Publié par : Ann & Stéphane | 20 octobre 2011

10 au 19.10.2011 – San Miguel de Tenerife.

Lundi 10.10.2011.

Nous avons loué pour trois jours, une petite voiture pour visiter l’arrière pays. Cela se pratique énormément car le prix de la location est très abordable.

Nous avons fait toute la côte Ouest de l’île : C’est vert, animé, haut en couleur, cela sent la vie, la sueur et le travail. Nous avons beaucoup aimé. Il aurait été dommage que nous en restions avec l’idée que les îles des Canaries sont toutes à l’image de Lanzarote  c’est-à-dire touristique à outrance, pelée, aride et balayée par les vents.

Mardi 11.10. 2011.

Nous avons consacré notre journée à la découverte de l’immense parc national del Teide (volcan qui culmine à 3.718 mètres). C’est tout simplement  s-u-p-e-r-b-e : Les paysages sont époustouflants de beauté et le site est très bien aménagé.

Sur Lanzarote, le moindre plus petit point d’intérêt est monté en épingle à cheveux  et bien entendu, monnayé. Sur Tenerife, c’est un régal que de pouvoir apprécier ces superbes panoramas sans bourse délier.

Vous l’aurez compris, nous sommes sous le charme maintenant que nous avons fait l’effort de nous éloigner du bateau et de son trou perdu de marina.

Mercredi 12.10.2011

Opération « avitaillement » en prévision de notre traversée de l’Atlantique : Imaginez ce que peuvent boire et manger cinq personnes durant minimum 23  jours et comme il faut être prévoyant, maximum 30 jours ! C’est tout simplement affolant en sorte que cette opération ne peut se réaliser en une fois. Nous avons donc déjà pris certains devants.

Une fois rentré au bateau, le problème réside à caser tout cela de manière intelligente …

Il y a fort à parier que nous ne mangerons pas la moitié de ce que nous avons entreposé car en mer, les estomacs ne sont pas toujours très ouverts mais comme la vie n’est pas trop chère aux Canaries alors qu’elle l’est davantage aux Antilles, il est conseillé de faire des « réserves ».

Le soir, pour nous changer les idées, nous sommes retournés  à « Playa Americanos » que nous avions découvert  lundi en parcourant la côte ouest. Il faut bien entendu aimer car cette station balnéaire n’est que sons, lumières, magasins ouverts jusque tard dans la nuit, galeries commerciales,  rues semi piétonnières et petites attractions. La foule circule, s’attarde aux devantures ou aux terrasses, le fond de l’air est chaud … Cela sent bon les vacances nocturnes.

C’était très sympa d’autant que ce n’était pas les grandes affluences. Nous avons terminé la soirée à siroter un verre en regardant la mer confortablement installés dans les relax d’un bar un peu à l’écart de l’agitation du « centre ». Ben non, nous n’en avons pas encore marre de regarder du matin au soir et  du soir au matin, la mer … Il vaut d’ailleurs mieux car d’ici quelques temps nous n’aurons plus d’autre horizon !

Jeudi 13.10.2011

Réellement navré, profondément contrit, embarrassé au possible mais je me dois de vous  annoncer cette terrible nouvelle pour tous les grands amoureux :  Il n’y a plus de sable dans le désert marocain !

Comment je le sais ?

Très simplement parce qu’au vu de la quantité incroyable de sable qui se dépose tous les jours dimanche inclus bien qu’il s’agisse du jour du Seigneur (profondément scandaleux d’ailleurs) , sur le pont de S.A.S.³ il n’est mathématiquement plus possible qu’il y ait encore du sable dans le désert.

Et quand je pense que vous passez vos journées à vous lamenter qu’il pleut et qu’il fait froid … Vous ne savez décidément pas la chance que vous avez ! Ici, on dégouline pour ne pas dire que l’on sort en permanence de la douche, on n’ose plus rien ouvrir de peur de retrouver un chameau dans son carré et on n’ose plus sortir le nez dehors  sans masque à oxygène,  de crainte d’avoir les bronches ensablées. Chienne de vie,  c’est moi qui vous le dit !

En toute simplicité et strictement  entre nous …  A quoi croyez-vous que je peux passer mon temps sur un bateau comme S.A.S.³ quand ce n’est pas le nettoyer ? Vous avez deviné ?

Pour ceux et celles qui ne sont pas sensibles de la percussion,  je vous donne un indice : C’est un local qui m’est envié par tout le monde …

Toujours pas trouvé ? Vous me décevez le cas échéant ! Je ne dis pas cela pour vous, Mesdames, ce n’est pas votre domaine de prédilection, tout le monde le sait.

Mais bricoler bien entendu : C’est la troisième ou peut-être même la quatrième fois que je démonte la pompe d’eau de refroidissement du frigo de la table de cockpit. C’est à la suite des premiers démontages que j’ai eu si mal au dos pendant une dizaine de jours : Juste la période où je suis retourné à Bruxelles pour passer quasiment la semaine cloué au lit !

Les premières fois c’était parce qu’elle coulait (membrane déchirée par des petites moules …) mais cette fois-ci, c’est parce qu’elle faisait de plus en plus de bruit !

Je l’ai donc totalement démontée non sans peine d’ailleurs, j’ai ensuite nettoyé avec beaucoup de minutie tout le mécanisme de pompe littéralement encrassé par une boue de rouille et je l’ai enfin remontée non sans peine également.

Fait-elle encore autant de bruit ? Seriez-vous en droit de vous poser comme question.

Je sens qu’une fois encore, vous n’y êtes pas …

Après avoir travaillé avec autant d’énergie, j’ai pris la décision de remonter la nouvelle pompe que nous avions commandée …

Vendredi 14.10.2011.

Ce n’est pas la première fois qu’on nous le dit mais cela fait toujours du bien à entendre de grand matin : Un couple de Montois admirant notre bateau, nous ont dit leur fierté d’être Belges  en voyant S.A.S.³ … Et un petit Cocoricoooooooooooooo !

Malheureusement,  la journée s’est moins bien terminée qu’elle n’avait commencée ! Ce satané crénonvindidieu de moteur Yamaha a encore refusé de démarrer et bien entendu lorsque nous avons voulu quitter  le bateau d’amis français de rencontre … Et pourtant cela fait maintenant quelques temps déjà que nous n’avions pas connu un seul raté de moteur depuis notre panne de Playa Blanca !

Nous sommes donc retournés, une fois de plus, à la rame jusqu’à notre bateau … Grandeur & décadence !

Comme nous nous rendons de plus en plus compte que nous aurons bien besoin de notre annexe une fois aux Antilles, il serait tout de même temps de régler une fois pour toutes, ce problème d’allumage qui nous empoisonne la vie depuis trop longtemps. Donc nous avons relancé via la capitainerie de la marina, le concessionnaire Yamaha de Tenerife pour qu’il vienne voir ce moteur.

Entre-temps, Ann découvre sur internet, un autre agent Yamaha à La Palma (l’île) tout près de la marina Tazacorte où nous comptons nous rendre ! Ni une, ni deux, nous décommandons donc le technicien de Tenerife … C’était bien entendu sans compter sur la capitainerie de la marina qui semble beaucoup vouloir nous garder le plus longtemps possible en son sein !

Bref, le technicien de Tenerife vient lundi matin ce qui retarde notre départ pour La Palma prévu pour dimanche aux aurores.

Samedi 15.10.2011

Un samedi de farniente où il ne s’est RIEN, ABSOLUMENT RIEN  passé !!!!!! « Bizarre  … Mon Dieu comme c’est bizarre » pour reprendre une réplique de Louis Jouvet en l’un de ses films.

Dimanche 16.10.2011

La nouvelle fournée de « morses » est arrivée … Cela défile à nouveau sur le quai de la marina. Ils sont pas plus beaux que les précédents,  juste très blancs. Demain, ils  seront homards …

Pour notre part, nous avons fait pénitence : Nous avons nettoyé l’intérieur du bateau ! Mais qu’est-ce que je donnerais cher pour avoir une femme à journée … Mon Dieu que la vie était douce et agréable quand nous étions encore au pays !

Lundi 17.10.2011

H-e-u-r-e-u-x : Le moteur de l’annexe n’a pas voulu démarrer ce matin ! Je vous connais :  Je vous entends  déjà vous dire que je suis bon pour l’asile des fous. Vous n’êtes sans doute pas très loin de la vérité mais pas cette fois !

Que je vous explique.

Ce lundi matin, nous avions rendez-vous avec le technicien Yamaha pour le moteur de notre annexe.

Comme il s’agit d’une panne « intermittente » (dans la catégorie, ce sont les plus vicieuses),  il existe une loi appelée « loi universelle de la vexation » suivant laquelle vous pouvez être certain qu’en présence  du technicien, votre moteur démarrera du premier coup en un superbe ronronnement.

J’ai donc décidé de faire croire à se stupide moteur que j’étais le technicien (admirez la finesse et l’intelligence de la manœuvre) en allant  faire un petit tour avec l’annexe avant que le technicien ne pointe le bout de son nez … Et mon moteur Yamaha est tombé dans le panneau : Il a démarré du premier coup en un superbe ronronnement !

Evidemment quand le vrai technicien est arrivé une grosse demi-heure plus tard, le moteur, lui, il a cru que c’était moi et n’a plus voulu démarrer …

Ceci aurait dû, pour une fois, permettre de trouver la cause de la panne très facilement. Mais là, mon moteur, vicieux qu’il est et en colère de s’être fait berner comme un enfant,  a eu sa revanche en n’indiquant sur le moniteur de mon technicien, aucune anomalie !

Il a juste pu être constaté que l’essence n’arrivait pas  aux injecteurs mais est-ce la pompe à fuel qui est défectueuse comme en déduit assez logiquement mon technicien ou … Plutôt l’alarme, qui interdit à la pompe fuel de se mettre en marche ? Car comment expliquer que cette même pompe  à fuel  a superbement bien marché depuis près d’un mois !!!!

Perso, je reste sur mon idée que c’est l’alarme qui est en cause.

Comme le moteur est trop lourd pour être démonté, notre technicien est reparti avec toute l’annexe jusque Santa Cruz … Oui mais … Il fallait encore mettre au préalable, l’annexe sur sa remorque !

Dans un premier temps, nous sommes, Ann & moi, partis à la rame jusqu’au ponton d’accueil : Incroyable comme on pagaie bien lorsqu’on a le vent dans le dos …

Seulement voilà, une fois au ponton d’accueil, le secrétaire de la marina nous a appris qu’il serait mieux d’aller avec l’annexe dans le fond de la marina où un très gros Clark  pour ne pas dire, une petite grue, nous attendait pour le sortir de l’eau : Incroyable comme il est pénible et difficile de pagayer lorsqu’on doit lutter contre le vent …

Je ne sais pas s’il s’agit d’une fausse impression ou non mais j’ai toujours tendance à trouver que les badauds se marrent quand ils nous voient nous escrimer à pagayer … Grandeur & décadence, je sais.

Une fois sous les élingues du très gros Clark, il a encore fallu se débrouiller pour les faire passer correctement  sous la coque alu de l’annexe … Mais bon, nous y sommes  quand même arrivés.

Mardi 18.10.2011.

Journée en demi teinte avec l’annonce matinale que le technicien Yamaha ne trouve pas la cause de notre panne !! Nous décidons donc de nous renseigner auprès d’autres dealers Yamaha.

Autre groooosse déception : Le petit sous-marin jaune de la marina ne bat pavillon belge que par complaisance ! Notre législation est tellement plus accommodante que cela incite de nombreux étrangers à battre pavillon belge … sans couronne. Voilà en tous les cas, un enterrement de première classe !

Mercredi 19.10.2011.

Après un incroyable ballet d’appels téléphoniques en toutes les directions,  donnés déjà depuis la veille, nous apprenons que Yamaha a découvert  fin septembre 2010 qu’un certain nombre de ses moteurs était équipé d’une pompe à essence défectueuse lorsque le moteur avait atteint un certain niveau de température !! Ceci explique pourquoi le moteur pouvait parfaitement fonctionner pour ne plus vouloir redémarrer par la suite …

Bien évidemment, il a fallu que nous soyons aux Canaries pour que la première panne se déclare … Loi universelle de la vexation !

En finale des finales, l’importateur Yamaha espagnol prend en charge tous les frais de remplacement de la pompe défectueuse à l’exception du transport de notre annexe de San Miguel aux  ateliers du dealer Yamaha situés à Santa Cruz de Tenerife …

Faut-il encore  – détail … – que la nouvelle pièce arrive chez notre technicien !! Un délai de 8 jours est annoncé.  Reste à savoir  combien de temps elle mettra – réellement – pour arriver …

Comme nous commençons à nous « ennuyer » dans ce trou perdu de San Miguel, nous avons décidé  comme des grands de poursuivre notre voyage en laissant derrière nous, notre annexe !

Il est vrai que l’on s’y était attaché mais attendre l’éternité que la nouvelle pompe veuille bien arriver nous est trop insupportable. Aussi, nous mettons le cap dès demain, sur San Sebastian de la Gomera.

Pour l’occasion, j’ai été me faire couper les cheveux.

Pourquoi je vous raconte cela ?

Une fois encore, je sens que je vais regretter de vous avoir parlé de cela d’autant que d’ici là vous ne verrez plus rien …

La brave coiffeuse nous a demandé en espagnol à quelle longueur il fallait me couper les cheveux. Par gestes, nous avons dit « très court » mais quand je l’ai vue empoigner sa grosse tondeuse et attaquer la tonte par mes favoris, j’ai été tellement médusé de voir tomber en gros paquets, mes cheveux que je n’ai réagi qu’alors qu’elle était déjà sur le sommet de mon crâne !

Je vous imagine déjà en train de vous gondoler de rires ! Votre maman ne vous a jamais appris à ne pas rire du malheur des autres ?

Cela vous aurait trop fait rire et pour votre malheur, Ann a compris de suite le terrible malentendu  (la coiffeuse avait compris que nous voulions une coupe « G.I. »)  en manière telle qu’elle a pu stopper la tondeuse à temps tandis que pour ma part, je ne trouvais plus mes mots …

J’ai donc pleinement conservé mon look ravageur de jeune premier, ne vous en déplaise ! Pourquoi cette fois, personne ne me demande d’ouvrir mon col de chemise !

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