Publié par : Ann & Stéphane | 1 décembre 2013

16 au 30.11.2013 Bundaberg (Australie).

Samedi  16.

Il fait superbe et le vent souffle en tempête ce qui nous amène une fraîcheur d’autant mieux accueillie qu’il fait très chaud à l’intérieur. Nous attendons Anne-Pascale & Philippe qui ont atterri à « Brisbane » et qui doivent nous rejoindre en voiture de location.

En fin d’après-midi et alors que nous étions justement en train de nous promener le long de la marina, nous les apercevons. Ils sont en meilleure forme physique que je l’avais imaginé même si la fatigue se lit sur leurs traits.

Retrouvailles très agréables autour d’un apéro pris dans le cockpit … les vacances à « Paradisio » peuvent commencer pour nos amis. C’est tard en soirée que nous irons nous coucher … tellement de choses à nous raconter !

Comme quoi on ne se connaît jamais assez bien, les dernières nouvelles  du W.D.C. (Waterloo Diving Club) me donneront un peu la nostalgie du pays !! Je suis sans doute encore plus attaché à mon club de plongée que je ne l’imaginais jusque là. Nostalgie, nostalgie  quand tu nous tiens …

Dimanche  17.

Profitant sans doute un peu trop du petit déjeuner pris « en terrasse », nous arriverons tardivement au marché pour y acheter des fruits : Ann parviendra encore à acheter des fruits de la passion par contre les deux dernières barquettes de fraises nous passeront juste sous le nez !

Direction « Bundaberg » pour une petite visite bien sympathique même si bien entendu, le dimanche tout est fermé … sauf le shopping center local par ailleurs, très animé en raison de la proximité des fêtes de Noël !

Retour au bateau pour une petite collation et nous voilà déjà repartis pour la petite station balnéaire de  « Bargara » où nous pensions faire trempette. Si le soleil était bien présent au matin, en cours de journée, le ciel s’est assombri et aucun de nous n’a eu le courage de mettre un pied dans l’eau … reste que l’endroit est superbe.

Passage obligé par « Mon Repos  Conservation Park » où l’on peut admirer en cette saison, les tortues venir pondre leurs œufs sur la plage … de nuit ! Comme il faut réserver pour assister au spectacle, il n’était pas inutile de se documenter sur place … sauf que nous n’y avons trouvé aucun responsable !

Grâce à internet mais Bon Dieu comment s’y prenait-on avant …  nous avons pu nous inscrire pour le soir même. Par manque de chance, un violent orage s’est déclaré justement au moment où nous nous sommes mis en mouvement !

Conduire sous de telles averses s’est révélé périlleux d’autant que Philippe ne devait pas oublier de tenir sa gauche sur des routes étroites ne comportant aucun bas-côté !  Comme il était impossible de s’arrêter au milieu de la route, j’ai eu le sentiment que c’était « marche ou crève ».

Ce n’est que sur place que nous avons pris conscience qu’une panne généralisée de courant frappait toute la région et interdisait du même coup, pour des raisons de sécurité, la visite guidée.

Une fois encore, nous sommes allés nous coucher tard.

Lundi  18.

Qui  dit « voiture de location » dit « retour de la voiture » … aussi, Anne-Pascale, Ann et Philippe se sont tapés l’aéroport de « Bundaberg » pour rendre la voiture. Si l’aller ne posa aucun problème … le retour fut excessivement laborieux ! Pas de moyen de communication disponible sauf un taxi à un prix exorbitant  … donc, retour à pied en faisant de l’auto-stop.

Dans la plupart des pays ou îles que nous avons visités, l’auto-stop est assez mal vu ou fortement déconseillé ce qui n’a jamais empêché Ann de se faire embarquer en moins de temps qu’il faut pour le dire … elle est devenue une sacrée experte en la matière.

Selon certaines sources, l’auto-stop n’est pas interdit en Australie mais le véhicule qui prend un auto-stoppeur risque une amende !! Vrai ou faux ? Je l’ignore mais ce qui est certain c’est que l’auto-stop ne marche que très difficilement.

C’est donc difficilement et alors qu’ils avaient déjà fait un bon bout de chemin à pied qu’Ann est parvenue à les faire embarquer en forçant un peu la main du conducteur. Entre-temps, votre serviteur « surveillait » le bateau …

En cours de route, ma femme qui n’a pas son pareil pour lier connaissance avec le premier venu, faisait la rencontre de Titane et de sa fille, Lara. Deux Belges qui visitent l’Australie en mini Van.

Invitées à bord, j’avais le plaisir de faire leur connaissance en milieu d’après-midi.

Le soir, tous ensemble nous nous rendions, en voiture, au « Mon Repos Conservation Park » où nous avons assisté à la ponte d’une tortue.

Il est certain que si nous avions pu comprendre les divers exposés qui nous ont été servis, cela aurait été plus intéressant …  Avez-vous remarqué que dans les pays anglo-saxons, il est impossible d’avoir un exposé dans une autre langue que  l’anglais ? Dans tous les autres pays du monde, c’est parfois en quatre langues que l’on s’adresse à vous mais pas ici …

Question « ponte » c’était intéressant  mais un peu « gênant » ! Imaginez cette pauvre bête dans ses œuvres avec une torche qui lui éclaire le cul … et question photos, ne vous attendez pas à des merveilles car bien entendu, nous n’y avons eu droit qu’à un certain moment bien précis.

PS. Je vois que vous suivez avec beaucoup d’attention mon exposé … Avez-vous relevé une anomalie à savoir que le matin, nous avions été reportés la voiture de location et que pourtant le soir, nous allions au « Mon Repos  Conservation Park » en voiture ? Ouuuuuuuiiiiiiiiiiiiii … et moi, je dis nooooooonnnnn parce qu’il vous manquait une info pour que mon exposé soit compréhensible ! En fait, nous avons loué la patache de la marina pour la soirée : elle n’est plus disponible que pour de courts trajets.

Mardi  19.

Nous avions décidé de faire une randonnée à vélo jusque « Bargara ». Comme nous n’avons que deux vélos, nous en avons emprunté deux autres au shipchandler … les bécanes !

Nous avons transpiré, sué, haleté, cru mourir pour y arriver et le retour fut pire encore. Ces saletés de bécanes sont plus des objets de torture que des vélos !

Comme il paraît que le casque de protection est obligatoire, Philippe et votre serviteur se sont sentis obligés d’enfiler ceux qui nous avaient été prêtés avec les vélos. En regardant les photos, vous vous demanderez sans doute à quoi  peuvent servir  les Colsons  qui hérissent nos casques  … simple, mon cher Waston : en période de reproduction, les « Magpies » et les « Plovers » prennent pour cible de leurs attaques aériennes,  tous les cyclistes qui passent à proximité des nids …

Sur place, nous avons déjeuné et ensuite, nous avons jeté une tête dans l’Océan sauf qu’il y avait tellement de cailloux, que nous nous sommes finalement déplacés pour une autre plage située à une centaine de mètres plus loin. Il est quasi impossible de trouver une plage de sable ! Aussi, les autorités ont-elles aménagé des plages en certains endroits de la côte.

Si  l’eau n’était pas translucide mais semblable à ce que nous connaissons en Mer du Nord, la comparaison s’arrête là car ici, l’eau est  à 30° …

Mercredi 20.

Séjour à la ferme … nous avions décidé de passer un peu de temps dans une ferme typiquement australienne qui accepte les « guest » … ce fut « Locher Bar Station » près de  « Kroombit National Park » dans « l’Outback ». La ferme de 10.000 hectares ne fait pas partie du Parc National … quoi que ce dernier fut créé  au départ  de l’expropriation d’une partie des terres de la ferme !

Nous avons donc loué chez AVIS, un gros 4×4 Pajero de Mitsubishi  … encore fallait-il aller jusque « Bundaberg » pour en prendre livraison ! A cet effet,  nous avons profité de la navette de la marina.

A « Bundaberg », nous avons tous les quatre, craqué pour un superbe chapeau « Akubra » made in Australia avec lequel nous nous sommes bien entendu baladés toute la journée … cela faisait très « le gang des chapeaux » en promenade. Quand Anne-Pascale & Philippe étaient venus nous rejoindre à « Porto », nous avions déjà été tentés d’acheter un chapeau mais nous nous étions montrés à l’époque (trop) raisonnables et l’avions regretté … aussi nous nous  sommes rattrapés !

Profitant de la belle journée, nous avons pris le chemin des écoliers le long de la côte pour nous rendre à « Kroombit » (+ /- 300 kilomètres). Nous avons ainsi lunché à « Seventeen Seventy » (la bourgade a pris pour nom, la date à laquelle Cook  découvrait l’Australie). Très sympathique petite station balnéaire.

Restait à trouver « Locher Bar station » … pas une mince affaire dans ses vastes étendues splendides mais désolées. A voir les quelques fermes rencontrées, nous avons craint le pire …

Ce que nous avons trouvé, a dépassé de loin nos plus pessimistes  prévisions !! Impossible de vous décrire l’endroit : pas un hôtel, encore moins une ferme, plutôt un campement constitué de tôles ondulées rouillées, des troncs d’arbres en guise de tables et de chaises, de vieilles marmites suspendues à des  poutres au-dessus d’authentiques feux ouverts, un boiler d’eau chaude on ne peut plus rustique,  un siège de dentiste trônant au beau milieu d’un enclos baptisé pompeusement « bar » etc.

Question dépaysement nous avons été servis !

Après le premier choc, nous avons découvert nos chambres sous forme de cabanons dispersés tout autour du campement … proprets et parfaitement équipés (salle de bain, wc, frigo, machine à café, toaster, airco … mais pas de télévision, ni d’internet). Nous avions aussi choisi les chambres les plus luxueuses …

Affublés d’un chapeau de cow-boy et d’un  foulard autour du cou, nous avons eu droit à notre premier dîner : en entrée … des morceaux de  chèvre sur un morceau de pain, servis « à la bonne franquette » au bar !

Le triangle ayant retenti, nous sommes passés à table où une soupe suffisamment épaisse pour que la cuillère tienne debout toute seule, nous fut servie.  Le plat « consistant » était bien entendu composé de bœuf accompagné de légumes pas assez cuits. C’était loin d’être mauvais que du contraire mais cela restait très, très rustique.

Après cette première journée, nous nous sommes effondrés dans notre lit qui avait pour particularité de toujours vous ramener vers le centre …

Jeudi  21.

Une journée particulièrement chargée nous attendait …

8 heures … petit déjeuner « continental ». Nous aurions pu choisir un petit déjeuner « local » mais ce fut sans façon.

9 heures … nous sommes partis pour une visite de trois heures, du domaine en quad ! Le plus amusant reste que c’est Philippe, motard confirmé, qui a eu le plus de difficulté à dompter sa machine avec deux sorties de route sans gravité ! Passer d’un deux roues à un quatre roues est particulièrement déstabilisant pour un motard,  paraît-il !

Sur les chemins défoncés et sinueux de la ferme, avec ses côtes et ses descentes abruptes, l’attention est de tous les instants  pour ne pas verser sur le côté … perso, j’ai adoré cette première expérience en quad mais ô combien périlleuse !

Profitant d’une halte, Philippe a – enfin – pu admirer ses premiers kangourous … Si ces animaux pullulent en Australie, ce n’est pas trop le cas en cette région. De surcroît, ils ne sont visibles que le matin tôt ou en fin d’après-midi lorsque le soleil se fait moins oppressant.

Au beau milieu de nulle part, une énorme citerne à ciel ouvert, un dériveur 470 en mauvais état, deux sièges de maître nageur … c’est « Crocodile Beach » ! Les Australiens ne manquent pas d’un certain humour : lorsque nous sommes arrivés à la ferme, nous avons demandé notre chemin à une jeune fille qui traînait dans les environs. Tout droit pendant 55’ qu’elle nous répond … sauf que 30 mètres plus loin, je me trouvais avec notre gros 4×4 en plein milieu du « bar » !!

Il  n’est normalement pas prévu de se baigner dans la citerne sauf qu’une des jeunes filles qui nous accompagnait, s’est laissé tombée dedans tout habillée ( !) pour brancher un tuyau d’eau … à sa suite, les autres ont suivi ! L’eau n’était certes pas très ragoutante mais tellement rafraîchissante et puis comment rester de marbre lorsque toutes ces jeunes filles sont à l’eau …

Après le déjeuner pris au campement, nous avons eu droit à une superbe ballade à cheval : « Jude » pour Anne-Pascale (surnommée « Api » par facilité)  – « Big Bunny » pour Ann –  « Max » pour Philippe et « Big Red » pour votre serviteur.

Comme nous ne pouvions oublier que nous étions dans une ferme d’élevage (chevaux, vaches et chèvres … les élevages de moutons sont plus dans le Sud où l’herbe est plus grasse et les températures plus basses), nous avons eu droit à  jouer au « cow-boy » en faisant rentrer dans le corail, un troupeau d’une centaine de chèvres.  Ensuite, ce fut au tour d’un autre troupeau  à diriger vers un autre pâturage. J’y ai pris un tel plaisir qu’encore un peu, je me faisais embaucher à la ferme !! J’ai sans doute raté une vocation … mes parents auraient été heureux de voir que les cours d’équitation reçus quand j’étais petit, n’ont pas été investis en pure perte.

Tir aux clays pour tout le monde. A raison de 5 cartouches par personne, il est difficile d’ajuster son tir mais cela n’a pas empêché Philippe de réaliser un superbe score de 3/5.

Initiation au lasso … perso, j’ai raté brillamment ma qualification !

Histoire d’allier la théorie à la pratique, nous n’avons pu échapper au « rodéo pour touriste ». Une centaine de chèvres étaient rassemblées dans un corail. A tour de rôle, nous sommes rentrés dans l’arène, un lasso à la main. Le jeu consistait à attraper une chèvre au lasso, de la chevaucher en la bloquant avec les jambes, de lui retirer le lasso et de la maintenir par les cornes … le tout en le moins de temps possible et en maximum 1’.

C’est Anne-Pascale qui a été la plus courageuse en montrant l’exemple. Votre serviteur pour sa part, après avoir cru n’avoir attrapé  aucune bête et se préparant à en choper une par les cornes, a finalement constaté que son lasso enserrait le cou d’un malheureux  chevreau que pour la forme, j’ai bloqué sans difficulté !

18 heures … l’heure du dîner. Nous avons eu l’impression que les menus ne devaient pas beaucoup varier d’un jour à l’autre !

Si nous étions déjà sur les genoux, la journée n’en était pas finie pour autant …

Nous avons été initiés au fouet ! De premier abord, on pourrait croire que faire claquer (le même bruit qu’un coup de fusil) un fouet de  4 à 5 mètres de long, relève du jeu d’enfant. Détrompez-vous … c’est tout un art que seule Anne-Pascale est parvenue à maîtriser ! Pour ma part, après m’être enroulé le fouet autour du corps, j’ai compris qu’il valait mieux pour mon intégrité physique, de penser à des jeux moins violents.

Sur la photo, vous verrez que nous sommes montés sur des plots et que le sol est recouvert d’un tapis bleu. Le tapis a été mis en place pour éviter d’abîmer inutilement les fouets. Quant aux plots … le fait d’être plus haut facilite le claquement du fouet qui ne doit théoriquement pas toucher le sol !

Nous avons ensuite été initiés aux danses du « Bush » … j’aurais bien aimé suivre le rythme mais il m’aurait fallu un peu plus de temps pour assimiler les divers mouvements. Cela étant dit … quelle vivacité cette jeunesse !

La ferme occupe pas mal de jeunes (anglais, irlandais, hollandais, français, allemand etc.)  qui contre le gîte et le couvert, participent aux divers travaux de la ferme. Travailler 3 mois dans une ferme les autorise ensuite à demander un renouvellement de leur permis de séjour d’un an.

Pour terminer la soirée, nous nous sommes entraînés au  rodeo sur « Bull Rides »  … no comment !

Vendredi  22.

L’heure de la retraite ayant sonné, nous avons remis le cap vers la marina par une route sensée « plus directe » qui s’est révélée très fatigante : lacets, dos d’ânes,  bandes étroites, quasiment  pas de bas côtés, routes non asphaltées … nous avons juste été épargnés par la pluie et les radars.

Arrivés à la marina, Ann est repartie seule  ramener la Pajero chez AVIS, à « Bundaberg ». Toujours aussi désagréable, le réceptionniste lui a répondu  qu’il y avait un arrêt de bus un peu plus loin lorsqu’elle lui a demandé d’appeler un taxi …

Le seul problème résidait que le dernier bus pour la marina était parti depuis longtemps … Ann s’est donc résolue à faire de l’auto-stop.  Après une première voiture qui  l’a conduite  en dehors de la ville … c’est une voiture de police qui s’est arrêtée ! Après s’être copieusement fait engueuler par les policiers … ils lui ont appelé un taxi et ont attendu avec elle jusqu’à ce dernier l’embarque !!

Selon les policiers, les routes australiennes ne comportant aucun bas-côté, il est dangereux pour un automobiliste de s’arrêter pour embarquer un auto-stoppeur. De surcroît, la nuit tombe vite et les routes ne sont pas éclairées … « too dangerous » dirait « big moustache » dans le film « La Grande Vadrouille » !

Samedi  23.

Journée de  repos. Ce sont toujours les journées les plus dangereuses car c’est en ces circonstances que je me rappelle d’un bricolage en souffrance !!

Je m’étais rendu compte  il y a quelques temps déjà, de la disparition mystérieuse de la partie aimantée de notre détecteur d’ouverture de porte (alarme).

La précieuse pièce nous a été apportée par Anne-Pascale & Philippe et le soir même, sur le mode de « il suffit de … » je l’avais remise en place. En fait, je me suis rendu compte que cette pièce ressemblait trait pour trait avec le « bidule » que j’avais trouvé et  fourré dans ma boîte à vis sans savoir de quoi il s’agissait …

Comme pour me consoler d’un achat devenu désormais  inutile, nous nous sommes vite rendu compte que les piles avaient coulé dans leur boîtier et que tous les contacts étaient corrodés… si nous n’avions plus besoin de la pièce aimantée, il était impératif de changer le boîtier principal. Vous aurez compris que la partie aimantée ne se vend pas sans son boîtier.

Comme le système ne fonctionnait malgré tout pas … nous avons supposé/compris que le nouveau détecteur devait faire l’objet d’une reconnaissance par la centrale de l’alarme.

Nous en étions là lorsque nous sommes partis à  « Locher Bar Station ».

Malgré les divers modes d’emploi transmis, nous buttions à chaque fois sur des notions parfaitement incompréhensibles pour les néophytes que nous étions. Pour comprendre le plus simple mode d’emploi, il faut aujourd’hui  être détenteur d’un diplôme d’ingénieur ! Le plus souvent soit une erreur de traduction soit une étape ou une précision vous manque et rend impossible l’opération envisagée.

Ne renonçant pas facilement face à une difficulté … il me prenait l’idée saugrenue en début de soirée, de vouloir  retirer de sa fixation murale, la centrale de l’alarme. J’y avais à peine touché que toutes les sirènes se sont mises à gueuler et plus moyen d’en stopper une des deux !!!

Au bord du désespoir, je terminais ma soirée en prenant conscience que ne m’étant jamais préoccupé de mon système d’alarme durant trois ans, je me trouvais face à une kyrielle de petits problèmes …

Dimanche  24.

Je n’en ai évidemment pas dormi de la nuit et dès que je fus sur pied, j’ai été incapable de laisser mon système d’alarme en paix sans essayer une nouvelle approche …

Anne-Pascale, en fine bricoleuse, m’a sorti d’un très vilain guêpier en parvenant à enlever la vis de fixation du clavier à chiffres placé beaucoup trop bas pour glisser un tournevis par en-dessous !!  Je lui dois une fière chandelle. Quant à Philippe que la simple vue d’un tournevis fait d’ordinaire fuir,  il nous a apporté son précieux concours à son propre étonnement !

En finale, nous n’avons pas solutionné tous les problèmes mais le système d’alarme n’a quasiment plus de secret pour nous et cela relève à lui seul, de l’exploit.

J’ai malgré tout un peu joui à l’idée d’avoir fait participer Anne-Pascale & Philippe aux « joies » de mon paradis sur terre … J’ai trop souvent le sentiment bien pénible d’être totalement incompris !

Lundi  25.

Comme nous avons diverses courses à réaliser à « Bundaberg », nous avons loué « Mathilda », la teufteuf de la marina, pour la journée.

Une fois sur place, comment pourrions-nous éviter la visite de la distillerie de rhum ? Mouais, bon … toujours intéressant mais une visite guidée en anglais que l’on ne comprend pas et où il faut crier « wazzzzaaaaaa » toutes les trois minutes parce que nos guides se prennent pour les grands comiques locaux, peut se révéler un peu pénible à certains moments …

Quand de surcroît, les claquettes sont interdites pour de stupides  raisons de sécurité (!)  et que vous vous faites des ampoules au pied en chaussant vos Dockside  …

Mais non, mais non, mais non … qu’allez-vous encore croire ? Ce fut une visite très instructive, très intéressante et fort captivante. C’est que je tiens à ma réputation de « grand positif ».

Comme l’après-midi était fort entamé après nos courses, Ann a proposé de partir à la découverte du  « Bundaberg by night ». Mouais, bon … riche idée mais déambuler dans une ville morte ne m’a jamais réellement emballé. Quant aux divers troquets approchés, l’ambiance y était assez faible ce qui est normal lorsque la salle est vide …

Nous avons donc décidé de nous rabattre sur la petite localité de « Bargara » où nous avons déniché la perle rare !

Avec les chaleurs que nous connaissons ici, les mœurs vestimentaires s’en ressentent parfois un peu : vous pouvez ainsi trouver un homme torse nu ou pieds nus déambulant dans une grande surface … En riposte, l’entrée dans un restaurant peut être soumise à certaines conditions vestimentaires parfois comiques comme l’interdiction après 21 heures, d’entrer en «Marcel » ou en tongs !! Pour pouvoir rentrer dans notre restaurant, nous avons dû enlever nos chapeaux ….

Mardi 26.

Nous avons rendez-vous à 21 heures sur le bateau de plongée de la marina, le « Vénus II ». Il s’agit d’un ancien chalutier de pêche (22 mètres) reconverti à la plongée qui sort tout juste d’un petit « refeet ». Pendant longtemps, l’incertitude a plané quant à savoir s’il serait prêt pour nous amener plonger à « Lady Musgrave Island » mais à la dernière minute, son skipper, Georges, nous a donné son feu vert.

Nous avons bien pensé passer par un autre bateau de plongée mais il semblerait qu’il soit seul à offrir cette prestation !! Les autres solutions au départ de « Seventeen Seventy », se sont révélées nettement plus onéreuses et surtout, moins pratiques.

La journée s’est donc déroulée calmement avec en toile de fond,  la préparation de notre départ pour notre croisière-plongée  de trois jours.

En milieu d’après-midi, Georges a pointé son nez jusqu’à notre bateau … signe annonciateur d’une mauvaise nouvelle ! Il ne nous avait pas échappé que depuis le matin, le vent soufflait en tempête … comme pratiquement tous les jours !

Pas facile de comprendre l’anglais mâtiné d’australien du copain Georges sauf à saisir que la croisière était remise en question à cause des conditions météo !! Grosse, grosse, grosse déception pour Anne-Pascale & Philippe qui étaient venus à bord avec toutes leurs affaires de plongée …

Alors que le découragement se lisait sur le visage de nos amis, Ann retournait voir Georges pour s’assurer d’avoir bien compris que le départ était postposé de 24 heures … malentendu, mauvaise traduction, changement d’avis, toujours est-il que le départ était fixé à 5.30 heures du matin ! Là, c’est votre serviteur qui tira un drôle de blaire …

Mercredi 27.

Aux aurores, nous avons donc rejoint avec armes et bagages, le bord de « Vénus II » que son équipage apprêtait pour le départ. Nous connaissions déjà Georges, le skipper (75 ans) mais pas encore, Caroline, cuistot du bord, Renée, Dive Master Padi et Nike, le matelot.

Les conditions météorologiques étaient excellentes et rien de fâcheux n’était annoncé avant samedi.

Lorsque j’ai vu que le « Vénus II » déployait ses bras pour équilibrer le bateau, j’en suis tombé à la renverse. Au bout de chaque bras, une chaîne réglable en profondeur avec à son extrémité, une sorte de « poisson » en acier. Un peu rustique comme système mais assez efficace.

Nous n’étions que quatre plongeurs à bord … autant dire que nous avons disposé de tous nos aises.

Nous sommes arrivés sur place pour 13 heures et la première plongée (« The Clipps » 62′ -16 m.) sur « Lady Musgrave Island » se déroula si tôt après le lunch.

Partis de la chaîne d’ancre du bateau, nous sommes revenus à la chaîne d’ancre du bateau ce qui ne doit pas être très courant … Nike était déjà dans l’annexe et n’attendait plus qu’un signe pour venir nous repêcher.

Première surprise … notre Dive Master ne plongeait pas avec nous ! Nous sommes tous les quatre d’un niveau de plongée suffisamment élevé pour ne pas avoir besoin de « chaperon » mais nous avions pensé pouvoir profiter d’un « guide ». Nous avons d’ailleurs, été gratifiés en fin de séjour, d’un « very good divers » de la part de Georges.

Autre surprise de taille … nos bouteilles de plongée étaient des 10,8 litres !! A la sortie de l’eau, nous avions encore de l’air mais notre réserve était largement entamée ! Généralement, le plongeur belge plonge avec une 15 litres mais sait qu’à l’étranger, il devra plonger avec une 12 litres. Autant dire que cela nous a servi de leçon et que nous avons fait beaucoup plus attention lors des autres plongées.

Alors qu’Ann et votre serviteur décidaient de s’abstenir d’une seconde plongée, Anne-Pascale & Philippe repartaient pour une plongée d’une demi-heure. Notre Dive Master leur avait demandé de réduire le temps de plongée car la nuit allait tomber.

Jeudi 28.

1ère plongée à 6 heures avant le petit déjeuner, seconde à 11 heures avant le déjeuner et troisième à 15 heures: « Jakson Bommie » sur « Fairfax  Island » (53′ – 16 m.)- « Manta Bommie » (52′ – 20 m.) et « Camp Grounds » (53′ – 17 m.) sur « Lady Musgrave Island ».

Contrairement à notre première plongée, chaque couple a plongé de son côté. Anne-Pascale est une fanatique de photographie et son rythme s’accordait mal avec celui de votre serviteur.

Sur « Fairfax Island », nous avons eu droit à un festival de tortues … jamais vu autant de tortues en pagaille sur une même plongée !

A « Camps Grounds »,  nous avons pu admirer évoluer de très, très près une magnifique Raie Manta !

Après les trois  plongées, nous avons été visiter  « Lady Musgrave Island » colonisée par des milliers de « Sterns ». J’en suis ressorti bouffé par les moustiques …

Vendredi 29.

1ère plongée à 6 heures sur « Renée’s Garden » (51′ – 17 m.) et seconde à 9 heures sur « Archeés » (41′ – 24 m.) sur « Lady Musgrave Island ».

Cette seconde plongée fut de très, très loin notre plus belle plongée du séjour: requin, nudibranche, ver plat, murène géante, Ptéroïs, poulpe, langouste, « poisson crocodile », tortue.

Tout a commencé par ma quasi collision frontale avec un « requin pointe noire » aussi long que mince: je scrutais le fond en longeant la paroi lorsque j’entends que Ann fait marcher son « coincoin » pour attirer mon attention. Je lève la tête et je me retrouve nez à nez avec un requin !! Moi … aie, aie, aie ! Lui … kaie, kaie, kaie ! Le requin entouré d’une kyrielle de « Rémoras », m’a croisé et s’est enfui comme s’il avait vu le diable en personne ! Nous  sommes effarés que chaque semaine, la télévision locale fait état d’une attaque de requin … sur un surfeur !

La veille au soir, en regardant un film de plongée, je m’étais fait la réflexion que nous n’avions pas encore vu de murène, de « Ptéroïs », de nudibranche etc. … comme quoi il faut parfois  peu de chose pour provoquer le destin !

De ma carrière de plongeur, je n’ai jamais vu que deux  « poisson crocodile » … à « Sharm el Naga » en Mer Rouge, notamment. Tous les plongeurs le connaissent bien puisqu’il demeure toujours au même endroit situé tout près de la mise à l’eau. Mais celui-ci était énorme: il devait facilement faire 1.50 m. pour une largeur de tête qui devait avoisiner les 50 cm. … jamais vu une pareille bestiole !

Durant notre séjour, il est certain que nous n’avons pas eu de chance avec la visibilité en plongée  celle-ci étant le plus souvent limitée à une dizaine de mètres. Nous avons également eu souvent un peu de courant contrariant. Par contre, nous avons plongé en 3 mm. pour une température de l’eau oscillant entre 24° et 25°.

Après cette matinée bien chargée, le « Vénus II » reprenait sans traîner (la météo annonçait un coup de vent …) la route vers la marina de « Bundaberg ». Nous avons roulé d’un bord sur l’autre bord comme cela n’est pas permis: Georges n’avait pas mis ses stabilisateurs pour ne pas trop ralentir son bateau, je suppose … à 16 heures, nous n’étions pas mécontents d’être  arrivés à la marina !

Samedi  30.

Après avoir été chercher leur voiture de location à « Bundaberg », Anne-Pascale & Philippe nous quittaient pour visiter « Fraser Island » et ensuite descendre sur « Sydney »  … ils doivent prendre leur avion de retour  vendredi prochain.

 

PS. La grande majorité des photos de cet article proviennent de l’album de photos d’Anne-Pascale que je remercie au passage.

 

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Responses

  1. Super Stéphane, j’ai adoré ta belle prose, et j’ai bien ris également me remémorant des détails, dire que tout ça n’est déjà plus que des souvenirs pour nous, j’y retournerais volontiers tellement le pays est grand et magnifique, je n’ai pas eu le mal du pays en 3 semaines. À très très bientôt avec ton chapeau australien au wdc.


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