Publié par : Ann & Stéphane | 11 février 2014

02 au 10.02.2014 – Retour sur Bundaberg

Comme souvent on me taquine sur la longueur de mes articles, je préfère  vous prévenir de suite … la longueur du  présent article est proportionnelle  à ma frustration de plume  durant près de deux mois. Aussi, si vous ne disposez pas de temps libre pour le lire … autant remettre cette lecture à plus tard.

Dimanche 02.

21 heures … notre avion décolle de Zaventem (Bruxelles) pour Abu Dhabi (Emirats Arabes Unis). Que de nostalgie ! Nous rentrons pourtant à la maison … « home sweet home ». Mais nous retournons vers notre petit paradis en laissant derrière nous petits-enfants, enfants, famille, amis, copains et déjà tous autant qu’ils sont, ils nous manquent.

Sans rentrer dans les détails, notre séjour en Belgique n’a pas manqué de piquant avec entre autres et par ordre plus ou moins chronologique, notre installation dans notre pied-à-terre bruxellois, les fêtes de fin d’année, l’incendie de la villa de mes beaux-parents décédés, la naissance de notre petit-fils « Augustin »,  les dîners en famille et avec les amis, nos tendres moments avec notre petite-fille  « Alexia », mes plongées en carrière etc.

Bien difficile de déterminer dans le paquet, l’événement qui m’a le plus marqué car chacun fut à sa manière, unique en son genre.  La naissance « d’Augustin » est évidemment hors classement. Un constat par contre, s’impose avec force : quand nous rentrons au pays pour une période assez courte, nous surfons sur la vague durant tout notre séjour en sorte que nous n’avons aucun recul. Avec un éloignement du bateau de près de deux mois, le recul est garanti !

Quelles conclusions j’en retire  en vrac ?

Que nous avons une chance folle de pouvoir réaliser notre rêve et que rien ne presse réellement de revenir en Europe ! Changement radical de politique ? Nous changeons ces derniers temps, tellement de fois d’avis que je ne me tenterais pas à un pronostique aussi hasardeux. L’avenir nous le dira bien assez tôt.

Que l’agressivité des Bruxellois est stupéfiante ! Je suppose que j’étais comme cela dans mon ancienne vie … quelle horreur ! Le pire c’est que plus personne ne s’en rend même compte !

Qu’il est doux de se retrouver « en famille », le mot famille étant pris dans son acceptation la plus large.

Qu’il est agréable de retrouver les copains et les amis même si certains se rappelleront trop tard que nous n’étions en Belgique que jusqu’à  la fin janvier …

Que je suis éberlué de l’attachement que je porte à mon club de plongée et à ses membres ! Encore toutes mes excuses à Bénédicte et à Jean-Michel pour toutes « les bêtises » que je leur ai fait endurer sous l’eau dans le cadre de leur exercice mais c’était tellement bon que cela aurait été un crime de s’en priver  …

Lundi 03.

Après 6 heures de vol avec « Etihad », nous avons atteint l’aéroport « d’Abu Dhabi ».  J’ai déjà  connu pas mal d’aéroports internationaux dans ma vie mais celui d’Abu Dhabi est certainement le plus mal conçu ! A croire que le mètre carré de désert est hors de prix.  Tout y est étriqué  en sorte qu’il faut constamment  faire attention à ne pas se faire emporter par le flot des voyageurs !

Pour atteindre « Sydney », nous avons mis  13 heures ! Le trajet à l’aller est plus long de 1.30 heures ! C’est malgré tout long,  très long même et il est bien difficile de trouver le sommeil en classe « économique ».

J’ai toujours rêvé de voyager en « première classe », même en « business » me conviendrait déjà pas mal mais il m’est impossible – psychologiquement – de dépenser autant d’argent en sachant que j’arrive dans le même délai et au même terminal que celui qui voyage en  « économique ». Vous l’aurez compris … je fais un véritable blocage psychologique sur la question ! Maintenant si vous souhaitez m’aider à surmonter ce terrible handicap, je vous laisse mon numéro de compte …

Mardi 04.

De « Sydney », nous avons pris un vol intérieur pour « Brisbane ».

Avec « Virgin Australia », on aime vous faire sentir  l’intérêt de voyager en « business » !! Si les quelques passagers « business » ont eu droit à utiliser la passerelle amarrée à l’avant de l’appareil, les passagers « économiques » ont dû descendre sur la piste et monter par l’arrière de l’appareil … encore une chance qu’il ne pleuvait pas !

Testons un peu si vous le voulez bien, si vous savez additionner et soustraire correctement ! Voici le petit problème que je soumets à votre sagacité …

Les données du problème sont les suivantes:

1. Ann me soutient que le décalage horaire entre « Bundaberg » et « Bruxelles » est de 10 heures alors que pour moi, il est de 9 heures. Lorsque nous arrivons à « Sydney », je constate que le décalage horaire est de 10 heures  … mais à « Bundaberg », il est de 9 heures !!

2. Notre carte d’embarquement  sur « Virgin Australia » indique 10 heures comme heure de départ et  10.30 heures comme heure d’arrivée. Ann en déduit que la durée du vol sera donc de 30 minutes. Une fois encore, je ne suis pas d’accord avec elle et j’estime au contraire que celui-ci sera d’au moins 1.30 heures. Une fois encore et sans fausse modestie, j’avais raison !

Si vous avez déjà relié en avion, Bruxelles à Londres ou à Amsterdam (durée de vol de +/- 30 minutes), vous constaterez que le personnel de bord se presse de vous servir  votre collation de même que l’inclinaison de l’avion est d’abord ascendante et très rapidement ensuite descendante. Ce n’était manifestement pas le cas d’espèce … vous pouvez m’appeler « Sherlock ».

Manifestement, il  y a un « twist » quelque part. Découvrez le « pourquoi »…

Pour  vous éviter  de perdre du temps en de vaines recherches, voici quelques informations complémentaires :

a. Si l’Australie connaît trois fuseaux horaires, « Sydney » et « Bundaberg » font partie du même fuseau horaire (GMT + 10) … de surcroît, « Bundaberg » est situé un peu plus à l’Est que « Sydney » !

b. Si nous sommes en hiver, en Belgique (GMT + 1) … c’est l’été, en Australie.

c.  L’explication pourrait passer pour « une histoire à la belge » !

Bon, je vous laisse réfléchir … si cela peut vous réconforter, j’ai passé une nuit blanche à essayer de comprendre !

A l’aéroport, nous avons loué chez AVIS, le  « Grand Carnival » de KIA pour transporter nos 50 kgs de fret (produits, pièces détachées, bouquins, combinaisons de plongée, ustensiles de cuisine, housses de coussin, nappes de réserve, lampes, outil etc. … introuvables sur place), nos voiles que nous sommes allés rechercher chez North Sails et notre survie « Viking » qui n’était pas prête !!

Si j’ai un excellent conseil à vous donner lorsque vous déposer quoi que ce soit à réparer et que vous annoncez d’entrée de jeu que nous ne viendrez le rechercher que plusieurs semaines plus tard … demander la communication de la facture, une semaine avant l’enlèvement prévu.

Je l’ai fait pour nos voiles et il nous fut répondu qu’ils s’occupaient immédiatement de la réparation … Je ne l’ai pas fait pour notre survie et nous avons poiroté sur place, une bonne heure avant de pouvoir la reprendre !

J’ai beaucoup apprécié le sérieux affiché par N.S. de « Brisbane » … il reste encore à déballer les voiles et vérifier si le discours est conforme aux réparations !  Selon N.S. l’explication de nos déchirures à répétition de notre G.V. résulte de la position de la voile une fois que le ris est pris.

Effectivement, comme la surface de voile est assez importante, nous n’avons jamais eu la possibilité de ferler correctement  le surplus de voile qui du coup, bat librement au vent et rague notamment sur les lazy-jack ! Il en résulte de minuscules craquelures dans le tissu que le vent, le soleil et le nombre important de milles parcourus  (plus de 17 000 milles …) peuvent transformer en déchirure lorsque le ris est enlevé et que la voile monte sans toujours être bien parallèle à la bôme !

Aussi, nous a –t-il été conseillé de relâcher le ris 1 lorsque le ris 2 devait être pris (!!) ou encore d’aider le ris à filer librement dans les réas lorsque la GV était hissée après une prise de ris.

Après tout cela, comme il était déjà 15 heures et qu’il nous restait encore 400 kilomètres à parcourir pour atteindre la marina de « Bundaberg », nous avons décidé de passer la nuit à la sortie de « Brisbane » dans un Motel situé près de l’autoroute.

Mon Dieu … quelle nuit ! On se serait cru en plein mouillage par forte houle !! Jamais vu un sommier aussi surprenant : le simple fait de se retourner dans son lit et votre conjoint se gondolait tout seul  de son côté ! Et autant dire qu’avec le décalage horaire, nous étions définitivement réveillés à  3 heures du matin … nous avons donc repris la route dès 6 heures.

Très belle route jusque « Bundaberg » en respectant toutes les limitations de vitesse. Il est amusant de relever que tout le monde respecte scrupuleusement les limitations de vitesse et que la vitesse maximale autorisée sur autoroute est de … 110 km/h ! Mon Dieu … Petit Jésus … faites qu’aucun de nos gouvernants ne lise ce paragraphe. Amen.

Alors que j’étais malgré tout assez fatigué, que la circulation s’effectue à gauche et que ce n’était pas mon véhicule habituel, la gentillesse des Australiens a compensé  toutes mes erreurs. A Bruxelles au contraire, je me suis fait littéralement agressé en trois occasions qui n’auraient mérité tout au plus qu’un coup de klaxon réprobateur ! Mais c’est juré … la prochaine fois que je reviens au pays, je me venge et cela va faire du bruit. Non mais.

Sur place, nous retrouvons « S.A.S.³ » resté quasiment en le même état que nous l’avions laissé … juste un peu plus sale mais étonnamment moins que je ne le craignais ! Un bon nettoyage s’impose malgré tout et surtout à l’intérieur car le bateau a été manifestement très ventilé, la poussière s’est donc  déposée partout.

Rien à dire de la société de gardiennage qui s’en est occupé sauf que j’aurais souhaité un service un peu plus « haut de gamme » avec rapport à la clef, du style … « votre enfant n’a pas trop souffert de votre départ, juste un peu les trois premières nuits où il vous a réclamé à grands cris mais la personne en charge a pu sans difficulté, le rassurer. Il faudrait prévoir de nouveaux langes et une crème déshydratante. Comme vous avez pu le constater, nous avons demandé à notre technicienne de surface de rafraîchir la maison juste avant votre arrivée et notre mécanicien a procédé à la révision de toutes les installations qui le nécessitaient. Les fleurs vous sont offertes par la société.

Combien nous a coûté ce gardiennage (deux visites par semaine) durant deux mois ? Je vous trouve bien curieux mais c’est le genre de détail qui m’aurait intéressé si  j’étais à votre place … 1.820 Aus. $  Ce n’est pas donné mais le prix à payer pour avoir la tranquillité d’esprit.

Après une vérification rapide des installations, il nous a fallu penser à vider notre Van et à tout transborder !! Ce n’est qu’en fin d’après-midi que nous avons trouvé un petit sursaut de courage pour les voiles et la survie. Des tonnes … des tonnes pèsent ces voiles !

Morts, crevés morts par notre voyage et le décalage horaire dont vous n’ignorez  plus rien.  Encore un peu et j’allais oublier … Pourquoi le décalage horaire est-il différent à « Sydney » et à « Bundaberg » alors que ces deux villes font partie du même fuseau horaire ? Simplement parce qu’à « Sydney » on applique le système de l’heure d’été et que dans le « Queensland » (Bundaberg) on ne l’applique pas !!

Mercredi  05.

Comme il nous a été impossible de dormir plus que quelques malheureuses heures, nous étions quasiment à l’heure d’ouverture de la Grande Surface de « Bundaberg ». Notez qu’il est quand même difficile de surprendre un Australien à sa descente de lit ! Ces gens là se lèvent aves les poules !

Sur le retour, nous avons repris au passage, nos vélos « Brompton » déposés avant notre départ, pour une grande révision. Nous devons encore vérifier tout cela mais d’ores et déjà il est apparu que l’un des pneus qui nous avaient été apportés par nos enfants, était déchiré en un endroit parfaitement invisible ! Bonjour la garantie …

Tandis que je mettais les courses  en place et nettoyais le cockpit du sable accumulé par le vent, Ann reportait la voiture de location auprès d’AVIS  de « Bundaberg ». Bien qu’il s’agisse d’un « one way », nous n’avons supporté aucun surcoût … il en avait coûté 400 Aus.$ à nos amis Lecarme !

Avant que la fatigue ne nous tombe à nouveau dessus, je me suis installé dans le cockpit, à l’abri de nos tentes de protection (il a plu pendant une bonne partie de la journée), pour terminer mon roman tandis qu’Ann s’est baladée avec Morphée, tout l’après-midi.

Certes, un gros travail d’entretien nous attend de pied ferme et je ne serai pleinement heureux que lorsqu’il aura été accompli mais pour l’avoir expérimenté, rien n’est plus pire que de vouloir tout faire tant que vous n’avez pas retrouvé une bonne condition physique.

Jeudi 06.

Notre nuit fut un peu plus longue mais nous subissons toujours le décalage horaire et le manque de sommeil.

Nous attendions ce matin, le passage du technicien pour notre antenne KVH (TV par satellite) mais après divers entretiens téléphoniques, ce dernier s’est décommandé après avoir découvert que les codes communiqués par KVH, n’étaient pas les bons … cela fait depuis plus de trois mois que nous nous bataillons pour capter  Canal Sat (chaînes francophones) mais pour une fois, nous voyons le bout du tunnel !

J’en profite donc pour mettre à jour, notre blog. Souvent, il m’est posé la question de savoir comment je procède. En fait, cela dépend un peu des circonstances. J’essaie autant que possible de le tenir quotidiennement à jour  notamment en navigation mais je n’en ai pas toujours le temps, l’envie ou l’inspiration. Aussi, il arrive qu’il ne soit complété que tous les 3 ou 4 jours.

Un premier jet rassemblant toutes mes idées est d’abord élaboré … c’est le travail le plus lourd ! Durant les 3 ou 4  jours qui suivent, je relis plusieurs fois toute ma prose en visant à supprimer toutes les accroches (il faut que cela glisse comme de l’eau de source), à éclaircir la moindre ambiguïté (pas question que le lecteur doive s’arrêter et relire la phrase pour la comprendre), à éviter autant que possible d’employer les mêmes mots. J’en profite pour assortir mon « premier jet »,  de petits commentaires très perso. C’est la partie que j’affectionne le plus …

Il n’y a pas de règle précise pour la publication des articles … ce sont davantage les circonstances qui m’imposent un certain rythme comme l’arrivée et le départ d’amis, un départ en croisière, un retour au pays etc. A défaut, je compte généralement 15 jours.

Vous êtes nombreux à m’avoir réclamé encore plus de photos ! En certains cas, nous en avons tellement qu’il nous faut faire un tri très sélectif pour ne pas passer des heures entières derrière l’ordinateur car cela met du temps à les envoyer. C’est la partie du travail que j’exècre le plus et où Ann me donne un fameux coup de main. En d’autres cas, nous n’avons pas grand-chose en magasin comme pour le présent article …

Comme j’ai reçu de mes enfants, une superbe GoPro, j’envisage d’essayer de vous faire partager plus encore notre quotidien mais il ne s’agit que d’un projet dont je ne pas certain qu’il pourra être mené à terme ! Je n’ai pas encore utilisé mon nouveau jouet depuis que je l’ai reçu …

Mais qu’en est-il de la météo ??

Il est vrai qu’en Belgique, nous avons fantasmé sur les 41° annoncés en Australie. Il faut avouer que la photo d’un œuf sur le plat en train de frire sur le cours de tennis à Melbourne, était éloquente par elle-même.

Ici, à « Bundaberg », la température est aujourd’hui,  de 33° mais avec le vent relativement fort qui souffle à la côte et un ciel nuageux, nous avons un ressenti de 27°. On peut réellement évoquer des températures très agréables. La nuit, les températures sont plus fraîches et c’est avec plaisir que l’on supporte la couette de lit.

D’une manière générale, je n’ai pas le sentiment de gros changements climatiques depuis notre départ mais il est encore un peu tôt pour se prononcer avec certitude.

La vie à la marina n’a pas non plus fort changé depuis notre départ. Il y a certes encore un peu moins de bateaux et  plus aucun bateau de passage (!) mais sur notre ponton, je comptais hier soir, 6 bateaux illuminés.  Hélas, la barrière de la langue reste pour moi, un obstacle insurmontable pour lier conversation et donc, notre vie sociale demeure assez pauvre !

Vendredi 07.

Les nuits de sommeil se rallongent un peu chaque jour et nous reprenons tranquillement nos marques à bord. Malheureusement, le changement de conditions climatiques apporte également son lot d’inconvénients : grosse crève pour Ann  et une pharyngite pour votre serviteur (avec ma voix éraillée, j’en viens à me prendre pour Garou !).

Contre toute attente et alors que ce problème ne fait plus partie de mes préoccupations depuis plusieurs mois, Ann est parvenue à décaler avec une infinie patience, notre cabestan rétractable qui avait eu le mauvais goût de ne plus vouloir connaître d’érection ! Je ne me fais pas pour autant d’illusions, il risque de se caler à nouveau.

Si notre cabestan n’était pas « rétractable », il ne fait aucun doute que nous le choperions avec le pied en chaque occasion car il est idéalement situé sur l’accès à la jupe arrière.

Samedi 08.

En Australie, aucune Grande Surface ne peut vendre le moindre alcool ! Il nous faut donc faire nos approvisionnements  en bière notamment, auprès de magasins spécialisés.

Vous connaissez, je suppose, vos classiques  …  « No Martini … No Party » de Georges Cloney.

Bien avant ce brave Georges, j’ai fait mienne cette vérité en sorte que cela me manque terriblement. Aussi, ma petite femme est partie ce matin, en vélo, jusqu’à « Burnett Heads » me commander quelques bouteilles de ce précieux breuvage très difficile à trouver sur place … l’occasion de découvrir que le pneu avant d’un des Brompton était plat (!!) et que sa pompe à air avait disparu  !!

Les météorologistes ont tous un point en commun : ils sont tous aussi mauvais les uns que les autres. Depuis notre arrivée à « Bundaberg », je les entends à la télévision, annoncer sans cesse de la pluie … alors qu’il fait toujours très sec. Hier, ils annonçaient une semaine sans pluie et depuis lors, il n’arrête plus de pleuvoir !! Perso, je les pénaliserais d’une amende sur leur salaire à chaque mauvaise prévision … qui signe ma pétition en ce sens ?

Dimanche 09.

Après une nuit de sommeil enfin complète, nous avons décidé d’endrailler nos génois. Nous avons commencé par le plus facile c’est-à-dire la trinquette (39 m²) … nous avons vite compris que nous allions attendre un moment plus calme pour endrailler le génois (110 m²) !

L’occasion était trop belle d’enfin essayer ma GoPro.  Il y a encore des progrès à réaliser avant d’atteindre quelque chose de présentable mais tous les espoirs restent ouverts.  Par contre,  le montage du film est à ce point exaspérant que je me pose des questions quant à poursuivre !

En poursuivant l’expérience, nous sommes partis faire une ballade à vélo par un ciel nuageux mais sec. A un moment donné, nous croisons un véhicule banalisé jaune canari et instinctivement, je perçois un uniforme de police à l’intérieur ! C’est une seconde nature chez moi … un peu comme le cambrioleur qui reconnaît un « poulet » au premier coup d’œil.

Le temps de le raconter à Ann et notre véhicule de Police nous sommait de nous arrêter sur le bas-côté de la route ! S’il leur a fallu quelques minutes pour s’extraire de leur véhicule, on voyait bien qu’ils ne souriaient pas …

Dès que votre serviteur a expliqué que nous ne parlions pas anglais et que nous venions de Belgique, leurs visages se sont immédiatement adoucis ! Notre infraction … nous ne portions pas de caque de protection !

Nous nous sommes engagés à en acheter dès lundi et ils nous ont laissé partir très gentiment. Ouf !

Mû par une envie irrépressible, j’ai mis l’annexe à l’eau et nous avons remonté la rivière jusqu’à ce qu’un grain nous contraigne à retourner au bateau à toutes jambes ! Cela fait des mois que j’en rêvais mais je n’ai manifestement pas choisi le bon moment …

Alors que Ann nous fristoulliait un bon petit dîner, je vois notre voisin endrailler sans difficultés, son génois ! Aussitôt, je sonnais le branle-bas-de-combat et en un temps record, notre génois était en place. Nous nous étions refait la main, le matin même …

Lundi  10.

Question météo, ce n’est plus cela quand même !  Il pleuvine souvent et malgré tout, les températures sont plus élevées … cette nuit, j’ai bien cru devoir aller dormir dans le cockpit tant je suffoquais ! Le vent était tombé et nous ne recevions plus par nos capots de pont, cette petite brise de mer si agréable. J’aurais dû mettre en route notre super ventilateur Dyson, dernier cri, mais stupidement j’ai complètement oublié son existence !

Vous n’avez pas d’airco à bord ? Bien sûr que si et l’installation est de surcroît, fort performante mais Ann ne supporte pas … malgré cela,  il fonctionne de plus en plus souvent mais de manière intermittente.

Passage du technicien Volvo pour le changement de deux raccords de tuyau d’échappement qui lui avaient semblé lors de l’entretien, devoir être remplacés. A l’examen des pièces, je ne suis pas convaincu que ce travail était bien nécessaire mais bon, les deux nouvelles pièces avaient été confectionnées expressément pour notre bateau.

En fin d’après-midi, j’avais la surprise de voir un cargo aidé de deux remorqueurs, remonter la rivière jusqu’à la sucrière située un peu plus en amont ! Depuis que nous sommes sur place, il s’agit d’une première !!

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Responses

  1. Retour aux affaires, retour au Paradis….je me taperais bien 22h d’avion. Mais que fais-je faire à Vodelée maintenant……ce sera sûrement moins drôle !

    • En d’autres temps, sans doute même à une autre époque, tu pestais pourtant sur les moniteurs fédéraux …

  2. Ghislaine et moi avons été très heureux de vous revoir lors de votre séjour en Belgique. Le temps nous a manqué pour parler navigation et bateau.
    Quels sont vos projets et votre futur programme .
    Bonne nav on vous suit..
    Pierre JONNART


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