Publié par : Ann & Stéphane | 5 mars 2013

15 au 26.02.13 – Grand Cayman.

Vendredi 15.

Cela fait déjà une semaine qu’Ann m’a averti que nous allions avoir un week-end particulièrement venteux ! Mais que faire tant que nous n’avions pas réceptionné nos nouvelles fixations de GV ? Je n’avais donc pas vu d’autre solution que de rester sur place et de faire le gros dos le moment venu.

En allant conduire Ann & Chantal au débarcadère pour précisément aller réceptionner nos nouvelles fixations de GV au siège d’UPS, je me fais héler par un responsable du port qui me tient alors tout un discours selon lequel nous ne pouvons rester à notre mouillage en raison du mauvais temps annoncé et que nous devons aller dans le « North Sound » … que si nous restons au mouillage, il ne peut nous garantir la tenue de la bouée et qu’en cas de problème, il leur sera impossible de nous venir en aide !! Quand on vous tient ce type de message, il y a de quoi paniquer un bon coup. Ce n’est pas la première fois que nous avons subi un  coup de vent au mouillage et pour désagréable qu’il eut été, il n’y a jamais eu lieu d’en faire tout un plat sauf une fois, c’était à la « Grande Anse d’Arlet » (Martinique)  mais c’est une autre histoire …

Je suis donc retourné au bateau l’esprit complètement chamboulé par cette sévère mise en garde. Le calme précédent la tempête, vendredi et samedi ont été des journées particulièrement agréables …

Dans le courant de l’après-midi, nous avons alors tenu un « grand conseil » sur « Maeva » quant à la sage décision que nous avions à prendre. Nous savions qu’une dépression venant du Nord, descendait  vers la mer des Caraïbes avec des vents estimés entre 25 et 30 nœuds  et une houle de 2 à 3 m… seulement, aucune réelle échappatoire en vue : nous réfugier à « Port Antonio » de Jamaïque était une solution mais nous n’aurions pu y arriver sans être rattrapés par le mauvais temps, pire encore si nous décidions de partir précipitamment vers le Panama.

Le lagon du « North Sound » … On nous en parle beaucoup mais nous ne pouvons y entrer avec notre tirant d’eau ! De surcroît, le lagon étant ouvert sur le Nord, nous avons pu constater de nos propres yeux comme la zone peut être « mouvementée » par vent de Nord et comme les marinas sont peu protégées de la houle !

Les mouillages au Sud de l’île … C’est bien de l’évoquer mais nos cartes ne font aucune référence à de quelconques mouillages et que valent-ils ? C’est toujours le même problème lorsqu’on ne connait pas la région … on ne peut que croire ce que les guides nautiques en racontent mais les surprises désagréables sont fréquentes.

En finale et en se fondant sur le fait que le vent allait s’orienter au NE en forcissant, nous décidons de rester au mouillage devant « George Town » comme les cinq autres voiliers mouillés un peu plus loin … sauf qu’avec stupéfaction, nous en voyons deux petits qui partent se mettre à l’abri dans le « North Sound » !!

Samedi 16.

Appel angoissé de Laurent qui nous signale que tous les locaux ont disparu de l’horizon et qu’il y a encore un autre voilier qui a quitté le mouillage pour, nous supposons, le « North Sound » …

Un peu plus tard dans la matinée, c’est un autre voilier qui part toutes voiles dehors vers le Nord !!! J’aurais bien voulu connaître la suite de l’histoire de ce voilier car partir à la rencontre du mauvais temps est une idée qu’il m’est encore difficile de concevoir d’autant qu’il a fait beau toute la semaine en sorte qu’il aurait pu avancer son départ …

On a beau vouloir conserver son calme lorsque tout le monde quitte la zone, on finit par paniquer  … Ann a alors désespérément pris contact avec les autorités pour qu’un pilote (200 $) nous conduise à l’abri d’une marina du « North Sound » … possibilité renseignée par les guides nautiques. Mais comme nous en étions convaincus, avec notre tirant d’eau (2.5 m) nous ne pouvions aller ni dans le « North Sound », ni en marina : nous étions faits comme des rats !

Lorsque le dernier voilier a quitté le mouillage pour le Sud de l’île, nous étions effondrés : sur tout le mouillage, ils ne restaient plus que « S.A.S.³ » – « Maeva » et … le bateau pirate ! Le bateau pirate était notre dernière planche de salut : s’il restait au mouillage pourquoi aurions-nous dû craindre pour nos bateaux ? Mais comme je le pressentais, il n’allait pas tarder à faire également mouvement …

Alors que j’observais les évènements avec de plus en plus de fatalisme, j’entendis Ann appeler par VHF, « Port Security » pour demander un conseil !! Nous avions déjà eu « Port Security » plus tôt en matinée lorsque nous recherchions un pilote alors que pouvait-il dire de plus si ce n’est comme il nous le fut répété à maintes reprises, que par vent de NE le mieux encore était de rester devant « George Town » … au seul petit détail que le vent venait d’abord du Nord avant de tourner vers le NE.

Quelle ne fut pas ma stupéfaction d’entendre « Port Security » nous conseiller très vivement d’aller mouiller au Sud de l’île au moment même où le bateau pirate s’apprêtait à quitter le mouillage ! Si nous avons bien compris, « Port Security » a demandé par VHF sur le canal 16 à tous les bateaux de quitter le mouillage pour se réfugier au Sud de l’île mais nous étions branchés sur le canal 72 …

En principe, nous sommes branchés sur le canal 69 mais d’une part, ce canal est fort usité à « Grand Cayman » et d’autre part, il semblerait que nos petites conversations en aient irrité plus d’un en sorte qu’après avoir déjà eu droit à un « shut up ! », un petit malin n’a rien trouvé de mieux que de mettre de la musique à chaque fois qu’on essayait de parler avec « Maeva » …

A peine avais-je entendu le conseil donné par « Port Security » que je larguais les amarres pour suivre le bateau pirate. Surprenant de relever comme cette réplique d’un bateau de pirates a un sacrément bon moteur : à 1.800 tours soit 8 nœuds, on faisait jeu égal !!

« Port Security » nous avait donné les coordonnées  de trois mouillages où nous pourrions même disposer de bouées ! Incroyable que nos cartes ne renseignent ni la présence des bouées, ni la présence des mouillages …

En contournant la pointe Sud de l’île, au premier mouillage,  je relève que tous les locaux sont à l’ancre … c’était donc là qu’ils se cachaient tous ! Vous ne le croirez pas mais j’en ai ressenti un énorme soulagement.

Bien plus loin sur la côte Sud, nous avons effectivement découvert à « Spotts Bay », trois bouées oranges (les bouées blanches sont réservées pour les bateaux de plongée) dont l’une était déjà prise : ils en restaient juste une pour « S.A.S.³ » et une autre pour « Maeva » … quant au bateau pirate, il n’a plus eu d’autre choix que de jeter l’ancre. En fin de soirée, nous étions 7 bateaux au mouillage.

La prise de mouillage se révéla comme à l’accoutumée, un peu sportive : au premier essai, j’étais à l’avant avec la gaffe mais je n’ai pu remonter le bout à bord. Au second et troisième essai, nous avions échangé les rôles et j’étais à la barre.

Le troisième essai fut le bon et Ann parvint à me donner l’œillet de l’amarre de la bouée que je me suis empressé de frapper sur le taquet avant du bateau.

En revenant sur l’arrière, je vois Ann en train de se doucher sur la jupe du bateau !! Je ne vous dis pas combien j’ai pu jurer de constater qu’au lieu de venir m’aider, ma tendre épouse ne trouvait rien de mieux que de se rafraîchir … Ce que je n’ai appris que le soir c’est qu’après m’avoir donné l’amarre, elle était retournée à la barre en posant sur le dessus du siège de cockpit, la gaffe … qu’un sérieux coup de roulis a projeté en ligne directe à la mer ! Qu’elle s’était alors jetée à l’eau pour la récupérer  sans m’en avertir  …

Plus incroyable encore … alors que je peaufine notre amarrage notamment pour préserver notre peinture de coque, je jure encore un coup en pensant qu’Ann était déjà derrière son internet … alors que ma délicieuse épouse était dans l’eau à nager vers la bouée pour glisser en son œillet, une amarre de secours au cas où … Je sais ce que vous pensez : deux comme elle cela n’existe pas mais je vous demanderai de tenir vos réflexions pour vous car cela pourrait finir par lui monter à la tête.

Lorsque nous sommes arrivés au mouillage, une grosse houle venant du Sud nous a fait sérieusement rouler mais nous savions que la houle allait tourner … ce qui s’opéra en milieu de soirée. Le vent d’abord timide, s’est renforcé en cours de nuit mais uniquement en rafales. Notre nuit prévue comme cauchemardesque, s’est révélée des plus agréable avec des moments où nous nous serions crus en marina !!!

Le conseil de « Port Security » s’est révélé plus que précieux : au Sud de l’île on est bien protégé des vents de Nord et la mer y est très calme … en l’absence de houle de Sud !

Dimanche 17.

Le gros coup de vent est passé durant la nuit. Nous avons encore eu droit à un vent fort qui ne souffle que par intermittence (effet de protection de la terre ?) et bien entendu, le bateau bouge un peu mais la mer est calme.

Nous attendons la suite des événements avec sérénité.

Lundi 18.

Nous avons droit à un ciel bouché et à des températures plutôt fraîches : brrrrrrrr

« Port Security » nous conseille toujours de rester à « Spotts Bay » malgré le fait que le vent et la houle aient tourné plus Est ! Nous subissons depuis la veille au soir, une petite houle bien désagréable venant d’Est qui fait rouler fortement le bateau par intermittence. Quant au vent, nous n’en ressentons que peu les effets au point de parfois nous faire croire qu’il est totalement tombé … jusqu’à la bonne rafale qui nous fait comprendre qu’il n’en est encore rien.

Les prévisions météo sont encourageantes puisque la situation devrait s’apaiser dès demain matin alors qu’au départ, nous en avions jusqu’à mardi soir …

Précédé par une flottille de six navettes,  le « Disney Fantasy » (« love boat ») fait son apparition à « Spotts Bay » en fin de matinée !! Rassurant de voir que même les « love boat » sont déroutés vers notre baie qui est équipée d’un débarcadère en pierre extraordinairement protégé par un petit lagon : les vagues se cassent un peu avant l’entrée du lagon où le petit plan d’eau reste parfaitement calme !

Le froid, la houle, le temps gris et un petit crachin décourageront les passagers de mettre pied à terre en sorte que s’ils étaient une dizaine à risquer l’expérience, c’était beaucoup ! Les navettes sont donc reparties les unes après les autres vers leur mouillage de tempête situé à la pointe de l’île.

Deux heures plus tard, le « Disney Fantasy » nous abandonnait à notre triste sort : en cours de journée,  une houle de SE s’est renforcée au point de nous faire maintenant rouler de plus en plus copieusement. La nuit sera un vrai cauchemar … Un voilier australien prendra le risque en fin d’après-midi de retourner au mouillage de « George Town » en même temps d’ailleurs que le bateau pirate ! A-t-il eu raison ? Selon nos informations, cela roulait encore très fort à « George Town » durant la nuit.

Mardi 19.

Vers 3 heures du matin, nous avons été réveillés tous les deux par un besoin pressant … mal nous en a pris car par la suite, nous n’avons plus su trouver le sommeil ! Comme il faisait nuit noire, j’ai préféré attendre le lever du jour pour faire mouvement vers « George Town ». J’ai passé le restant de ma nuit à prier pour ne pas retrouver en morceaux, notre vaisselle qui brinquebalait dans les équipets, à m’inquiéter pour notre barre à roue qui grinçait sous les coups de butoir des vagues, à m’énerver sur tel ou tel bruit insolite  …

Ma surprise fut grande de constater que « Maeva » ainsi qu’un autre voilier étaient déjà partis à la fine pointe de l’aube ! Il ne restait plus que « S.A.S.³ » et un catamaran qui lâcha les amarres peu après nous.

Au mouillage de « George Town », notre bouée isolée était squattée par le voilier australien (grrrrr …) tandis que « Maeva » avait retrouvé sa bouée. Encore une chance pour eux car plus loin dans le mouillage, ils ne captent plus l’internet … Nous sommes donc à une autre bouée située plus loin du centre ville mais en compagnie de quatre autres bateaux.

Le vent est retombé à 15-20 nœuds mais surtout, surtout le mouillage est parfaitement tranquille.

Du côté « animation », nous avons droit aujourd’hui, à un petit « love boat » que nous n’avions pas encore vu ainsi qu’à un nouveau « U.S. Coastguard » … identique au premier mais celui-ci porte le numéro 913 alors que le précédent portait le numéro 912 !! Le numéro 914 serait-il attendu dans les prochains jours ? En cours de matinée, un second « love boat » est venu jeter l’ancre juste derrière « S.A.S.³ » … encore une chance qu’il a su s’arrêter à temps !

Mercredi 20.

Le vent continue de souffler dans les 15 nœuds mais le plan d’eau reste calme ce qui nous a permis de passer une délicieuse nuit  t-r-a-n-q-u-i-l-l-e.

Ann voulait voir la plage baptisée « 7 Mile Beach »  … qui n’en compte, en réalité,  que  4,5 miles ! Pour l’atteindre, nous avons décidé d’y aller avec notre annexe : cette célèbre plage borde l’immense baie qui démarre juste après notre mouillage et se profile jusqu’au Nord de l’île.  Une occasion supplémentaire de répéter l’importance d’une annexe puissante ! Croyez-moi … n’ergotez pas sur la puissance du moteur de votre annexe car vous le regretterez si vous naviguez dans ces régions.

La plage de sable blanc est magnifique et bordée d’immeubles plus beaux les uns que les autres … quant à l’eau, elle est cristalline et vous invite à la baignade. Mais aussi incroyable que cela puisse paraître,  je préfère de loin, notre mouillage avec son activité propre ! Le mouillage ne paie pas de mine mais je m’y sens très curieusement et peut-être même pour la première fois depuis notre grand départ, particulièrement bien !!! J’en arrive même à ne plus vouloir en partir en fin de semaine comme prévu !!! Là, je suis d’accord avec vous … il est plus que temps que j’aille voir un bon psy.

Comme la plupart des spots de plongée se situent devant « 7 Mile Beach», j’en ai profité pour opérer quelques reconnaissances aux fins de déterminer si l’enjeu en valait la peine. Selon moi, les fonds sous-marin y sont carrément désolants même si à la limite du plateau, on trouve une pente douce qui descend vers les abysses … pour les amateurs de « grand bleu » vous y trouverez votre bonheur mais pour le reste, n’y comptez pas trop.

Tant qu’à faire, j’ai prospecté d’autres spots de plongée à proposer à mon ami Laurent  et bien entendu, c’est la limite de notre mouillage qui a retenu toute mon attention : j’ai été un peu déçu par l’étendue plus limitée que je ne l’imaginais, de mon « gruyère » mais à lui seul, il mérite selon moi, plusieurs plongées.

En fin d’après-midi, sur l’insistance d’Ann, je suis allé voir le magasin de plongée « Divers World » situé à l’entrée de « 7 Mile Beach » et je dois bien reconnaître que j’ai rarement vu un magasin de plongée aussi bien tenu et aussi bien achalandé. Cette île cache bien ses trésors mais par contre, tout y est très chère …

Ensuite … eh bien … nous sommes allés prendre l’apéro, en amoureux, au « Rackam » situé juste en face de notre ancienne bouée de mouillage occupée par le voilier australien (grrrrrrrr …) et nous avons été dîner au … « King Burger ». Ouais … bon … ok … je n’y aurais pas amené ma petite amie mais ma femme ! J’ai une excuse, Votre Honneur, c’est elle qui a opté pour ce choix !

Jeudi 21.

Que trois « love boat » aujourd’hui … et un navire de guerre que nous supposons être américain.

Comme le plan d’eau était un peu plus calme que d’habitude, j’en ai profité pour entraîner mon copain Laurent dans une petite plongée « spéléo » (-12m – 42’) dans notre zone de mouillage … c’était m-a-g-i-q-u-e  comme à chaque fois. La seule chose réellement dérangeante, était le bruit de fond créé par les navettes qui passaient au-dessus de nos têtes … pas question pour Laurent, de partir en surface en « blow up » ou il se faisait décapiter ! C’est fou comme cela incite un débutant à plus faire attention à sa profondeur …

Vendredi 22 .

Comme nous comptions partir demain matin pour le Panama, Ann & Chantal ont réalisé l’avitaillement pour la navigation (600 milles) sauf qu’à leur retour et après avoir examiné une nouvelle fois et sans doute avec d’autres yeux, la météo marine des prochains jours … nous avons décidé de poursuivre notre agréable séjour à « Grand Cayman » ! Grosso modo, nous aurions dû compter avec des vents de SE de 15 à 20 nœuds voire de 20 à 25 nœuds suivant les zones et partant du principe qu’il faut toujours ajouter 5 nœuds de vent aux prévisions et autant de nœuds de vent apparent puisque nous serions au près …et surtout une houle de 3 à 4 mètres….

C’est après avoir été dire bonjour à nos nouveaux voisins français qui venaient justement du Panama que j’ai regardé ma carte avec également d’autres yeux pour enfin comprendre  que la zone était très, très mal pavée avec un courant orienté Nord d’environ 2 nœuds ! En fait, les cayes sont nombreuses et disséminées un peu partout. De surcroît, les pêcheurs, les casiers et les brisants colonisent  également la zone !

Si toi pas comprendre pourquoi nous plus partir demain matin … toi envoie moi un mail.

Avec « Maeva », nous nous sommes baladés le long du bord de mer de « 7 Mile Beach »superbe promenade.  Amusant de relever la myriade de pancartes « Private Property » qui  jalonnent le littoral et derrière lesquelles se réfugient avec un petit air hautain, les propriétaires de ces superbes immeubles. Mais malheureusement pour eux, le bord de mer est public …

Samedi 23.

Etonnamment, hier, nous avions droit à deux « love boat » et aujourd’hui, à un seul ! Le plan d’eau est donc nettement plus calme. Je suppose que les rotations de location s’effectuent le week-end car dès le vendredi,  je relève également  un ralentissement important de l’activité des centres de plongée.

Par contre, nous subissons avec l’affaiblissement de la force du vent, une petite houle venant de Sud. Cela n’a rien de spectaculaire mais les bateaux bougent quand même un peu … mieux vaut être immunisé contre le mal de mer.

Comme Laurent avait pu faire gonfler sa bouteille (notre compresseur ne gonfle que des bouteilles 300 bars … j’aurais pu opter pour l’option 200/300 bars mais j’ai reculé en son temps, devant le coût), je lui ai proposé de réaliser une petite plongée (-11 m – 55’) en la zone de mouillage.

Inutile de préciser qu’une fois de plus, j’ai réellement pris mon pied en plongée. Mais le plus encourageant  reste que Laurent commence sérieusement à y prendre goût aussi au point que c’est pour lui faire plaisir que j’ai différé un peu la fin de la plongée.

De retour au bateau, Ann constatait la disparition de son tuba : les épouses s’étaient contentées de snorkeling tandis que nous faisions les zouaves sous l’eau. Difficile de dire précisément où il avait été perdu mais vraisemblablement lorsqu’Ann était remontée à bord de l’annexe.

Partant de l’idée qu’un tuba flotte à la surface de l’eau et que plus d’une heure s’était déjà écoulée, Ann en avait fait un peu vite son deuil … mais c’était sans compter sur l’obstination de votre serviteur.  Après avoir vérifié qu’un tuba coulait et ne flottait pas … j’ai décidé que nous retournerions avec l’annexe, à l’endroit précis où nous étions .

Alors qu’Ann s’apprêtait à se mettre à l’eau, debout dans l’annexe, je voyais à l’aplomb, son tuba posé sur un fond de sable blanc ! Ce fut un jeu d’enfants de le récupérer … comme quoi il ne faut jamais tirer de conclusions trop hâtives.

Dimanche 24.

Journée plombée … autant le ciel que le moral ! Les prévisions météorologiques sont tellement changeantes qu’il est impossible de se fixer un programme raisonnable de navigation. J’opte de plus en plus pour partir mercredi prochain et de faire avec ! Le problème réside en ce qu’un nouveau coup de vent de NO est annoncé pour le week-end prochain et que je n’ai pas envie de revivre l’expérience que nous avons déjà connue. Une fois d’accord mais deux fois … c’est une de trop !

Le vent est faible mais la houle est bien présente et « S.A.S.³ » roule d’un bord sur l’autre bord comme tous les autres bateaux du mouillage.  Ann a un sérieux besoin de se changer les idées et nous décidons d’aller faire un tour en ville bien que tout soit fermé ! Nous  finirons notre petite escapade par un apéro dînatoire chez « Rackam » où l’ambiance est vraiment sympa. Cela a suffi à faire passer le coup de blues d’Ann.

Lundi 25.

Le vent est à nouveau de la partie et siffle dans les haubans mais grâce à cela, le bateau est très stable … enfin c’est du moins ce que j’ai pensé toute la journée jusqu’au du départ des deux « love boat » ! Serait-il possible que nos deux  affreux nous aient protégés de la houle … pour une fois qu’ils feraient autre chose que d’enlaidir le paysage !

Mardi 26.

Cela « balance » maintenant depuis trois jours et si nous supportons sans problème, cela commence quand même par bien faire d’autant que descendre/monter l’annexe se révèle toujours être du sport … par chance, nous avons pu bénéficier de l’annexe de « Maeva » pour les petites courses de la journée en sorte que la nôtre est restée dans ses élingues.

Comme une baisse du vent était annoncée pour la fin d’après-midi, j’étais partisan de partir juste avant la tombée de la nuit et ainsi gagner 12 heures sur l’arrivée du mauvais temps. Si « Maeva » était, au départ, partant pour quitter « George Town » en même temps que nous, Chantal & Laurent changèrent d’avis en faveur d’un départ postposé au dimanche !!  Curieuse décision selon nous mais il y a bien lieu de relever que ce qui est possible avec un Garcia 64’ façonné pour la croisière hauturière grand confort, ne l’est pas forcément avec un voilier de série comme l’Océanis 43’ du moins c’est ce qu’en pensent Chantal & Laurent.

A 17 heures, le vent était toujours bien établi même si pour une optimiste comme Ann, il avait faibli … mais avec la menace d’un sérieux coup de vent (40 nœuds) pour le week-end, il y a des décisions qui s’imposent parfois à vous. Aussi, avons-nous levé l’ancre pour « Portobello » de Panama avant que le dernier « love boat » (ils étaient cinq ce jour là) n’en fasse de même.

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