Publié par : Ann & Stéphane | 14 juillet 2013

02 au 11 juillet 2013 – Rangiroa (Tuamotu).

Mardi  2 – Mercredi  3.

Comme me l’a reproché avec raison, mon fils … j’aurais du dire « non » de manière ferme, catégorique et répétitive pour avoir une chance d’être entendu. Au lieu de cela, j’ai essayé de me convaincre que de quitter mon petit coin de paradis pour l’enfer de « Rangiora » n’était pas aussi pénible qu’il y paraissait : après tout, il suffisait de se taper 207 milles au moteur contre un vent et une houle prétendument « faibles ».

Bien évidemment, encore faut-il savoir « interpréter » une météo et mon skipper ne semble pas trop à l’aise à ce petit jeu là, la situation vécue diverge un peu … Toujours est-il qu’après quelques heures de navigation peinarde mais assommante au moteur, nous avons eu droit à un vent dans le pif qui est monté jusque 35 nœuds, à une houle de face qui a transformé « S.A.S.³ » en sous-marin et à des grains successifs dont le dernier nous masquait l’entrée de l’atoll !! Si  je n’avais pas laissé le soin à mon skipper et à mon fils de superviser cette navigation, j’aurais eu plus de détails à vous fournir.

Mon pronostique de départ, de « navigation assommante » est ainsi passé à « navigation catastrophique » … et on s’étonne par la suite que je « déteste » le Pacifique !

Notez que le bon côté des choses reste que j’ai pu constater que notre nouveau pare-brise panoramique du carré pissait de l’eau de toutes parts …

Jeudi  4.

Ce matin, en me levant, je découvrais notre nouveau « paradis » … « sinistre » est le mot qui lui convient le mieux … même Ann convenait que l’endroit est « moche » ! Le ciel est gris, le fond de l’air assez frais, une immense et morne étendue d’eau s’étend devant la proue du bateau, le plan d’eau est « calme » mais loin d’être une mer d’huile, plusieurs bateaux sont déjà partis.

Que sommes nous venus faire là … je devrais poser la question à mon skipper puisque c’est elle qui tenait à découvrir cet endroit. Sauf erreur de ma part, il n’y a que la plongée qui soit intéressante encore que selon une brochure que j’ai lue, les fonds sont pauvres mais on y voit « du gros » …

Pour le moment, pour l’instant, je ne me vois pas mettre un pied dans l’eau, ni même descendre l’annexe. Par contre, il me semble impératif de démonter la vitre du panoramique pour refaire totalement son joint … « il suffit de … ». Oui mais voilà, l’entrain n’est pas au rendez-vous et les conditions météorologiques ne m’incitent guère à me lancer dans ce travail. Aussi, j’ai décidé de poursuivre la lecture passionnante de mon roman et de laisser voir venir !

« Rangiroa » semble être une destination des  « Grands Yachts » car à tour de rôle, ils viennent se pavaner dans la grisaille de l’atoll ! «  Atoll … les Opticiens » dirait « Antoine » qui adore, parait-il, les Tuamotu. Nous l’avons croisé à « Papeete » sur son catamaran jaune.

Vendredi  5.

Toute la nuit, il a plu averse  et comme si cela ne suffisait pas, nous avons eu droit à un vent montant jusqu’à 30 nœuds … il s’agit d’avoir confiance dans son ancrage ! Je dois bien reconnaître que cette confiance là s’était effritée sans raison chez moi … imaginez en conséquence, la nuit que j’ai passée.

Ce matin, le bateau était cerné par un banc de poissons flutes d’au moins 50 cm. de long et par des oiseaux noirs au plumet blanc qui faisaient bombance en pêchant à proximité immédiate de la coque de minuscules petits poissons. Si un petit crachin n’avait été de la partie, j’aurais pu profiter du spectacle mais en de telles conditions,  nous n’avons eu d’autre choix que de nous réfugier à l’intérieur …

En milieu de journée, le vent s’est considérablement affaibli pour laisser la place à une houle qui a fait rouler copieusement le bateau : quand ce n’est pas un mal … c’en est un autre ! Ce mouillage est réellement un enfer.

Pendant un bref instant, nous avons touché du doigt une situation presque agréable sans vent, sans houle et sans pluie mais cela ne dura pas et le vent est revenu en force !

Samedi 6.

Bousculés, ballotés, roulés, agités, secoués … voilà notre triste sort depuis près de 48 heures que nous nous terrons sur « S.A.S.³ »  sans autre envie que de rester caler dans un coin.  Il est certain que je garderai un magnifique souvenir de « Rangiroa » et de son merveilleux lagon bleu … enfin, en ce moment, il est plus blanc d’écume qu’autre chose.

Nous attendons une accalmie pour nous casser de cet enfer au plus vite … avec un peu de chance, mardi prochain ! D’ici là, il faudra tenir … il ne vous étonnera pas d’apprendre que de  nous trois, votre serviteur est le seul à avoir réellement pesté de la situation !

Le plus amusant est que je sais par avance qu’il y aura des personnes pour me parler de « Rangiroa » en termes de petit paradis sur terre. A vrai dire, j’ai appris au cours de ce voyage  que la notion de « paradis » était une notion très  fugace et dépendait du facteur « chance ». Et à côté de cela, il y a aussi les « buveurs d’étiquette » c’est-à-dire ceux qui vous diront qu’un vin est excellent parce que l’étiquette de la bouteille est prestigieuse …

Le moral de votre serviteur est au plus bas d’autant que « Gliss » nous abandonne à son tour, à notre triste sort : lorsque nous sommes arrivés, il y avait tellement de bateaux au mouillage que nous avons été contraints de jeter l’ancre assez loin du rivage mais une fois que tous nos voisins proches sont partis … nous étions bien seuls sur le plan d’eau ! Nous avons vu « Gliss » pour la première fois … à St Barth ! Depuis lors, nous nous retrouvons de manière épisodique alors même sans se connaître, il est devenu avec le temps et les rencontres,  un « copain ».

Histoire de remonter le moral, le GE calait en pleine soirée tandis que nous étions en train de regarder un film (non … pas à la télévision. Il y a  la TNT à « Rangiroa » mais nous ne parvenons pas à la capter …). Nous n’avons pas insisté avec le GE car les batteries étaient chargées mais cela préfigure évidemment de nouveaux ennuis. Joie !

Dimanche 7.

La météo avait prévu que le vent allait diminuer en force avec le lever du jour et effectivement, même si nous sommes encore et toujours pas mal secoués, il y a de l’accalmie dans l’air. Un espoir en vue ?

Bien que je ne sois pas « en condition » pour bricoler quand le bateau bouge dans tous les sens, nous avons malgré tout procédé à quelques vérifications et au changement de trois filtres à diesel. Après cela, le GE nous a encore fait deux toussotements de mauvaise augure mais ensuite, il a marché correctement ce qui nous a permis de faire le plein d’eau de nos réservoirs. On croise les doigts …

Le vent était encore bien présent, la mer toujours formée mais le ciel était – temporairement – serein.  Très temporairement serein mais nous en avons profité, Gauthier et votre serviteur,  pour démonter  la vitre panoramique de carré … quand je pense que nous avions fait appel à un « professionnel » pour justement éviter d’avoir à en arriver à cette situation !

Nous devrons sans doute encore chipoter avec le joint extérieur mais le travail que nous avons réalisé, a été très proprement réalisé et là où notre « pro » a connu des difficultés de montage, tout s’est bien emboîté avec nous … ce qui est de bonne augure.

En milieu de soirée, le vent reprenait à nouveau de l’ampleur … cet endroit est « merdique ».

Lundi 8.

La veille au soir, nous avions réservé pour la plongée de 11 heures au club «  Rangiroa Plongée ».  Nous étions trois plongeurs plus Jean-Jacques, le moniteur du club : -42m. – 50’

Nous sommes partis en annexe par la passe de « Tiputa » à l’extérieur de l’atoll et nous avons tourné à droite … cela bougeait pas mal et la météo n’incitait pas à la trempette.

Au milieu de nulle part, renverse arrière et nous étions dans le « grand bleu » … mouai, enfin dans le « grand gris », couleur locale !

Nous nous sommes dirigés vers le tombant et de là, nous nous sommes laissés entraîner par le courant. Le spectacle n’était évidemment pas du côté du  tombant mais dans le « grand bleu » : Napoléon, requins gris, gigantesque banc de poissons, barracudas, tortue et … une raie Manta alors que nous étions à – 5m. passant en rase motte au-dessus de la tête d’Ann !

Belle plongée sympa mais sans plus : les plongées dérivantes ne  sont pas mes préférées  … et encore moins lorsque ce n’est pas moi qui assure la direction de palanquée.

De retour au bateau,  nous sommes repartis avec Gauthier visiter une ferme perlière située à 8 kms. de là. Très, très intéressante visite grâce à un exposé clair et concis du responsable.  Malheureusement, pour le retour, le taxi n’était pas libre avant une demi-heure en sorte que nous sommes partis à pied … 1 km. à pied, ça use, ça use, 1 km. à pied ça use les chaussures … 2 kms. à pied, ça use, ça use, 2 km. à pied ça use les chaussures … 3 kms. à pied ça use … le taxi !

Ben non, c’était bien le même Van blanc mais ce n’était pas le taxi mais un « local » extrêmement gentil qui nous a pris en autostop.  Heureuse confusion qui nous a permis de préserver la semelle de nos claquettes !

Puisque malgré tout l’optimisme de la météo, il est impossible de connaître cet atoll autrement que sous les grains, la houle et le vent … j’ai pris la décision que nous levions l’ancre ce mardi pour « Moorea » que nous n’aurions jamais, jamais dû quitter !

Mardi  9.

Aux fins de passer une bonne nuit, nous avions fixé le départ à 10.30 heures,  l’heure de l’étale de basse mer étant à 11 heures  selon les informations données par internet … selon Jean-Jacques du club de plongée, l’étale était à 5.30 heures du matin et selon les locaux interrogés par  Ann, il y avait une marée toutes les cinq heures : faites votre choix, il y en a pour tous les goûts !

Comme  à 7 heures, nous étions naturellement réveillés, nous avons décidé de partir sans plus attendre …

Si  le ciel était dégagé pour une fois, le vent était bien présent et le plan d’eau agité … comme d’hab.

Ce n’est pas sans une réelle appréhension que j’ai pris la barre du bateau pour le guider dans la passe que je ne connaissais pas parce que …  parce que j’étais trop enrhumé à l’aller ! Le courant était sortant et jusqu’à la sortie de l’atoll, ce fut extrêmement facile.

A la sortie, un superbe mascaret nous attendait et c’est dans ces moments de tous les dangers que l’on prie pour que le moteur ne tombe pas en panne … J’avais bien pensé hisser la GV avant d’embouquer le chenal pour le cas où mais nous avions quelques milles à parcourir plein vent arrière avant de pouvoir nous élancer au « près bon plein » vers « Moorea ». Aussi nous avons préféré attendre d’être sur le cap pour la hisser.

Dehors, trois voiliers faisaient des ronds en attendant de pouvoir pénétrer dans l’atoll au bon moment de la marée. Quand je pense à cela, je me dis que j’ai quand même été super fortiche pour calculer notre heure de départ de « Moorea » avec une telle précision que lorsque « S.A.S.³ » s’est présenté devant la passe de « Rangiroa » … c’était pile poil l’heure de l’étale ! Je le signale parce que sinon personne ne penserait à  m’en féliciter … on n’est jamais mieux servi que par soi-même.

Après une bonne heure de moteur dans une mer houleuse mais avec les vagues venant de l’arrière cette fois, nous avons hissé toute la toile par 17 à 20 nœuds de vent réel de SE c’est-à-dire que nous avions un angle de vent de 80°.

Solide départ avec une vitesse dans l’eau qui s’est fixée d’emblée à 10 nœuds. 10 nœuds… les nerfs supportent mais lorsque le vent monte un peu et que la vitesse affiche plus de 11 nœuds … 1 nœud se noue dans l’estomac et ce n’est pas bon … pour l’équilibre du bateau ! Il faut dire que nous avions en mémoire, ce 50’ démâté vu à la marina « Taïna » ainsi que ce 6.50 qui avait démâté deux jours plus tôt  à l’approche d’un Motu.

Sur « S.A.S.³ » on ne peut savoir si le vent monte en force que de deux manières : soit en regardant l’anémomètre, soit en regardant le speedo car le bateau ne bouge pas d’une ride !! Aussi est-il très facile de tout laisser aller et vous flirterez avec les 12 à 14 nœuds … mais vous devrez changer de slip car vous l’aurez trempé ! Vous n’imaginez pas l’impression de puissance qui se dégage du bateau lorsqu’on se laisse aller à le titiller juste un petit peu alors imaginez au débridé …

Aussi, courageux mais pas téméraires, nous n’avons pas arrêté de réduire progressivement la voilure pour ne plus laisser que la trinquette et  la GV avec deux ris … et malgré cela, notre vitesse restait quasiment bloquée à 10 nœuds. Il faut dire que durant la nuit, la force du vent est passée à 20-22 nœuds de vent réel avec des pointes à 25 nœuds … alors que la météo prévoyait 15 à 17 nœuds ! Par contre et il faut le signaler comme un phénomène parfaitement a-normal, nous n’avons subi aucun grain !!

En début de nuit, un bruit violent et Gauthier découvrait que notre drisse de spi, en principe attachée au balcon de pied de mât, jouait les filles de l’air ! C’était fantasmagorique de voir cette drisse avec sa grosse manille se balancer dans la nuit comme un papillon pris dans un faisceau lumineux.  Perso, je l’aurais laissée se balancer dans le vide mais il y avait toujours le risque qu’elle ne vienne frapper un des panoramiques du carré … notez que je sais maintenant comment procéder pour les changer mais tout de même.

N’écoutant que sa jeunesse, notre fils enfilait une brassière et s’attachait à la « ligne de vie » pour jouer à la « pêche aux canards » avec la gaffe du bord : le but du jeu étant d’enfiler la manille de la drisse de spi sur le crochet de la gaffe … cela en pleine nuit et alors que « S.A.S.³ » filait à plus de 10 nœuds … autant dire qu’à moins d’un coup de chance, les dés étaient pipés !

C’est alors que j’ai pensé ralentir le bateau en enroulant totalement le génois … ce qui a eu pour effet que la drisse est venue se coller au mât et que Gauthier a pu l’attraper.

Mercredi  10.

Je n’ai  pas trop bien dormi en raison du froid mais surtout en raison du trafic rencontré : un pêchou, un cargo, « Dragon Fly » qui marchait à plus de 15 nœuds … et un atoll non éclairé qui se trouvait juste sur notre route ! Il faut dire que le malotru n’a pas prétendu changer de cap !

Au lever du jour, nous avions en vue « Tahiti » et  « Moorea » … j’en ai pleuré de chaudes larmes d’émotion : enfin « de retour à la maison » ! Vous n’imaginez pas ce que c’est pour un enfant d’être privé de sa mère nourricière … je n’en pouvais plus à « Rangiroa » … j’ai détesté « Rangiroa » encore plus que les « Marquises » ce qui n’est pas peu dire … selon mon fils, encore un sujet pour mon livre qui devrait s’intituler: « Je déteste ».

Mais je me dois d’être honnête et de signaler à « Rangiroa »,  la facilité du petit port pour les annexes et du service de poubelles parce qu’à « Moorea », les poubelles constituent un réel problème : elles ne sont levées que deux fois par semaine et en attendant, il faut les conserver à bord ! En clair, vous êtes à « Moorea » et vous avez des poubelles … faites un saut jusque « Rangiroa » pour aller les déposer.

Une fois à « Moorea », nous avons opté pour la baie « d’Opunohu », histoire de changer de mouillage. Alors que nous faisions nos manœuvres d’approche, un  40’ battant pavillon danois « Anaconda » nous a brûlé la politesse en jetant l’ancre au quasi seul endroit où nous pouvions le faire sans gêne pour les autres bateaux. Du coup, nous avons été contraints en finale à mouiller dans le fond de la baie où l’eau n’est malheureusement pas limpide …

Ce n’est pas la première fois que j’assiste à ce type de comportement chez un plaisancier: vous les voyez prendre tous les risques pour arriver avant vous sur place et ainsi s’accaparer de la place tant convoitée. Le plaisancier malotru ou égoïste ne diffère guère de l’automobiliste malotru ou égoïste que l’on peut rencontrer … il n’y a que le moyen de locomotion qui change. Il ne faut pas se leurrer ni la mer, ni l’éloignement ne rendent les gens plus « civilisés ».

J’ai cru un moment que dans le « Pacifique » au vu de la prouesse d’être simplement là, des liens se tisseraient plus facilement  entre les plaisanciers rencontrés mais cela ne diffère guère des Antilles ou d’ailleurs : chacun pour soi et Dieu pour tous … il paraît qu’il y a dix ans ce n’était pas comme cela mais c’était il y a dix ans.

Pour notre plus grand plaisir, nous avons retrouvé sur place, Gaëlle et Marc de « Coco d’Iles ».Ils avaient quitté « La Playita » (Panama) bien avant nous et depuis lors nous étions sans nouvelles d’eux. J’en étais arrivé à penser que nous  ne les verrions plus jamais d’autant que leur catamaran est à vendre conformément à leur programme de départ. Eux aussi connaissent de sérieux problèmes techniques (GE – pilote automatique) alors que  le bateau va sur ses deux ans.

Personnellement, cette petite navigation de 207 milles restera gravée comme l’une des meilleures que j’ai connue et cela m’a redonné un peu de courage pour la suite du long périple qui nous attend encore jusqu’en Australie …

Jeudi 11.

Incroyable comme il fait calme … calme absolu même : pas de grains, pas de pluie, pas de houle, pas de vent et, en principe, du soleil mais bien évidemment par application de la « loi de la vexation universelle », il fait grisounours ce matin et le taux d’humidité est très élevé.

A ma plus grande surprise … un « love boat » a jeté l’ancre à l’entrée de la baie. Il s’agit du premier que je vois dans le Pacifique mais je suppose qu’en nous rapprochant de l’Australie, nous en verrons de plus en plus.

Comme un coup de vent avec une houle de 4 mètres est annoncé pour le week-end, j’avais tendance à penser que notre baie allait faire le plein de bateaux mais au lieu de cela, ils partent tous ! Il faut avouer que nous sommes un peu loin de tout et de tout le monde : le plus prisé restant l’entrée surpeuplée de la baie avec son eau cristalline, ses plages de sable blanc et son école de voile.

Nous avions retrouvé « Coco d’Iles » … Gauthier retrouvait Sophie & Guillaume avec qui il passait l’après-midi : le plan d’eau est tellement superbe …

Le soir, nous prenions l’apéro sur « Coco d’Iles ». Cela nous a fait beaucoup de bien de retrouver un peu de vie sociale.

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