Publié par : Ann & Stéphane | 15 novembre 2011

09 – 10.11.2011 – San Sebastian (La Gomera) – San Miguel (Tenerife) – Canaries.

Retour au « pays des morses ».

Alors que hier nous étions au bord de la crise d’apoplexie, aujourd’hui notre dealer Yamaha canarien nous  a annoncé avoir réalisé la réparation du moteur de notre annexe,  la prise en charge des frais par l’importateur espagnol  et  son retour, ce jeudi matin. Mon Dieu, Mon Dieu, Mon Dieu … Qu’est-ce que cela cache de pas beau ???

Nous avons donc logiquement décidé de retourner à San Miguel. Si la Gomera est un endroit plus que charmant malgré tout j’avais hâte depuis quelques jours de changer d’horizon d’autant que nos plus proches voisins de ponton étaient entre-temps arrivés sur leur bateau. Ce sont surtout pour nos voisins danois que la situation était « délicate ». Imaginez le scénario : Ils sont propriétaires d’un bateau à moteur de pêche au gros ce qui fait que leur cockpit est plus bas que le ponton alors que le nôtre le domine généreusement d’un bon mètre ! Nous mangions pour ainsi dire sur leurs têtes et nous plongions dans leur assiette … Situation pour le moins « embarrassante » même si généralement les propriétaires de bateaux à moteur se délectent de ce type de situation !

Cette fois-ci, nous sommes partis dans les règles et avec toute la sympathie de nos voisins danois …

Le plus surprenant des  surprenants  reste que la roue à aube du speedo loch était propre comme si je venais de la nettoyer ! C’est du jamais vu depuis que nous avons quitté La Rochelle. J’ai même eu la stupeur par le passé, de relever qu’en moins de douze heures, des concrétions étaient venues se coller sur la roue à aube bloquant du même coup son fonctionnement. Les eaux de La Gomera sont décidément d’une nature bien spéciale …

Navigation sans le moindre souffle de vent, sur une mer belle et calme que de nombreux  plaisanciers arpentaient en tous les sens ! Nous avons navigué entre les îles sans jamais voir âme qui vive sur l’eau mais entre San Miguel et San Sebastian, c’est quasiment toujours la foule des grands jours !!

J’ai donc profité de cette journée ultra calme pour rester derrière ma table à cartes à essayer de mieux comprendre le fonctionnement de mes appareils. Journée ultra intéressante : J’ai solutionné quelques énigmes tout en découvrant d’autres,  j’ai affiné quelques réglages et déréglé totalement les autres, j’ai mis en application les dernières informations reçues quant à notre déssalinisateur.  J’ai notamment  changé l’huile … Ben non … Il marche encore, mauvais esprits que vous êtes  !

Le temps est passé à une telle vitesse que nous étions à hauteur de la marina de San Miguel avant même que je m’en rende compte !! Mais quelle ne fut pas notre agréable surprise de relever que la capitainerie  avait  gardé  libre comme elle  l’avait promis lors de notre départ, notre emplacement à quai !!!

Il est certain que j’aurais dû jouer au Loto un jour comme aujourd’hui …

Cela fait tout drôle pour nous de revenir en un endroit où nous étions déjà passés ! Cela peut paraître bête à dire mais cela fait depuis maintenant plus d’un an que nous découvrons à chaque fois de nouveaux lieux sans jamais retourner sur nos pas …

Jeudi 10.11.2011.

Bien évidemment, nous avons également redécouvert  un certain inconfort propre à cette marina : Une grande partie de la nuit, une petite houle agaçante n’a pas manqué de faire bouger le bateau dans tous les sens entraînant  du même coup, le crissement des amarres qui se tendent brutalement ! Je m’en veux beaucoup de décrier cette marina alors que le personnel est réellement aux petits soins pour nous. Ils sont tout bonnement adorables de gentillesse.

On attendait ce jour depuis maintenant presque un mois … On n’y croyait pas trop à vrai dire … On se demandait ce qui allait encore nous tomber dessus … Je pronostiquais déjà l’une ou l’autre catastrophe … Ann se montrait irritable … Les marineros retenaient leur souffle  … Et puis soudain (avec une bonne heure de retard sur l’horaire prévu tout de même …) comme une étoile filante tombée de l’espace, IL nous est apparu dans un halot de lumière blanche, plus resplendissant et plus beau que jamais.

Immédiatement, je cherchais le couteau pour tuer le veau gras tandis que la famille, les amis, les voisins proches et même lointains se mettaient  tous à genoux pour remercier tous ensemble le « Très Haut »  du bienfait qu’il nous avait apporté : « Le petiot » était à nouveau parmi nous !

Il restait encore à le mettre à l’eau et le « Très haut » n’a pas pu s’empêcher de nous  taquiner  encore un peu en cassant deux gros écrous des bras du gros Clarke qui l’avait sorti de l’eau en son temps … Deux heures plus tard, les écrous étaient remplacés et nous nous élancions à l’assaut des vagues de l’Atlantique dans de folles gerbes d’eau.

Alors pour ceux qui ne sont décidément pas très sensibles de la percussion, je traduis : Notre annexe est arrivée à la marina avec une bonne heure de retard sur l’horaire prévu. Contrairement à mes « négatives » prédictions, l’annexe était très propre. Nous avons malgré tout, encore dû attendre deux bonnes heures avant que la petite grue de la marina ne soit remise en ordre et que notre annexe ne touche l’eau. Ensuite, nous sommes allés faire un petit tour en mer pour faire chauffer le moteur et voir si ensuite il redémarrait puisque le problème était que l’ancienne pompe à fuel ne fonctionnait plus dès que le moteur avait atteint une certaine température. Par bonheur, il semblerait que notre problème soit définitivement résolu. Depuis lors, notre annexe pendouille à nouveau à l’arceau arrière de S.A.S.³ … Capici ?

Nous avions imaginé la veille au soir que nous quitterions la marina de San Miguel dès que notre annexe nous aurait été rendue et que nous irions passer la nuit à un « mouillage de beau temps » de Tenerife sur la route vers la marina de Tazacorte de La Palma (l’île).  Je suppose que nous avions un peu forcé à l’apéritif sur le Moscatel  pour avoir des idées aussi stupides. Bien évidemment le « bon sens » a eu raison de l’insouciance et nous avons décidé en cours de journée de ne partir que vendredi matin aux aurores en manière telle d’arriver à Tazacorte avant la nuit …

En cours de journée, nous avons fait la connaissance de Français très sympathiques, Delphine & Alberto  et de Théo de « Pelion 3 » qui nous ont prêté leur voiture de location pour nous permettre de réaliser notre avitaillement. Le soir, nous prenions l’apéro à leur bord et passions une merveilleuse soirée en leur compagnie.  Amusant de constater comme le courant passe si facilement avec certains couples et si difficilement avec d’autres alors que nous poursuivons tous le même espoir  d’évasion et de soleil !

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