Publié par : Ann & Stéphane | 24 août 2013

06 au 23 août 2013 – Moorea – Bora-Bora.

Mardi 06.

L’endroit est bucolique mais cela on le savait … par contre, je ne m’attendais pas à nous retrouver tout seul !! Seul et unique bateau sur le site … nous avons fait fuir les deux malheureux qui étaient là avant nous.  Le plus amusant c’est qu’après avoir connu la promiscuité au mouillage de « Taïna », je goute mon plaisir à un peu plus de solitude dont je ne doute pas qu’elle sera vite gâchée par l’arrivée de l’un ou l’autre bateau.

Le vent souffle en rafales occasionnelles  sur la baie mais cela ne dérange nullement  notre tranquillité retrouvée car nous ne subissons pas le moindre Fetch.

Comme mon beau-fils souhaitait faire un baptême de plongée, il a d’abord eu droit à un petit exposé théorique sur l’ABC de la plongée. Nous allions passer à la phase pratique lorsque la nuit est tombée …  ce n’est pas vrai mais il faut bien donner un os à ronger à mes détracteurs qui me trouvent toujours trop long dans mes exposés.

Plutôt que de partir avec tout le matos sur un spot de plongée, j’ai préféré que Christophe le teste d’abord au départ du bateau et mon pressentiment s’est révélé fondé car malgré deux ou trois essais, ses oreilles ne passaient pas … impossible donc de « descendre ».

Toute la petite famille à l’exception de votre serviteur, partait ensuite à la plage située à côté de l’école de voile, à l’entrée de la baie, où Alexia étrennait sa bouée spéciale « bébé ». Incroyable tout ce qu’on n’invente pas !

Au retour, comme la journée était loin d’être passée, nous avons sorti pour Christophe, la bouée gonflable à tracter derrière l’annexe. Il s’est vite avéré que monter sur la bouée nécessitait un peu de savoir-faire et plus encore, des fessiers à toute épreuve …

Pour clôturer cette journée « aquatique », Christophe recevait sa première leçon de pilotage d’une annexe.

Mercredi 07.

Comme hier, j’avais trouvé prétexte en ce que la journée était trop avancée, je n’ai pas pu échapper  à  l’excursion en annexe jusque « Coco Beach » …

Je serais bien resté seul au bateau à écouter un peu de musique, à faire des écritures ou à tenir mon blog mais il semblait que le bonheur de ma petite famille n’aurait pas été le même si je ne les avais pas accompagnés … et force, m’est de reconnaître que je ne l’ai pas regretté. Il faut bien avouer qu’Alexia est pour nous, un vrai rayon de soleil dans notre petite vie de retraités au point que nous nous posons la question de mettre en route un petit bébé … pour nos 60 ans !

Alors que j’avais le souvenir que « Coco Beach » était à des années lumières de notre mouillage, je fus surpris de relever qu’en un quart d’heure, nous y étions déjà ! Les raies étaient au rendez-vous  … de même que des petits requins à pointe noire, d’un mètre de long.

J’avais jeté l’ancre à une dizaine de mètres des autres bateaux  déjà présents sur le site mais comme les autres bateaux nourrissaient les raies … le spectacle était ailleurs et de l’annexe, il était difficile d’apprécier le spectacle. Aussi, avions nous laissé Aurianne avec Alexia  dans l’annexe pour nous y rendre à la nage.

Un peu plus tard, quel ne fut pas mon étonnement de voir arriver  Aurianne poussant devant elle, Alexia dans sa bouée. Ma grande fille a une peur panique du moindre petit poisson et elle se dirigeait droit vers les raies et les requins !! En fait, elle l’ignorait totalement à la suite d’un malentendu.

Parti à sa rencontre, je ramenais tout mon petit monde jusqu’à l’annexe où ma grande fille retrouvait la sécurité et  … la sérénité. Pour ne cependant pas les priver du spectacle, j’ai tout simplement déplacé l’annexe. Nourrir les raies dans un bon mètre d’eau reste un spectacle fascinant et bien évidemment, le site est situé de l’autre côté du chenal en sorte qu’il vous en coûtera 30 €/personne pour vous y rendre si vous ne disposez pas de votre propre embarcation … il n’existe pas de « petits » bénéfices.

Comme l’endroit est plaisant et touristique, nous avons lunché sur la plage avant d’aller voir le fameux « Club Med de Moorea » qui a fermé ses portes il y a déjà dix ans ! L’histoire est assez amusante : comme il est impossible d’acheter un terrain sur l’île, les hôtels sont contraints de louer. A l’expiration du terme du contrat, les différents propriétaires des terrains occupés ont été trop gourmands et le « Club Med » a décidé de quitter « Moorea » malgré une volte-face de dernière minute des propriétaires. Le « Club Med » parti, les propriétaires ont bien tenté d’exploiter les installations mais se sont cassés les dents et depuis lors … ce n’est que ruines et désolation !

Sur le chemin de retour, nous avons été voir les dauphins  de « l’Intercontinental ». Le spectacle est gratuit du bord du bassin mais en fait de « spectacle », nous en avons été pour nos frais : il n’y avait rien à voir à l’exception d’une ou deux cabrioles de ces magnifiques animaux.  Quand nous étions à « Cayo Largo » (Cuba), nous avions assisté à un spectacle époustouflant.

En rentrant « chez nous », nous relevions que « notre » baie avait trouvé d’autres amoureux … parmi ceux-ci,  le Maxi Yacht à moteur « Legacy » qui organise notamment pour ses guest, un plongeon du haut d’un hélicoptère affrété  pour les besoins  … et que dire de son super toboggan !

Il s’agit évidemment de la « haute saison » en Polynésie française en sorte que tous les charters tournent inlassablement entre les îles. En restant sur place, nous avons donc l’occasion de les voir plusieurs fois d’affilée.

Jeudi 08.

Nous laissant Alexia, les enfants sont partis visiter l’île en «buggy » d’un style plutôt amusant. Pour notre part, nous nous sommes occupés de notre petite-fille et avec elle, le temps passe toujours trop rapidement.

En nous rendant à la plage avec elle, nous avons pu admirer de l’autre côté de la barrière de corail, deux baleines à bosse en train de faire des sauts et frapper de leur queue, la surface de l’eau. « D’août à octobre, les baleines à bosse traversent les eaux polynésiennes  pour se reproduire et mettre bas, profitant de la clémence du climat. C’est le long des récifs que l’on a le plus de chance d’observer ces colosses des mers qui se protègent ainsi de leurs prédateurs naturels, les requins pélagiques. »

En fin d’après-midi,  « Hokulea » faisait son entrée dans la baie « d’Opunohu » avec  à son bord, notre ice maker réparé ! La cause de la panne n’était pas trop grave et Patrick était parvenu à  le faire fonctionner  sans devoir commander de nouvelle pièce.  Nous nous sommes laissés facilement corrompre pour un petit apéro.

De retour au bateau, je me suis esquinté à remettre en place l’ice-maker … les joies du bricolage.

Vendredi 09.

Christophe ayant la bougeotte, il faudrait idéalement lui trouver plusieurs occupations sur la journée, changer souvent de mouillage et  faire le tour des îles : « Bora-Bora»  est  notamment, une obsession chez lui.

Malheureusement, nous ne fonctionnons pas du tout de cette manière là et le « charter » n’est pas notre vocation : les bateaux de charter avec leurs « guest », sont toujours en mouvement, allant même jusqu’à quitter un mouillage dans le fond de la baie pour un autre situé en début de baie … juste pour changer d’ambiance et de décor. De surcroît, comme  j’ai le sentiment d’avoir trouvé à « Tahiti-Moorea » mon petit coin de paradis, il m’est pénible d’envisager d’avoir à le quitter !

Le temps passe tellement vite que nous avions oublié l’entretien du GE !! Après l’opération, le GE ne voulait plus démarrer !!! Eric de « Hokulea » appelé à la rescousse,  découvrait qu’un fil s’était bêtement débranché sans doute lorsque j’ai changé le filtre à huile … je vous jure, il s’agit d’avoir un cœur en bonne santé.

Comme Eric était à bord, nous l’avons sollicité pour jeter un œil sur notre ice-maker « réparé » mais qui ne fonctionnait pas ! Une fois de plus, il parvenait à le mettre en route mais il ne fait plus de doute que la pièce doit être remplacée.

Le soir, nous avions invité Sophie & Guillaume, les amis de Gauthier, à venir dîner à bord.

Samedi 10.

Après avoir changé l’antigel du GE (opération que nous avions complètement zappée  la veille), pour faire plaisir à mon beau-fils, nous avons été voir les « Tikis » immergés un peu plus loin que le spot de plongée pour débutants.  Il faisait couvert et plutôt venteux ce qui n’incitait pas franchement à la baignade. Et pourtant, nos « Tikis » étaient toujours aussi beaux … même si Christophe en fut un peu déçu. J’ai bien pensé aller voir un « Tiki » différent chaque jour, histoire de lui trouver une occupation journalière  mais comme ils sont très rapprochés les uns des autres …

Mouillé à proximité, nous retrouvions « Gadjo » qui comptait partir le soir même, pour « Huahine » … située non loin de « Bora-Bora » ! Décidément, mon beau-fils n’a pas choisi d’embarquer sur le bon bateau. La météo était plutôt venteuse et même si nous avions pris la décision de partir sur «  Bora-Bora », nous ne serions pas partis ce jour là. Par la suite, Jean-Philippe de « Gadjo » me confirmera qu’ils en avaient bavé.

Après avoir déposé votre serviteur au bateau, ce fut ensuite la plage pour Alexia qui étreignait cette fois, son maillot de bain à flotteurs intégrés. Mais qu’est-ce qu’on n’invente pas …

Le soir, nos enfants  allaient voir un spectacle de danses polynésiennes à  « l’Intercontinental ». Un taxi est venu les chercher et les reconduire à un endroit déterminé de la baie où nous avons été les déposer et les rechercher en annexe.

Dimanche  11.

Je suis effaré de relever la chute des températures depuis début juillet : c’est l’hiver en Polynésie. Il en résulte que j’ai passé la nuit en pyjama, sous la couette et avec le capot de pont fermé !

Alors que je dormais encore profondément, j’ai compris que toute ma petite famille partait voir les baleines à bosse à la pointe de « Coco Beach ». Christophe m’en avait parlé la veille au soir … sans parvenir à me rallier à son projet trop matinal pour votre serviteur. Malheureusement, la mer était trop formée et ils n’en ont vu aucune.

Si au début, nous étions seuls au fond de notre baie … nous ne le sommes plus. C’est surtout « Hémisphère » qui retient notre attention … le plus grand catamaran au monde (42 mètres) que vous pouvez louer la semaine pour la bagatelle de 200.000,00 € !

Lundi  12.

La nuit et la matinée furent très venteuses avec quelques rafales à décorner un bœuf mais l’ancre résista sans aucun problème. Pour cette raison ou pour une autre, « Gliss » vint trouver refuge dans le fond de la baie de même que d’autres bateaux … je les ai comptés, nous étions  14 !

Opération « vélo » ce lundi … Ann & Christophe ont ainsi enfourché nos deux « Brompton » pour aller visiter la distillerie et usine  à jus de fruits de « Moorea » … fermée le lundi !  Vendredi déjà, Aurianne & Christophe avaient déjà voulu la visiter  mais l’usine était fermée  le vendredi après-midi … En finale, ils repartiront en Belgique sans avoir pu la visiter.

Mardi 13.

« Bora-Bora » … « Bora-Bora » … « Bora-Bora » … comme dans un mauvais rêve, ces mots revenaient sans cesse dans nos conversations comme si par magie, en les répétant plusieurs fois, ils deviendraient une réalité ! C’est que pour notre Christophe, ne pas visiter « Bora-Bora » relevait du sacrilège après tout ce qu’il en avait entendu : « la perle du Pacifique », « petit paradis tropical » « petite merveille nichée au cœur de l’archipel de la Société » etc.

De notre point de vue, il n’était pas raisonnable de partir en bateau jusque là avec Aurianne enceinte jusqu’au cou et Alexia qui faisait ses premières dents. Mais d’un autre côté, nous comptions y faire escale dans notre traversée jusqu’en Australie et on gagnerait un temps précieux en partant avec les enfants plutôt qu’en attendant leur départ.

Aussi,  après bien des hésitations qui émaillèrent toute notre journée, nous sommes finalement partis en fin d’après-midi pour … « Bora-Bora ». Pourquoi partir juste avant le coucher du soleil ? Très simple mon cher Watson … parce qu’il faut une douzaine d’heures pour y arriver (110 milles) et qu’il est quasi impossible de partir et d’arriver de jour.

Comme de bien entendu, la météo se révéla tendancieusement optimiste avec l’annonce d’un vent de 17 à 21 nœuds mollissant  en sorte qu’à peine avions nous quitté la baie « d’Opunohu » qu’un vent réel de 25 nœuds avec des creux de 2 à 3 mètres nous cueillait à froid ! C’est bien que « S.A.S.³ » a tout amorti pour nous sinon je dirais que c’était dantesque … et malgré cela, nous étions cinq bateaux en mer !

Si Alexia se montra digne de ses grands-parents en ayant le pied marin, notre pauvre fille en dégusta jusqu’à l’arrivée … aussi, tout le monde passa sa nuit dans le cockpit ! En ces conditions, il me fut impossible de fermer l’œil … Quand nous ne sommes qu’à deux, nous disposons chacun de l’entièreté d’une banquette  ce qui nous permet de dormir très agréablement mais en le cas d’espèce, il était impossible de s’allonger à deux sur la même banquette. De surcroît, comme il y avait du monde sur l’eau, une attention redoublée était nécessaire.

Jusque 23 heures, les conditions de vent et de mer n’évoluèrent pas … seule consolation : on marchait à 10 nœuds avec un ris dans la GV et le génois … que nous avons malgré tout, réduit plus tard.

Mercredi  14.

De 23 heures à 3 heures du matin, nous avons connu des conditions très acceptables avec un vent réel de 17-18 nœuds, une houle de travers qui ne faisait plus faire des embardées au bateau et un angle de vent apparent qui était passé de 120° à 140°.

Mais après 3 heures du matin, ce fut un peu du grand n’importe quoi avec un angle de vent oscillant entre 120° et 160°. Par contre, à aucun moment, nous n’avons eu à subir de grain et une demi-lune nous éclaira la première moitié de nuit.

Nous sommes arrivés à la passe « Tevapiti » de « Raiatea » pour 8 heures du matin.  De là, nous avons suivi le chenal balisé pour accéder à l’île de « Taha’a » où nous comptions passer la nuit. Une fois arrivés à la « baie de  Hurepiti », nous avons été très déçus : il n’y avait quasiment aucun bateau, la baie était soumise à un vent fort et un Fetch désagréable se faisait ressentir ! De plus, nous avions pris contact avec Alain pour le « Vanilla tour » mais celui-ci était occupé à la réfection de son toit et ne faisait donc plus la visite… Très rapidement, nous avons décidé de poursuivre jusque « Bora-Bora » distante de 21 milles.

Comme nous avions complètement ferlé nos voiles, nous avons poursuivi  au moteur sur une mer calme sauf à la jonction des deux îles où nous ne disposions d’aucune protection … comme toujours, au moteur, la navigation m’a paru interminable.

Une fois sur place, nous avons opté pour le mouillage situé devant le village ce qui n’était  peut-être pas le meilleur endroit … pas de TNT (non, pas l’explosif mais la télévision), 30 mètres de fond, un véritable couloir à vent  et une circulation qui me ferait paniquer de mettre un pied dans l’eau. Pour les plus petits bateaux, il y a des bouées mais bien entendu elles sont très disputées …

Ce qui m’a le plus surpris c’est la force du vent qui nous dévalait de la montagne … tout simplement incroyable : encore un peu et j’aurais pris un ris supplémentaire dans la GV ! Mes premières impressions de « Bora-Bora » n’étaient pas  les meilleures d’autant que nous avons renoué avec le fléau des mouches  … vous savez, ces petites bestioles qui n’arrêtent pas une seconde de vous enquiquiner. On a beau en tuer une dizaine, il en revient toujours autant !

Jeudi  15.

Après une nuit à entendre hurler le vent, nous avons opté pour changer de mouillage. Nous avions repéré en arrivant dans le lagon, un mouillage un peu à l’écart, situé entre la barrière de corail et  le « Motu  Toopua ». Comme nous étions persuadés d’y trouver un meilleur refuge, nous avons étudié nos cartes pour voir comment y accéder : il y a beaucoup de hauts-fonds dans le lagon mais si on y regarde bien, les chenaux sont clairement balisés.

Non sans un petit stress, d’autant que le vent soufflait avec force, nous avons remonté nos  91 mètres de chaîne pour ensuite nous diriger prudemment vers notre havre de paix. Sur place, nous pouvions nous réjouir de notre choix : protection contre le vent, calme champêtre, profondeur de 13 mètres, eau cristalline. Le paradis, quoi !

J’en ai profité, aidé par Christophe, pour nettoyer toute la ligne de flottaison qui était bien sale depuis  «Taïna »! Ensuite, pris dans le mouvement, nous avons nettoyé, Ann et votre serviteur cette fois, les hiloires et les panneaux de pont qui étaient noirs de crasse et blancs de sel … gris, quoi !

La curiosité aidant, nous sommes partis en annexe, plus loin dans le chenal pour voir où tout cela nous menait … en fait, au splendide hôtel Hilton.

Le soir, nous avions à l’apéro, Catherine & Jean-Louis de « Iskander »  dont nous avions fait la connaissance dans le courant de l’après-midi.  Un très charmant couple de Français avec qui le courant est immédiatement passé.

Vendredi 16.

Après le petit déjeuner, nous avons réalisé le tour complet du Motu principal en annexe.  Nous avons ainsi découvert l’autre face de « Bora-Bora » … en fait, le superbe côté du lagon où se situent la plupart des hôtels.  Nous aurions pu nous y rendre avec  « S.A.S.³ »  mais nous n’y avons vu que des catamarans et surtout, nous aurions été loin du « centre-ville » … un bien grand mot pour cette petite bourgade.

« Bora-Bora » ne s’apprécie réellement que si on pousse la chansonnette jusque de l’autre côté du Motu principal  car la face qui se dévoile au départ de l’unique passe, reste très quelconque. Par ailleurs, il faut savoir que la seule richesse de « Bora-Bora » est son lagon aux eaux turquoise.

Notre petite escapade qui nous prit trois bonnes heures (nous en avons profité pour aller nous baigner), se révéla plus périlleuse qu’il n’y paraissait à première vue : Christophe et votre serviteur en sont revenus littéralement brûlés par le soleil !

Le soir, toute la famille prenait un très chaleureux apéro à bord de « Iskander ».

Samedi  17.

Le matin, nous avons eu la délicieuse surprise de nous voir offrir par un Polynésien installé sur le Motu qui borde notre mouillage, un plein panier de bananes, de citrus et de pamplemousses !  Pourquoi nous plutôt qu’un autre bateau ? Mystère.

Comme nous voulions le remercier de tant de gentillesse, nous nous sommes rendus jusque chez lui, en annexe, pour lui offrir du vin et des magazines. Nous ne comptions que passer mais nous n’avons pu décemment refuser son invitation à boire le Ti-punch, avec lui et son épouse.

Une heure plus tard, nous en sommes ressortis avec plus de présents que lors de son passage à bord !! Seul bémol à ce splendide accueil, j’ai été littéralement dévoré par les moustiques lorsque nous étions attablés sur leur terrasse. Par miracle, ni Alexia, ni Ann n’ont été piquées !

LE jour maudit tant redouté secrètement, était arrivé: nos enfants et Alexia nous quittaient pour retourner en Belgique. Nous aurions aimé garder Alexia avec nous mais ses parents n’étaient pas d’accord et notre navigation jusqu’en Australie, rendait la chose difficile Ce n’est donc pas sans une forte dose d’émotions que nous les avons déposés au quai de la navette qui devait les emmener à l’aéroport. Celui-ci est situé sur un Motu isolé que l’on ne peut atteindre que par bateau !

Nous étions tellement  sous le choc de leur départ, que nous avons demandé à Catherine & Jean-Louis de « Iskander » de venir dîner à bord pour nous soutenir. Ils furent des invités merveilleux ce qui nous permit de passer le cap en douceur.

Dimanche 18.

Nous avons attaqué le nettoyage intérieur du 1/3 avant du bateau mais nous n’avons pas eu le courage d’aller plus loin en raison d’un impérieux besoin de lecture ! Nous nous sommes donc vautrés dans le cockpit toute la journée sans même trouver le courage d’aller faire trempette !

Lundi  19.

Poursuite du nettoyage intérieur … et petites courses pour Ann.

J’ai re-découvert le plaisir de la natation dans une eau extrêmement douce et un poil un peu fraîche  … juste comme j’aime.  Aussi, tant que nous resterons à « Bora-Bora », j’essaierai de nager tous les jours car il n’y a rien de mieux pour la santé.

En fin d’après-midi, « Gadjo » faisait son entrée dans le lagon et très sympathiquement, nous avons été invités à prendre l’apéro à leur bord.

Un petit passage par le bateau pour allumer les éclairages et nous repartions dîner sur « Iskander » qui nous faisait leurs adieux : Catherine rentrait à Paris, au départ de « Raiatea » tandis que Jean-Louis restait encore un peu flâner sur zone avant l’hivernage du bateau.

Mardi  20.

Amusant … le matin tous les bateaux du mouillage s’en vont vers d’autres mouillages du lagon et le soir, d’autres viennent prendre leur place : « S.A.S.³ » reste pour sa part, à sa place … quand il relèvera l’ancre, ce sera pour voguer vers les îles Cook.

Entretien du moteur principal … incroyable le travail que cela représente : notre journée y est passée !

Mercredi  21.

7 heures du matin … réveil !! Eh oui … merde … nous allons plonger avec le club local « Top Dive » qui vient nous prendre au bateau … encore une chance ! Mais bon Dieu pourquoi les plongeurs sont-ils tous des lève-tôt … on peut plonger toute la journée tout de même … mouais  je sais, ce sont celles du matin qui sont les plus belles et souvent les plus profondes.

Première plongée (-21,20 m. – 52’), dans le lagon, à « Anau » réputé pour être une station de nettoyage des raies Manta.  Sympathique plongée dans une vingtaine de mètres d’eau mais la visibilité n’était pas excellente en sorte que si par deux fois, je n’avais pas attiré l’attention de notre guide sur la présence d’une raie Manta, il n’en aurait vu aucune ! L’autre palanquée n’en a d’ailleurs vu aucune.

Deuxième plongée (-17,7 m. – 48’), dans le lagon, à « Toopua » réputé pour ses bancs de raies Aigle. L’intervalle de temps entre les deux plongées était un peu court (le temps de passer d’un spot de plongée à l’autre) mais comme nous plongions au Nitrox 32 (air enrichi en oxygène), cela n’a pas  posé le moindre problème.

Sur un fond de sable blanc que rehaussaient quelques barrières de corail, nous avons eu droit à plusieurs ballets de raies Aigle. Il devait y avoir une vingtaine d’individus de toutes les tailles par troupeau. C’était époustouflant de beauté malgré une visibilité pas terrible.

Ensuite, nous avons été reconduits au bateau. Avec comme toile de fond, un Swan 100’ « Virago », il m’a été facile d’indiquer au skipper quel était notre bateau … « c’est le plus petit » ! Jamais « S.A.S.³ » ne m’a paru aussi ridicule … il faut dire qu’au mouillage, nous n’étions que trois bateaux et que le troisième mesurait 40 mètres !

Le soir, nous allions dîner au « Maikai Marina & Yacht Club » où nous avons fait la connaissance de sympathiques canadiens de Vancouver, Isabel &  Jim de « Sonsie of Victoria » ainsi que du skipper de « Virago » … excellent exercice d’anglais, encore que mon anglais remonte à mes humanités, autant dire à la préhistoire ! Comment je fais d’ordinaire ? Je laisse parler ma femme … elle en est si heureuse ! Moi, je me défoule sur mon blog … vous comprenez maintenant pourquoi mes articles sont toujours si longs !

 Jeudi 22.

Cela fait maintenant plus d’une semaine que nous avons droit à une pétole d’enfer !!! Du même coup, les températures sont à nouveau en hausse toute … au point que l’on se croit dans un sauna dès que nous mettons le nez à l’intérieur !

Visite à bord, d’Isabel & Jim avec qui nous prendrons l’apéro.

Nous passerons notre soirée à programmer la suite de notre voyage jusqu’en Australie … pas une mince affaire pour choisir les bons mouillages, se faire une route entre les îlots et les dangers, calculer le bon moment pour partir etc.

Vendredi 23.

C’est la journée de toutes les courses, de toutes les démarches, de tous les excès : nous n’avons pas trop de la journée pour faire tout ce que nous devons faire d’autant que nous craignons de ne plus avoir de liaison internet avant la Nouvelle-Calédonie …

Nous comptons partir demain matin pour « Aitukaki » (île des Cook Sud) … distance 482 NM que nous escomptons avaler en trois jours.

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Responses

  1. WOW WOW WOW WOW pas de petit frère ni de petite soeur!!!!!!

  2. Joli bateau, joli voyage. Moi j’aimerais bien que vous indiquiez le prix des places en marina a chaque fois. Ce serais une super info meme si ils changent, ca donne de bonnes indications.
    Bonne continuation dans votre voyage.
    Terry

    • Bonjour Terry,

      Si je prends bonne note de ton souhait, tu constateras que nous n’allons pour ainsi dire jamais en marina … nous préférons de très loin le mouillage.

      D’autre part, le prix en marina dépend bien évidemment de la taille du bateau, de la place d’emplacement (une tête de ponton est plus onéreuse), de la période de l’année … mais également de la durée du séjour !

      A titre informatif, nous avons souscrit à la marina de Bundaberg (Australie) un contrat de 6 mois pour pouvoir bénéficier d’un tarif très avantageux soit 4.568,40 Aus $ (toutes taxes incluses pour deux personnes vivant à bord).

      Bien à toi,

      S.A.S.³


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