Publié par : Ann & Stéphane | 27 octobre 2013

08 au 27.10.2013 – Nouméa (Nouvelle-Calédonie).

Mardi  8.

Arrivée à bord de Marie-Charlotte & Philippe. C’est en des moments comme celui-ci que je me rends compte combien mes enfants me manquent.

Après quelques courses en ville, nous avons été nous promener le long du bord de mer avant d’aller déguster de délicieuses « tapas » dans un restaurant de  la « baie des citrons ».

La soirée fut courte pour tout le monde. Les enfants étaient crevés de leur voyage sans oublier le décalage horaire et quant à nous, nous nous étions levés aux aurores.

Mercredi  9.

Alors que la matinée avait débuté tout en douceur et en soleil … nous avons ressenti  l’arrivée progressive d’un  fort coup de vent d’Ouest  (jusque 28 nœuds) qui a culminé par un grain … avant que le vent ne tourne SO en milieu d’après-midi.

Autant dire que nous avons été un peu  secoués (d’autres bateaux ont véritablement  été pris de la danse de Saint Guy)  … sans possibilité de lever l’ancre pour changer de baie en raison de la présence d’un voilier anglais qui chassait sur notre zone d’ancrage !

C’est en pareille occasion que l’on découvre la portée de la théorie de la relativité : alors que  je pensais que le coup de vent était à son maximum, je me surprenais à considérer  le moment d’avant comme pleinement supportable par rapport au moment présent … totalement insupportable !  Je sais, je sais, cela nécessite pour une fois, un certain effort de concentration de votre part  … mais je suis convaincu que vous en êtes capable et puis … si toi pas comprendre, toi envoyer moi mail.

Jeudi  10.

Cela fait plus de quinze jours que nous pensons nettoyer notre coque qui est réellement très sale mais avec mes problèmes de dos … c’est Philippe qui s’y collera avec Ann pour une première moitié de coque avant le petit déjeuner.  Je jouis déjà à l’idée de trouver quelqu’un qui se chargerait pour nous, du nettoyage du bateau. Ce serait possible dès à présent mais je vise une collaboration sur le long terme plutôt qu’un gros travail occasionnel … donc, je patienterai  jusqu’à notre retour en Europe !

Le vent continue de souffler mais venant de SO, nous sommes protégés de la houle. Nous décidons d’en profiter pour faire les magasins avec les enfants.

Comme il faut bien terminer le travail commencé, Ann et votre serviteur nettoieront  la deuxième moitié de coque en fin d’après-midi.   

Vendredi  11.

« L’île des Pins » étant fort renommée, nous avons décidé de faire un break à notre séjour à « Nouméa » par une petite excursion jusque là. Située à 70 milles au Sud de la Nouvelle Calédonie, nous avons opté pour une navigation en deux étapes, avec  une escale à la « Baie des Manguiers »  soit à peu près à mi-chemin (30 milles).

En fonction de la météo, Ann avait fixé lé départ à ce vendredi matin  sauf qu’au lieu des  10 nœuds de vent annoncés … nous avons eu droit à plus de 20 nœuds de vent sur la tranche du nez, la houle et le courant contre nous, de surcroît ! J’en fus particulièrement … h-e-u-r-e-u-x !

Partis à 10.45 heures, nous sommes arrivés sur place pour 15.30 heures. La fin de la navigation fut nettement plus agréable en raison de notre rapprochement de  la côte qui nous a protégés du vent de SE.

Nous avions le choix entre deux baies : la  « Anse Majic » et  la « Baie des Manguiers ». Comme dans la première, il y avait déjà trois voiliers à la bouée … nous avons décidé de jeter l’ancre dans la seconde, plus grande et surtout, où nous étions seuls.

Malgré nos 50 mètres de chaîne, notre ancre a dérapé joyeusement à la première sollicitation … sur un fond dur que l’ancre ne faisait qu’égratigner ! Comme je m’en doutais un peu … ce n’était pas un hasard si les trois voiliers étaient à la bouée, dans l’autre Anse ! Penser que les « autres » sont  plus stupides que vous, est toujours une erreur !

Après deux essais infructueux, nous n’avons plus eu d’autre choix que de … bêêêêêêêhhhhhhh.

La prise de bouée se réalisa d’autant sans problème que dans la « Anse Majic », nous étions particulièrement bien abrités du vent de SE.  Nous avons pris la 4ème et dernière bouée de libre !  Je ne saurais dire pourquoi exactement mais je n’ai eu aucune envie de m’éterniser dans cette baie !!

Samedi  12.

Après une nuit paisible, nous nous sommes levés relativement tôt pour  partir dès le petit déjeuner englouti (8.30 heures).

Cette fois-ci, nous avons levé la GV et déroulé entièrement le génois par un vent de Sud de 10 à 12 nœuds de vent réel. Comme nous étions à l’intérieur du lagon, nous avons eu droit à une mer calme des plus agréable.

Au près, nous avons parcouru les 40 milles en de superbes conditions de navigation avec une vitesse oscillant entre 6 à 8 nœuds … un vrai régal. Je me suis pincé le bras, plusieurs fois durant la journée … non, je ne rêvais pas, nous étions encore dans le Pacifique !!

Sur place pour  15 heures, avant de mouiller l’ancre, nous avons opéré une réparation provisoire de notre déchirure dans  la GV. Nos enfants nous ont ramené de Bruxelles, de la toile autocollante qui sert de protection aux endroits d’usure  de  la voile. Nous nous en sommes servis pour maintenir en place les deux parties de la voile déchirée  … tiendra, tiendra pas … nous verrons. La plus grande difficulté a résidé à trouver un moyen de hisser partiellement la GV tout en bordant  son guindant (seule manière de rapprocher l’un de l’autre, les deux parties) en manière telle d’avoir  accès à la déchirure sans devoir monter dans le mât  …

Dimanche 13.

Ann nous avait concocté une petite expédition touristique : remontée en pirogue à voile, au départ de la « baie de St Joseph » jusqu’au fond de la « baie d’Upi ». Un peu « toutou » mais les paysages sont splendides.

Ensuite, nous avons traversé à pied, la forêt jusqu’à la « baie d’Oro ».  Jolie petite trotte en pleine forêt … dommage que l’on passe tout son temps à regarder où on met les pieds plutôt que d’admirer le décor mais c’est cela ou se casser la gueule ! Pour ma part, l’exercice se révéla périlleux puisque les sangles de mes claquettes avaient lâché fort inopportunément …

De là, nous avons été jusqu’à la « piscine naturelle » où nous avons fait un peu de snorkeling pour ensuite aller dîner au « Méridien ». Quand je pense que nous avons trimballé tout notre matos du parfait « snorkeleur » pour si peu … bien joli mais plus une grande marre à canards qu’autre chose ! Le plus étonnant reste encore que Philippe y a vu un hippocampe !

Quant au « Méridien » … superbe hôtel, excellent dîner mais il a fallu un peu beaucoup attendre pour être servi en sorte qu’un délai de deux heures et demi pour manger  fut tout juste !!

15 heures sonna l’heure de la retraite : nous avions rendez-vous avec  le bus qui devait nous ramener à notre mouillage, devant le restaurant « Régis ». Nous n’avions aucune envie de faire le trajet de retour, à pied.

Une fois à bord, il me prenait l’irrésistible envie (…) de nettoyer notre ligne de flottaison. Pour réaliser ce travail, il n’y a pas d’autre solution que de se mettre à l’eau ! C’était tellement pénible que j’en suis sorti à deux doigts de la chute de tension mais tellement heureux du résultat ! Il n’y a pas à dire mais une ligne de flottaison bien propre fait toute la différence.

Si j’étais fort affairé à mon nettoyage, je n’en ai pas moins constaté la présence de quatre Rémoras d’environ un mètre qui avaient élus domicile sous notre coque ! Il s’agit de poissons superbes et tellement particuliers avec leur tête aplatie comme écrasée par une chaussure de sport qui aurait laissé son empreinte !

Le mouillage connaît également de nombreuses tortues dont périodiquement,  on voit la tête sortir de l’eau, pour respirer avant de replonger.

Le soir, nous avions à l’apéro,  Richard et son épouse de « Vulcan Spirit » dont nous avions fait la connaissance à « Nouméa ». Richard avait eu l’extrême gentillesse de jouer  au « water taxi »  pour nous éviter d’avoir à  laisser notre annexe sur la plage lors de notre journée « pirogue à voile » … il n’existe pas dans la baie,  de débarcadère pour les annexes !

 Lundi  14.

Journée un peu venteuse qui nous a appris que le mouillage n’était pas très protégé même de vent de SE !  La côte est trop basse et donc, on subit le Fletch. Mais quand le vent tombe  … l’endroit est irrésistible de charme et de beauté !

Nous en avons profité … pour ne rien faire  à l’exception de ma courageuse épouse qui s’est  attaquée au nettoyage de la carène de notre annexe particulièrement sale en sa partie arrière ! Comme nous la relevons chaque soir, cette dernière reste à peu près propre mais lors d’un de ses passages à la marina de « Port Moselle », une nappe de mazout l’a défigurée !

Mardi  15.

Avec nos enfants, les jours passent à une telle vitesse que déjà il faut penser à leur retour !!! Aussi, si nous voulons visiter le Nord de la Nouvelle-Calédonie (il faut compter au moins trois jours), nous n’avons pas d’autre choix que d’abandonner « l’île des Pins » pour un retour sur « Nouméa ».

M’étant réveillé comme par magie, à 6 heures du matin … ma décision fut vite prise de lever l’ancre sur le champ pour tenter de rejoindre « Nouméa » avant la tombée de la nuit.  Il faut dire que la météo annonçait  pour le lendemain,  des nuages, de la pluie et du vent de SE avec des rafales à 30 nœuds … une excellente motivation pour se lever tôt.

Profitant d’un large soleil, d’une mer belle et d’un petit vent ne dépassant jamais les 10 nœuds de vent réel en SO … partis à 6.30 heures, nous sommes arrivés à « Nouméa » à  15.30 heures en marchant au moteur + génois. Une très belle escapade maritime qui nous a permis de profiter au maximum du confort naturel  de « S.A.S³ ».

Comme nous avons l’intention de quitter le bateau durant trois jours, il ne pouvait être question pour nous, de laisser « S.A.S.³ »  à l’ancre, sans surveillance. La seule marina équipée pour nous accueillir, est la marina privée « Port du Sud » mais pour y rentrer, c’est toute une histoire …

Quand vous prenez contact avec la marina, il vous est répondu qu’il n’est pas possible de réserver un emplacement et qu’il vous faut renouveler votre demande, le jour de votre arrivée … ce qui constitue la règle générale. Soit … sauf qu’à chacune de nos demandes, la  réponse  est invariablement  la même : «  full » ! Et pourtant … vous pourrez constater par vous-même que  le long ponton « visiteurs » qui ceinture la petite marina, est loin d’être  totalement occupé ! En réponse, la marina vous précisera qu’ils attendent un 55 mètres … alors que cela fait plus de quinze jours que nous l’attendons toujours et qu’en principe, on ne peut réserver à l’avance !

Dico … bien qu’on parle français en Nouvelle-Calédonie, il faut savoir décrypter le message ! En fait, il faut comprendre que la marina délègue de facto, la gestion du ponton « visiteurs » à deux sociétés qui travaillent pour  le yachting de luxe ! En clair, vous devez passer par l’une  de ces deux sociétés pour réserver un emplacement … et vive l’embrouille.

DONC en passant par « Nouméa Yacht Services », nous avons eu droit comme par enchantement, à un emplacement  … ce qui n’a pas empêché le responsable de la marina de nous préciser le jour de notre arrivée, qu’ils attendaient un 55 mètres et un 45 mètres (toujours la même chanson …) et qu’ils ne savaient pas où les placer en sous-entendu  depuis que nous avions pris un emplacement  ! Peut-être aurions-nous dû nous excuser d’être là !

Mercredi  16.

Visiter le Nord de l’île … plus vite dit que fait ! Au départ de « Nouméa », il faut compter plus de 400 kilomètres pour atteindre le Nord de l’île. De surcroît,  l’infrastructure hôtelière y  est à ce point déficiente qu’il est difficile voire impossible de trouver un logement pour la nuit ! Un  vrai casse-tête  pour organiser une randonnée de plusieurs jours.

Journée plutôt pluvieuse et venteuse … en ces moments là, on regrette le mouillage !! Cela vous paraîtra sans doute un peu incroyable mais voir ses défenses se faire littéralement défoncer  et entendre  gémir ses amarres,  a quelque chose d’angoissant …  Comme de surcroît, j’ai eu la bêtise de tourner l’étrave vers l’Ouest, par vent de SE, la pluie chasse dans notre cockpit !

Jeudi  17.

7.30 heures … le responsable de la marina nous aide à reculer notre bateau pour laisser de la place aux  deux gros « promène-couillon »  qui sont attendus dans la journée.  Nous allons – enfin – pouvoir voir ces V.I.P. pour lesquels la marina se vendrait corps et âme.

Ils sont grands, ils sont gros, ils sont impressionnants … ils nous bouchent aussi toute la vue mais pourquoi diable, viennent-ils jouer les fiers à bras dans une petite marina alors que leur vraie place serait au port de commerce ! Evidemment, là-bas, ils feraient moins les malins … mieux vaut être Roi dans son royaume que Roitelet dans un empire.

Cela me fait penser que nous avons vu, au port,  un autre « love boat » … « Volendam » de Rotterdam ! Comme quoi il n’y a quand même pas que « P&O » pour desservir la Nouvelle-Calédonie. Un énorme soupir de soulagement pour certains d’entre vous ?

Malgré la pluie, nous avons décidé de nous rendre jusque « Bourail »  située sur la côte Ouest à deux heures de route de « Nouméa » et de parcourir à pied « Le Sentier des Trois Baies ».  Par chance, une fois quitté les faubourgs de « Nouméa », nous avons eu droit à une météo magnifique ! Très belle escapade avec des vues à couper le souffle  … et puis, et puis, un trajet en voiture pas trop long pour le dos de votre serviteur.

Vendredi  18.

Longue trotte en voiture aujourd’hui … nous avons été jusque « Kaouaoua » puis « Canala » (bastion des indépendantistes à une époque …) et ensuite « Thio ». Très beau parcours en montagne avec des paysages magnifiques. Ceci nous a permis d’avoir une petite idée de la côte Est.

Samedi  19.

Après la côte Ouest, puis la côte Est … une petite visite au Sud de l’île (Yaté) malheureusement sous la pluie ! En revenant sur « Nouméa », nous avons étrangement  retrouvé le soleil !!

Si nous n’avons pas tout vu, nous avons maintenant une meilleure idée de la Nouvelle-Calédonie qui est une île splendide d’une  extraordinaire propreté ! Une frustration … je n’ai pas vu le moindre cerf alors qu’ils pullulent (400.000 unités) tellement sur l’île que des primes sont offertes à tout chasseur ramenant une mâchoire de cerf !

Dimanche 20.

Je finis par tellement apprécier la marina (!)  que  j’en viens à envisager d’y prolonger notre séjour après le départ des enfants !!  Je n’ai pas changé d’avis ou de conception de vie … juste que j’apprécie de temps en temps, un certain confort que nous n’avons pas au mouillage : borne électrique, eau, télévision, vélo, accès à terre et sécurité.

Borne électrique … avec 16A nous devons faire attention à ne pas faire sauter le fusible par une trop grande demande énergétique  mais le gros avantage réside en une eau toujours très chaude (la résistance électrique est en permanence en fonctionnement), une quiétude d’esprit (plus à s’inquiéter de l’état de décharge des batteries) et une insouciance à la consommation.

Dans tout le Pacifique, on trouve du 220V mais en 60 Hertz sauf … en Nouvelle-Calédonie et en Australie, où l’on trouve du 50 Hertz comme en Europe !!

Eau … plus facile de faire un remplissage lorsqu’on dispose d’une borne. Nous pourrions  même profiter d’un branchement en eau courante si notre tuyau d’arrosage n’était trop vieux pour supporter  la pression du branchement ! Nous pouvons effectivement relier le bateau à l’eau courante du ponton en sorte de ne jamais puiser l’eau des réservoirs.

Télévision … comme le bateau ne bouge plus, nous ne connaissons plus de coupures de liaison.

Vélos … au mouillage, il est compliqué d’utiliser nos vélos car à chaque fois, il faut les sortir de leur coffre etc. A la marina, nous pouvons les laisser cadenassés sur le ponton sans grand risque.

Accès à terre … recourir à l’annexe fait partie du charme du mouillage mais quand la mer est levée (houle, Fletch), l’opération peut se révéler délicate.

Sécurité … à la marina, on n’hésite pas à laisser le bateau seul alors qu’au mouillage, les risques potentiels sont nombreux.

Depuis mercredi et en raison d’une dépression en provenance d’Australie, nous avons droit à un vent fort soufflant  en rafales dévastatrices ! Incroyable comme le vent peut tomber totalement avant de remettre désagréablement la sauce ! Le plus incroyable reste la longévité de ces mauvaises conditions météo.

Bien entendu, rien n’est jamais tout  rose ou tout noir … la marina comporte aussi  ses désagréments comme son coût souvent prohibitif, la promiscuité, l’absence de toute vue à cause d’un voisin encombrant, le manque d’intimité, l’absence de charme ou le passage intempestif des curieux que le système défectueux d’accès au ponton rend possible.

Tamtam … tam … tamtamtam … tamtam … tam … excusez-moi pour cette interruption mais je reçois à l’instant, un message de « Hokulea » ! Si j’en crois mon décryptage, un  Lagoon 57’ se serait échoué le 30 septembre, de nuit et alors qu’il était à la voile, sur une patate de corail dans l’archipel des « Fiji » … la patate de corail n’était pas répertoriée sur la carte utilisée !  Le bateau est irrécupérable … encore un rêve qui part en fumée pour ne pas avoir pris au sérieux les mises en garde des « aînés ».  Ils sont pourtant nombreux ceux qui  savent toujours mieux …

Lundi  21.

C’est déjà le départ de nos enfants !! Leur avion décolle à midi … Séjour beaucoup trop court mais Philippe ne pouvait pas prendre plus de jours pour son travail d’autant qu’il faut déjà compter au moins  quatre jours de trajet aller/retour !

Un peu déboussolé le « papy » mais que voulez-vous votre serviteur vieillit.

Mardi  22.

Cela continue de souffler en tempête que ce n’est pas possible !  Ce n’est pas énorme, énorme … dans les 20 nœuds de vent mais le vent s’engouffre dans le cockpit et déboule dans le carré ! Nous devons nous réfugier à l’intérieur si nous souhaitons ne pas tout voir s’envoler autour de nous  …

Derrière nous, nous avons un Lagoon 62’ australien « HA HA » (de la série des HI Hi, HO HO, HU HU et HE HE …) avec un couple comme équipage … les propriétaires arrivent dans  15 jours.  Rien de bien extraordinaire, j’en conviens sauf qu’en discutant avec eux, Ann a appris qu’en nous voyant travailler, ils pensaient que nous étions également des « Crew » !

On nous prend plus souvent pour des « Crew » que pour les propriétaires ! Rien de si étonnant dès lors qu’il paraît inimaginable pour beaucoup de naviguer qu’à deux sur une unité comme « S.A.S.³ » et qu’en cette taille, il est aussi rare que le bateau ne soit pas affecté au charter avec équipage.

Dîner à bord avec  Elisabeth & François que nous avions rencontrés à Caen. Le plaisir des retrouvailles …

Mercredi  23.

Nous avons toujours droit à un vent bien soutenu … avec même un peu de pluie aujourd’hui. Mais, comme il semblerait que nous ayons droit à une petite fenêtre météo dès vendredi, nous avons décidé de plus nous attarder en Nouvelle-Calédonie.

Nous préparons notre départ …

Jeudi  24.

Toujours autant de vent et la pluie qui s’invite plus souvent que d’habitude … surtout la nuit ! Il ne nous en faudra pas plus pour prendre la saine décision de reporter notre départ pour l’Australie : nous ne sommes pas pressés et nos amis ne sont attendus à bord que pour le 15 novembre …

Journée calme où l’on profite de l’instant présent.

Le soir, nous étions invités au restaurant par Elisabeth & François … très sympathique soirée.

Vendredi  25.

Il fait beau et le vent semble être tombé !  Aurions-nous dû partir ? Bien que nous n’ayons pas à regretter notre décision de retarder notre départ, le sentiment de laisser – peut-être –  passer une belle fenêtre météo nous a titillés un temps … le temps de constater que l’accalmie de vent n’était que très passagère !

Incroyable marina !! Alors qu’il ne manque pas de place au ponton (57 mètres entre notre étrave et la poupe du catamaran devant nous … et plus encore si on prend la peine de rapprocher les bateaux),  « Nouméa Yacht Services » nous annonce que nous avons à quitter la marina pour dimanche soir parce qu’un « 50 mètres » est attendu …  pour éviter que notre « 50 mètres » ait à manœuvrer pour prendre son emplacement, la marina nous invite à partir ! On croit rêver ! Jamais nous n’avons connu un aussi mauvais accueil ! Sans doute la marina n’a-t-elle pas digéré notre arrivée un peu forcée qui l’a – ô sacrilège – contrainte à revoir la position des  autres bateaux le long du ponton.

Le ponton étant composé de dalles en béton de 3 mètres de large, il est aisé de calculer la distance entre deux bateaux …

Samedi  26.

L’Alizé est toujours aussi fort et la nuit fut très pluvieuse … cela s’arrêtera-t-il un jour ? Il n’y a rien que je déteste autant que du vent à un mouillage. En marina, cela passe un peu mieux surtout si le vent vient du bon côté … mais ce n’est pas le cas présentement.

Nous venons de découvrir que les bornes électriques du ponton étaient toutes équipées d’une prise TV !! Spécial, étonnant, unique mais l’idée est loin d’être stupide même s’il semble qu’il y ait peu de candidat !  Avec la TNT, nous captons à peu près les mêmes chaînes françaises sauf TF1 (chaîne privée).

Dimanche  27.

Elisabeth & François nous avaient invités à assister à la « Fête du Bœuf » qui se tenait à « Païta » mais comme François ne se sentait pas bien, ils nous ont très gentiment prêté leur voiture pour l’occasion.

« Païta » est située à quelques kilomètres seulement de « Noumea » et lorsque nous sommes arrivés sur place, nous avons de suite reconnu « l’Arène du Sud » avec ses centaines de visiteurs. C’était impressionnant de voir le nombre de 4×4 parqués dans les champs entourant l’arène.

Alors que nous venions à peine de quitter notre véhicule, un vigile nous a gentiment exposé qu’il s’agissait d’un regroupement de chrétiens … tout en nous demandant si nous étions venus pour la « Fête du Bœuf » ! Manifestement, nous n’avions pas la tête de « bons chrétiens » mais de parfaits païens venus idolâtrer le veau d’or …

En poursuivant notre route, nous avons effectivement, en plein milieu des champs, trouvé une arène naturelle, à ciel ouvert, cernée de moult échoppes . Immédiatement on se serait cru dans un Etat du Sud des Etats-Unis ! La foule des grands jours était au rendez-vous et l’ambiance forte bonne enfant.

Assis dans l’herbe, nous avons assisté à un spectacle de rodéo qui nous a beaucoup plu. C’est surtout la maîtrise des « cow-boys » qui m’a profondément impressionné. Pas à dire mais nous sommes loin de la manière plutôt guindée de monter à cheval que l’on apprend dans nos manèges.

En principe … nous avons l’intention de quitter la Nouvelle-Calédonie pour l’Australie, en début de semaine prochaine et vraisemblablement, mardi à moins que la météo ne tienne pas ses promesses.

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