Publié par : Ann & Stéphane | 27 décembre 2012

15 au 18.12.2012 – Ocho Rios … Le mouillage à éviter à tout prix !

Malgré un sommeil un peu court, nous avons respecté le programme en levant l’ancre à 8 heures en même temps que « Maeva ». ¼ heure plus tard, la GV était hissée dans la baie et ½ heure plus tard, nous étions en mer. Il était temps que nous partions car on ne comptait pas moins de 11 voiliers étrangers dans la baie … du jamais vu !!

Une mer houleuse et pas de vent … cocktail détonant et très désagréable. Pour limiter le faseyement de la GV, nous prendrons deux ris salutaires. La zone d’approche de « Port Antonio » semble particulièrement houleuse et cela de manière quasi permanente ! Plus loin, le long de la côte, nous avons eu droit à une mer un peu moins houleuse.

41 milles nous séparaient de « Ocho Rios » (= les 8 rivières). En regardant notre guide nautique, ce mouillage assez touristique m’avait semblé être une bonne escale avant de rejoindre « Montego Bay » situé au NO de l’île … cela nous évitait d’avoir à passer une nuit en mer. Perso, cela m’était indifférent mais Laurent semblait plus chaud pour cette option et surtout cela nous permettait d’avoir une vue plus complète de la Jamaïque.

Après deux heures de navigation au moteur, le vent faisait son apparition avec 10 à 15 nœuds de vent réel : un bonheur dont nous avons immédiatement fait notre parti en hissant à nouveau les voiles. Nous avions une vitesse moyenne de 7,5 nœuds mais cette vitesse variait beaucoup en fonction de l’état du vent.

Le soleil nous plombait littéralement sur place et avec notre manque de sommeil, j’aurais bien piqué un profond roupillon si nous n’avions été à proximité des côtes. Nous n’avons vu cependant personne en mer sauf une barque de pêche à l’approche de « Ocho Rios ».

Au passage d’un petit cap, il a fallu abattre vers la côte et de suite, nous avons vu tomber notre vitesse à 5 nœuds : le génois était déventé par la GV. Malgré cela et contenu du fait que « Maeva » était à l’horizon sur notre arrière, nous avons poursuivi à la voile.

Au passage du cap suivant, nous avons encore dû abattre vers la côte en sorte que notre génois ne portait plus du tout … nous avons donc terminé notre navigation sous seule GV à 4,5 nœuds.

Pas aisé de localiser précisément le mouillage alors que celui-ci est situé au pied de deux grands immeubles jaunes qui sont d’excellents amers ! En fait, le mouillage est protégé par une digue droite sur laquelle des arbres ont été plantés … venant de l’Est, il est impossible de l’apercevoir avant de l’avoir dépassé.

Regarder une carte ou des photos et … le voir avec ses propres yeux sont deux choses bien différentes ! L’endroit est assez spécial car toute son entrée est barrée par un débarcadère réservé aux paquebots de croisière … les « Loveboat » en référence à une ancienne série télévisée américaine : « La croisière s’amuse » !! Par chance, il n’y en avait aucun et nous n’avons pas dû slalomer pour atteindre notre destination : nous étions le seul bateau au mouillage !

Si nous avons embouqué le chenal à 15.15 heures … « Maeva » l’embouquait à 16.15 heures !! Alors que Laurent avait choisi de jeter la pioche sur notre côté bâbord, il était invité par grands gestes de bras du skipper d’un catamaran à touristes, à se positionner sur notre tribord … Mieux vaut ne pas contrarier un « local » même si on ne comprend pas pourquoi !

A peine goutions-nous au plaisir de notre nouveau mouillage que quatre Jet-ski jouaient avec nous à « cowboy et indien » : nous étions les « cowboys »  encerclés tandis que les « indiens » tournaient manège ! Ce petit jeu insupportable a duré ½ heure durant laquelle nous avons médité sur les charmes de l’endroit … Une fois ces idiots partis, nous avons eu le plaisir de savourer un peu de quiétude.

Dimanche 16.

Si la baie est plutôt sympa … dès que les « indiens » reprennent leur cirque, l’endroit devient vite infernal non seulement à cause du bruit mais plus encore par les remous que provoque chaque passage. Déjà, cela bouge plus qu’à « Port Antonio » mais quand ils s’y mettent …

Nous avons eu droit à la visite de la Police. Etonnamment l’un des policiers nous a tenu à peu près ce propos : « il n’y a aucune obligation mais il est tellement beau que je suis curieux de le voir à l’intérieur » … comment refuser ! Seul un des deux policiers est monté à bord tandis que le second resté à bord, salivait de curiosité … le privilège du grade.

En début d’après-midi, nous avons été chercher « Maeva » avec notre annexe puis nous sommes partis dans la petite marina pour y trouver un débarcadère : l’endroit est saturé de pendilles et il faut faire attention de ne pas s’en prendre une dans l’hélice ! En finale, nous avons accosté devant le poste de … Police !

Evidemment nous n’avons peut-être pas choisi le meilleur jour pour visiter la ville … un dimanche … mais celle-ci nous a paru un peu plus civilisée que « Port Antonio ». En tous les cas, il est manifeste que le tourisme de masse est passé par là.

Les montagnes sont moins hautes qu’à « Port Antonio » en sorte que nous bénéficions d’un plus grand ensoleillement même si de temps en temps des nuages de pluie s’accrochent à la cime des montagnes bordant le littoral.

Lundi 17.

Arrivée de « Carnival Destiny » … grand (272 mètres – 2.642 passagers – 1.040 crew), majestueux, manœuvres impeccables et sa foule de touristes essentiellement afro-américains . Tout a bien été pensé pour accueillir ce type de mastodonte des mers jusqu’à prévoir sur le long débarcadère, un embarcadère spécial pour le bateau de plongée et le catamaran à touristes : du producteur au consommateur, le touriste à peine débarqué est déjà embarqué pour une petite ballade en mer !

Comme par enchantement, l’île se met subitement à l’heure du reggae et de Bob Marley … pourquoi tuer une formule qui marche même si entre-temps le train est déjà passé plusieurs fois en gare !

Vous aimez le « Far West », les rodéos et les crétins de tout poil … venez à « Ocho Rios » et vous serez servis sur un plateau : cela fait depuis ce matin que jusqu’à 8 Jet-ski nous tournent autour … Incroyable les envies de meurtre qui peuvent vous assaillir avec l’exaspération !

C’est parce que nous ne sommes pas prêts psychologiquement à faire mouvement sur « Montego Bay » que nous avons décidé avec « Maeva » de rester encore une journée mais sinon, nous aurions du tout simplement faire l’impasse sur cette escale … Seule consolation : le mouillage est gratuit.

Le soleil n’était pas encore couché que « Carnival Destiny » lâchait les amarres pour une nouvelle destination.

Mardi 18.

Arrivée de « Island Princess » (294 mètres – 2.581 passagers – 900 crew) … arrivée plus discrète mais aussi plus calme avec un tout autre type de clientèle, plus âgée notamment … pas à dire mais nous préférons de loin celle-ci !

Que nous veut cette fois-ci la Police ? … Ah ! Nous devons nous présenter à l’immigration. Je dois reconnaître que nous avions été prévenus que si nous restions plus de deux ou trois jours sur place, nous aurions une visite de l’immigration.

Après l’immigration, nous serons conduits au poste de douane … tous les deux centralisés à l’entrée de l’embarcadère à paquebots. Enfin … beaucoup de chinoiseries inutiles … encore une chance que nous avions notre « permit cruising » … et puis ces éternelles questions : quand partez-vous ? A quelle heure partez-vous ? Pour où partez-vous ?

Puisque nous étions sur place, nous en avons profité pour réaliser quelques achats comme des shorts. Comme nous ne vivons plus qu’en maillot de bain ou en short, nous les usons beaucoup plus rapidement …

Avec la foule et les nombreux touristes, tous les magasins étaient bien entendu ouverts et c’est là qu’on mesure à quel point le commerce est axé sur la clientèle des paquebots de passage: tout est pensé pour faciliter le parking des minibus de touristes, la sécurité est assurée par la « Brigade touristes » et les bijouteries tenus par des Indiens, ne se comptent plus !

Si jusqu’en début d’après-midi, nous avons connu une relative tranquillité sur le mouillage, les choses se sont évidemment gâchées en début d’après-midi avec la reprise du manège des Jet skis …

16 heures, « Island Princess » largue les amarres avec une telle discrétion que je n’avais même pas entendu qu’il partait alors que j’étais dans le cockpit !

Notre décision est prise : nous partons demain matin tôt pour « Montego Bay » – Jamaïque.

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