Publié par : Ann & Stéphane | 23 septembre 2011

22 au 23.09.2011 – Las Palmas – Gran Canaria – Canaries.

Notre première nuit au mouillage s’est révélée excellente car la houle  toute relative par ailleurs,  a affecté curieusement très peu S.A.S.³ De toute manière, j’étais certain de pouvoir dormir sur les deux oreilles puisque Ann comme d’habitude, s’est levée toutes les deux heures pour s’assurer que nous ne dérapions pas !

Le jeudi était le jour de tous les rendez-vous, de toutes les recherches ! Toujours aussi combative, Ann s’était portée volontaire pour les diverses démarches à accomplir ce qui me convenait pleinement comme vous pouvez l’imaginer  … avec le seul petit regret qu’en finale, elle aurait  malgré tout,  une petite  idée de Las Palmas alors que pour ma part, ma vision de celle-ci se limitait  à d’un côté, le port de commerce (très actif) et de l’autre, une grande ville (400.000 habitants) aussi bruyante que repoussante. Je pense qu’une prochaine fois, je lui demanderai de prendre un maximum de photos pour compenser ce petit handicap.

Question météo, ce fut nuages et pluies intermittentes … Nous étions décidément très loin de Lanzarote et de son climat ensoleillé et sec (selon nos dernières informations, la météo s’est en fait,  dégradée depuis notre départ … mais rétablie ensuite). Si à vrai dire, je me suis réellement réjoui de l’arrivée de la pluie bienfaitrice qui devait nettoyer notre bateau et surtout son mât, j’en suis totalement revenu après l’avoir retrouvé vendredi matin, rouge de sable ! Horreur et damnation.

Sur place, nous avons découvert qu’il y avait en fait, deux marinas : L’une publique et l’autre privée. Si la première est normalement accueillante (depuis que nous avons pris possession de S.A.S.³ nous avons le sentiment que le personnel des marinas est nettement plus gentil qu’à l’époque de S.A.S. et nous ne comprenons réellement pas pourquoi …), le « Real Club Nautico de Grand Canaria » est pour le moins très antipathique : Nous avons ainsi été proprement jetés dehors alors que je débarquais Ann sur un ponton pour des courses d’avitaillement et que je m’apprêtais à retourner au bateau avec notre annexe !

Abstraction donc faite de cette petite marina « « privée » », la marina de Las Palmas n’est pas très attirante d’autant que tous les catways ont tous été retirés au profit de pendilles pour une sombre histoire de tarifs et de Directive européenne ! Par contre, trouver une marina moins chère sera difficile (le mouillage est cependant payant et nous avons été contraints de payer la taxe canarienne de 85,88 € car il s’agissait de notre première entrée dans un port public !) … Bien évidemment, il ne faut pas avoir peur des cafards qui pullulent et des rats que je me dois par honnêteté, de dire que nous n’avons pas vus !

La société Rolnautic  (dealer Northern Lights) qui a ses magasins en la marina, nous  a épatés par l’abondance de ses produits alors que de prime abord, il ne s’agit que d’un shipchandler comme beaucoup d’autres. Une nuée de vendeurs y bourdonnent dans tous les sens mais il faut être patient, très patient d’autant qu’il n’y en a qu’un seul qui sait tout et qui connaît tout !

Pour l’entretien de notre groupe électrogène (finalité de notre passage), nous avons dû finalement faire le siège du magasin pour qu’un technicien vienne à bord et encore, sous peine d’attendre trois ou quatre jours que la commande arrive,  nous avons été contraints  de puiser dans notre stock de réserve, les filtres et « propeller » nécessaires.

Mais le bouquet final vint encore du technicien lui-même qui refusa son intervention si le bateau était au mouillage ! Nous n’avons donc pas eu d’autre choix que de quitter notre mouillage et de rentrer à la marina qui nous refusa le ponton d’accueil pour l’opération d’entretien !

Nous avons donc encore été bons pour amarrer S.A.S.³ perpendiculairement au ponton au moyen d’une pendille  aussi repoussante que garnie de toutes sortes de concrétions coupantes … Le plus amusant et alors que nous étions pour ainsi dire les seuls au ponton, il nous a été attribué l’emplacement 26 situé au beau milieu de celui-ci … Par chance, il n’y avait pas de vent en sorte que nous avons pu nous démerder tous seuls.

Par vengeance, j’en ai profité pour nettoyer le bateau à grands coups d’eau pendant plus d’une heure.

En milieu d’après-midi, nous avons enfin pu retrouver la quiétude de notre mouillage non sans devoir nous y prendre à deux fois pour faire crocher l’ancre ! Lors du premier essai, j’ai d’ailleurs remonté à la surface une sorte de grand cagot en treillis dont j’ai dû me débarrasser au plus vite  avant qu’il ne griffe la coque.

Le samedi, nous avons fait la grasse matinée l’esprit tranquille, cela fait tellement  du bien d’être en week-end … Ben quoi ! C’est pas parce que nous sommes « retraités » que nous n’avons plus des rendez-vous, des obligations, des démarches, des « emmerdes » quoi ! Alors, le week-end est toujours le bienvenu.

A notre réveil, nous avons eu le bonheur de constater que nos amis Québecquois, François & Josiane,  étaient eux aussi arrivés au mouillage avec leur « Umialtak ».

Après le petit déjeuner, nous nous sommes posé la question pendant près d’une demi-heure si nous allions ((visiter)) la ville  à vélo ou à pied ! Terrible question avec ses avantages et ses inconvénients selon chaque hypothèse envisagée : Vous n’imaginez pas à quel point on peut se torturer l’esprit sur de tels dilemmes ! En finale, nous avons opté pour le vélo et sa facilité de déplacement.

Nous avons donc sorti les vélos de leurs sacs et ensuite des coffres pour les positionner délicatement dans l’annexe … Un sacré boulot mine de rien !

Une fois en la marina, les vélos ont été sortis de l’annexe, remontés et les roues regonflées suivant nécessité. Quant à l’annexe, il nous a fallu lui trouver un petit coin de ponton où elle ne gênerait personne, l’amarrer correctement et la cadenasser … Il faut bien reconnaître que le mouillage a également  ses propres contraintes !

Nous étions enfin prêts pour notre ballade  sauf que nous avions à peine parcouru quelques dizaines de mètres que la roue avant du vélo de Ann rendait définitivement l’âme !!!!  Ce n’est pas possible … ce n’est pas possible … Voilà bien la seule idée qui vous vient à l’esprit en ces circonstances stupides. Mais bon, nous avons surmonté l’épreuve morale avec courage et abnégation … Chienne de vie tout de même.

Face à l’adversité, nous avons décidé de laisser nos vélos à la marina et de continuer à pied … Chienne de vie tout de même.

La ((visite)) de la ville s’est avérée peu affriolante mais nous l’avons terminée très agréablement  à El Corte Cinglés (sorte de Harrods  espagnol) où nous avons réalisé divers petits achats : Gros pull en laine, pantalon velours, anorak doublé, bottines, écharpe, sous-vêtements chauds  en vue de l’hiver qui s’annonce rigoureux aux Antilles …

De retour au bateau, je me suis escrimé  à réparer le pneu avant du vélo de Ann : En fait de « réparation » il n’y a pas d’autre choix que de mettre une nouvelle chambre à air car les rustines ne collent pas sur cette marque de chambre à air … Il fallait y penser et oser faire de la chambre à air de vélo, un nouveau « consommable ».

Nous aurions dû nous inquiéter du moteur de notre annexe qui menace à chaque fois de ne plus démarrer mais comme le dealer Yamaha a ses bureaux de l’autre côté de la ville … Nous avons fait comme l’autruche et mis nos têtes … dans l’eau !

Alors que nous n’avions passé que quatre nuits sur place, déjà nous avons ressenti cette tendre douceur qui vous envahit et vous paralyse … Il était grandement de temps de nous enfuir avant de ne plus en trouver le courage. Nous avons donc tout préparé pour notre petit trip du lendemain qui devait nous conduire à … ?

Mais oui dans le fond, où allons-nous ? A Tenerife, bien sûr mais dans le Nord ou dans le Sud de l’île ? La question n’est pas aussi évidente qu’il y paraît car elle conditionne la suite de notre visite de l’archipel.

En finale, nous avons décidé de ne rien décider en choisissant Santa Cruz de Tenerife situé au N.E. de l’île en sorte de nous garder ouvertes toutes les perspectives.

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