Publié par : Ann & Stéphane | 19 septembre 2012

29.08 au 18.09.2012 – « Spanish Water » de Curaçao.

En clin d’œil à ceux et celles qui trouvent mes articles trop long, voici un résumé de l’article qui suit : Bon retour de Bruxelles – STOP – Pas de surprise désagréable – STOP- Heureux d’être à nouveau à bord- STOP – Rien de nouveau sur place – STOP – Sommes à nouveau au mouillage – STOP – Pensons beaucoup à vous – FIN DU MESSAGE.

Pour les autres qui apprécient de lire ma prose …

Mercredi 29.

Après un voyage de « jour » de 10 heures avec Arke Fly, nous sommes arrivés à Curaçao sans encombre malgré le dépassement de poids autorisé de nos bagages et notre « snowboard » ! En fait, nous avions trois paquets aussi longs qu’encombrants et guère la possibilité de les glisser dans un sac de voyage ! Que faire ? C’est Ann qui a eu l’idée lumineuse de tout fourrer dans un sac à « snowboard ». Evidemment, partir aux Antilles avec un « snowboard », cela en a fait sourire plus d’un …

Une fois à bord (il était 1h30 … heure belge), il nous a fallu dare-dare remettre tout en fonction ce qui n’a pas manqué de nous donner quelques sueurs froides notamment lorsque les frigos n’ont plus voulu fonctionner après l’arrêt du groupe électrogène !! Evidemment lorsqu’on oublie de remettre l’onduleur qui transforme le 24 V. en 220 V. en marche …

C’est dire que si nous avons dormi quatre à cinq heures, c’est sans doute déjà exagéré ! En fait, « Maya l’Abeille » n’a pas arrêté de bouger toute la nuit … Une vraie pile électrique ! Tandis que votre serviteur « Pacha » essayait tant bien que mal de trouver le sommeil avant que Maya ne trouve un nouveau « souci » à régler.

Nous avons été épatés de relever que bien que le bateau soit resté fermé durant un petit mois, nous n’avons eu aucun problème d’humidité à déplorer, même pas d’odeur ! Nous avions tout simplement ouvert les quatre boîtes dorades ainsi que les quatre hublots donnant directement dans le cockpit. « S.A.S.³ » est décidément trop bien pensé …Ok, ok, j’ouvre mon col de chemise.

Une des premières questions qui m’est venue à l’esprit alors que nous étions à nouveau à bord, fut de savoir où se trouvait mon « chez moi » : A Bruxelles ou sur «  S.A.S.³ » ? Bien que nous ayons passé un petit mois bien agréable en Belgique avec la famille et les amis, notre « chez nous » est désormais sur « S.A.S.³ » où que celui-ci soit basé. Par contre, question plongée et cela en étonnera certainement plus d’un, je préfère plonger en carrière avec les copains …

Une autre de vos remarques concerne notre adaptation à revenir au pays. Comme je l’avais toujours pensé, nous passons aussi bien Ann que votre serviteur, d’un « univers » à l’autre sans la moindre transition, sans le moindre décalage hormis le décalage horaire, sans la moindre difficulté … C’est comme si nous n’avions jamais quitté l’un ou l’autre « univers » !

Jeudi 30.

Une fois n’est pas coutume, nous nous sommes levés avec les premiers rayons du soleil !

Evidemment, le frigo était vide et l’une des premières missions à réaliser fut de le remplir … Comme d’accoutumée, Ann s’est chargée de cette tâche ingrate grâce à notre amie Chantal de « Maeva » qui est venue la chercher avec sa nouvelle annexe AB. Pour mettre à l’eau notre annexe, nous aurions été contraints de relâcher les amarres et d’avancer le bateau … Autant alors partir directement au mouillage.

Pour ma part, dans une super forme toute apparente, je n’ai pas arrêté de la matinée … De nettoyer  et de ranger ! Durant le week-end précédent notre arrivée, notre bateau a eu droit à un vent de sable doublé d’une fine pluie … Je vous laisse imaginer l’état de propreté du pont !

L’après-midi, dans le cockpit, fut plus calme à « jouer » avec nos PC.

Un peu indisposé par la fatigue cumulée avec la chaleur, j’en ai profité pour vérifier l’état de la coque : Moment tant redouté ! Conformément à mon pronostique fondé sur la clarté de l’eau liée à un grand brassage (nous étions dans le chenal d’accès à « Spanish Water »), la coque sous-marine était miraculeusement quasi propre après un mois !!! Elle mériterait malgré tout un petit brossage léger pour être parfaite.

Vers 18 heures, nous recevions à l’apéro, Chantal et Laurent de « Maeva ». Conscients de notre état avancé de fatigue, nos amis ont eu l’extrême délicatesse de ne pas prolonger l’apéro ce qui nous a permis d’aller nous coucher très tôt. Un grand merci à eux.

Vendredi 31.

Allons-nous repartir au mouillage ou rester à notre emplacement au ponton ? Coincé entre deux bateaux à moteur, la question n’a pas fait de longs débats malgré la clarté de l’eau et la bonne connexion internet dont nous pouvons bénéficier. De surcroît, la marina n’est réellement plus notre truc …

Allons-nous reprendre notre ancien mouillage dans sa baie super protégée, en compagnie de « Maeva » ou prendre un mouillage plus exposé au vent et au clapot ? Posé de cette manière, la réponse semble s’imposer et pourtant c’est pour cette dernière que nous avons – à tort ou à raison – opté !! Une meilleure connexion internet, l’absence d’une ancre sur l’arrière, l’espoir d’une carène plus longtemps propre, l’envie de changement et surtout, surtout un bateau qui se place librement toujours nez au vent, faisant mieux circuler l’air à l’intérieur sont autant d’éléments qui nous ont poussés pour ce choix. Reste maintenant à voir si nous ne regretterons pas …

Un tout premier constat : L’animation ne manque pas ! Cela circule de tous les côtés … Les bateaux à moteur s’en donnent à cœur joie au point de nous croire de temps en temps en bord de piste de Francorchamps !

Sous l’impulsion amicale de « Maeva », nous allons au traditionnel « happy hour » du vendredi. Bien entendu, nous n’y rencontrerons aucune des personnes censées y être présentes … Mais nous y rencontrerons d’autres nomades français bien sympathiques : Nathalie & Michel de « Tao » et Joselia & Frank de « Dolfins song ».

Samedi 1.

Comment vous expliquer cela ? Il est 9h30, « l’instant » est réellement magique. Le plan d’eau est calme, le soleil nous baigne d’une douce quiétude, les bateaux tirent doucement sur leur mouillage et on entend au loin les grillons … Un r-é-g-a-l pour les sens. Oubliez tout ce que j’ai pu vous raconter lors de mon retour en Belgique : On est vraiment bien dans les îles ! Il faut parfois simplement savoir changer de lieu de mouillage … Depuis que nous sommes en zone B, nous sommes pleinement exposés aux vents avec pour conséquence immédiate que les températures intérieures ont chuté très agréablement : Il y a moyen de rester à l’intérieur sans obligatoirement avoir l’impression de sortir de la douche !

En parlant de notre retour au pays … Nous avons fortement débruni durant notre séjour ! Et alors … Me direz-vous ? Et alors … Zorro est arrivééééééééééé. Mais non … Qu’il ait pris le même avion que nous ou non, je m’en fous mais connaître à nouveau les affres de l’écrevisse reste fort douloureux. J’étais si heureux de ma protection solaire naturelle …

Si le mois de juillet fut plutôt venteux, le mois d’août s’est montré plus clément aux transhumances si j’en crois le nombre de bateaux qui ont quitté « Spanish Water ». Peut-être pas pour tout le monde mais pour certains en tous les cas, le choix ne leur était plus possible : Expiration de leur autorisation de 3 mois ! En ce qui nous concerne, notre retour au pays aura au moins le mérite d’avoir remis les compteurs à zéro.

Le soir, apéro sur « Maeva » de Chantal & Laurent en compagnie de « Valmoa » (Lagoon 38’) de Brigitte & Jean-Paul – de « Dolfins Song » (Lagoon 41’) de Joselia & Frank et de « Tao » (Lagoon 38 ‘) de Nathalie & Michel que nous avions vus une première fois, brièvement à La Gomera.

Dimanche 2.

Si la fatigue liée au décalage horaire s’estompe doucement, nous ressentons malgré tout, le contrecoup de notre mois passé au pays à courir de tous les côtés. Beaucoup de lecture et de repos au programme surtout pour Ann qui a non seulement subi avec beaucoup de bonheur, l’ablation de sa vésicule biliaire mais qui surtout, s’est dépensée sans compter durant nos « vacances » en Belgique !

Comme Nathalie & Michel sortent ce lundi, leur catamaran de l’eau pour 5 mois, nous avons décidé en finale, de maintenir l’apéro sur « S.A.S.³ » prévu pour le soir. Nous avons été tentés de postposer l’événement de deux ou trois jours, le temps de nous remettre un peu de toutes nos sorties …

Nous avions donc à bord : « Maeva »« Dolfins Song » et « Tao ». Michel & Frank eurent droit à une visite de « S.A.S.³ » par le menu détail au point que nous y passions la nuit si Ann n’était pas intervenue … Va falloir que je songe à réclamer au chantier Garcia, une prime pour l’énorme pub que je leur fais !

Lundi 3.

Lendemain de veille, nous en avons profité pour lire.

Mardi 4.

Journée de tous les énervements … Tardivement nous avons relevé qu’à la suite du « grand » entretien de notre groupe électrogène par un technicien de « Sint Maarten », nous avions une fuite de diesel à hauteur des injecteurs qui avaient été démontés pour vérification …

Après un temps d’hésitations (cela fuite-t-il encore réellement ?) nous avons fait appel à un technicien qui me donne la désagréable impression de vouloir tout changer pour gonfler sa facture !

De surcroît, ne voilà-t-il pas qu’il nous laisse notre groupe électrogène complètement ouvert et s’en va … !

J’ai fulminé toute la soirée …

Mercredi 5.

Entretien du moteur principale … C’est dingue, nous n’en finissons pas avec les questions de maintenance. Par chance, comme nous n’utilisons que très peu le moteur, je relève que le dernier entretien remonte au mois d’août de l’année précédente.

Après un technicien, voilà l’autre qui vient terminer son travail mais alors qu’il va partir, je constate qu’un des injecteurs fuite déjà … Les autres fuiteront après que le moteur ait tourné quelques temps !

Le soir, j’ai un doute : Je suis convaincu que le technicien a mis trop d’huile dans le carter du moteur principale ! Mes soupçons semblent fondés encore qu’il est quasiment impossible de voir le niveau d’huile sur la jauge tant l’huile est encore transparente.

Par précaution, nous enlèverons 750 ml d’huile pour obtenir une jauge à ¾ … Sauf mauvaise lecture. Je pense que je n’ai plus d’autre choix que de ne plus faire confiance à personne et de tout vérifier par moi-même ! C’est crispant.

Jeudi 6.

Retour du technicien pour notre groupe … Il est maintenant question de remplacer la « ligne » qui relie les quatre injecteurs et qui aurait été cassée lors d’un démontage : Le sien ou celui du technicien de « Sint Maarten » ? Nous ne le saurons jamais bien évidemment mais nous serons en tout état de cause, les dindons de la farce. Va falloir que je remette du papier dans ma presse à billets …

Bon, cela a l’air de tenir … Nous attendrons malgré tout demain pour lui payer sa facture à notre technicien. Nous nous apercevrons plus tard que le problème ne s’est ni détérioré, ni amélioré : Cela continue de suinter du diesel à deux injecteurs !

Le soir, apéro sur « Hydra » en compagnie de « Maeva » et de « Valmoa ». Depuis que nous sommes rentrés de Belgique, notre vie sociale n’a jamais été aussi débordante et je trouve tout cela très agréable même si parfois, on souhaiterait peut-être un peu plus de calme mais nos amis sont tellement sympas …

Vendredi 7.

Arbeid, arbeid, arbeid … Une journée comme je les aime : Les petits bricolages s’enchaînent les uns aux autres et on a le sentiment d’un mieux.

Voilà placée notre 3è pompe à eau de refroidissement de la glacière du cockpit ! Cela fait environ deux mois que nous en sommes privés et cela était bien ennuyeux car nous avons pris pour habitude d’y stocker toutes nos boissons. Il reste maintenant à espérer que ce nouveau modèle de pompe sera plus résistant que les deux précédentes …

Nouveau contrôle … Police & douane cette fois-ci : Nous avons eu droit à la visite complète du bateau avec ouverture de certains tiroirs et coup d’œil sous le matelas … Ce n’est pas que cela nous dérange mais il ne faudrait quand même pas que cela en devienne une habitude tout de même. On voit bien tous les jours qu’ils tournent comme des rapaces à la recherche d’une carcasse à dévorer mais je ne pensais pas que nous aurions droit à un second contrôle. Enfin, semblerait-il que ce sont les douaniers, absents lors du premier contrôle, qui ont tenu à cette petite visite de courtoisie.

Sympas, ils ont fait attention à ne pas marcher avec leurs grosses chaussures sur nos coussins blancs mais malgré cela, nous avons eu droit à des traces noires sur l’escalier et sur le teck du cockpit …

Pour la première fois, il m’a été demandé mon permis de navigation !! Encore une chance que je l’avais …

Samedi 8.

Cela fait depuis notre retour de Bruxelles, que je me promets de nettoyer la coque sous-marine une dernière fois avant le carénage : La sortie de l’eau est prévue pour le 19 septembre car les coefficients de marée sont les plus favorables pour nous permettre d’arriver avec notre tirant d’eau, sous la grue du chantier …

Mais la journée passe sans que je trouve le courage de mettre ma bouteille sur le dos … Au moment de ma natation quotidienne, je me décide à nettoyer la ligne de flottaison pour m’obliger par la suite à continuer l’œuvre entreprise. En raison du vent fort, du clapot et du courant, le travail s’avère fastidieux et je ne compte plus les tasses d’eau de mer ! Le travail une fois terminé, m’apparaît « potable ».

Le soir, apéro sur « Dolfins song » avec « Maeva » et deux nouveaux venus : Chantal & Eric qui naviguent sur un Lagoon 57’. L’histoire de ce catamaran n’est pas ordinaire puisqu’il appartenait à l’un de leurs clients qui a eu la malchance de voir son voilier être détruit dans un cyclone.

Alors les fufutes de mon blog, vous avez déjà compris ? Pour les autres … Chantal & Eric, français d’origine, tenaient un chantier naval à Fort Lauderdale (USA). Après le sinistre, le catamaran a été entreposé, le temps des tractations avec la compagnie d’assurances, sur le tarmac de leur chantier.

Après un an, ils rachetaient l’épave à son propriétaire pour complètement le réparer et lui donner une seconde vie. En juillet, ils quittaient la Floride pour atterrir à Curaçao.

Dimanche 9.

J’aurais dû poursuivre le nettoyage de la coque sous-marine mais en finale, j’ai aidé Ann au nettoyage hebdomadaire de l’intérieur. Si les moustiques sont pour ainsi dire inexistants à « Spanish Water », nous avons malgré tout droit à quantité de poussière. Celle-ci s’infiltre évidemment par tous les hublots et capots, à l’intérieur … Quant au pont, n’en parlons même pas d’autant que cela fait plus d’une semaine que nous n’avons pas vu une goutte de pluie !

Question vent, deux ou trois jours après notre arrivée, il se renforçait sérieusement et depuis lors, il ne donne aucun signe d’essoufflement.

Le soir, dîner d’au revoir sur « Maeva » en compagnie de « Dolfins song ». Soirée très réussie : Non sans malice et sadisme certain, Franck et votre serviteur ont convaincu Chantal & Laurent de « Maeva » qu’il était illogique de partir mardi sur l’île d’Aruba parce que leur autorisation de séjour était expirée alors qu’il leur suffisait de rentrer quelques temps au pays, pour remettre les compteurs à zéro ! De toute manière, il entrait dans leurs projets de rentrer en France … En pleine période de navigation !!!

Il est déroutant de relever que la majorité des plaisanciers se trouvant dans notre situation, n’ont aucun programme et se décident souvent à la toute dernière minute, le plus souvent sur un coup d’humeur ou l’influence des « « amis » ». Nous ne réagissons pas de manière fort différente sauf que cette fois, nous avons élaboré un programme dont je suis bien curieux de savoir si nous le suivrons ou non … Peut-être aurons-nous la chance de trouver d’autres bateaux pour nous accompagner.

Lundi 10.

C’est fait, les tickets d’avion sont pris … Chantal & Laurent de « Maeva » ont pris la décision de rentrer un mois en France pour un retour prévu pour le 20 octobre … Qu’est-ce qu’on dit à ses amis … Merciiiiiiiii !

Voilà une excellente nouvelle pour « S.A.S.³ » car ce rebondissement préfigure que « Maeva » se joindra à lui pour notre petite ballade dans les Grandes Antilles (cfr. « Notre programme »). Il ne reste plus qu’à décider « Otter II » d’en faire de même et nous serons à nouveau une petite flottille.

Mardi 11.

Et encore une journée de courses pour Ann et Chantal ! A Bruxelles, elles feraient les magasins … Ici à Curaçao, elles font les shipchandlers, les grandes surfaces et … DHL !!

C’est juste, je ne vous ai pas encore raconté la dernière … Comme nous ne parvenons pas à trouver des filtres pour notre déssalinisateur, nous avons passé notre commande directement auprès de notre fournisseur français. Ce dernier nous a assuré que les délais seraient plus courts puisque les filtres viendraient directement de l’usine située à Long Beach en Californie (USA).

C’était perdre de vue que les Américains sont très mauvais en géographie … Le premier paquet est donc parti d’abord à Leipzig (D) puis à Amsterdam (NL), Rotterdam ((NL), de nouveau Leipzig (D), Bruxelles (B) , East Midlands (GB), à nouveau Leipzig, Barbados (Barbade), Maiquetia (Venezuela) , Panama City, à nouveau Maiquetia et enfin Curaçao.

Mais le second paquet n’a pas quitté Rotterdam (NL) … Notez que je me suis toujours demandé comment il était possible que les frais de port (175,00 € !!) soient aussi élevés mais maintenant j’ai compris pourquoi …

Mercredi 12.

Voilà, c’est décidé : Je ne nettoierai pas la coque sous-marine ! Le carénage étant prévu pour le 19 septembre, je me priverai de ce plaisir jusque là … Je suis passionné par la lecture ces derniers temps et je ne quitte plus mon bouquin.

Jeudi 13.

Comme « Maeva » devait se rendre à « Curaçao Marina » situé dans le port commercial de Willemstad, j’en ai profité pour accompagner Chantal & Laurent, histoire de me rappeler ce que signifiait encore le mot « naviguer » … Petite ballade au moteur bien agréable qui me fit découvrir le port commercial sous un angle nouveau.

L’attente à la marina se fit très longue en revanche ! N’ayant pu disposer d’une voiture de location, Ann accompagnée de Joselia & Franck, était partie par la route et ne nous rejoignit qu’en début d’après-midi. Profitant du trajet, elle s’était rendue dans différents magasins à la recherche de l’objet introuvable que par honnêteté intellectuelle, je dois bien reconnaître qu’elle trouva ! De quoi pouvait-il bien s’agir, me direz-vous ? Comme je ne suis pas convaincu que vous vous posez la question … Autant ne pas y répondre !

Une fois tout le monde réuni à bord de « Maeva », Chantal nous servit un petit plat chaud qui se laissa dévorer sans réserve. Par la suite, commença une nouvelle attente … L’accès à l’emplacement octroyé à « Maeva », était bloqué par une grue posée sur une barge. Il nous a fallu attendre la fin de l’après-midi pour qu’enfin nos amis puissent accéder à leur emplacement.

Après cela, il ne nous appartenait plus qu’à rentrer en bus, à « Spanish Water » .

Vendredi 14.

Journée bricolage … Mon Dieu comme il est heureux que notre voilier soit encore quasi neuf ! Vous imaginez s’il avait déjà une dizaine d’années voire plus … Je n’ose même pas me l’imaginer.

Le soir, Ann m’entraîna au « happy hour ». Pas de doute, elle commence à connaître beaucoup de monde tandis que je fais « tapisserie » avec le sourire ! Enfin … Je ne peux que m’en prendre à moi-même si je reste reclus sur notre bateau le plus clair de mon temps.

Sur le trajet aller en compagnie de Joselia & Franck, nous avons porté assistance à un vieux monsieur, en panne de moteur d’annexe, qui nous faisait de grands signes. Il ne se fit pas prier pour monter à bord de notre annexe tandis que j’attachais la sienne, sur notre arrière. Une fois arrivés au port de pêche où se tient le « happy hour », notre vieux monsieur s’est fondu rapidement dans la foule sans grands remerciements … Je le soupçonne d’être un habitué du style « naufragé volontaire » car la panne du moteur de son annexe ne semblait pas le moins du monde, le préoccuper ! Comment est-il rentré à son bord ? Je l’ignore … Je suppose qu’il a trouvé un autre pigeon.

Samedi 15.

Ces derniers temps, Ann part quotidiennement faire des courses et cette matinée n’échappa à la règle. Cette fois-ci, il s’agissait d’avitaillement.

Lire toute la journée, c’est bien mais de temps à autre, on a besoin de « faire autre chose ». Alors pour s’occuper utilement, nous avons attaqué le « nettoyage à sec » du pont de S.A.S.³ Il y a quelques temps nous avons eu droit durant la nuit, à de petites pluies chargées de sable. Le résultat ne s’est pas fait attendre et tout le bateau s’est trouvé recouvert d’un masque aussi beige qu’hideux. Mais pourquoi s’escrimer à vouloir tout nettoyer si le lendemain tout est à refaire … Motif pour lequel nous avons attendu une petite semaine avant de nous décider à essayer de palier à la situation et pour dire vrai, le résultat est assez agréablement surprenant.

Dimanche 16.

A nouveau, un petit souci électrique … Une bonne partie de la journée fut donc consacrée à la recherche de la cause possible sans résultat probant !

Un peu pour nous changer les idées, nous avons entrepris de remettre en place deux stores électriques du carré que nous avions été contraints en son temps, de renvoyer chez Oceanair pour réparation ! Vous ne le croirez pas mais seul un des deux stores fonctionne … Que du bonheur !

Le soir, nous étions invités à bord de « Dolphins Song » mais nous fûmes de piètres invités tant notre petit souci électrique nous contrariait.

Lundi 17.

Après une nuit « agitée », nous avons poussé nos investigations de la veille pour arriver à la consternante conclusion que tout notre parc batteries « électronique » est à remplacer … Pour les connaisseurs, il s’agit de batteries au gel MasterVolt de 12/200 qui n’ont que deux ans d’utilisation !!!

Par chance, le « service » (1.000A/24V) est totalement séparé de « l’électronique » (600A/24V) et de surcroît, le « service » est composé de batteries gel MasterVolt 2V dont la durée de vie mais aussi le coût est beaucoup plus élevé !! Economie de bout de chandelles de la part du chantier que de placer des batteries de moins bonne qualité pour « l’électronique » … En finale, je pense que la faillite du chantier survenue en cours de construction de « S.A.S.³ » nous a mis à l’abri d’autres économies parfaitement stupides sur des bateaux de cette qualité.

Mais le plus u-s-a-n-t dans toute cette histoire reste et demeure qu’une fois quitté l’Hexagone et ses corps de métier compétents, vous êtes livré à vous-même. Le dire est une chose, le subir en est une toute autre, croyez-moi sur parole. En ces pays et ces îles abandonnés de Dieu et des techniciens, sans « base arrière » vous retournez rapidement à l’âge de la pierre. Pas étonnant dès lors de relever le nombre élevé de ces plaisanciers qui voudraient bien quitter « l’enfer des îles » mais qui n’en ont plus les moyens …

Mardi 18.

Le plus clair de la journée est passé à déterminer le type de batteries que nous allions mettre en remplacement de nos MasterVolt …

Demain, nous quittons « Spanish Water » pour « Piscadera » où doit avoir lieu le carénage de « S.A.S.³ ». Comme nous sommes dans les îles et qu’ici, la notion d’engagement, de rendez-vous, de réservation etc. sont des mots inexistants dans le vocabulaire, nous avons appelé le chantier pour les prévenir de notre arrivée. Amusant de relever que le chantier aurait souhaité nous voir arriver aujourd’hui plutôt que demain alors que cela fait plus de 15 jours que nous avons pris rendez-vous … Le pied de pouvoir répondre que nous avions pris nos dispositions pour demain et non, pour aujourd’hui !

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Responses

  1. Bonjour,
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