! Cela vous paraît normal ? Ben pas du tout … cela a plutôt été « sujet tabou » jusqu’à ce jour !! Il est vrai que l’idée du cargo prend l’eau depuis un certain temps …

Une ébauche de programme se dessine donc pour 2015 : Thaïlande – Sri Lanka – Maurice – Afrique du Sud – Le Cap – Brésil.

Histoire de reprendre pied avec la réalité de terrain, nous avons entrepris  de mettre la GV en place … quel boulot sous un soleil de plomb ! Le vent s’est bien entendu renforcé au cours des opérations mais par chance,  il est resté sur le quart avant bâbord. Nous avons donc pu lever la voile à diverses reprises sans prendre trop de risques. L’opération reste malgré tout fort délicate et je ne suis pas convaincu que nos réglages sont tous parfaits !

Samedi  15.

Réminiscence de notre passage en Belgique, nous nous faisons réveiller quasiment toutes les nuits par le GSM de Ann !! Tantôt il s’agit d’une démarche commerciale, tantôt d’une erreur, tantôt  de quelqu’un qui a perdu de vue le décalage horaire. Curieusement, nous n’avons aucun souci avec mon GSM !! Peut-être … mais je dis bien « peut-être » … un début d’explication en le fait que mon GSM est en permanence coupé depuis notre retour à bord. Allez-vous en savoir.

Autre constance depuis notre retour, nous nous faisons littéralement bouffés pendant la nuit ! Avec la circonstance énervante que chaque matin, nous passons le plus clair de notre temps à nous gratter comme de vieux chiens galeux. Au début, nous en avons imputé la faute aux « mosquitos » mais après avoir décimé tous ceux que nous avons trouvés … ce qui ne dépasse pas la dizaine, le problème demeure et nous nous posons de plus en plus de questions. Un vampire aurait-il pris ses quartiers à bord ?

Le soleil qui titille nos pauvres corps blanchis à la chaux, une douce fraîcheur que nous colporte un  vent tempétueux, notre cockpit transformé en  tente de bédouin … comme il est doux de se laisser vivre au rythme d’un bon roman.

Dimanche 16.

Après une journée de gratte-gratte, nous nous sommes tartinés pour la nuit, de produit répulsif et comme j’aurais pu m’appeler « Thomas » … « Saint Thomas » pour les durs de comprenure,  j’ai enfilé un pyjama long malgré la chaleur ambiante ! Pour couronner le tout, nous avons fait tourner notre ventilateur à pleine puissance. Il faut dire que ras-le bol de servir de garde-manger à toutes ces invisibles bestioles qui raffolent de notre sang. Et si cela ne suffit pas, je suis prêt à dormir la nuit prochaine, en combinaison de plongée étanche s’il le faut !

Comme nous sommes en guerre ouverte avec tout ce qui peut de loin ou de près ressembler à une araignée ou autre insecte nuisible, nous avons sorti au soleil, les oreillers, couette, draps, et matelas car Ann  a lu sur internet, qu’il s’agissait encore du meilleur remède. Notez que quand Ann est arrivée avec le chalumeau pour braiser ces sales bestioles, j’ai quand même crié « STOP » … tu ne toucheras pas à une petite bête du Bon Dieu, lui ai-je dit.

Vous vous rappelez cette pub animée par Michel Leeb … Beygon vert pour tout ce qui carapate et Beygon jaune pour tout ce qui vole. A l’époque, j’avais bien ri de la prestation de l’humoriste français sauf qu’aujourd’hui, c’est votre serviteur qui se carapate avec son Beygon vert  à la main

Et si tout cela ne suffit pas ? Pour le moment, notre vocabulaire est encore un peu restreint et ne s’étend pas au-delà de …  « fumigation », « brûler la literie », « couler le bateau » ou en tout dernier recours, « inviter des amis pour le week-end » !

Bravant le soleil torride, le vent impétueux, le macadam brûlant et une soif inextinguible, nous sommes partis à vélo jusque « Burnett Heads » situé à plusieurs centaines de … mètres de la marina, rechercher notre commande spéciale de « Martini Rosso » … 6 magnifiques bouteilles qui trônent maintenant majestueusement dans le bar grâce à ma tendre épouse.

Alors les copains et les amis, je vous le dis en toute amitié, elles se prénomment : « touche pas à cela, petit con » ! Faites toutes les provisions que vous voulez avant de mettre le pied à bord mais inutile de lorgner sur mon Martini et cela même si vous vous appelez Georges Clooney.

Lundi  17.

Vous ne le croirez pas comme d’hab. mais nous avons hésité à aller nous coucher hier soir !  Rien que l’idée de servir de pâté pour ces ignobles petites bêtes, nous révulsait totalement.

Après une nuit de sommeil peuplé de monstres effrayant, nous nous sommes réveillés avec le constat suivant : pour Ann (mais c’est une grande optimiste …), plus aucune nouvelle morsure alors que pour votre serviteur, je reste plus dubitatif.  Bien difficile de cerner une « ancienne » morsure d’une « nouvelle » !

Comme l’être humain est un animal à la surprenante faculté d’adaptation, je ne me ballade désormais plus sans ma brosse à poils durs qui reste ce qui est de plus efficace contre les démangeaisons.

Dans le nouveau combat de tranchées qui vient de s’ouvrir, le gagnant sera celui qui conservera le plus longtemps son calme … mamââââââââââân, je sens que je vais craquer !

En  début d’après-midi, nous avons fait la connaissance de Jean-François sur son catamaran « Le Philippe » qui nous venait tout droit de « Nouméa » ! Navigation de six jours, très tranquille selon notre nouveau copain … ah bon !! Pourtant cela semblait souffler plutôt fort ces derniers jours !!

Après une rapide prise de contact, nous nous sommes préoccupés de prévoir le prochain carénage de « S.A.S.³ » pour la mi-avril !

Qu’avons-nous choisi comme nouvel  antifouling ?

Comme nous sommes très, très  masos, nous avons choisi … le Trilux 33 d’International ! Ce n’est certainement pas en raison de l’attitude « commerciale » d’International qui bien entendu, nous  a laissés nous démerder tous seuls avec notre problème d’adhérence de leur produit.

Alors pourquoi ?

Bof … nous avions trois produits en concurrence et c’est le Trilux 33 qui a été tiré au sort ! C’est que je vous connais assez pour le croire … Non, de manière plus rationnelle, il nous reste encore un pot de peinture de 5 litres de Trilux 33 qu’il serait stupide de jeter … au prix de 250 € le pot !

Et puis, et puis, il faut bien reconnaître que tout le monde nous le conseille et qu’il a quand même été plutôt efficace mais cela … plutôt crever que  de l’admettre officiellement.

Alors qu’un technicien était déjà passé à bord pour nous établir un devis quant à de nouveaux martyres pour le bateau (il est bien connu que les « martyres » ont leur place au paradis …), nous avons le plaisir de voir arriver le copain Jean-François fort perturbé à la suite du passage à son bord, des autorités australiennes.

Avant de pouvoir arriver avec son bateau en Australie, il faut – notamment – impérativement signaler son arrivée par E-mail ou fax au moins 96 heures à l’avance. Procédure que Jean-François ignorait … De surcroît, il avait essayé  d’appeler les autorités par VHF et celles-ci ne répondant pas, en avait déduit à tort que sa VHF était en panne … ce que le douanier releva après avoir testé sa VHF !

Bref, après avoir été menacé de prison … voilà que le copain est convoqué demain à 15 heures au Poste de Police de « Bundaberg » pour « interview » ! C’est que dans l’histoire, Jean-François risque une amende pouvant grimper jusque  50.000 Aus.$ !!

Mardi  18.

Alors que nous désespérions de revoir notre technicien KVH … le voilà qui apparaît comme la fée enchantée ! Il  était 10.30 heures.

A 14 heures,  lorsqu’Ann est partie avec  Jean-François  pour le Poste de Police (Ann a toujours eu une vocation de Saint Bernard), notre connexion satellitaire avec Canalsat semblait impossible ! 

A 16 heures, la connexion était contre toute attente, établie !! Elle reste à fiabiliser car nous connaissons encore trop de coupures alors que le bateau ne bouge pas d’un pouce. Malheureusement, avec la tombée  de la nuit, nous perdrons totalement la connexion …

J’angoisse déjà à l’idée de la facture finale qui nous sera servie … enfin … il paraît que quand on aime, on ne compte pas ! « Claire » … je t’aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaime.

En fin d’après-midi, nous recevons le mail qui tue ! La société Sevenstar nous propose le transport de « S.A.S.³ »  de Phuket (Thaïlande) à Marmaris (Turquie) pour un coût de 40.000 € !!! Rendons à César ce qui appartient à César, c’est Jean-Louis  de « Ichtus » qui nous a  refilé le bon tuyau.

Si cela reste malgré tout, une somme importante, celle-ci nous paraît plus acceptable que tout ce que nous avons entendu jusqu’à présent en sorte que notre projet de programme pour 2015 s’en trouve complètement remis en cause !

Comme l’offre n’est valable qu’un mois, nous nous sentons obligés de prendre une décision …

Le soir, Jean-François  de « Le Philippe » dîne avec nous et en sa compagnie, nous passons une agréable soirée.

Comme je le savais déjà par Ann, notre copain m’a expliqué avoir eu droit au tout grand show de la part des douaniers avec salle d’interrogatoire, caméras pour le passage ultérieur devant le Tribunal, lecture de ses droits, invitation à prévenir son Consulat et sa femme, deux heures d’interrogatoire … mais en finale, il s’en est sorti avec une grosse réprimande qu’il n’est pas prêt  d’oublier.

Rien d’étonnant à tout cela. De par mon expérience professionnelle, je sais que dans toute amende, il y a certes un aspect « punitif » mais ce que l’on sait moins, c’est qu’il y a aussi un aspect qui se veut « éducatif ». A partir du moment où le contrevenant montre bien qu’il a compris la leçon … l’aspect « punitif » n’apparaît plus toujours comme nécessaire.

Mercredi  19.

Bien qu’il ait annoncé passer en matinée pour finaliser notre connexion, nous ne verrons pas notre technicien KVH de la journée …

Comme le travail ne manque jamais à bord … nous avons procédé sous un soleil de plomb, au changement des élingues de l’annexe. Celle qui supporte la partie arrière c’est-à-dire le moteur, est remplacée environ tous les six mois. Par contre, celle qui supporte la partie avant, ne doit être remplacée qu’une fois par an pour toute sécurité.

Avec un peu de technique, le remplacement en lui-même n’est pas difficile. Par contre, ce sont les réglages avec lesquels on peut parfois un peu chipoter. Pour une fois, le second essai fut le bon !

Il n’est pas facile de savoir quel sera  notre état d’esprit à la fin de l’année quand, en principe, nous serons en Malaisie. De surcroît et comme « le mail qui tue » nous le démontre, rien n’est jamais définitif. Comment en ces conditions, prendre une décision que nous pourrions regretter par la suite.

C’est sur ces bases que nous avons pris la décision … de ne pas prendre de décision pour 2015 avant d’être arrivés en Malaisie.

Ok, ok … mais les moustiques dans tout cela ??

Les moustiques ! Quels moustiques !! Vous avez déjà vu des moustiques au paradis ??

Plus sérieusement … il semblerait que nous en soyons revenus à une situation « normale » sans que nous n’ayons rien compris ! Incontestablement, il  y a plusieurs nuits où nous avons été copieusement bouffés mais par quoi ? Mystère !

Nous avons vidé une bouteille d’insecticide dans notre chambre et il faut croire que le traitement en a eu raison de nos envahisseurs … restés invisibles.

Jeudi  20.

Notre technicien KVH  est cette fois, venu nous sortir du lit au matin … et est reparti à 11.30 heures sans avoir trouvé de solution !

En fait quand je parle de « technicien KVH » ce n’est pas tout-à-fait exact puisque le représentant en Australie pour KVH est basé à … « Sydney ». Pour éviter d’avoir à se déplacer, ce dernier a confié à Dave de  « Marine Electronics » situé à « Burnett Heads », de réaliser le travail sous sa supervision.

Le problème ne réside pas dans l’incompétence de Dave mais du représentant de KVH à « Sydney » qui ne parvient pas à fournir les bons codes d’accès pour que notre antenne puisse  « accrocher » le satellite de Canal +

Ceci étant dit et bien que vous n’en ferez bien évidemment qu’à votre tête mais je vous conseille plus que vivement d’opter pour « KVH ». Tous les techniciens rencontrés s’accordent à recommander « Intellian » qui semble pourtant avoir acquis beaucoup moins de parts de marché !

Je suis assez surpris de relever que depuis le début de semaine, tout s’anime très fort aussi bien à la marina que sur le fleuve où les « locaux » sont plus nombreux qu’à l’habitude, à  se déplacer ! Que nous vaut ce regain d’activité ? Je l’ignore mais il est tangible.

Vous vous imaginez sans peine qu’à cette suite,  votre serviteur est « à la fête » ce qui explique sans doute mon besoin d’écrire … je me demande parfois si  je n’irais pas interviewer mes voisins de ponton, histoire d’avoir quelque chose de plus à vous raconter ! Faites pas cette tête là … c’était une blague.

Bloqués à bord, par le retour annoncé de Dave qui s’est fait désirer tout l’après-midi … nous nous sommes entièrement consacrés à la lecture ! Nous avons ainsi assisté  à la connexion épisodique de notre antenne satellitaire qui vers 17 heures, s’est « arrêtée » sur TF1 !! Quel bonheur, quelle joie … quelle belle qualité d’image.

A 19 heures, nous étions invités à dîner sur « Le Philippe » où nous avons bien ri à l’évocation de la vie amoureuse de Jean-François.

Malheureusement, à notre retour à bord, la connexion TV avait sauté et ne fut jamais réellement rétablie.

Le plus râlant des râlant dans cette histoire de TV satellitaire c’est que le système fonctionne parfaitement bien et  que si les codes d’accès communiqués ne sont pas bons, ils ne sont pas tout-à-fait mauvais non plus ! Alors Bon Dieu … que KVH fasse un effort et que nous puissions enfin goûter à ce plaisir qui nous fait défaut depuis … la Jamaïque !!

Vendredi  21.

Quand le vent diminue en force, une chaleur un peu lourde se fait immédiatement ressentir.  La température à l’intérieur du bateau monte alors à 32°-33° ce qui frise le « limite supportable ». Il serait tellement agréable de faire fonctionner l’air conditionné  24/24 heures comme sur la plupart des autres bateaux  … mais Ann prétend ne pas le supporter et donc il ne fonctionne que par intermittences.

Mais tout évolue et l’espoir reste permis car je relève qu’elle est souvent  la première à mettre l’airco en début de soirée ! Par contre, elle ne le supporte toujours pas pendant la nuit alors qu’il fait nettement moins de bruit que notre ventilateur !!

Ces dernières nuits, il fait très … trop chaud et il est parfois difficile de trouver le sommeil. Dans la nuit de vendredi à samedi, Ann est allée se rafraîchir un moment dans le cockpit mais elle en est revenue dévorée par les moustiques ! Ce n’est à l’évidence, pas LA bonne solution.

Samedi  22.

Cela fait depuis plus de 10 jours que nous programmons tous les jours, une ballade à vélo jusque « Bargara ». A l’époque où les Lecarme étaient à bord, nous avions réalisé cette merveilleuse ballade et nous en avons gardé un excellent souvenir.

Mais tous les jours, un motif ou un autre, nous en empêche … aujourd’hui, ce fut la pluie et un terrible coup de vent qui nous firent préférer la quiétude du bord !

Depuis notre retour de Belgique, nous passons le plus clair de notre temps … à lire ! Il faut avouer que durant notre séjour au pays, nous n’avons pour ainsi dire jamais eu l’occasion de nous livrer à cette saine passion. Que lisons-nous ? Tout ce qui nous passe par la main mais essentiellement des romans qui n’enrichissent pas beaucoup l’esprit mais comme dit l’adage : « on a que le plaisir que l’on se donne ».

La rencontre de bateaux français est toujours l’occasion de s’échanger les bouquins auxquels on ne tient pas plus que cela. C’est normal … en principe, on ne revoit pas ses livres en retour. Notre bibliothèque est ainsi toujours suffisamment alimentée et j’aurais même une tendance à considérer qu’il serait grand temps de faire un « bon nettoyage de printemps » mais Ann veille jalousement sur ses livres …

Dimanche 23.

Aaaaah quel nuit ! Je ne pensais pas que mes espoirs se concrétiseraient aussi rapidement mais Ann a suggéré de laisser fonctionner l’airco durant la nuit ! Mon Dieu que c’était bon … une douce température choisie de 24° et le ronronnement de la soufflerie qui se remettait en route chaque fois qu’un degré venait à dépasser les 24°. Le méga, méga pied.

Par contre, du côté des démangeaisons, ce n’est pas à vrai dire … une situation idéale ! Pour ma part, je continue de me promener avec ma brosse dure … le temps que mes nombreuses piqûres se cicatrisent enfin. Du côté de mon épouse, cela empire de manière catastrophique au point qu’elle se demande si elle ne fait pas plutôt une allergie à l’une des crèmes dont elle s’enduit chaque matin !

Il ne faut jamais désespérer ! La preuve … nous sommes allés déjeuner à « Bargara » !!  Nous avons attendu que le premier grain se mette à tomber pour nous mettre en route  et nous avons pris le vent de face (20 à 25 nœuds toute de même) mais … nous y sommes arrivés. Mieux … avant le déjeuner, j’en ai profité pour aller me baigner dans une mer sauvage mais délicieusement chaude. Que désirer de mieux ?

Sur le retour, nous n’avons pas eu une goutte de pluie alors que pendant que nous nous restaurions, il n’a pas arrêté de pleuvoir ! Quand je vous disais qu’il ne faut jamais désespérer … Nous avons aussi été bien inspirés de ne pas traîner en route car une fois à bord, les mini grains se sont succédés.

Le soir, nous regardons les JO de « Sochi ». Ce n’est pas que nous sommes des fanatiques des JO d’hiver mais j’ai un besoin impérieux de télévision !  Les JO nous permettent de suivre un programme sans pour autant en comprendre les commentaires mais les images se suffisent à elles-mêmes !

Lundi  24.

Si le vent est encore bien soutenu, il a malgré tout un peu diminué d’intensité … dimanche, nous avons enregistré des pointes à plus de 30 nœuds ! Durant la nuit de lundi à mardi, le vent tombera totalement pour mieux se ressaisir dès le lendemain  matin !

Pour ceux et celles qui l’ignorent … le vent ne faiblit pas systématiquement  la nuit ou lorsqu’il pleut. Ce serait même souvent le contraire ! J’ignore d’où vient cette idée reçue mais je sais qu’elle a la vie dure.

On entend de tout …nous apprenons ainsi que l’un de nos voisins a engagé quatre mercenaires pendant douze jours au coût de 30.000 US $ pour remonter en Europe par la Mer Rouge ! Il est vrai que nous y avions pensé mais j’aurais en ces circonstances, opté pour un bateau accompagnateur car en cas d’échange de coups de feu avec des pirates … je ne tiens pas à ce que notre bateau encaisse les balles perdues … Enfin, il faut supporter de  vivre avec quatre mercenaires à son bord !

 A mon avis, ces deux jeunes écervelés seront dans quelques années, très riches avec la publication de leur livre intitulé : « Nous avons passé cinq ans dans les geôles des pirates somaliens » … Mais si contre toutes attentes, leur voilier devait passer à travers les mailles du filet, ce que je leur souhaite ardemment, comment ne pas se poser des questions !

Mardi  25.

Comme dirait Ann : « tous les copains sont partis ce matin » ! C’est un peu exagéré mais il est vrai que « Le Philippe » est parti s’ancrer devant  « Burnett  Heads » en attendant la réparation de son génois, que nos « deux écervelés » sont partis en direction de «Cairns », que notre compatriote a quitté son bateau pour explorer les terres de l’intérieur et que le gros bateau à moteur qui occupait notre tête de ponton, a mis les voiles …

Pour notre part, c’est demain que nous quittons le bord !! A regret en ce qui concerne votre serviteur car je me suis très bien adapté à notre petite vie pépère. Mais il faut ce qu’il faut quand il le faut. Lors de notre précédent « cyclonage », j’avais regretté de ne pas en avoir profité pour visiter un peu l’Amérique du Sud mais nous étions au mouillage et nous n’aurions pas osé laisser « S.A.S.³ » sans protection, ni surveillance.

Comme cette fois-ci, le bateau est en sécurité à la marina, nous partons pour un trip de quinze jours qui devrait nous faire visiter les régions de Melbourne, d’Hobart et de Sydney en utilisant les vols intérieurs. Quinze jours d’absence me paraissent la limite de ce que je peux raisonnablement supporter !

Bien entendu, je ne manquerai pas de poursuivre la tenue de notre blog et de vous faire partager tout cela à notre retour.

 

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