Publié par : Ann & Stéphane | 12 décembre 2012

28.11 au 04.12.2012 – « Port Antonio » de Jamaïque.

Pourquoi « Port Antonio » plutôt que « Kingston », la capitale, plus connue du commun des mortels ?

Pour un simple motif de sécurité … « Kingston » n’a pas bonne réputation en cette matière. De surcroît, nous n’avons entendu que des éloges de la part des plaisanciers qui se sont rendus à « Port Antonio ». Il faut reconnaître que la baie est superbement protégée de la houle et des vents … mais pas de la pluie !

« Port Antonio » est situé au N.E. de l’île c’est-à-dire sur la face « Atlantique » et au pied de hautes montages … les nuages s’y accrochent et la pluie dégringole ! Enfin, nous espérons quand même que la « saison des pluies » est derrière nous …

Si déjà personne n’aime la pluie, la question devient plus délicate dès lors que nous avons programmé le carénage de « S.A.S.³ » et qu’il nous faut donc de la chaleur, pas de pluie… ni d’humidité dans l’air !

En arrivant sur l’île, j’ai été très déçu de ne voir pour ainsi dire, aucun rasta si typique !! Aujourd’hui, Ann en a trouvé le motif : les « anciens » portent encore des rastas en l’honneur de Bob Marley, l’enfant du pays, mais aujourd’hui, les « jeunes » sont cheveux rasés en l’honneur du sprinter Usain Bolt, l’autre enfant du pays. Ceci explique peut-être pourquoi le « reggae » n’est plus autant à l’honneur sur l’île !! La Jamaïque en a perdu beaucoup de son âme selon moi.

Toujours surprenant de constater combien cette destination semble boudée par la majorité des plaisanciers ! Bien évidemment, il faut aller jusque là … Depuis notre arrivée, nous n’avons jamais été plus de quatre bateaux étrangers en même temps !

Malgré cela, les relations « inter bateaux » sont toujours aussi distantes : Chacun chez soi et Dieu pour tous reste la règle ! La barrière de la langue mais aussi celui de la culture sont de gros obstacles mais ils sont loin d’être les premières barrières ! Selon moi, c’est surtout le repli frileux sur lui-même qu’affectionne particulièrement le « plaisancier tour-du-mondiste » qui en est la cause : OUI pour aller aux devants des « locaux », pour partager leur vie ou mieux les comprendre … on vit dans l’écologie mais NON pour s’encanailler avec ceux et celles que l’on a fui en larguant les amarres ! Enfin, il arrive quand même de rencontrer encore de temps en temps des « civilisés » qui n’ont pas tout oublié de leurs bonnes manières.

« Port Antonio » … Davantage un gros village africain qu’une petite ville des Caraïbes ! Du coup, l’avitaillement en « frais » pose problème pour nos âmes sensibles mais en cherchant mieux Ann a fini par trouver des magasins plus proches de nos conceptions européennes.

Jamaïque … changement de fuseau horaire par rapport aux petites Antilles ! Oui … et alors ? Et alors … tous nos programmes télévisés ne sont plus à l’heure !! Nous captons par satellite toutes les chaînes de télévision françaises : nous suivons donc tous les soirs, le « 20 heures de TF1 » … à 20 heures. Ben oui, DOM-TOM obligent, les émissions sont automatiquement décalées en fonction des horaires locaux !! Sauf que maintenant nous devons suivre notre « 20 heures » à … 19 heures ! C-h-i-a-n-t.

Mercredi 28.

Nous avons décidé avec « Maeva » de visiter l’île et pour commencer : rafting sur le « Rio Grande » et visite des « Blue Mountain ». Ballade très romantique sur le « Rio Grande » que je recommande vivement. Excursion avec chauffeur plus fatigante dans les « Blue Mountain » en raison de routes particulièrement sinueuses et souvent en mauvais état.

En fait de « rafting », on descend un long fleuve tranquille peu profond (de quelques centimètres à maximum trois mètres en certains endroits) avec quelques petits rapides, le tout sur un long radeau de bambous comportant en son tiers arrière, une petite banquette double.

Les « Blue Mountain » sont recouvertes d’une végétation aussi dense que tropicale … terre du café et de la banane. Malgré cela, je n’y ai vu que de petites exploitations ! La beauté de l’endroit vous saute sauvagement à la figure.

Jeudi 29.

Journée toute particulière puisque nous nous retrouvons grands-parents d’une petite « Alexia » dont nous sommes déjà bien entendu totalement fous dingues. Que dire de plus de notre journée … que nous sommes super heureux !

Autre arrivée … « Columbus 2 », véritable building flottant, déversant son lot de touristes. Pas de doute, le déplacement de « Maeva » était totalement justifié … Pauvre « Maeva » victime juste après d’une panne de son guindeau ! L’électricien appelé au secours diagnostiquera un disjoncteur défectueux !

Ce que j’ai trouvé dégueulasse c’est que « Columbus 2 » a eu droit aux honneurs de la fanfare locale alors que « S.A.S.³ » n’a eu droit qu’aux tracasseries administratives … enfin quand je parle de « fanfare » … quelle joyeuse cacophonie !

Alors que j’allais me coucher, j’ai assisté au départ de « Columbus 2 ». D’autant plus impressionnant qu’en l’absence de vent, la poupe de « S.A.S.³ » s’était méchamment rapprochée de l’arrière du géant des mers. Brrrr…

« Poupe » « proue » … avant, arrière ou l’inverse ? Je vous laisse trancher cette épineuse question.

Vendredi 30.

Cela faisait déjà beaucoup de temps que j’y songeais mais à chaque fois, je n’en trouvais pas le courage … mais je l’ai fait et maintenant c’est fait.

Quoi ?

C’est vrai, je commence souvent une phrase et ensuite, j’oublie. Je vous ai raconté l’histoire de ma tante Ursule qui le jour de son mariage avait complètement oublié qu’elle se mariait ! Incroyable, non mais je vous raconterai son histoire, une prochaine fois.

Quoi ?

Quoi ! Quoi ! Ah ouiiiiiiiiiii je me suis souviens maintenant : je suis monté au 7è ciel remettre en place les bois du grand cocu. Vous n’avez pas compris !! C’est pourtant évident … je suis monté en haut du mât, remettre en place l’une des antennes qui s’est fait la malle il y a quelques temps déjà. On ne s’en était jamais rendu compte car cette antenne sert à capter la TNT … la télévision !

Samedi 1.

Inondée de soleil, vous n’imaginez pas l’extase de vous réveiller avec Bob Marley en cette baie « Errol Flynn » du nom de l’acteur américain qui était tombé amoureux du petit îlot situé en face de la marina … au point de l’acquérir.

Il y règne un calme et une douceur de vie incroyable avec un petit bémol : si l’eau est turquoise, elle n’invite nullement à la baignade !

En fin d’après-midi, tout s’embrase généralement musicalement et c’est à celui qui gueule le plus fort ! Bizarrement, une fois à l’intérieur du bateau, on n’entend plus aucune musique ! Certains se rappelleront de mes premières impressions qui n’étaient pas trop favorables … « mais cela, c’était  avant ». Décidément, je regarde trop les pubs à la télévision … Allez, je mange le morceau : il s’agit d’une pub pour les lunettes « Krys » avec Alain Delon notamment. « Mais bon sang, mais c’est bien sûr … » mais là je vous laisse chercher le commissaire de police français auteur de cette célèbre phrase.

Je n’ose pas trop en parler … et je ferais mieux de ne pas en parler … mais alors sous le sceau de la confidence … nous avons replacé les stores électriques du carré et cela semble marcher … chuuuuuuuuuuuuut, je ne vous ai rien dit ! Silence radio … la poisse est à l’écoute sur toutes les fréquences.

Dimanche 2.

Dimanche … le jour du Seigneur ! Nous sommes donc allés au Temple tout proche en l’espoir d’assister à un beau Gospel. L’office démarrant à 9.30 heures, nous étions un peu en avance et nous nous sommes assis Chantal, Ann & votre serviteur tout au fond de l’église pour passer le plus inaperçu possible. Voilà pour le décor.

L’office n’a démarré réellement qu’une demi-heure plus tard par un chant assez tonitruant. La présence de micros et surtout, de très gros amplis m’ont fait regretter de ne pas avoir emporté mes boules Kies !

Si ce n’était pas la grosse foule, les fidèles continuaient d’affluer de manière sporadique ! Ceux-ci ne semblaient nullement gênés de leur retard ! Face à ces va-et-vient incessants, j’avais un peu le sentiment d’être dans un hall de gare mais l’ambiance restait très bon enfant et surtout très accueillante … nous étions les seuls blancs.

Un peu plus tard et alors que nous avions été « approchés » par l’un et l’autre fidèle curieux de notre présence, nous assistons à la cérémonie des « Welcom à … » « Welcom à … » « Welcom à … » et « Welcom à Stéphane ! » et voilà votre serviteur obligé de se lever et de faire un signe à l’assistance, « Welcom à Chantal » … et « Welcom à Ann » … Encore une chance que nous n’ayons pas eu à répondre une tirade quelconque !

Encore un peu plus tard, nous avions droit au rituel de « l’accolade fraternelle » que l’on retrouve également en le rite catholique … J’ai toujours eu en horreur ce grand moment d’hypocrisie où nous redevenons le temps d’un instant, tous « frères » et « sœurs ». Comment voulez-vous qu’en tant que fils unique, je puisse admettre de me retrouver d’un simple coup de baguette magique avec autant de frères et sœurs …

Comme il était déjà presque 11 heures et que rien n’indiquait la fin de l’office : les fidèles continuaient d’affluer, Ann s’est enquit auprès de sa voisine de la fin de l’office … 13 heures !! Nous nous sommes alors enfuis. Quoi que j’en raconte, il s’agit d’un moment à ne pas manquer car très « couleur locale » sans oublier l’extrême gentillesse de toutes les personnes présentes.

Lundi 3.

La sortie de l’eau de « S.A.S.³ » était prévue pour ce matin, 9.30 heures mais devant la météo affligeante, il a été convenu de commun accord avec le chantier, de postposer l’évènement. Non seulement, les grains se succèdent les uns aux autres mais de surcroît, le vent s’est levé. Comme je dois rentrer en marche arrière dans la darse pas beaucoup plus large que la largeur du bateau, je tiens à ce que le vent soit nul ou très faible en manière telle de m’ôter un paramètre supplémentaire à prendre en considération lors de mes manœuvres.

Mardi 4.

Si la météo s’est un peu améliorée par rapport à hier, elle n’en reste pas moins peu idéale pour sortir le bateau de l’eau … du moins c’est ce que « Georges » a estimé.

S’il n’y avait pas la question du carénage de « S.A.S.³ », je pense que nous serions déjà partis pour Cuba ! Comme la majorité des plaisanciers, je me lasse assez vite de l’endroit visité si beau soit-il : huit jours sur place est mon délai de saturation. Mais je suis assez stupéfait de constater que pour les autres plaisanciers, le délai de saturation n’excède souvent pas trois ou quatre jours ! Une relative inactivité est sans doute la cause de cette « bougeotte » car il suffit d’un emploi du temps plus chargé pour s’incruster plus longuement.

Si « Port Antonio » est un endroit qu’il faut avoir vu, l’insécurité générale de l’île ou supposée telle confine rapidement à la zone touristique de la marina. Bien entendu rien ne vous empêche d’aller voir plus loin mais la location d’une voiture apparaît – sans doute à tort – assez périlleuse et le recours au taxi s’avère exorbitant en coût. Il reste bien entendu les transports en commun …

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