Publié par : Ann & Stéphane | 5 février 2012

12 au 31.01.2012 – Mouillage en Martinique.

Mon Dieu que j’aime notre bateau ! Mais est-ce nécessaire de le préciser car si j’en crois certains de vos commentaires, vous l’avez compris.

A l’instant où je vous écris, il est près de 19 heures, la nuit est noire mais la ville du « Marin » illumine de ses mille feux. C’est féérique ! Je suis allongé torse nu (fantasmer plus les filles … J’arrive !) dans le cockpit tandis qu’Ann regarde à la télévision « un dîner presque parfait » …(Vous ne le savez sans doute pas mais nous avons trouvé un technicien qui est parvenu à nous régler aux petits oignons notre télévision satellitaire en sorte que nous captons « enfin » aurais-je envie de dire, parfaitement toutes les chaînes françaises). Il fait très doux et un petit vent assure le rafraîchissement de l’air. Que vouloir de plus ! Tout-à-fait en passant … Et en Belgique, quel temps fait-il en ce début de février ? Pas trop froid ? Pas trop de neige ? J’ai entendu dire que c’était la bérézina ! Comment est-ce possible ?

Ce que j’apprécie le plus sur ce bateau, c’est que chacun de nous peut vivre sa tranche de vie de son côté malgré l’espace restreint. Il faut dire que depuis notre arrivée aux Antilles, S.A.S.³ me paraît avoir rétréci au lavage. Nous ne faisons même plus partie des grands voiliers : Nous ne sommes plus qu’un voilier parmi tant d’autres ! Vous verrez dans le diaporama, un voilier (coque verte) en carbone de 60 mètres de long sorti tout droit du chantier Baltic …

Notre cockpit de par sa position centrale, ses gros coussins à poste, son frigo, son bimini et sa Hi-Fi séparée, est réellement une pièce à part entière où il fait bon vivre.

Même si je pense que nous ne finirons pas notre vie en Martinique, nous retrouvons ici un peu de ce qui m’a manqué jusqu’à aujourd’hui : Nous sommes en France et cela fait du bien de se sentir « au pays » ! Même s’il est exact que nous ne sommes pas Français et que nous restons fiers d’être Belges, nous retrouvons une langue et une culture qui nous est chère. Par ailleurs, nous sommes en « lieux connus » : Notre nomadisme a fait escale et cela aussi est très agréable.

Je dois bien reconnaître qu’il m’a fallu du temps pour m’adapter et m’habituer à une météo un peu particulière que je n’apprécie pas toujours (beaucoup trop venteuse à mon goût) mais je sens bien au plus profond de moi que j’ai déjà franchi deux crans. J’ignore s’il en existe d’autres mais je progresse en ma quête perpétuelle du Graal.

Après quelques jours de farniente au mouillage durant lesquels nous en avons profité pour nettoyer notre coque au vinaigre d’alcool blanc (nous avons totalement pu récupérer le lustre initial de notre peinture bleue marine ce qui continue de me surprendre tous les jours ! Je crains toutefois que ce ne sera pas la dernière fois que nous serons contraints à ce petit exercice d’huile de coude …), nous voilà au quai de Gréement Caraïbes pour la réparation de notre potence de spi arrachée durant la traversée de l’Atlantique. Mais oui, vous savez bien … C’était quasiment la seule fois où nous avons envoyé notre spi durant la traversée. Mouais bon, j’exagère un peu car nous l’avons quand même envoyé en trois ou quatre occasions mais guère plus. Le plus amusant reste que depuis que nous sommes aux Antilles, je n’ai pas encore vu un seul spi déployé !! Faut dire que l’on passe davantage son temps à réduire la voilure …

Comme nous sommes nez au quai et que nos amarres arrières sont reprises sur bouées, nous découvrons pour la toute première fois, la réelle utilité de notre cabestan rétractable ! Pas mécontent de pouvoir enfin me dire qu’il ne s’agit pas uniquement d’un « gadget » juste bon à impressionner nos visiteurs ! Comme de surcroît, nous en avons déjà été pour nos frais, d’une réparation du cabestan ici au « Marin », j’ai en plus, le sentiment de l’utilité de ma dépense … Le problème rencontré provenait de la dilatation ( !) d’une bague qui freinait la montée/descente de la partie rétractable du cabestan. Enfin quand ce n’est pas cela, c’est autre chose … Faut bien meubler son temps libre !

Une journée à la marina, coincé entre deux bateaux, pas d’air et des techniciens de tous les côtés, c’est réellement pas le pied !

En fin d’après-midi, nous avons retrouvé notre mouillage du « Marin » non sans un réel soulagement même si nous n’en avons pas fini avec nos problèmes … J’ai eu le malheur de vouloir profiter d’une absence de Ann pour mettre l’air conditionné et comme en son temps, à la marina de « Rodney Bay », l’appareil se met chaque fois en sécurité ! Etant entendu que je n’ai pas l’intention de passer mon temps à me bagarrer avec ce capricieux animal et avec Ann du même coup, nous avons fait appel au dealer Webasto local. Je ne sais pas si vous vous en rendez bien compte mais au « Marin », sont regroupés les représentants de toutes les marques connues. Comment voulez-vous en ces conditions que j’ose encore m’éloigner de ce lieu béni des Dieux ?

J’ai malgré tout connu un moment de profonde jouissance lorsque le technicien Webasto nous a fait part que l’appareil devait tourner au moins une fois par semaine pour éviter toute dégradation prématurée : La tête de Ann ! Si je suis un fanatique de l’airco, Ann prétend que cela lui donne la migraine (Fabulez pas ! Il n’y a que l’airco qui lui donne mal à la tête …) en sorte que chaque fois que je veux mettre l’airco en route …

Après une vérification complète du système et un petit « reset », notre air conditionné a l’air de fonctionner à nouveau correctement. Comme je suis maintenant à la lettre les instructions de notre technicien, nous avons ressorti les lainages, pantalons et chaussettes lorsque nous regardons la télévision par – 5° …

Toutes les excuses sont bonnes pour rester au « Marin » : Je m’y sens à la fois bien et en sécurité ! Ce n’est certes pas LE mouillage de mes rêves mais au moins on n’y craint ni la houle, ni le vent , les commerces et les divers services techniques sont à proximité, il y a de la vie et de l’ambiance et cerise sur le gâteau, les bateaux évitent très peu. Malheureusement, l’eau trouble n’invite guère à la nage et les voisins sont très nombreux … En ce début de février et pour des motifs qui me dépassent totalement, le mouillage s’est sérieusement clairsemé !

Pour le surplus, nos journées sont toutes bien remplies même si nous ne connaissons que rarement le programme du lendemain ! C’est un peu cela notre nouvelle vie : Carpe diem.

Ce dimanche, nous assistons pour notre plus grand plaisir d’autant que nous sommes aux toutes premières loges, à une régate de « yoles rondes » en deux manches : La première à deux voiles et la seconde à une seule voile. Exercice très physique, j’ai beaucoup d’admiration pour ces équipages qui virevoltent d’un bord sur l’autre bord pour maintenir leur frêle embarcation en équilibre.

Le plus surprenant reste encore de relever que les mâts en bois sont de simples arbres coupés mal dégrossis tandis que les autres espars sont en bambou, par contre, les voiles sont des North Sails, chaque équipe a son camion semi-remorque et certaines équipes ont même leur psychologue !

En d’après-midi de mardi, nous avons accueilli notre ami Henri le plus assidu de nos habitués du bord puisqu’il était déjà là à Caen , la Rochelle et Lanzarote. Il faut dire qu’il s’est parfaitement adapté à notre mode de vie au point que nous en oublions parfois sa présence ! Il fait en quelque sorte partie du mobilier du bateau …

Si nous pensions bouger le lendemain pour la « Grande Anse d’Arlet », nous avons finalement opté pour passer une journée de plus au « Marin » et de là m’est venue l’idée d’aller plonger avec Henri, à la « Baie Sainte Anne » : Que du bonheur : – 20 m. 48’.

Le spot est réellement superbe avec ses nombreux coraux mous mais gare aux bateaux qui passent en surface car nous sommes en plein dans le chenal ! Pour le surplus, il faut bien entendu aller chercher la langouste dans son trou (selon mon ami Jean de « Otter II », il faut la prendre par les deux antennes et les croiser pour la tirer de son trou et à mon avis, il faut également lui mettre du sel sur la queue …), la crevette dans sa faille ou le petit mérou dans son anfractuosité. A chaque fois je me demande pourquoi je ne plonge pas tous les jours tant les sites sont beaux et ne demandent qu’à être visités d’autant qu’il s’agit de plongées en parfaite autonomie. Mais bien évidemment, chaque plongée nécessite une préparation du matériel en amont et un rinçage, séchage et rangement en aval sans oublier le gonflage des bouteilles. Bref, pour ¾ heure de plongée, il faut compter trois bonnes heures de travail … Cela arrive souvent à me décourager !

Jeudi, nous avons fait mouvement pour le mouillage de la baie de Fort de France. Comme d’habitude, cela soufflait aux alentours des 20 nœuds … Je vous l’ai déjà dit : Antilles = Hauts du hurle le vent !

Pour cette fois, j’ai pris mon courage à deux mains et nous avons parcouru les 20 milles qui séparent le « Marin » de « Fort de France » à la voile. En longeant la côte, nous avons eu droit à des vents tourbillonnant très désagréables pour terminer notre petite ballade à hauteur de la baie de « Fort de France » par un près serré qui m’a fait mouiller mon Pampers ! On perd vite l’habitude de naviguer au près …

Vers 17.30 heures, nous avons accueilli avec notre trompette de corne de brume (puuut, puuut, puuut … La super gêne !) nos amis Marjo et Jean de « Otter II » qui venaient de traverser l’Atlantique en couple, au départ de Lanzarote en 23 jours. Une belle performance que nous saluons avec beaucoup de plaisir. Cela nous a fait énormément de bien de les retrouver. Ce que j’ai le plus admiré est leur ponctualité : Ils avaient donné rendez-vous à leur fille Manon qui sortait d’examens et sont arrivés au mouillage en même temps que cette dernière ! Faut le faire tout de même.

Vendredi, nous avions notre rendez-vous à la clinique Saint-Paul de « Fort de France » pour réaliser notre électrocardiogramme à l’effort annuel obligatoire en le cadre de la plongée. Pas une mince affaire en France … Nous avions pris en son temps, rendez-vous auprès d’un cardiologue du « Marin » qui nous informa qu’il ne pratiquait pas de test à l’effort en son cabinet pour des motifs de sécurité (vous imaginez le patient qui fait un malaise cardiaque suite au test …).

Nous avons donc été contraints de courir jusqu’à « Fort de France » pour réaliser ce foutu test . Et encore, une fois sur place nous nous sommes coltinés une marche à pied forcée d’une demie heure pour rejoindre la clinique située évidemment sur les hauteurs. Mais « quand on aime, on ne compte pas » dit l’adage.

Superbe clinique ceci dit en passant. Notre tête quand nous avons vu qu’en lieu et place du traditionnel vélo d’appartement, nous avions droit à un tapis roulant ! Pour être en mesure de comparer, le tapis est très nettement moins physique que le vélo de torture … Par contre, j’ai angoissé tout le test à l’idée de partir en arrière avec le tapis !

Après l’effort … La récompense mais comme le dit encore l’adage « jamais deux sans trois » ! Notre cardiologue se refusa comme le précédent, à signer notre attestation de non inaptitude à la plongée (Avez-vous cerné la subtilité ? Il n’est pas question d’une attestation d’aptitude à la plongée mais d’une attestation de non inaptitude à la plongée ! Ok c’est pas simple à saisir … Ressaisissez-vous, respirez un grand coup, buvez un verre d’eau le cas échéant et méditez tout cela à votre aise. Je suis convaincu que vous y parviendrez. En le cas contraire, vous m’envoyez un mail et je vous explique tout cela de manière plus détaillée).

Catastrophée, ma femme, d’autant qu’il nous faut introduire les attestations auprès de notre club avant le 31 janvier ! C’est à ce moment là que Zorro est arrivéééé … Sans se presseeeer … Le beau Zorro …

Dans le rôle de « Zorro » enfin je veux dire du « beau Zorro », je vous le donne dans le mille … Votre serviteur ! Mais ne faites pas cette moue, vous allez finir par me vexer … Je suis parfaitement capable d’endosser ce rôle, je trouve d’ailleurs que je ressemble très fort à Alain. Alain qui ? Mais vous n’avez donc aucune culture cinématographique … Alain Delon bien évidemment qui joua un superbe Zorro, très viril, beau comme un Dieu et grand défenseur de la veuve et de l’orphelin … Enfin, tout moi quoi !

Je disais donc que je suis monté en scène à un moment très critique de l’histoire : Comment trouver un rendez-vous auprès d’un médecin – sportif – hyperbare de surcroît et le tout avant le 31 janvier ? Trompettes s’il vous plaît … Le moment est important !

Je vous l’accorde bien volontiers, j’ai fait preuve d’un certain génie, n’ayons pas peur des mots, en ce moment de panique collective : J’ai demandé à la secrétaire médicale si cet oiseau rare ne se nichait pas à la clinique … Une petite demi heure plus tard, nous étions en son cabinet et après consultation (je précise), il nous signait nos attestations. La seule chose que je n’ai pas bien comprise c’est qu’en partant il m’a fortement recommandé de ne pas porter des chemises à col trop serré !

Le lendemain matin, nous mettions les voiles en compagnie de « Otter II » pour la baie Sainte Anne aux fins d’y accueillir « Prosper’Aim » … L’autre Mousquetaire à avoir traversé l’Atlantique. Enfin quand je dis que nous avons mis les voiles, c’est une image car nous avons réalisé le trajet très sagement au moteur tandis que « Otter II » en raison essentiellement d’un problème de moteur l’a fait à la voile … Par 25 à 30 nœuds avec des pointes à 40 nœuds !

Il m’a carrément bleuffé notre « Otter II » quand je l’ai vu arriver quatre heures après nous, tirant des bords grand-voile arrisée à deux ris, trinquette et yankee : Quel panache ! Je me suis consolé en les entendant nous dire qu’ils avaient sérieusement galéré …

Tout l’après-midi, j’ai scruté l’horizon à la recherche de « Prosper’Aim » … qui se la coulait douce depuis 10 heures du matin à l’autre extrémité du mouillage !

Le soir, les trois « Mousquetaires » étaient réunis sur S.A.S.³ pour un apéro dînatoire qui se termina à 1 heure du matin … Que du bonheur, que du bonheur, que du bonheur. Depuis que nous sommes partis, nous avons rencontré des équipages très sympathiques mais certains équipages nous sont beaucoup plus proches que d’autres … Il manque encore nos canadiens préférés de « Umialtak » en le rôle de « Dartagnan » .

Content, content, content … Je suis ! Je sais, je sais … Il ne me faut pas grand-chose pour être heureux : Un voilier, du soleil, une bonne météo et un peu de chaleur et vous me voyez comblé. Oups ! J’en oubliais une charmante épouse, merci Ann de me le rappeler …Dans le fond c’est ce que je me dis souvent … Je suis un homme très simple à vivre. Je ne comprends d’ailleurs jamais pourquoi je suis le seul à le penser !

Pourquoi un tel contentement ? C’est vrai j’ai oublié de vous raconter « l’Aventure du jour ». Eh ! Oh ! On est dans les îles … Coooooooool … Une aventure par jour suffit amplement ! Je ne vais tout de même pas prendre le risque de me taper un « infar » maintenant que je touche au nirvana.

Nous avons été rechercher mon bimini que nous avions porté la veille, à la voilerie « Incidences » pour une petite réparation et le résultat est superbe. Oh rien de très grave mais une couture avait lâché et j’en ai profité pour faire rectifier le rideau de la lucarne qui ne se fermait pas correctement.

Ce sont des « bêtises » mais ce sont ce genre de conneries qui peuvent m’empoisonner la vie. Vous imaginez cela : Me faire cela à moi qui ait pris ma retraite et mis une bonne distance entre moi et les « petites contrariétés » de ma vie antérieure. Je suis bien d’accord avec vous. Il s’agit d’une profonde injustice dont je suis la pauvre victime. Votre compassion me fait chaud au cœur. Si je ne me retenais pas, j’en verserais une larme d’émotion.

Il faut dire que depuis notre arrivée en Martinique, nous connaissons un peu la loi des séries. Mais non, pas les séries américaines dont je m’abreuve chaque soir à défaut d’un bon film, biesses que vous êtes. Je vous cause de ces Emmerdements qui n’arrivent jamais seuls au point qu’on finit toujours par se demander si le Très Haut n’aurait pas la bonne idée d’en réserver quelques-uns pour son voisin qui se prélasse au soleil, sur son voilier, dans les îles … Vous voyez où je veux en venir ? Si vous avez compris, sachez que je suis terriblement rancunier. Je dis cela comme cela bien évidemment. Vous allez me dire que vous êtes des grands « altruistes » … Vous venez de perdre un ami !

Bizarre comme va la vie ! Jusqu’à présent, chaque fois que je voyais sur un bateau deux hommes seuls, j’en déduisais un peu rapidement qu’ils ne pouvaient s’agir que d’amis « très proches ». Et voilà que depuis mardi, je suis seul à bord avec Henri en tout bien, tout honneur dois-je le préciser ?

Enfin (soupir), il faut savoir assumer sa condition en sorte que nous avons bravé le regard des autres en allant dîner en tête-à-tête au « Mango Bay ». Le « Mango Bay » est un peu le club house de la marina. Il y a beaucoup de monde et surtout beaucoup d’ambiance. Y voir deux hommes ensemble n’a semblé émouvoir personne … Il faut dire que l’on voit de tout sur l’eau : Le grand-père respectable et sa « nièce », les tourtereaux de tous bords, les couples de tous âges, les solitaires, les homosexuels, les familles nombreuses, les célibataires en quête, les supers héros mais aussi les cons, les clodos de la mer, les échoués de la vie etc.

Ce soir … Mondanités ! Nous allons dîner sur « Otter II » pour l’anniversaire de Marjo. Je suis un tracassé du citron comme vous le savez maintenant, aussi je me demande si je prends ma cape et mon épée dès fois qu’en chemin, nous devions rencontrer les gardes du Cardinal …

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Responses

  1. Je me permet de te dire qu’il est interdi d’utiliser mon zodiac avec la housse sur le moteur… c’est tres mauvais!!!! Bisous bisous

    • Je me permes de te dire qu’il est interdit…. je m’excuse pour les fautes mais je suis au cours et le prof me regardait….


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