Publié par : Ann & Stéphane | 22 novembre 2012

30.10 au 20.11.12 – Bonaire – « Spanish Water » de Curaçao (35 NM).

Mardi 30.

Nous avons beaucoup aimé notre séjour à Bonaire mais vivre cloîtrés à cause des moustiques et avec cette chaleur lourde, a ses limites. Aussi avons-nous décidé de repartir sur « Spanish Water » de Curaçao.

A 8.15 heures, les amarres étaient lâchées. Cela peut paraître surprenant mais « S.A.S.³ » a tellement tiré sur ses amarres durant son séjour en marina, que j’ai été contraint de m’aider d’un pied de biche pour desserrer l’un de mes nœuds de taquet !!

Ranger les défenses et les amarres, nous a pris un certain temps pour ne pas dire un temps certain en sorte que les voiles n’étaient hissées qu’à 8.45 heures ! Petite météo avec un vent d’Est de 15 nœuds de vent réel et une mer peu agitée … vitesse au speedo de 5 à 6 nœuds par 140°.

En fait, nous aurions dû être « très grand largue » pour ne pas dire « plein vent arrière » mais en raison d’un courant nous poussant vers le Nord, nous avons pu tenir un cap au « largue » : nous marchions en crabe.

Du côté ciel, il valait mieux regarder sur tribord où l’horizon était dégagé que sur bâbord, où un orage menaçant grondait. Ce maudit orage nous a accompagnés jusqu’à Klein Curaçao … brrrr.

Vers 11 heures, la vitesse au speedo affichait de 6 à 7 nœuds avec même des pointes à 8 nœuds ! C’était Byzance …

Alors que rien ne l’annonçait, sur le coup de midi, un coup de vent à 25 nœuds de vent réel nous oblige à réduire le génois et la GV à 2 ris ! Mais une heure plus tard, le vent retombait à 12-15 nœuds de vent réel !

A 13.10 heures, nous étions à hauteur du Cap … accompagnés par les dauphins et la pluie !

Après le Cap, nous avons envoyé le moteur car le vent était trop faible et « plein vent arrière ». Une heure plus tard, nous étions à l’entrée de « Spanish Water ». Lugubre le chenal d’accès !! Quasiment pas âme qui vive !! Par contre, au niveau des différents mouillages, il est bien difficile de trouver encore une petite place !!!

Retrouvailles à bord de « S.A.S.³ » avec « Maeva » qui revenait du carénage.

Mercredi 31.

Journée « administrative » en compagnie de « Maeva » pour les formalités de « clearance » … Alors que jusqu’à présent, nous n’avions eu droit pour nous rendre en ville qu’à un vieux tromblon dont on se demandait à chaque fois si sa dernière heure n’était pas arrivée, nous sommes tombés sur le cul en montant dans un autobus rutilant neuf avec air conditionné s’il vous plaît ! Le grand luxe.

Apéro en fin d’après-midi sur « S.A.S.³ » avec « Maeva ». Je sais, je sais, on n’arrête pas de boire mais il fait si chaud mon bon monsieur …

Jeudi 1.

Depuis ce matin, les « Coastguards » patrouillent sans cesse et contraignent tous les plaisanciers dont « Maeva », à respecter les zones de mouillage. Lorsque nous sommes arrivés à « Spanish Water », nous nous sommes immédiatement rendu compte que notre ancien emplacement était maintenant occupé ! Avec un peu de culot, nous nous sommes « glissés » entre les bateaux pour nous insérer comme un coin, au milieu de tout le monde. Autant dire que quand le bateau évite, c’est un peu chaud de tous les côtés mais jusqu’à présent, cela passe … au moins, sommes-nous tranquilles du côté des « Coastguards ».

Le plan d’eau est un peu, beaucoup encombré ce qui nuit à l’intimité mais en un autre sens, l’anime très fort. L’approche de la « haute saison » est sans doute responsable de cet état de choses. Selon moi, la plupart des nouveaux arrivants viennent à peine d’être remis à l’eau après une longue période en cale sèche. Tout cela devrait considérablement s’éclaircir à partir du 15 novembre ou du 1er décembre ! Nous avons effectivement relevé que certaines compagnies d’assurance fixent à l’une de ces deux dates, la fin de la période des cyclones. Il en est ainsi pour « Otter II » et « Maeva » qui ne peuvent en conséquence partir sur la Jamaïque qu’à partir du 1er décembre …

Entretien du groupe électrogène … on a pataugé dans l’huile jusqu’au cou. Ann est même parvenue à en asperger l’intérieur de l’un de nos équipets de la cuisine ! Nous ne sommes réellement pas bien équipés pour réaliser une vidange de moteur mais nous allons y remédier car cela commence sérieusement à bien faire …

Vendredi 2.

Nettoyage intérieur du bateau … mon Dieu que je déteste cela ! Enfin, histoire d’avoir l’impression que mon époussetage sert à quelque chose, j’ai passé toutes les boiseries de notre cabine, au « pledge » … Cela brille, cela sent bon mais il vaut mieux laisser sécher et cela sèche très, très lentement.

Arrivée de « Lady Helen » et de « Graffity » dont nous avions fait la connaissance à « Bonaire ». Pas facile de trouver une place pour caser leurs gros catamarans mais à force de jeter la pioche ici et là, Régis et Laurent ont fini par trouver un petit coin encore libre.

Samedi 3.

Tandis que « Lady Helen » dérapait joyeusement sur son ancre alors que Valérie & Régis faisaient leurs formalités de « clearance » … nous sommes partis en ville à la recherche d’un nouveau borniez pour remplacer celui qui venait de cramer sur le tableau 220V ! Précisons pour les âmes sensibles que « Lady Helen » fut rattrapée par son voisin qui prit le catamaran à son couple.

Lorsque nous sommes rentrés fourbus des courses, nous n’avons plus eu le courage d’aller au barbecue sur la plage auquel nous étions gentiment conviés et bien nous en a pris puisque les participants ont eu droit à une bonne rincette.

Dimanche 4.

Le plan d’eau s’éclaircit ! Incroyable le nombre de bateaux qui ont repris la mer pour des destinations inconnues. A notre niveau, nous avons perdu pas moins de deux voisins mais bien entendu pas ceux que nous espérions …

Il y a déjà quelques temps, j’avais promis à Laurent de « Maeva » de réaliser son baptême de plongée. A l’époque, il ne disposait pas encore d’un matériel complet et la bonne occasion ne s’était pas présentée.

Nous en avions reparlé depuis notre retour des « Aves » et ce dimanche me parut le moment choisi. Aussi, en début d’après-midi, je me suis rendu sur « Maeva » pour un petit exposé théorique sur la plongée. En partant, Ann m’a dit seulement : « On se voit demain matin ! » et il est vrai que mon exposé s’éternisa un peu en raison du grand intérêt porté à la question tant par Chantal que par Laurent.

Lundi 5.

Après la théorie … la pratique ! Pour profiter d’une eau claire et limpide en même temps que d’une pente douce, nous nous étions donné rendez-vous au ponton du grand hôtel qui borde le chenal d’accès à « Spanish Water ». Alors qu’il n’y a plus moyen de trouver une voiture de location sur toute l’île, l’hôtel semble tristement vide à moins que tous ses clients ne soient sur la route …

Nous avions donc tous nos aises pour permettre à Laurent de prendre contact avec son matériel et avec la plongée. Il ne s’agissait que d’un « baptême » qui comme son nom l’indique, suppose une « initiation ». Le plus important en des moments comme ceux-là c’est de permettre au débutant de faire ses premiers pas, en toute confiance et sérénité. C’est pourquoi nos règlements prévoient que ces premières plongées ne peuvent se réaliser qu’accompagné par un moniteur.

De retour au bateau, je finissais ma bouteille à nettoyer la coque sous-marine …

Le soir, apéro suivi d’un dîner improvisé sur « Maeva » … du chou-fleur au gratin comme j’adore !

Mardi 6.

Cela nous démangeait, nous minait la santé, dominait toutes nos pensées … il fallait absolument nettoyer le franc-bord ! Comprenez la situation, nous n’avons que des compliments sur notre bateau voire pour certains : « Ils n’ont jamais vu de leur vie, un aussi beau bateau » … Ok … Je suis d’accord avec vous … En voilà qui n’ont jamais rien vu dans leur vie. Mais tout de même, nous ne pouvions laisser aller les choses et la coque présentait ici et là quelques traces blanches … inadmissible. Aussi, hardis les cœurs et en avant pour la frotte-frotte.

Comme le franc-bord était finalement beaucoup moins salé que nous le pensions … nous avons tout fait d’un coup ! Alors, elle est rutilante maintenant ? Ben, heu, c’est-à-dire … disons qu’elle est propre en profondeur mais qu’en surface, il reste des traces de chiffon ! Une vraie réponse de normand … mais c’est ce que je dis toujours à Ann : nous sommes entourés de Normands et nous en ressentons l’influence. Au fait … Chantal & Laurent de « Maeva » ne seraient-ils pas de purs Normands ?

Mercredi 7.

Laurent de « Maeva » a été mordu par le virus de la plongée, cela ne fait plus aucun doute. C’est donc à sa demande que nous avons réalisé son second baptême … un autre homme ! Beaucoup plus sûr de lui et à l’aise avec son matériel. Nous sommes ainsi descendu à – 10m.

C’est toujours surprenant de voir la métamorphose qui s’opère entre le premier et le second baptême. Le premier baptême n’est le plus souvent qu’une simple « initiation » alors qu’au second baptême, on entame déjà « la plongée ». A l’heure actuelle, on considère à la LIFRAS (Ligue Francophone de Recherche et d’Activité Sous-marine) que seules les trois premières plongées nécessitent la présence obligatoire d’un moniteur c’est dire s’il a été tenu compte de cette évolution fulgurante dans l’apprentissage de la plongée.

Motivée par l’exemple de son mari, Chantal a reçu son premier baptême qu’elle a survolé avec aisance. Il reste encore quelques a priori psychologiques à vaincre et elle pourrait connaître une rapide progression du moins c’est tout le mal qu’on peut lui souhaiter.

Comme notre bateau reste une grande curiosité, nous avons eu la sympathique visite de Vali & Georges de «Yeratel ». Nous les aurions bien gardés à l’apéro avec « Lady Helen » qui venait d’arriver mais ils avaient déjà un autre rendez-vous.

Jeudi 8.

Journée « farniente » avec au programme lecture et nettoyage du frigo principal.

Apéro sur « Lady Helen » avec « Graffity ».

Vendredi 9.

Le plan d’eau se clairseme petit-à-petit et nous avons perdu deux voisins proches ce qui nous donne un peu plus d’air. Que du bonheur ! L’envie de partir sur la Jamaïque est de plus en plus grande mais nous attendons encore nos stores électriques qui doivent revenir de réparation et l’éventualité d’un cyclone tardif n’est pas à écarter. Il nous faudra donc encore être patient.

Côté météo, depuis notre arrivée à Curaçao, nous bénéficions de températures beaucoup plus agréables (la vie à l’intérieur du bateau est à nouveau possible), d’un vent moyen et d’un ciel nuageux à larges éclaircies.

Incité par Régis de « Lady Helen », nous avons découvert la plongée (-50m – 52’) sur Curaçao ! Les fonds marins sont semblables à ceux de Bonaire : pour notre plus grand plaisir, nous avons vu deux « murènes vertes » que nous n’avions pas rencontrées à Bonaire !

Il est dommage que nous n’ayons pas été un peu plus audacieux plus tôt ! Partant de l’idée que le trajet pour rejoindre les spots de plongée était trop long et que la mer déferlait trop, nous avions fait une croix sur l’idée de plonger à Curaçao autrement qu’avec un club local. C’est justement en se renseignant auprès d’un club local (40$ la plongée …) qu’il nous a été donné d’apprendre qu’un des plus beaux spots de plongée se situait juste à la sortie du chenal d’accès à « Spanish Water ». Il ne nous en fallait pas plus pour décider d’y faire une reconnaissance en annexe …

« Happy Hour » avec la bande des copains soit « Maeva » « Graffity » « Lady Helen » et de nouvelles connaissances Danièle & Philip de « Sweet Surrender » … Très sympa barbeuk.

Samedi 10.

Après les courses d’avitaillement, nous sommes partis plonger avec les copains !! Chantal & Laurent nous faisaient la gentillesse d’assurer la sécurité de surface permettant du même coup à Ann de plonger (-44m – 45’). La veille, elle s’était dévouée pour rester dans l’annexe car nous n’étions pas trop convaincus que nous pouvions nous amarrer à l’unique bouée de la zone. Quant à jeter l’ancre, nous n’avions pas osé sans au préalable avoir reconnu les fonds.

Le vent étant un peu monté, nous nous sommes vite rendus compte des limites de plonger en annexe sur Curaçao. La mer était un peu agitée en sorte qu’il nous a fallu réduire les gaz et louvoyer entre les vagues. Plutôt que nous amarrer à notre bouée, nous nous sommes enfoncés dans la petite baie toute proche pour nous protéger de la houle.

Grand bien nous en a pris puisque nous avons découvert devant nos yeux émerveillés, un magnifique tombant se perdant dans les profondeurs ! A la mise à l’eau, un superbe canyon gardé par un gros crabe, nous invitait à la descente. Que du bonheur, que du bonheur.

L’après-midi nous la passions sur « Lady Helen » pour ensuite rejoindre à l’apéro, les copains sur « Graffity » … Journée bien chargée.

Dimanche 11.

Journée régate sur le plan d’eau … mouais, enfin, j’ai surtout vu les arrivées sous spi en milieu d’après-midi. Toujours aussi stressant de les voir se faufiler entre les bateaux au mouillage d’autant que « S.A.S.³ » était bien placé sur le trajet le plus court à la ligne d’arrivée !

Depuis que nous sommes dans les Antilles, nous voyons excessivement peu de spis sauf en le cadre de l’une ou de l’autre régate comme celle d’aujourd’hui. Manifestement, c’est plutôt la « grande plaisance » qui couvre la mer et les moteurs sont fort sollicités …

Lundi 12.

Comme il n’y a décidément plus moyen de louer une voiture sur cette île, nous n’avions d’autre alternative pour aller rechercher nos vélos réparés que d’y aller en bus et d’en revenir … à vélo ! A voir la circulation particulièrement dense et les routes étroites, nous savions par avance que ce ne serait pas une partie de plaisir …

Alors que nous étions pour ainsi dire revenus à la marina, un bruit suspect à mon vélo nous fait arrêter sur le bas côté et là, stupeur et damnation : trois rayons de la roue arrière cassés !! Nous avions justement porté nos vélos en réparation pour que tous les rayons soient remplacés. Mais manifestement, il y avait eu « malentendu » puisque tous les rayons n’avaient pas été remplacés …

Que faire ? Avant même que je ne me décide pour une option, Ann prenait les devants et repartait jusqu’au magasin avec le vélo défectueux. Pour ma part, je continuais tranquillement ma route mais une fois arrivé au port de pêche, je relevais que ma douce moitié était repartie … avec les clefs de l’annexe ! J’ai donc patiemment attendu son retour. Si j’ai poiroté une demi-heure c’est beaucoup car bien évidemment Ann est revenue en autostop et s’est même fait déposer à l’entrée de la marina …

Laurent, chaud comme les braises pour aller plonger, a réalisé avec votre serviteur, sa troisième plongée baptême (-10m – 20’): les progrès sont indéniables mais il lui faudra encore être un peu patient avant d’acquérir plus d’autonomie. Ce qui lui fait défaut, c’est une bonne préparation en piscine comme celle que prodigue, par exemple, mon club de plongée. Si pour certains, cette préparation peut paraître pénible et contraignante, elle permet au débutant d’acquérir certains réflexes et plus encore, de se familiariser avec le monde sous-marin.

Très courageusement, Chantal persévère également dans son apprentissage du milieu aquatique. C’est sa peur de l’eau qu’elle doit maîtriser et ce n’est pas facile mais comme dit l’adage : « C’est goutte à goutte que l’eau use la pierre ».

Mardi 13.

J’avais prévu d’aller plonger avec Ann à la sortie du chenal de « Spanish Water » mais pour je ne sais quelle raison je me suis laissé happer par le suspense de mon livre en sorte que nous avons passé le plus clair de la journée, à lire ! Dommage c’était une belle occasion pour une superbe plongée mais pourquoi se forcer quand rien ne vous y oblige …

Mercredi 14.

Quand la fainéantise vous attrape, elle ne vous lâche plus ! Pudiquement, on appelle cela « la flemme ». Elle me tiendra la jambe toute la journée … Ann sera de corvée « avitaillement » mais est-ce encore une corvée pour elle ?

Apéro sur « S.A.S.³ » avec « Hydra » et « Maeva ».

Jeudi 15.

Comme la plongée me démange et qu’Ann est H.S. en raison d’une mauvaise otite, j’ai proposé à Laurent un nouveau cours d’initiation. Les progrès sont au rendez-vous et cela fait plaisir … La prochaine fois nous essayerons de quitter la quiétude du ponton de l’hôtel pour un spot de plongée situé non loin de là.

Et Ann dans tout cela ? Elle a fait des courses : les magasins d’accastillage et de bricolage n’ont plus aucun secret pour elle ! C’est simple, elle connaît « Willemstad » comme sa poche au point qu’elle pourrait tenir un office du tourisme … Pour le moment, elle se débat avec Fedex et la douane pour le rapatriement de nos stores électriques. A mon avis, elle pourrait plus simplement renvoyer les stores en GB car je doute que cette fois-ci soit la bonne … ne dit-on pas : « Jamais deux sans trois » ! Nous les avons déjà deux fois envoyés en réparation …

Vendredi 16.

Devinez ce que nous avons fait toute la journée : lire, lire et encore lire ! Je ne me serais jamais cru une telle assiduité à la lecture mais avec l’âge et surtout l’opportunité … Il faut reconnaître que le cadre s’y prête très bien et cela occupe agréablement le temps.

Un moment de distraction avec le départ d’un de nos voisins hollandais : la remontée de tout l’ancrage à la main ! Guindeau en panne ? Vraisemblablement mais même en cette circonstance, lever l’ancre sans avoir réparé, me laisse extrêmement songeur. J’aurais bien voulu en savoir davantage mais l’instant ne se prêtait pas à une longue conversation.

Samedi 17.

Comme tous les jours, je me suis réveillé sans trop bien savoir quel sera mon programme de la journée ! Nettoyage intérieur ? Nettoyage de la coque sous-marine ? Plongée ? Lecture ? Autre ? Devant un tel choix, vous me voyez profondément perplexe : que choisir ? Tel est bien mon dilemme journalier …

Comme il faut bien se donner une méthode de travail, autant commencer par déterminer quand nous quittons « Curaçao » pour la « Jamaïque » ! C’est vrai … je ne vous l’ai pas encore raconté …parti en fumée l’idée d’aller sur « Aruba » ! Pourquoi ? Bien simplement parce que nous avons appris par l’un de nos informateurs sur place (en l’occurrence le blog de « Chaca ») que l’île faisait récemment face à une véritable invasion de mouches. Mais non, biesses que vous êtes … pas la mouche tsé-tsé, encore heureusement … mais la simple mouche, la bête bouche que l’on rencontre partout et qui a le don de vous taper furieusement sur les nerfs. On les tue par centaines et on les compte par kilos, parait-il … Déjà ici à « Spanish Water », nous en comptons 5 chaque matin et nous sommes carrément au bord de la dépression nerveuse alors vous imaginez bien que nous ne sommes pas suffisamment masos pour aller à la rencontre de ces sales bestioles.

Ah … oui … quand partir ? La question est encore pire que la précédente ! La méthode de travail serait-elle mauvaise ? J’aurais bien envie de l’affirmer mais on n’y coupe pas : il va d’abord falloir répondre à cette question avant tout autre chose car une navigation se prépare d’abord psychologiquement et ensuite matériellement: nettoyer la coque sous-marine, prendre de l’essence, faire l’avitaillement, procéder aux formalités administrative de sortie, réaliser les dernières courses indispensables etc.

Ben oui … nettoyer la coque sous-marine ! Vous n’imaginez tout de même pas que je passe le plus clair de mon temps à nettoyer la coque uniquement pour qu’elle soit belle au mouillage … et dégueulasse en navigation. Mais Bon Dieu, où avez-vous la tête ? Il y a des fois où je me pose quand même bien des questions à votre propos.

Ah ouiiiiiiiiiiii … mais c’est bien sûr … c’est la préparation « p-s-y-c-h-o-l-o-g-i-q-u-e » qui vous titille ! Mais qu’est ce que vous allez encore imaginer : que l’on peut ainsi se lancer sur les vastes étendues désertiques comme vous prenez votre voiture pour aller au bureau ! Eh ben non … pas du tout … nous devons nous faire à l’idée, nous préparer mentalement, faire taire nos angoisses et nos craintes, vérifier notre police d’assurance, mettre nos papiers en ordre, dire au revoir à nos amis et à nos proches, pour les croyants … implorer Notre Seigneur de nous préserver une fois de plus, réviser nos enseignements de survie, nous ré-habituer aux plats froids et aux insomnies etc. etc. Cela demande du temps et de la concentration.

Pour le moment, la date du grand départ est prévue pour mardi prochain mais d’ici là, elle sera vraisemblablement reportée une fois ou deux …

Maintenant que cette date est fixée, le choix devient extrêmement restreint : je n’ai plus que trois jours pour nettoyer la coque sous-marine … Vous voyez comme c’est simple avec un peu de méthode ! Ann, pour sa part, se coltinait le nettoyage intérieur.

Dimanche 18.

Pas trop le choix … il m’a fallu poursuivre le nettoyage de la coque sous-marine. Quand je me mets à l’eau, vous ne le croirez pas, mais je savoure par avance, l’instant où une fois le travail terminé, je vais m’allonger dans le cockpit en compagnie de mon bouquin … Cela me soutient durant mon dur labeur.

Lundi 19.

On s’active pour notre départ prévu pour mardi … même si bien entendu nous avons décidé de postposer ! Enfin, nous avons récupéré nos stores électriques … et j’ai terminé le nettoyage de la coque sous-marine.

Le soir, après le coucher de leurs enfants, nous étions invités à bord de « Coco d’Iles » de Gaëlle & Marc … une nouvelle rencontre bien sympathique.

Mardi 20.

Ca y est ! Nous avons décidé avec « Maeva » de partir pour « Port Antonio » de Jamaïque ce mercredi matin.

Gros avitaillement, ultimes courses, clearance de sortie et … coiffeur pour votre serviteur. Je vous ai déjà tant de fois raconté mes passages par le coiffeur que cette fois-ci, je me tairai : c’était réellement « massacre à la tronçonneuse » mais bon vous verrez cela sur les prochaines photos …

Ce diaporama nécessite JavaScript.


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :