Publié par : Ann & Stéphane | 8 février 2013

17 au 30.01.13 – Cayo Largo.

Mercredi 16.

Le jour de notre arrivée, Ann avait pris pour chacun de nous, un forfait de 10 plongées auprès du club de plongée local avec lequel nous avions plongé il y a dix ans … et choisi de réaliser nos deux premières plongées, ce mercredi ! Pour trouver un peu de profondeur, il nous faut quitter le lagon ce qui est déjà en soi, une petite distance à parcourir et ensuite, affronter des vagues un peu grosses pour notre annexe. Enfin, les bateaux de plongée ne s’ancrent pas mais attendent en surface le retour des plongeurs … Il n’existe donc pas réellement d’autre issue que de passer par le club de plongée locale.

8.45 heures : rendez-vous au centre de plongée situé quelques mètres devant  l’étrave de « S.A.S.³ » … plus pratique que cela, tu meures  d’autant que nous utilisons les bouteilles du club.

Bien entendu, il s’agissait d’un horaire « cubain » et les bateaux de plongée n’ont pointé leur nez qu’à 9.30 heures avec un départ effectif pour 10 heures !

Après 20’ de bateau, nous nous retrouvions de l’autre côté du lagon … là où les vagues déferlent avec rage ! Ce fut donc une mise à l’eau, version « commando ».

Nous n’étions que cinq plongeurs sur le bateau dont un couple de Canadiens de Toronto et  un Finlandais qui manifestement s’était trompé de groupe : il n’a pas réalisé la première plongée et durant  notre intervalle entre les deux plongées, le moniteur cubain a plongé avec lui ! Assez incroyable de penser que notre moniteur cubain a enfilé trois plongées d’affilée sans pratiquement aucun intervalle de temps …

Le premier spot de plongée portait le nom de « Espondrilo » (-27m – 45’). Perso, je ne l’ai guère trouvé terrible mais bien évidemment cette appréciation n’engage que moi. La seule chose qui m’ait réellement marqué c’est une tortue très peu farouche qui m’est passée en pleine eau, très près de moi.

Le second spot de plongée surnommé « l’aquarium » (-14m – 60’) ne déméritait pas son appellation : Nous y avons surtout vu trois « requins nourrices » que je n’ai jamais vus en dehors de la mer des Caraïbes ! Je ne parle pas de ces trois en particulier, biesses que vous êtes, mais du « requin nourrice » en général.

Comme l’eau n’est pas des plus chaudes (26° la première plongée et 27° la seconde), j’ai eu froid durant toute la seconde plongée ce qui m’a un peu gâché mon plaisir mais je reconnais bien volontiers que je suis un grand frileux.

Après la seconde plongée, nous avons eu droit comme il y a dix ans, à de délicieuses  langoustes grillées pêchées par l’équipage, en la plus parfaite illégalité ! Le bateau de plongée traîne alors sur le retour pour que les assiettes aient disparu avant le retour à la marina. C’est bien évidemment un secret de polichinelle « toléré » par les autorités mais chuuuuuuuuuuut, je ne vous ai rien raconté bien entendu.

23 heures … c’est l’heure de notre premier sommeil et voilà que nous sommes réveillés par une musique tonitruante : une discothèque est installée de l’autre côté du ponton … 20 mètres nous en sépare ! Déjà à Cienfuegos, nous avions droit chaque nuit, à la musique d’une, de deux voire de trois « discothèques » mais ici, c’est carrément i-n-s-u-p-p-o-r-t-a-b-l-e ! Par chance, nous avons pu en refermant tous les capots, retrouver le sommeil. Selon notre « public relation », ce genre d’orgie sonore n’a lieu que tous les mercredis soir … la musique passe encore mais le con qui aboie constamment dans le micro, donne des envies de meurtre !

Jeudi 17.

Comme nous connaissons maintenant la chanson, nous avons attendu tranquillement à bord que les bateaux de plongée se présentent au ponton …

Première plongée sur « Canon Marlin »  (-29m – 46’) : splendides canyons … à refaire tellement le paysage est magnifique.

Deuxième plongée à « L’Aquarium » (-16m – 54’) … déjà vu mais comme dirait « Abel », notre moniteur cubain,  l’Aquarium est très grand !

Toutes ces plongées sont groupées un peu à l’Ouest  de « Arrecife Los Ballenatos » très reconnaissable par le pylône qui le surmonte … à l’extérieur du lagon bien entendu.

De retour à la marina, nous avons profité de l’absence de vent pour resserrer tous nos goussets de latte de GV et remettre en place celle qui était partie en ballade.

Est-il nécessaire de préciser que « S.A.S.³ » fait l’objet de toutes les attentions, de toutes les photos et que nous recevons à son sujet, des félicitations de toutes parts. Quand alors nous acceptons ou proposons une visite de l’intérieur, je ne vous dis pas … Pas à dire mais voilà que cela dure ainsi depuis plus de deux ans et on en redemande malgré tout c’est notre côté « cabotins ». Sans doute, ne faut-il pas chercher bien loin l’explication que nous sommes toujours à la marina et non, au mouillage …

Vendredi 18.

Première plongée à « La Montana » (-31m – 31’) … un superbe paysage avec raies aigles (3) et du requin (2) et … et … possibilité de descendre profond : « j’ai glissé, chef ! ». Non, je ne l’ai pas fait mais quelle tentation, je ne vous dis pas.

Il ne s’agit pas d’un tombant mais plutôt d’un ensemble de montagnes sous-marines avec ses canyons … à refaire, à refaire.

Notre « groupe » était composé d’Ann et de votre serviteur ainsi que d’un Américain d’une cinquantaine d’années.  Avec 50 plongées à son actif, il avait reçu pour instructions de plongée de coller à « Abel » mais bien entendu et surtout lorsqu’il s’agit de progresser en pleine eau, notre « Yankee » s’est laissé distancer quasiment dès le départ avec une légère tendance à glisser involontairement vers le fond !

Comme je voyais bien que « Abel » ne s’en préoccupait pas du tout, je suis resté à sa hauteur sans savoir s’il en avait seulement conscience !  Il regardait constamment son ordinateur ainsi que son manomètre et  je me doutais que nous aurions un incident avec lui.

Quelques fois, « Abel » lui faisait signe de remonter et de se rapprocher mais notre « Yankee » ne réagissait pas plus pour autant.

Alors que je n’étais justement pas à ses côtés, le voilà qu’il remonte  insensiblement vers la surface … J’attire l’attention de « Abel » et lui montre notre « Yankee » déjà plusieurs mètres au-dessus de nous : celui-ci se contente de lui faire signe de redescendre et comme il ne réagit pas, je remonte rapidement jusqu’à sa hauteur : – 5 mètres alors que nous étions à – 18 mètres !

La seule chose que notre « Yankee » me montre c’est son ordinateur de plongée en pointant la profondeur de – 5m !! Je m’empare de son manomètre et relève qu’il n’a plus que 10 bars ! Je fais alors signe à « Abel » qu’il n’a plus d’air ce qui incite ce dernier à mettre fin à la plongée.

Notre « Yankee » respirant sur « l’octopus » (détendeur de secours) de « Abel », nous avons quand même réalisé un palier de sécurité.

Bien entendu il ne s’agit que d’un incident somme toute fort banal mais en plongée, c’est toujours un incident « banal » qui est à l’origine d’un accident beaucoup plus spectaculaire.  Il est extrêmement important de remédier à la fois,  immédiatement  et de manière appropriée, à tout incident.

Loin d’être traumatisé d’une quelconque manière, notre « Yankee » était d’humeur très plaisante après sa plongée … a-t-il seulement eu conscience que nous avions dû écourter une magnifique plongée à cause de lui !

Seconde plongée à « Los ballenatos » (-14m – 62’). Pour une fois, notre bateau de plongée était ancré à une bouée juste à côté d’un « cayo ». Ce n’est pas le genre de fond qui m’emballe outre mesure mais je dois reconnaître que la faune y est abondante dont notamment de splendides « tarpons » ou un énorme crabe.

Notre « Yankee » était du nombre et après 30’ de plongée, je relevais qu’il n’avait plus que 50 bars dans sa bouteille … « Abel » ayant été informé par mes soins, lui enjoignait alors de remonter sur le bateau dont on voyait distinctement l’échelle.

Bien entendu nous n’étions qu’à – 14 mètres et l’échelle était parfaitement visible mais à voir notre « Yankee » plus descendre en s’éloignant … qu’il ne montait en s’en rapprochant, je me suis décidé de me porter une nouvelle fois, à son aide et de le pousser jusqu’à l’échelle.

Assez consternant de voir le comportement de notre moniteur cubain qui estime sans doute qu’en limitant la première plongée à – 28 mètres et la seconde à – 14 mètres, il ne peut y avoir d’accident ! Evidemment aurai-je toujours autant de scrupules si je devais me taper tous les jours, le genre de « zozos » que l’on rencontre sur les bateaux de plongée ? Et ne vous imaginez pas que j’ai été gratifié d’un quelconque « merci » de personne … mais comment ne pas réagir lorsqu’on perçoit le danger.

Il est 23 heures, je suis bien installé dans mon sommeil que j’entends une musique assez forte : je rêve ou j’entends bien de la musique ? Vous n’allez pas le croire mais il s’agissait bien de musique et celle-ci ne venait pas de la discothèque mais d’un podium installé en plein air … tout à côté !!

Par deux fois, Ann a trouvé le courage d’aller voir ce qui se passait : la première fois, on lui a expliqué qu’il s’agissait d’un « télécrochet » et que la musique s’éteindrait à 2 heures du matin … la seconde fois, il était 2.15 heures et elle a clairement fait part de son extrême mauvaise humeur.

Selon notre « public relation » auprès de qui nous nous sommes plaints, il y a quelques temps, un plaisancier anglais en avait tellement eu marre qu’à sa troisième visite pour faire cesser le vacarme, il avait carrément coupé les fils d’alimentation de la sono … je lui élèverais bien une statue à cet homme là.

Samedi 19.

Première plongée à « Meliza Point » (-31m – 51’) : comme la veille, il n’y avait plus qu’un seul bateau de plongée au lieu de deux  et « Abel » ne plongeait qu’avec nous deux  cette fois-ci ! J’ignore ce qui nous valait ce privilège d’autant que notre « Yankee » était à nouveau à bord mais je suppose qu’il est plus agréable de plonger avec des personnes expérimentées qu’avec des « zozos ».

Lors de son briefing répété inlassablement chaque jour que Dieu fait et que nous connaissons … par cœur, « Abel » apporta une variante : nous étions autorisés à descendre plus bas que la profondeur maximale autorisée de – 28 mètres car « you are very good divers ». C’est loin d’être une première … je dirais même que partout où nous allons, nous rencontrons ce type d’attitude à notre égard : à l’île Maurice, nous avions même reçu l’autorisation de déroger à la règle de l’accompagnateur et étions partis seuls avec le bateau juste piloté par un marin.

Ceci étant dit, nous n’avons absolument pas besoin d’un « accompagnateur » pour réaliser nos plongées et la plupart du temps, nous organisons nous-mêmes nos plongées en toute indépendance.

Le site de plongée était  très beau sans pour autant que j’ai envie d’y plonger une seconde fois. Quant aux possibilités de « descendre », elles étaient bien présentes mais nous n’en avons pas profité car nous n’en avons pas vu l’intérêt au cours de cette plongée !

Durant l’intervalle de temps entre nos deux plongées, nos moniteurs cubains sont partis plonger avec des débutants tandis qu’Ann partait faire du snorkeling  avec une jeune Sud Coréenne.

Alors que j’étais  sur le bateau de plongée, Ann m’appelle  !! Je regarde en sa direction et je la vois en compagnie de la Sud Coréenne me faire des signes. Après quelques hésitations quant à la signification que je devais donner à cet appel,  je me décide à sauter à l’eau en même temps qu’un plongeur suédois qui se reposait en l’attente de la seconde plongée.

Arrivé à la hauteur de nos « snorkeleuses », je comprends que la Sud Coréenne avait paniqué à la vue d’un barracuda qui s’était montré un peu trop curieux … A trois, nous l’avons ramenée saine et sauve au bateau. Si notre plongeur suédois n’avait pas eu la réaction de sauter immédiatement à l’eau, j’aurais pris le temps de comprendre ce qui se passait et de m’équiper en conséquence c’est-à-dire de palmes, masque et tuba … et pourquoi pas de la bouée de sauvetage du bord. Je serais arrivé jusqu’à elles plus rapidement et j’aurais été plus en mesure de lui apporter assistance: il faut savoir perdre quelques secondes à cerner le problème pour y répondre plus adéquatement … voilà ce que m’a appris la plongée. Mais je dois bien reconnaître que j’ai failli cette fois-ci, à cette règle de bon sens.

La seconde plongée s’est réalisée, je vous le donne dans le mille … à « l’Aquarium » (-14m – 57’) ! C’est pas très original mais si le paysage ne casse rien, les rencontres y sont souvent intéressantes : nous avons eu l’occasion de voir cinq « requins nourrices » en pleine évolution et deux autres, dans leur « repère », de très nombreux mérous, de grosses murènes vertes, de très gros crabes etc.

Après la seconde plongée et comme d’hab. nous avons eu droit à la langouste grillée pêchée du jour. Ce sont les meilleures langoustes que nous n’avons jamais mangées : même après quatre jours, on ne s’en lasse pas ! Pour les attraper, nos moniteurs cubains passent énormément de temps sous l’eau entre deux plongées « officielles » … mais chuuuuuuuuuuuuuuuut !

Dimanche 20.

Première plongée à notre demande,  à « La Montana » (-37m -45’). J’ignore si c’est l’effet du pourboire qu’Ann lui avait filé en arrivant sur le bateau mais nous avons eu droit à la totale : nous étions un groupe de 4 plongeurs dont « Abel », Ann, votre serviteur et un malheureux Canadien de « Toronto » d’une quarantaine d’années.  Je dis « malheureux » car dès le briefing le ton était donné : « Abel » me présentait comme « instructor », Ann comme 4* … il s’agissait du meilleur groupe qu’il n’avait  jamais eu … nous ne consommions quasiment pas d’air en plongée (ce qui n’est pas étonnant dès lors que nous consommions moins que lui) … et s’il voulait descendre en-dessous des 28 mètres, il n’avait qu’à nous suivre !  Même si tout cela était parfaitement exact, cela plaçait directement la barre très haut …

Comme son nom l’indique, le site est de type « montagneux » et donc lorsqu’on passe d’une montagne à une autre, on palme en pleine eau avec plus de 50 mètres d’eau sous le corps. Si je trouve cela grandiose et magnifique, il faut déjà avoir une certaine expérience pour maintenir sa profondeur et le rythme de palmage du chef de palanquée.

Dès le départ, j’avais observé que notre Canadien consommait beaucoup d’air et avait toutes les difficultés à se positionner pour prendre une photo avec son appareil High Tech … Après une demi-heure de plongée, il était sur sa réserve ! En principe, cela signifiait qu’automatiquement la plongée était terminée pour tout le monde comme « Abel » le signalait à chaque fois, dans son briefing mais nous avions droit à un régime de faveur en sorte que notre Canadien était rattaché à une autre palanquée qui allait faire surface tandis que nous continuions à trois …

La seconde plongée a eu lieu à « Los Ballenatos » (-13 mètres – 61’) que nous connaissions déjà … C’est le rituel de la seconde plongée : un fond de 14 mètres ! Malgré une profondeur peu élevée et l’abandon de son appareil de photos High Tech, notre Canadien ne sut pas tenir le bon rythme et arriva sur sa réserve au ¾ de la plongée. Dérogeant une fois de plus à la règle, « Abel » l’invita à poursuivre sa plongée avec nous …

Cette plongée clôturait notre pack de 10 plongées chacun. Ce que j’en retiens pour l’essentiel … ce sont quelques sites magnifiques, les « raies aigles » majestueuses, les « requins nourrices » attachants, la présence fugace de « requins pointes noires », quelques crabes énormes, des tarpons peu farouches et des mérous et des ptéroïs à profusion sans parler de toutes autres merveilles que nous avons pu admirer en plongée … et bien entendu, l’orgie de langoustes à laquelle nous avons eu droit chaque après-plongée.

Le soir, nous allions manger avec « Maeva » à l’hôtel « Sol Plus » : un beau buffet mais une salle de restaurant un peu impersonnelle.

Lundi 21.

Plus rien ne nous retenait à la marina et « Maeva » avait envie de bouger … aussi après avoir été faire le plein de diesel à la mignonne  pompe à essence située dans un autre lagon (!!) nous avons été jeté l’ancre devant la sublissime plage de « la Sirena » où ont été tournées en son temps, les célèbres pub « Martini ». Il n’y a pas à dire mais c’est la plus belle plage que je n’ai jamais vue dans ma vie … on se croirait à Bora-Bora !

Selon mes calculs, nous consommons en moyenne (moteur principal et groupe électrogène confondus) un peu plus de 12 litres de diesel par jour ce qui, avec une capacité de 2.100 litres, nous donne une autonomie de plus de 5 ½ mois. Dans la pratique, nous faisons le plein tous les deux à trois mois car je n’aime pas descendre en-dessous de 1.000 litres …

Tant que nous étions à la marina, nous avons dû lutter en permanence contre l’affluence de mouches. Depuis que nous sommes au mouillage, elles ont quasiment disparus comme par enchantement !

Durant la nuit, une poussée du vent de Nord nous a fait craindre pour notre ancrage mais en finale, le vent est retombé au moment où je me mettais au lit … j’ai donc excellemment bien dormi. Amusant de relever que le fait d’avoir passé une petite semaine en marina, nous a rendus subitement un peu moins à l’aise au mouillage : « Maeva » a même été jusqu’à rajouter de la chaîne pendant le coup de vent ! Tout n’est que psychologique car face à un vent de Nord, la mer ne se lève absolument pas.

Mar di 22.

Durant toute la semaine où nous étions en marina, le mouillage devant la plage de « Sirena » était désert. Depuis que nous y sommes installés, on a l’impression que nous  les attirons  comme des mouches : nous sommes actuellement 4 voiliers et 3 catamarans … Nous avions connu exactement le même phénomène à « Cienfuegos » !

Nouvelle leçon de plongée avec votre serviteur, pour Laurent : avec un fond herbeux à – 4 mètres, c’était l’occasion d’apprendre à Laurent comment aller voir la coque et l’ancrage de son voilier en toute sérénité. L’eau est assez fraîche (26°) et encore un peu plus suite au coup de Nordet de hier soir qui a chassé vers le large, la couche d’eau de surface réchauffée par le soleil pour laisser place à l’eau plus froide du fond.

Dîner à bord de « S.A.S.³ » avec «Maeva » en invités : très sympathique soirée entre amis.

Mercredi 23.

Comme il semblerait maintenant de coutume, le vent monte en puissance durant la nuit pour chuter en fin de matinée. L’après-midi est très calme et le cycle reprend avec la tombée de la nuit ! Lorsque nous étions en marina, nous ne ressentions presque pas du tout le phénomène !

« Maeva » connaît un problème avec son groupe électrogène : celui-ci  tourne mais ne fournit plus de courant électrique … ce qui, pour un groupe électrogène, est pour le moins ennuyeux. Lorsque nous avons été prendre l’apéro au club house de la marina, hier après-midi, Ann a abordé le « technicien » local qui passait sur le ponton et ce dernier allait en parler à son ami électricien …

Profitant d’une après-midi sans vent, « Maeva » est reparti à la marina pour permettre au fameux  l’électricien de jeter un œil au problème dès le lendemain matin. Nous avons donc été à la marina avec notre annexe, pour aider nos amis à l’amarrage de leur voilier. En finale, le technicien a considéré qu’il fallait tout démonter et comme il était « overbooké », nos amis n’ont pas insisté …

Jeudi 24.

Tous les matins, je me pose cette question : mais d’où viennent donc toutes ces mouches ! Chaque soir pourtant, je peux dire que j’ai éradiqué le problème ce qui me fait une quinzaine de cadavres sur la conscience. En allant au mouillage, le problème des mouches devient nettement moins aigu qu’à la marina mais demeure malgré tout un petit désagrément de l’endroit.

Nous attendons un coup de vent pour ce vendredi et j’ai l’impression que nous en connaissons déjà les prémisses ce jeudi : le ciel est bouché et bas, le vent toujours bien soutenu et un léger roulis anime le bateau.

Le mouillage malgré certains départs, connaît toujours la même affluence avec une moyenne de 7 bateaux à l’ancre.

Nous avons procédé à l’entretien du groupe électrogène qui ne pouvait  plus attendre que je trouve de l’huile : à  « Cuba », il est difficile de se procurer quoi que ce soit ! Par chance, « Maeva » disposait d’une réserve assez importante et m’a prêté un bidon de 5 litres qui me faisait défaut. Michaël de « Noix de Cajou » m’a raconté que placé en la même situation, il a fait plus de deux heures en taxi dans « Cienfuegos » pour finalement trouver un bidon d’huile de 100 litres dont le vendeur n’avait pu lui spécifier la viscosité !

En principe, une fois le coup de vent passé, nous devrions rallier « Grand Cayman » où j’ai déjà grâce à Ann, les coordonnées d’un technicien KVH pour notre télévision satellitaire.  Le jour de notre arrivée au mouillage, « Flamingo Dazle » (un bateau de pêche sportive de 92’) faisait son entrée à la marina tiré par un bateau de plongée qui l’avait aidé à se déséchouer de la petite passe : à mon plus vif étonnement, notre 92’ a un tirant d’eau de 2 mètres !!  Ce dernier battant pavillon des « îles Cayman » … il n’en fallait pas tant à ma tendre épouse pour se faire inviter à bord et obtenir de précieux renseignements  sur  l’île.

Nous avions pensé visiter également « Petit Cayman » et « Brac Cayman » qui ne seraient intéressantes que pour la plongée mais il semblerait que cela soit difficile au départ de « Cayo Largo » car avec un cap au S.E. et un vent dominant de E. nous serions astreints à un près serré. Tout est toujours possible et beaucoup mettent le moteur en ces circonstances mais nous ne sommes pas des aficionados du moteur … quant au près serré, ce n’est pas trop confortable par 25 nœuds de vent réel !

Vendredi 25.

Coup de vent si attendu … du vent comme tous les jours avec des pointes à 25 nœuds  et un léger roulis mais rien de bien méchant au mouillage.

Nettoyage de l’intérieur … Mon Dieu que je déteste cela ! J’ai toujours l’impression que mon nettoyage ne sert à rien ou pire encore que c’est aussi sale avant qu’après mon passage. Enfin, j’essaie de faire de mon mieux mais je paierais une fortune pour avoir une « femme de ménage » qui viendrait une fois par semaine. Alors si vous en connaissez une qui se déplace facilement (elle ne doit pas avoir peur de l’avion),  faites-moi signe …

Après-midi « internet » … nous avons passé un peu plus de deux heures derrière le PC de l’hôtel de la marina à envoyer plus de 80 photos pour mon article sur « Cienfuegos » … joie d’autant qu’il s’agit de cartes prépayées de 30’ ! Cela m’a dégoûté de prendre encore des photos …

A 18 heures, nous avions rendez-vous au bar de la marina avec « Maïtou » – « Noix de Cajou » – « Maeva » et les petits nouveaux … Béatrice & Christophe de « Essentiel ». Depuis « Curaçao » le nombre de bateaux « amis » ne cesse de croître d’autant que nous naviguons dans des eaux nettement moins encombrées que les « Petites Antilles ». Cela crée forcément des liens plus forts et surtout, nous nous retrouvons plus facilement.

Samedi 26.

Comme proposé la veille, j’ai réalisé le baptême de plongée des deux jumeaux de « Essentiel » : Loïg & Eliot âgés de 13 ans. Pour ce faire, nous avions prospecté au préalable, le site de la « bouée de danger isolé » situé à une cinquantaine de mètres de notre mouillage : il devait forcément y avoir un « cayo » peu profond … 4 mètres à la base après vérifications et énormément de vie.

Après un petit exposé théorique sur ce qu’il était intéressant pour eux, de connaître, nous sommes partis avec les annexes jusqu’à la « bouée de danger isolé » à laquelle nous nous sommes attachés. Les baptêmes ont duré 11’ et 13’ … le temps de leur donner un petit aperçu de ce que pouvait être la plongée.  Avec un adulte, le baptême aurait été un peu plus long mais en le cas d’espèce, il ne s’agissait que d’une « entrée en matière ».

Demain, nous partons pour « Grand Cayman » … retour à la civilisation bruyante et performante  … mais aussi à internet et avec un peu de chance, à la télévision !

Dimanche 27.

Je pense que nous n’aurions pas pu choisir pire journée pour partir sur « Grand Cayman » … le vent souffle  à présent, à 20 – 25 nœuds  (force 6) de E – S.E. c’est-à-dire que nous l’aurions eu  au près serré et selon la météo, durant la nuit, le vent va se renforcer … C’est « Maeva » qui de la marina, a relayé le cri d’alerte d’un bateau suisse qui comptait également partir ce dimanche. En consultant une nouvelle fois la météo, nous avons dû nous rendre à l’évidence …

Depuis lors, la situation a fort évolué au mouillage où nous ne sommes plus que deux « survivants » à affronter la houle ! « Maeva » parti ce matin à la marina pour les formalités de sortie, a décidé d’y rester un jour ou deux tandis que « Ulany » est parti à 7 heures du matin quand le vent était toujours très abordable, pour une petite navigation de 40 milles plus vers l’Ouest de Cuba. Les autres voiliers (« Maïtou » « Noix de Cajou » « Essentiel » et un autre ketch)  sont partis se réfugier derrière la plage de « Sirena » où ils sont mieux abrités des vagues.

Comme « S.A.S.³ » se place assez logiquement « nez au vent », nous tanguons et roulons très peu. Nous avons donc décidé de ne pas bouger en espérant malgré tout, une accalmie qui rendrait la mise à l’eau de l’annexe plus facile. Je pense donc que nous allons passer cette journée … à bord.

Lundi 28.

Situation inchangée mais la météo l’avait annoncé … nous faisons le gros dos et nous attendons des « jours meilleurs ».

Le soir, nous prenions l’apéro à bord de « Noix de Cajou »,  entre nous comme dirait Chantal ou entre Belges aurait-elle pu dire et je dois bien reconnaître que ce fut très sympa. « Noix de Cajou » est un Alliage 50’ « semi custom » qui m’a beaucoup impressionné.

Mardi 29.

Situation inchangée au détail près que tout le monde autour de nous disparaît dans la nature … en bref, nous sommes tous seuls, tous seuls au mouillage !  Nous avons bien été invités par « Noix de Cajou » à nous rapprocher d’eux mais quand on sait que l’ancre tiendra même par forts vents, nous n’avons aucune envie de tenter notre chance en un autre mouillage.

A l’heure du midi, nous avons été déjeuner avec « Maeva » au bar/restaurant de « l’île de Sirena » : bouffe pas terrible comme partout à Cuba, d’ailleurs !  Par contre, par contre, juste à côté du bar/restaurant se trouve un petit enclos avec deux dauphins dressés : cela ne paie pas de mine mais le spectacle est é-p-o-u-s-t-o-u-f-l-a-n-t et gratuit de surcroît, sauf à vouloir faire partie du spectacle.

Dans le courant de l’après-midi, Chantal de « Noix de Cajou » venait nous interviewer à bord comme une vraie pro ! J’ai beaucoup apprécié la manière délicate et intelligente avec laquelle elle a abordé les divers sujets en relation avec notre tour du monde. Nous ne sommes pas ses seuls « cobayes » et peut-être qu’un jour, un livre en sortira !

Mercredi 30.

Cela souffle toujours autant (20 à 25 nœuds)  de E. – S.E. c’est-à-dire pas de la bonne direction et pourtant la météo annonce une baisse progressive du vent à partir de 16 heures … il faut sacrément y croire car nous avons pris la décision de partir aujourd’hui sur « Grand Cayman » !

Les formalités de sortie accomplies, nous attendrons patiemment jusque 16.30 heures pour constater que la météo est parfaitement exacte à la minute près !! Nous nous mettons donc en route …

La suite au prochain épisode.

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Responses

  1. J’ai suivi votre traversée Panama Galapagos Bravo pour votre nav et courage. et maintenant c’esr encore plus dur pour la traversée suivante
    Bravo à tous les deux. Je ne connais pas le Pacifique mais à vous lire c’est
    pas facile. Quelles sont les étapes suivantes ? Amitiés
    Ghislaine et Pierre.

  2. Les étapes suivantes sont les Tuamotu et Tahiti. Ensuite, S.A.S.³ restera sur zone jusqu’au début de l’année prochaine.

    Amitiés.


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