Publié par : Ann & Stéphane | 5 novembre 2011

21.10 au 03.11.2011 – San Sebastian de La Gomera.

Vendredi 21.10.2011.

La météo reste toujours  grisounette avec quelques petites pluies éparses ! Après tout le soleil et les chaleurs que nous avons connus, cela ne nous chagrine pas outre mesure d’autant que les températures restent agréables.

La marina est assez calme même si beaucoup de plaisanciers vivent sur leur bateau et qu’une certaine atmosphère s’en dégage. Quant au va-et-vient des ferrys et autres navettes, bien que très proche de l’endroit où nous nous trouvons, ne nous importune aucunement ! Il faut préciser que les bateaux ont  à peine le temps de débarquer et d’embarquer leurs passagers, voitures et camions, qu’ils sont déjà repartis !!

Ma « première impression » reste excellente même si le temps gris ne donne pas à l’endroit toutes ses couleurs. Quand je vous disais que lorsque ma « première impression » était bonne, c’était contre vents et marées …

Samedi 22.10.2011.

Le soleil est à nouveau de la partie. Youpiiiiiiiiiiiiiiie … Tout est tellement plus beau, plus attractif, plus charmeur … Un vrai délice : Mon Dieu que la vie me paraît belle et douce.  J’aime beaucoup d’endroits souvent aussi différents et opposés les uns aux autres ! Ce que j’aime à San Sebastian, c’est le côté cuvette enclavée avec sa petite cité dont la marina fait partie intégrante.

Ce matin, nous avons été au marché de produits frais qui se tient tous les mercredis et samedis au mercado municipal. C’était super sympa et nous avons réalisé un petit avitaillement de fruits comme le fruit de la passion, la mangue ou la goyave  dont nous venons de découvrir les merveilleuses saveurs.

Quant à notre cher anémomètre B&G, il semblerait que son préavis de grève soit expiré ! Je ne pense pas qu’il se soit « réparé tout seul » auquel cas il faudrait craindre une panne intermittente … Nous pensons davantage que le sable pourrait être à l’origine du désagrément : A San Miguel, nous  en avons pris plus que de raison. Ici à San Sebastian, l’air est très nettement moins chargé en sable et pourrait expliquer cette résurrection de notre anémomètre. A suivre.

… eiiiiiiiiiiiiiiiipouY.  Le soleil n’est plus de la partie !! Soupir.

Si, si, je vous le garantis : Nous faisons toujours chambre commune même s’il est exact que nous faisons désormais plage séparée !

La marina est bordée de deux plages de sable noire.  L’une, grande,  donne sur l’avant-port et est délimitée par le chenal d’accès à la marina tandis que l’autre, petite, se situe au Nord de la marina et est bercée par la houle de l’Atlantique : Deux conceptions totalement différentes. Perso, j’ai opté pour celle de l’avant-port tandis que  Ann lui préfère l’autre au point de m’abandonner sur l’une au profit de l’autre. Je devrais peut-être relire notre contrat de mariage mais il m’avait semblé que la femme devait suivre son mari en tous lieux ! Ô tempora, ô mores !

Dimanche 23.10.2011.

Le soleil est à nouveau bien présent mais cette fois pas de cris de joie ou de sauts en l’air, la journée est encore longue …

Comme quoi le psychologique peut vous jouer des tours ! Nous étions hier soir en vidéo conférence via Skype (internet) avec notre fille Aurianne qui habite le Canada dans les Laurentides  à Morin-Heights.

En arrière-plan, notre beau-fils Christophe se réchauffait devant un bon feu de bois. Vous le croirez ou non mais j’ai greloté de froid durant toute la nuit en visionnant  inconsciemment  cette image !

Grande journée de réconciliation nationale à bord : Nous adopterons la même plage aujourd’hui !

Qui a cédé ? J’entends déjà persifler à mes oreilles.

Eh bien, je ne vous le dirai pas … Question de galanterie ! Oui mais … S’agit-il de la galanterie de ne pas dire que c’est Ann qui a cédé ou de ne pas dire que j’ai cédé par galanterie ? Je vous imagine quelque peu perplexe et bien entendu, vous aurez chacun votre opinion.

Je suis bon prince … Je vous donne un indice : La mer était sans doute un peu plus fraîche de ce côté-là.

Mon Dieu que j’aime San Sebastian ! Vous avez admiré sa station de nettoyage ? Sans doute que non car vous n’avez jamais vu cela auparavant mais regardez attentivement  les photos et vous constaterez que de petits poissons broutent littéralement la coque ! Braves petites bêtes.

Nous avions connu le même phénomène à la marina Rubicon de Lanzarote mais pas en les autres endroits  où nous avons été par la suite !

Le résultat est tout-à-fait surprenant : La coque est striée de « coupes tondeuses » d’environ 20 cm de long sur 4 cm de large. Ce nettoyage est d’autant plus appréciable qu’avec la lumière et la chaleur, les coques verdissent assez rapidement.

Lundi 24.10.2011

Le soleil est toujours de la partie et la marina semble animée d’une agitation inhabituelle.  Notamment, la petite aire de carénage qui longe notre emplacement et où chaque propriétaire vient  travailler sur son bateau … Ils m’ont d’ailleurs réveillé, les cons, à piailler comme des nanas. Pardon, Mesdames, je ne voulais pas vous offenser mais il faut quand même reconnaître qu’en certaines occasions, vous pouvez être un tout petit peu fatigantes.

Non !

D’accord avec vous, ma langue a fourché. Toutes mes excuses.

Si la marina s’était considérablement vidée lors de notre arrivée, elle ne désemplit plus depuis lors et je vois avec horreur le moment où elle devra afficher « complet » car notre emplacement pourrait être remis en cause puisque nous refusons obstinément tout autre bateau à couple.

Vous n’imaginez pas l’angoisse lorsque j’ai vu arriver les bateaux les uns après les autres mais surtout un gros catamaran français de 47’ que je ne voyais pouvoir être casé nulle part ailleurs qu’à couple  de S.A.S.³  … Et le marineros qui semblait chercher où placer les nouveaux arrivants … Je me suis vu lever l’ancre séance tenante !

Pour mon plus grand bonheur, le cata a trouvé une place loin de notre bateau …

Chaque fois que j’en ai l’occasion, je fais quelques longueurs en mer ou en la marina. C’est dingue le bien-être que cela m’apporte : Ma température corporelle descend d’un cran et cette « fraîcheur » se conserve durant un petit laps de temps bien agréable.

Ce lundi n’a pas échappé à la règle mais je me suis rendu seul à « ma » plage tandis que « mon écureuil des mers » (En fait, ce surnom lui vient du constat que lorsque nous arrivons en une marina, Ann se voit contrainte de courir de l’avant à l’arrière pour positionner les amarres, les défenses, les matelas etc.) partait à la recherche de quelqu’un qui parle à la fois français et espagnol !

Comment voulez-vous que l’on sache exactement ce qu’il en advient de notre moteur d’annexe si nous ne disposons pas d’un interprète puisque notre dealer Yamaha ne parle qu’espagnol … Selon certaines informations, il n’est pas impossible que notre pièce soit déjà arrivée !!! Mais chuuuuuuuuuuuut, « il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué » dit l’adage.

Je ne sais d’ailleurs pas trop si j’irai encore beaucoup nager à « ma » plage car j’ai découvert en heurtant violemment l’un de mes petits doigts de pied sur un affreux gros caillou  (Bouh ! Vilain caillou !)  – Ne vous en faites pas c’est encore mon double qui fait des siennes  – que la profondeur était beaucoup plus faible que je ne l’imaginais du moins à certains endroits.

Le soir, j’avais la désagréable surprise de constater que mon petit doigt de pied était rouge violacé …

Mardi 25.10.2011

Comme la seule manière de visiter l’île passe par la location d’une voiture, nous nous sommes soumis au rituel du parfait  touriste.

La végétation est luxuriante et les paysages sont à vous couper le souffle en un style pourtant fort différent de celui de Tenerife (c’est que je finis – enfin – par avoir de la culture ). Mais les photos seront-elles en mesure de rendre, fut-ce en partie,  cette magnificence,  cette profondeur, ce relief saisissant, cette pureté des couleurs qui nous ont séduits toute la journée ? A vous d’en juger.

Bien évidemment, l’île étant montagneuse,  ce n’est que lacets, épingles à cheveux, montées, descentes, ravins et précipices. Il s’agit d’avoir le cœur bien accroché à certains moments mais les « miradors » (point avec une vue extraordinaire) méritent réellement qu’on aille jusque là.

Mais un bonheur sans « complications » ne serait plus un bonheur terrestre ! Aussi, la journée a d’abord débuté avec quelques énervements quant à notre moteur d’annexe : Pour faire bref, on nous raconte n’importe quoi en mesure telle que nous ne savons toujours pas si un jour nous verrons notre annexe de retour ! Mais bien entendu que nous ne l’avons pas abandonnée notre belle annexe. Vous n’aviez tout de même pas cru cela ! Encore que je me pose parfois quand même quelques questions … Juste que nous avons préféré attendre à La Gomera plutôt qu’à San Miguel.

Par ailleurs et c’était à prévoir, la capacité maximale du port est proche d’être atteinte en sorte qu’il nous a été signifié que nous ne pouvions plus rester à notre emplacement. Quand j’ai vu tous les bateaux qui sont arrivés encore hier soir, je m’en suis douté. Nous étions donc attendus de pied ferme par les marineros lorsque nous sommes rentrés de notre petite excursion.

Malgré nos réticences à changer de place (cela fait tellement du bien de pouvoir jouer au sale gosse de temps en temps …), nous avons été contraints de faire mouvement. Ceci étant dit, le directeur de la marina est venu en personne, nous prendre les amarres …

Nous sommes sur un bout de ponton qui ne résistera pas dix minutes en cas de fort coup de vent, nous ne disposons plus d’un branchement « privé » pour l’eau (nous avons un système qui permet de brancher l’eau du bateau directement sur l’eau de la marina mais cela implique de monopoliser une prise d’eau et leur nombre n’est pas suffisant…) et notre borne électrique ne dépasse pas 25 A.  Mais le plus beau réside encore en ce que nous bloquons définitivement le passage du catamaran français  47’ qui part ce mercredi à 9 heures … Nous attendons donc avec un certain amusement, une nouvelle visite du directeur de la marina qui sera bien contraint de nous demander une nouvelle fois de faire mouvement … J’en salive à l’avance, de plaisir.

Mercredi 26.10.2011.

Certains s’en doutaient sans doute un peu mais la marina a laissé le catamaran se débrouiller avec nous : « Le directeur n’était pas à la marina ce matin ! ». Grooooooooooosse déception …

De surcroît, il n’y avait même pas un seul marineros pour nous aider en nos manœuvres ! Grâce au ciel, nous avons trouvé facilement des âmes charitables pour nous aider encore que nous nous débrouillons la majeure partie du temps, tous seuls.

Lorsque nous sommes revenus à notre emplacement assigné, un marineros était malgré tout présent mais il s’est taillé avant que l’on ait eu l’occasion de dire quoi que ce soit. Un peu plus tard, il est revenu avec tout un outillage et s’est escrimé  une bonne partie de la matinée à nous installer une borne 32 A … Nous attendons qu’il ait fini pour quitter la marina !

Depuis que nous sommes à notre nouvel emplacement, les bateaux (petits et gros) défilent sur notre tribord. J’ai bien envie de mettre un distributeur de chiffons pour leur permettre de polisher notre coque en passant : Ils passent tellement près qu’autant qu’à faire … Je n’ai donc pas arrêté de stresser toute la journée à l’idée que l’un ou l’autre n’en arrive à griffer notre coque.

Si à notre ancien emplacement, nous étions un peu à l’écart du reste de la marina, j’ai maintenant l’impression de vivre chez  nos voisins ! C’est à la fois parfaitement désagréable et d’un autre côté, beaucoup plus convivial d’autant que nous sommes entourés de Français ! Je suppose que je finirai par m’y habituer …

Quant à notre cher moteur Yamaha, on parle désormais de « jours » pour que les pièces commandées pour sa réparation,  arrivent à destination : Nous avons donc repris espoir et décidé d’attendre à San Sebastian.

Jeudi 27.10.2011.

Il fait superbe mais ce que j’aime par-dessus tout à San Sebastian, c’est sa forme de cuvette encaissée (tu te rends compte que comme les vieux, tu te répètes ?) qui nous met à l’abri tant du vent que du sable qu’il transporte. La proximité de la ville apporte également une certaine ambiance et sans doute aussi beaucoup d’animation à la marina : Les écoles de voile semblent bien implantées et les « locaux » n’hésitent pas à sortir à la journée,  sans oublier les plaisanciers à bord de leur bateau.

Après la vision de la bouteille à moitié pleine, il y a la vision de la bouteille à moitié vide … Depuis que nous sommes à notre nouvel emplacement, véritablement  encaqué entre d’autres bateaux, mon humeur est conditionnée en conséquence et je passe le plus clair de mon temps à râler ! Il n’y a, en fait,  aucun motif particulier qui justifie cette « mise sous pression » et je dois même bien reconnaître que nous ne subissons plus la curiosité des badauds mais pourtant il s’agit d’un état de fait contre lequel j’essaie de réagir car je peux comprendre aisément que ce n’est pas très agréable pour Ann. Admirez mon côté « altruiste » … Ok, ok, j’ouvre mon col de chemise.

Comme prendre pleinement conscience d’un défaut est déjà le corriger à moitié, je suis parvenu à me « relaxer » en le courant d’après-midi de farniente que nous avons passée.

Vendredi 28.10.2011.

Depuis hier, le vent dévale de la vallée qui surplombe San Sebastian. Cela donne des accélérations de vent aussi brutales qu’éphémères. J’ignore ce que cela donne en mer mais cela ne doit pas être tristounet … Grâce au ciel, cela ne porte nullement à conséquence au sein de la marina où les bateaux ne bougent quasiment pas !

Depuis mercredi, nous avons comptabilisé quelques départs vers le Cap Vert. Pour divers motifs dont l’insécurité régnante, nous n’avons pas programmé de faire escale en ces îles et cela même si elles sont pour ainsi dire sur la route des Antilles. Il nous faut en effet, descendre jusque là pour attraper les Alizés. L’autre solution consiste à rallier les Antilles en ligne droite au départ des Canaries mais cela nous exposerait à subir un près serré durant toute la traversée …

Il semblerait que l’allongement de la route est largement compensé par la poussée bénéfique des Alizés.

Samedi 29.10.2011.

Nous restons dans les « effets ventury » en passant de calme plat au gros coup de vent.  La météo est toujours belle même si le ciel se montre légèrement nuageux.

Nous  a-d-o-r-o-n-s- notre cockpit central (je sais que cela peut paraître difficile à comprendre pour certains mais le cockpit central mérite d’être essayé en croisière et l’essayer, c’est l’adopter !) et nous en abusons sans vergogne : C’est trop, trop bon ! Il est super confortable avec ses gros coussins, suffisamment grand pour s’allonger de tout notre long, haut perché comme dans un 4×4,  bien abrité par sa capote et son bimini, avec des angles arrondis où il est bon de caler son dos,  sans oublier son « vrai » frigo en la table centrale en sorte qu’il suffit de tendre la main pour saisir une boisson froide … Quand je vous disais que c’est trop, trop bon ! De surcroît,  à marée haute, nous avons une superbe vue sur l’avant-port  avec  les arrivées et les départs ! Ok je reconnais, je suis un peu concierge sur les bords mais qui ne l’est pas dans son genre !

Evidemment, il n’est pas facile pour les autres plaisanciers de venir admirer notre voilier – en toute tranquillité et discrétion – puisque je suis quasiment toujours à bord ! Aussi, de temps en temps je m’oblige à libérer la place en allant à la plage ou faire un petit tour en ville. Maintenant en profitent-ils pour autant ? Je suppose que non mais puisqu’ils ont la politesse de ne pas venir nous importuner, je me dois de leur donner la possibilité de regarder à leur aise si le cœur leur en dit.

Les plus privilégiés ont droit à une visite commentée (le temps de la visite dure d’une à deux heures … Non, je rigole même s’il est vrai que quand je suis parti, on ne sait plus m’arrêter !) avec le plus souvent le petit verre de l’amitié en sus ! Que voulez-vous, le chantier Garcia nous paie davantage si nous offrons l’apéro.

Quoi ! Comment ! Votre revendeur ne vous a pas proposé ce sympathique deal : Nous faisons la publicité du chantier et nous sommes rémunérés en fin d’année, sur base du nombre de personnes qui ont visité le bateau + une prime si tout cela mène à la construction d’un nouveau bateau.

Arrêtez de courir (de galoper sans doute pour certains) et mettez fin à votre appel téléphonique à votre revendeur,  je vous fais marcher mais on peut toujours rêver , cela ne fait de mal à personne, tout au plus suggérer des idées intéressantes  …

Dimanche 30.10.2011.

Changement d’heure : Nous avons pu dormir une heure de plus ! Mon Dieu ce que cela fait du bien … Au lieu de nous réveiller à midi, nous nous sommes levés « en fin de matinée » : Ouaaaaaaah. En fait, on se lève souvent bien plus tôt que cela mais ce serait dommage de ne pas vous faire un peu baver …

Le temps est calme et beau alors que cela soufflait encore en tempête aux aurores ! Drôle de météo tout de même. Même s’il fait toujours assez beau (nous sommes en maillot de bain toute la journée), ce n’est quand même plus l’été et le soir, les températures sont un peu plus  fraîches !

Nous pensions aller à la plage mais finalement devant l’absence de soleil, nous avons préféré nous balader un peu. C’est sans doute le petit reproche que je ferais de La Gomera : Il n’y a pas de belles et longues promenades à réaliser à pied en raison notamment d’un relief  trop montagneux.  Nous avons bien vu quelques cyclistes s’esquinter à grimper l’un ou l’autre col mais nous nous sentons un peu vieux pour ce genre d’exercice d’autant qu’il n’y a aucune piste cyclable.

Toujours autant d’aller et venues  en la marina ce qui met un peu de piment à nos journées  de concierges d’autant qu’une partie des nouveaux arrivants se voient contraints de longer de très … de trop près à mon goût, notre bateau pour atteindre leur emplacement.

Nos enfants sortaient S.A.S. (notre ancien voilier) de l’eau aujourd’hui, saison d’hiver oblige !  Je me souviens de ces moments pénibles où il fallait désarmer le bateau et tout ramener à la maison. Cela fait depuis des années que j’attendais ce moment où nous serions définitivement  débarrassé de cette corvée ! Vous ne pouvez pas imaginer le bien-être …

Lundi 31.10.2011.

Soleil radieux et « effets ventury » bien sentis !

Nous avons nettoyé l’intérieur du bateau … Cela m’a pris deux bonnes heures tout de même.  Mais de toute évidence, il se salit moins ici à La Gomera qu’à  San Miguel. Il faudrait que je m’oblige un peu à me préoccuper du nettoyage de l’extérieur mais comme j’en vois moins la nécessité, je n’y pense pas ou je n’en trouve pas le courage ! Dans le tréfonds des tréfonds et encore un peu plus profond, je finirai par regretter le sable de San Miguel …

Nous pensions aller à la plage mais mon emploi de concierge à plein temps m’a pris tellement de temps qu’en finale, je n’ai pas quitté le bateau ! Imaginez : La marina affichait une fois de plus « complet » et pas moins  de cinq voiliers dont un catamaran,  occupaient  notre ancien emplacement.

Je sais par avance ce que vous pensez : Quel « stouffer » ! Effectivement, cinq voiliers l’un derrière l’autre devraient logiquement dépasser d’un peu la longueur de S.A.S.³  … En fait, ils ont mis deux voiliers l’un derrière l’autre à notre emplacement et les autres à couple et bien évidemment suivant l’ordre d’arrivée. Le plus petit était donc à quai tandis que le catamaran était en troisième position …

Un Océanis 473 battant pavillon croate  était quant à lui, amarré  au ponton fuel alors que deux emplacements s’étaient libérés entre-temps !! Je ne cherche plus à comprendre les motivations profondes qui animent nos marineros : Beaucoup trop complexe pour moi.

Si les pavillons français sont en nombre à La Gomera, les pavillons scandinaves fleurissent également au point  que j’ai dû faire un effort de mémoire pour distinguer le pavillon danois, du suédois, du norvégien ou du finlandais !

Affolant également le nombre de jeunes couples avec et sans enfants en bas âge qui partent pour un tour de l’Atlantique (Madère, Canaries, Antilles, Bermudes, Acores et retour au pays) sur un ou deux ans ! C’est parfois à croire qu’il n’y a plus personne au pays qui travaille  pour nos pensions …

Mardi 01.11.2011.

Ce n’est pas encore aujourd’hui que la pièce de notre moteur d’annexe va arriver : Tout le monde fait le pont de Toussaint. Mon Dieu que je déteste quand les autres ne travaillent pas. C’est tellement plus agréable de se dire que tout le monde peine au labeur quotidien tandis que nous, nous la jouons farniente … La jouissance est tellement plus grande.

Si tout le monde devait faire comme nous, vous imaginez la pagaille, les embouteillages dans les marinas, les criques bondées … Ce serait l’horreur ! Non, je vous assure la main sur le cœur : Partir sur son voilier est la dernière chose que je vous recommande de faire et là, je vous parle en ami.

Mercredi  02.11.2011.

Serais-je devenu un oracle ? Je me pose sérieusement la question !

Voilà que hier, je pestais contre ceux et celles qui font le pont  à la Toussaint et aujourd’hui, j’apprends que la plupart des intervenants dans notre « affaire » de moteur Yamaha ont pris quinze jours de congé ! Il me semble devenir de plus en plus évident que nous attaquerons notre Grande Traversée avec une annexe dont le moteur ne sera pas réparé … Encore beaucoup de plaisir une fois arrivés aux Antilles ! Enfin, il paraît (j’ai bien dit : « Il paraît ») que là-bas tout est beaucoup plus « dynamique ».

Comme pour notre moteur d’annexe, c’est calme plat aujourd’hui : Le vent est complètement tombé et la mer est d’huile. C’est bien la première fois que nous avons vu notre plage sans énormes rouleaux  du genre à vous faire peur de vous mettre à l’eau.

Un point noir de notre plage à sable noir, reste la bande  côtière de mise à l’eau parsemée de cailloux qui font plutôt mal aux pieds. Quant à la température de l’eau, elle reste un peu fraîche à mon goût. Il me semble que la municipalité pourrait faire un effort pour aménager cette plage qui rencontre un certain succès mais apparemment cela ne fait pas partie de ses préoccupations. Dommage.

Amusant de constater  que nos « voisins » polonais ont, semble-t-il, découvert les  joies de la voile si j’en juge par le nombre croissant de pavillons polonais que nous croisons. Et ne croyez pas qu’il s’agit d’antiques  voiliers comme vus par le passé, il s’agit au contraire de bateaux très modernes comme un Oyster 47’ ou un catamaran Privilège …

Jeudi 03.11.2011

Concernant notre « affaire » – que je ne nommerai plus car le simple fait de l’évoquer peut provoquer un terrible « effet ventury » à bord : Comme dirait Ann, elle ne crie pas, « elle explique » – voici les dernières nouvelles.  J’ai bien dit les « dernières » nouvelles car d’ici ce soir ou demain matin, elles  ne seront sans doute plus valables !

La pompe défectueuse doit être remplacée (sur ce point, pas encore de changement) par une pompe d’un autre type que notre dealer canarien posséderait (il ne la détenait pas mais il la commandait puis elle n’était pas de stock chez l’importateur, puis elle était malgré tout de stock chez l’importateur, puis le dealer français lui en faisait parvenir une …)  mais il attend le kit de montage qui vient d’arriver du  Japon  chez l’importateur européen situé aux Pays-Bas (pour notre dealer canarien et pour Yamaha, sans le kit de montage nous risquons à nouveau des problèmes avec notre pompe alors que pour l’importateur Yamaha France et le dealer français, le kit de montage n’est pas nécessaire mais sans le kit, la réparation ne sera pas prise en garantie …).

Vous avez tout compris sans devoir relire plusieurs fois … Vous êtes drôlement sensible de la percussion car même moi,  j’ai du mal à me suivre en mes explications !

L’histoire vous paraît décousue, incompréhensible, contradictoire … C’est parfaitement normal car vous êtes une personne rationnelle et logique.

Cette anecdote me met quand même en lumière tout le bonheur d’être en couple : Quand l’un s’énerve, l’autre reste placide. D’ordinaire, c’est moi qui m’excite car il m’incombe de résoudre la panne tandis que Ann reste parfaitement sereine et m’invite à me calmer … Pour une fois, c’est elle qui se démène à faire bouger les choses tandis que je reste froid, neutre  voire indifférent et vous ne pouvez imaginer comme cela fait du bien car vous savez que l’autre s’énerve à votre place ! Que du bonheur.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Publicités

Responses

  1. Tu les as payé combien les poissons pour nettoyer le bateau???
    Fénéant!

  2. Dommage de ne pas s’etre revus à La Palma, ce sera peut etre aux Antilles?? Nous avons bien sympathisé avec Isabelle et Guy à Tazacorte qui ont renforcé notre envie d’aller dans le Pacifique.
    Nous sommes au Cap vert à Boa Vista, enfin dans un mouillage..devant de belles plages de sable blanc, de l’eau à 26°. Lou peut enfin se baigner.
    Bientot la transat, nous avons prévus d’arriver en Guadeloupe.
    Bonne traversée à vous.
    Isabelle,Lou et Filou sur gadjodilo


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :