Publié par : Ann & Stéphane | 27 juin 2011

10-26.06.2011 – Marina d’Oeiras.

10.06.2011

Un univers totalement différent voire à l’opposé de Povoa Do Varzim ! J’ai même un peu de mal à penser que je suis toujours au Portugal c’est tout dire … Ce monde ci correspond beaucoup plus à mes attentes et je le comparerais volontiers au Midi de la France que j’ai toujours aimé.

Jusqu’à présent, les lieux que nous avons visités, ne m’inspiraient pas beaucoup malgré la beauté à l’état pur de certains sites comme Pontevedra ou Porto mais ici je suis totalement sous le charme d’Oeiras et du Tage. J’ai le sentiment d’avoir enfin trouvé ce que je cherchais depuis le début de notre voyage ou en tous les cas, ses prémisses car je ne doute pas que plus loin, nous trouverons sans doute encore beaucoup mieux.

J’avais fini par m’y faire à force,  à Povoa qui reste un très sympathique endroit mais j’ai toujours pensé que S.A.S.³ n’y avait pas sa place alors que la marina d’Oeiras semble avoir été créée de toutes pièces pour lui ! Vous n’imaginez pas le bonheur  d’un propriétaire de bateau de savoir ce dernier « save » au port : Un solide ponton suffisamment long, un vent dominant de Nord qui écarte le bateau du ponton lui évitant ainsi des raguâges inutiles, un phénomène inexpliqué qui évite à la houle de rentrer dans le port , une bonne sécurité de jour comme de nuit, pas de courants bizarroïdes qui font danser votre bateau dans tous les sens sans qu’on en comprenne le pourquoi comme à Povoa ! Il reste évidemment les autres plaisanciers qui constituent une menace permanente dans tous les ports du monde, tant qu’il est regrettable de constater que nombreux sont ceux qui feraient mieux de s’essayer à la pétanque !

Bref, une marina que je vous conseille très vivement de venir visiter si vous en avez l’occasion …

11.06.2011

Nous ne pouvions évidemment pas ne pas aller visiter Lisbonne ce que nous avons réalisé plus tôt que prévu en ayant appris qu’on y célébrait la « Santo Antonio » Saint patron du Portugal. Nous avons donc pris le train jusqu’à son terminus qui nous a amenés assez près du centre historique de Lisbonne.

Notre première visite se révéla très enthousiasmante même si nous n’avons pas été très heureux dans notre choix de restaurant … Mais que dire de la fête folklorique de la San Antonio !

Imaginez la grande Avenue Louise à Bruxelles (je n’oserais quand même pas faire référence aux Champs Elysées de Paris), son centre réservé aux différents cortèges et les côtés réservés au public avec  à certains endroits, des podiums en vis-à-vis, des distributions gratuites de calicots et autres gadgets sympas, beaucoup d’animation et de vie mais pas la moindre musique et moi qui adore la musique …

Nous sommes dans les tous premiers et apprenons avec un peu de consternation que le « spectacle » ne démarre qu’à 20.30 h … Deux heures à attendre ! Nous nous glissons dans l’ambiance bon enfant du moment, nous nous plions  à enfiler nos perruques de San Antonio qui font bien rire les badauds que nous rencontrons, nous tentons de repérer les meilleurs places, je prends en photo tout ce qui bouge … En deux mots comme en cent, nous jouons aux parfaits touristes que nous sommes.

20.30 heures … Toujours rien qui bouge alors que la grande foule a quasiment pris place derrière les barrières nadares : Nous sommes debout juste à côté des tribunes « officielles » quasi vides ( !!) et le temps commence à nous paraître de plus en plus long. Ann essaie bien de nous dégoter deux petites places dans les tribunes mais celles-ci sont toutes réservées et il faut montrer patte blanche pour y accéder : En fait, toutes les autres tribunes étaient accessibles au grand public et stupidement  nous les avons souverainement dédaignées  alors que la place ne manquait pas dans les premières heures de notre arrivée mais maintenant elles sont bondées évidemment … Ann baffe moi, je suis con. Ok tu le sais depuis toujours mais tu aurais quand même pu me le dire. C’est vrai à la fin, c’est ta faute tout cela (vous avez remarqué la belle pirouette …).

21 heures … Ah du spectacle ! Mouai bon … Regarder pendant plus d’une demi-heure, une douzaine de Ford (et je ne sais même plus de quel modèle  il s’agissait !!) en deux files indiennes qui attendent je ne sais trop quoi, cela devient « barbant ».  Je vous le concède quand même :  Les jeunes hôtesses étaient plutôt mignonnes enfin surtout les premières car en fin de peloton ce n’était quand même plus tout-à-fait la même chose. C’est un peu comme les majorettes, les jolies devant …

21.30 heures … Ouf, elles  sont parties  et en désordre de surcroît ! Je vous jure : Question organisation j’ai vu mieux.

22 heures … Ah,  une troupe de représentants du Maroc. Mais qu’est ce qu’ils font ??? Ils sont juste devant nous et ils ne bougent plus !! Mais c’est pas vrai, je les ai vus danser en descendant l’avenue et maintenant ils attendent manifestement quelque chose mais quoi ?

22.15 heures … Eh stop ! Attendez ! … Flut, ils sont partis danser devant la tribune des officiels et ces idiots de journalistes (eh oui la télévision était là en grande pompe) sont dans mon chemin pour que je suis puisse prendre une photo !!

22.30 heures … Voilà un nouveau groupe folklorique  … Pas dans mon chemin quoi, j’essaie de prendre une photo ! Arrêtez de pousser derrière ! Aie c’est mon pied ! Madame, arrêtez de me griffer le bras avec votre sac … Ok … r-a-s-l-e-b-o-l … nous bougeons on ne voit quand même quasi rien d’où nous sommes !

Après deux ou trois essais infructueux de trouver un meilleur emplacement, nous avons déclaré forfait. Mais Bon Dieu quel monde dans les rues ! Je dois reconnaître qu’hormis une organisation plus que déplorable de la manifestation qui a notamment vu des gradins « officiels » quasiment vides alors que la foule se pressait aux abords, il y avait une super ambiance.

Malgré notre « San Antonio » en demi teinte, nous étions bien décidés à revenir visiter la capitale et pour la visiter nous l’avons visitée  quelques jours plus tard: Durant quatre heures, sans boire, sans manger, sans pause pipi, ma tendre épouse m’a tiré à pied, à travers toute la ville … A la recherche d’un bikini !! Depuis lors, je suis devenu naturiste.

15.06.2011

Nous avions rencontré brièvement le Rallye du Portugal (13 voiliers dont 10 anglais …) organisé par l’ARC à Povoa et comme Oeiras faisait partie de leurs escales, nous les avons donc retrouvés durant trois jours : Plutôt sympas et bonne ambiance générale. Bref, nous continuons de nous poser des questions de nous joindre à eux pour notre tour du monde. Il y a évidemment les bons côtés : Régate permanente sur l’eau, sécurité, assistance, ambiance etc. Et les moins bons : On se déplace en « troupeau », les dates de départ sont fixées de longue date sans tenir compte le moins du monde de la météo (Ann, tu peux  jeter à l’eau toute notre électronique de météorologie car si ce n’est que pour entendre que l’on va en prendre plein la gueule, autant l’ignorer jusqu’à la dernière minute), escales tantôt trop courtes tantôt trop longues, quand on ne s’exprime pas en anglais comme votre serviteur … et cerise sur le gâteau, ils sont toujours globalement fort nombreux à bord alors que nous ne sommes que deux  en principe. Et à bien y réfléchir, le Rallye du Portugal ne doit pas nous inspirer pour une traversée de l’Atlantique avec l’Arc tant les deux concepts sont totalement différents !

Bref, on verra …

18.06.2011.

En l’honneur du passage de S.A.S.³ en ses murs, la marina a organisé en son sein, un concert avec le groupe  « El Corvo », la fête devant se clôturer par un gigantesque feu d’artifice au départ de la jetée du port soit jute en face et à hauteur de notre bateau.

Nous voilà donc ceinturés de haut-parleurs, de spots, d’un grand écran et de fusées qui n’attendent plus que la nuit pour éclairer le ciel !

Vous ne pouvez pas savoir à quel point nous sommes émus (noooon pas la porte-fenêtre ! Abats carrément toute la cloison, mon ange, j’étouffe !!! Maudit col de chemise toujours trop étroit.)

C’est qu’avec un peu d’imagination (ce dont votre serviteur ne manque pas !) on finirait par y croire : J’adooooore  Oeiras !

Déjà hier soir, nous avons eu droit sur la plage ( !!) à un superbe et énorme chapiteau transparent qui abritait un orchestre endiablé. C’était méga super … Dommage que le garde à l’entrée nous en a refusé l’accès car de loin, on perd quand même un peu du spectacle.

Je me demande si on ne va pas passer plus de temps que prévu à Oeiras  avec tout ce qu’ils font pour nous garder !

Si comme d’accoutumée, les  « El Corvo » ont su faire attendre leur public (j’allais me mettre au lit lorsque le concert a débuté !) , la mise en scène n’était pas mal du tout surtout en extérieur . Habillés de longues capes noires, nos musiciens ont interprété de manière endiablée quelques uns de leurs morceaux … au violon : Un peu cacophonique mais de temps à autre, je reconnaissais quelques bribes de chansons connues. Prestation un peu courte (1 h.) que la Brabançonne est venue clôturer … Euh non, c’était peut-être la Marseillaise … Je ne sais plus en finale : Je suis comme notre Premier Ministre Yves Leterme, je confonds  tout. Selon Ann, il s’agissait de l’hymne portugais ce qui expliquerait que tout le public l’a entamé de manière émouvante.  Il est vrai que j’étais quand même un peu surpris que notre Brabançonne était si connue !

En maintenant un fond musical très agréable, nous avons eu droit au feu d’artifice de notre vie ! Celui-ci m’a semblé assez bas de plafond en sorte que j’avais l’impression que les fusées éclataient à l’aplomb de notre mât, juste quelques mètres au-dessus de lui … C’était splendide et de surcroît, ils avaient mis les petits plats dans les grands.

19.06.2011

L’envie subite nous prit de remonter le Tage jusqu’à Lisbonne en annexe … Très belle ballade  de deux fois une demi heure qui a mis en valeur certains côtés de la ville que l’on ne peut voir correctement  que de la mer comme la Tour Belém  ou le Monument des  Découvertes.

Il y avait foule sur l’eau et les voiliers étaient en nombre, les uns en régate tandis que les autres profitaient de cette superbe journée de dimanche  … En fait, il fait tous les jours « superbe » ici !

Chaque fois que nous dépassions un voilier, Ann faisait un gentil petit signe de la main (très star, ma femme !) ce qui me poussait à mettre la manette des gaz à fond : Nous aurions eu l’air ridicule si après tout cela, nous restions bêtement  à leur hauteur …

20.06.2011

Depuis notre arrivée à Oeiras,  je n’avais pas encore sorti mon vélo ! Incroyable mais … Nous avions envie de voir la marina de Cascais dont  tout le monde parle … Avec le risque de regretter notre choix pour sa concurrente !

Une petite heure de vélo à longer la voie rapide sur le trottoir, sous le soleil mais avec une petite brise de mer rafraîchissante et nous y étions. Si la ballade en bord de mer est très belle, il est désolant de relever que les vélos sont interdits sur de nombreux chemins alors qu’il serait assez simple de délimiter un périmètre pour les piétons et un autre pour les cyclistes !

La ville balnéaire et ses rues piétonnières très colorées est superbe mais sa marina est aussi grande qu’impersonnelle. De surcroît, séparée du reste de la ville, la marina ne profite pas de son  ambiance.

Nous aurions sans doute pu passer une ou deux nuits à l’ancre face à la plage mais pas davantage : Le mouillage est encombré de bateaux de pêche et nullement protégé des vents de Nord !

21.06.2011

La marina est bordée d’une superbe piscine olympique qui la domine légèrement.  Encore fallait-il trouver le temps dans nos emplois du temps surchargés pour aller y faire un tour … En cette fin d’après-midi de mardi, après le grand nettoyage intérieur du bateau (j’ai été pris de scrupules profondément religieux au point de considérer que choisir le Jour du Seigneur pour procéder à la « corvée nettoyage », n’était pas très adéquat), nous avons donc franchi la portée d’entrée de la piscine municipale : Un véritable jardin d’enfants !

Cela courrait, criait, sautait de tous les côtés : J’avais bien vu du bateau qu’il y avait beaucoup d’enfants mais j’avais également programmé que  la fin de la récréation serait sifflée pour 16 heures au plus tard … Et j’avais vu … Je vous imagine déjà en train de vous dire : Et il avait tout faux ! … Juste ! A peine étions nous installés que les enfants prenaient avec leurs accompagnants, la direction de la sortie.

La piscine est non seulement olympique avec ses 50 m de long sur 25 m de large mais de surcroît, elle dispose de trois plongeoirs  … Autant dire que le spectacle est garanti !

Par contre, si mon bronzage ne risquait rien dans une piscine à eau de mer (avec une eau chlorée, c’est mieux que Dasch … Vous sortez plus blanc que vous n’y êtes rentré), vouloir y réaliser quelques entraînements de plongée sans masque,  induit systématiquement de sérieuses brûlures aux yeux ! J’ai donc été contraint à l’abandon après quelques essais.

Alors que la soirée était sur le point de se clore, nous avons vu arriver à la marina (on aurait dû baptiser notre bateau : « L’œil de Moscou » … On a tellement de hublots et de baies vitrées que rien ne peut échapper à notre vigilance), un voilier battant pavillon français. Cela nous a donné envie d’aller à sa rencontre. Mais qu’elle ne fut pas – une nouvelle fois – notre surprise de constater qu’il s’agissait de Portugais !!

C’est absolument dingo le nombre de faux pavillons français et belges … Après il est vrai le temps pas si lointain des « pavillons anglais » ! Tantôt c’est pour éviter l’I.S.F. (l’impôt sur la fortune en France), tantôt pour supporter  une tva moindre,  tantôt parce que les bateaux belges sont moins contrôlés que les bateaux français en France, tantôt pour bénéficier d’un système de financement intéressant, tantôt parce que la législation belge est plus laxiste que la française notamment en matière de construction artisanale etc.  Enfin, je vous rassure : Il existe quand même et encore quelques « vrais » … pardon, quelques « echten ».

22.06.2011

Alors que les jours passent  à la vitesse d’un TGV, nous n’avions pas encore pris le temps d’aller voir à quoi ressemblait le village d’Oeiras ! Il nous fallait combler cette lacune … Aussi, nous avons enfourché  nos vélos et sus aux ruelles en pente !

Protégés du vent du large, nous avons beaucoup plus souffert de la chaleur surtout dans l’effort … Mais le spectacle du centre historique d’Oeiras en valait la peine avec en phare le « Palacio do Marquês de Pombal » aujourd’hui occupé par la Maison communale.

Mais malgré tout qu’est-ce qu’on est bien à bord de son petit voilier !

23.06.2011

On est tellement bien à bord … Qu’on ne le quitte pas de la journée, en fait !! Il faut dire qu’en ce qui concerne votre serviteur, ce n’est guère très étonnant pour qui me connaît : Un ours mal léché quitte rarement sa tanière …

24.06.2011

Voilà je suis à nouveau « célibataire » pour quelques jours puisque Ann est rentrée à Bruxelles.  Si je pensais passer une journée « tranquille » ce fut complètement râpé !!

Comme l’internet de la marina d’Oeiras est aussi cher que de très mauvaise qualité (interruptions incessantes de la connexion), nous recourrons à notre système de passerelle qui fonctionne avec une carte de gsm prépayée (je me suis déjà étendu sur le sujet en d’autres articles). Seulement  voilà, j’avais à peine engagé la connexion que celle-ci se coupait quelques minutes plus tard : Forfait expiré !

Pas de problème, « il suffit de » … Je suis convaincu que certains parmi vous connaissent toute la profondeur du « il suffit de » annonciateur à tous les coups, des pires difficultés !

Déjà quand vous ne parlez pas la langue, il est bien souvent difficile de se faire comprendre et comment alors expliquer que vous souhaitez – simplement – recharger votre carte gsm prépayée …

Mais en le cas d’espèce, la vraie difficulté ne résidait pas à se faire comprendre (Ann a une certaine expérience en la matière depuis le temps qu’elle s’occupe seule de la question … Ce qui a contrario, signifie que votre serviteur ne s’est jamais frotté au problème) mais davantage à trouver une boutique Vodaphone !

Par chance … Un petit « comptoir » Vodaphone  se situe dans la Galerie commerciale située à 10’ à pied de la marina. Mouai … Avant le départ de Ann, nous nous y sommes rendus par deux fois et à chaque fois, la vendeuse nous demandait de revenir plus tard ou le lendemain pour des raisons plus invraisemblables les unes que les autres … J’avais tout de suite senti l’oignon : Il me suffit souvent d’un seul regard pour savoir à qui j’ai à faire. Que voulez-vous légère déformation professionnelle.

Bref, ce vendredi, j’étais seul pour résoudre la difficulté  que j’avais correctement pressentie dès la veille car bien entendu, je ne suis pas parvenu à recharger ma carte gsm prépayée : En cause cette fois, l’absence  inexpliquée de  la vendeuse du petit « comptoir » Vodaphone .

Après m’être donc rendu en deux occasions jusque là pour des nèfles, je me suis donc décidé à me rendre  au grand centre commercial situé … En dehors de la ville, bien entendu.

« Il suffit de » …

Tout d’abord, il me fallait situer ce centre commercial auquel je ne me suis jamais rendu : Je le voyais bien signalé sur ma carte touristique mais comme le dit bien le terme « carte touristique » cette dernière sert à tout ce que vous voulez  (allumer du feu, emballer des vers, tuer des mouches etc .) sauf  à trouver un lieu précis !

Par 35° à l’ombre, sous un soleil de plomb et en l’absence du moindre petit courant d’air, me voilà parti à vélo à la recherche du centre commercial : S’il est déjà assez incroyable que je n’ai pas été renversé par une voiture en voulant notamment traverser la voie rapide ou encore en empruntant certaines routes où manifestement rien n’avait été prévu pour les cyclistes ou les piétons, ce n’est pas cela qui était le plus incroyable mais bien plutôt que par une telle température, je n’ai pas eu un arrêt cardiaque car comme chacun le sait ou devrait le savoir : Il n’est pas conseillé de faire des efforts violents comme de monter des côtes en vélo par forte chaleur ! On n’a malgré tout que l’âge de ses artères …

Si j’en parle c’est qu’en quelques occasions, j’ai quand même bien cru que j’allais y passer ou à tout le moins tomber en syncope ! Mais dans la vie, je ne lâche jamais. Ce n’est pas un principe de vie … C’est un état de fait chez votre serviteur.

Et vous aurez compris qu’après avoir parcouru bien des kilomètres inutiles en des directions totalement inutiles, après avoir demandé cinquante fois, mon chemin avec des réponses pour le moins surprenantes … J’y suis quand même arrivé plus que mort que vif mais j’y suis arrivé.

Autant vous dire que quand je suis rentré au bateau, j’ai bu près d’un litre d’eau glacée en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire.  Je peux vous assurer que je préfère mourir de froid que de chaud !

Tant que j’y étais, j’ai fait fonctionner pour la première fois l’air conditionné du bateau (difficile de faire fonctionner l’airco lorsque les températures sont basses …) ! Une grande première …

Bien évidemment quand il fait chaud et lourd, on ne dédaigne pas l’air froid qui sort des bouches mais quand vous pensez que cela vous oblige à faire tourner le groupe électrogène … C’est qu’on ne vous  dit pas toujours les choses très clairement quand vous passez commande car à bien y réfléchir … Enfin,  S.A.S. ³ en est équipé et cela fonctionne correctement.

25.06.2011

I-n-f-e-c-t-e nuit !! Je n’ai dormi que quatre malheureuses et pauvres heures … Autant dire que j’ai de larges poches sous les yeux.

Durant notre séjour à Povoa Do Varzim, nous avons eu droit à la corne de brume en deux ou trois occasions et bien évidemment en pleine nuit ! En le cas d’espèce, il s’agissait d’un long, très long, très, très long voire très, très, très long mugissement monocorde qui vous expulse de votre sommeil. Généralement, nous avions droit entre quatre à cinq mugissements successifs avant de pouvoir retrouver la quiétude de la nuit.

Il faut dire que si vous aviez le malheur de fumer une cigarette au bout de la digue d’entrée du port de pêche, votre nuage de fumée était susceptible  de déclencher la corne de brume installée qu’à l’attention des pêcheurs ne disposant pas d’un GPS …

Mais le plus beau fut encore d’avoir à supporter cette longue complainte alors qu’il n’y avait pas le moindre brouillard ! Renseignements pris auprès de la Capitainerie, il nous fut donné d’apprendre qu’un dysfonctionnement était à déplorer : Assez dingue le temps de réaction nécessaire à chaque fois ( !) pour faire stopper le massacre des ouïes fragiles …

Le plus amusant est de relever que cette corne de brume au lieu d’être dirigée exclusivement vers la mer … Semble en fait, dirigée vers l’intérieur des terres !

Point question de corne de brume ici à Oeiras mais bien plutôt la très mauvaise idée d’avoir autorisé l’implantation d’un chapiteau temporaire sur la petite plage située juste à côté de la marina !

Nous avions déjà assisté à un concert privé donné en l’honneur de cadres méritants de sociétés : Plutôt sympa d’autant que la musique restait confinée à l’enceinte du chapiteau et s’était tue vers une heure du matin.

Hier soir ce ne fut pas exactement le même scénario !

J’ignore en quelle occasion mais une soirée (je suppose dansante) s’est tenue sous le chapiteau sauf que cette fois, il ne fallait pas tendre l’oreille pour entendre la musique : Soit … On essaie de rester jeunes !

Lorsque je me suis couché (seul … Je précise !) vers une heure du matin, j’ai plutôt été surpris de constater que bien que tous les hublots  soient hermétiquement fermés, un bruit sourd de marteau piqueur m’empêchait de trouver le sommeil !!!

J’ai d’abord pris mon mal en patience en estimant à tort que le sommeil viendrait bien me cueillir un moment donné ou un autre.

Après une heure à me tourner dans tous les sens, je me suis levé pour prendre l’air et pour écouter la musique puisqu’en finale, il semblait que je n’avais pas d’autre choix. C’était évidemment sans compter sur la fatigue qui frappait – elle aussi – à ma porte : Retour dans le lit. C’est alors que j’ai essayé la méditation transcendantale,  la position du Lotus bleu, de me chouter la gueule à la Sangria du pays, de relire d’anciennes conclusions que j’avais prises en le cadre de ma précédente vie mais rien n’y a fait : Boum … Boum … Boum … Boum …

J’ai alors commencé à compter les moutons mais le problème c’est que ceux-ci se cassaient systématiquement  la figure lors du saut d’obstacle et retombaient bruyamment sur le sol en un énorme « Boum » !

Vous n’imaginez pas les idées de meurtre et de sabotage qui m’ont assailli l’esprit durant toute la nuit …

A  4.55 heures très précises du matin, le marteau piqueur est – enfin – tombé en panne !

« Home sweet home » fut une nouvelle fois l’adage de la journée.

Toutefois vers 18 heures, j’ai pris mon courage à deux mains pour aller me baigner … Je n’en ai pas cru mes yeux : La plage était noire de monde comme je ne l’avais encore jamais vue jusqu’ici.

J’ai malgré tout pu trouver un petit endroit pour déposer mes affaires avant d’aller me rafraîchir dans l’eau dont la température augmente sensiblement !

Le soir, la marina constitue un lieu de promenade, de détente ou de poésie pour de très nombreux promeneurs qui déambulent sans destination précise. Grâce au ciel, l’accès aux pontons est protégé par des portes à carte magnétique.

26.06.2011

Après une matinée exceptionnellement nuageuse , le soleil est réapparu généreusement comme tous les jours mais en l’absence de vent, les températures sont vite devenues insupportables  ! Le seul moyen de retrouver une norme acceptable vous impose de vous doucher régulièrement pour faire un peu abaisser la température corporelle et encore …

Me doutant que la plage devait  être bondée (nous sommes dimanche), j’ai envisagé de faire comme beaucoup de plaisanciers locaux … Jeter l’ancre devant la plage !

Le must aurait été d’y aller avec  S.A.S.³ mais déjà ce n’est pas une mince affaire pour le déplacer mais seul de surcroît … Plus humblement donc, j’ai mis l’annexe à l’eau.

Une fois sur place (la plage est située juste derrière le mur d’enceinte de la marina), j’ai effectivement pu goûter au suprême plaisir d’être en dehors de la foule et de pouvoir se baigner un peu au large. Mais au fait … Une fois à l’eau, est-il possible de remonter sans échelle et sans palmes aux pieds ?

La question méritait certainement d’en débattre pour procéder en finale, à un essai in situ. Allez zou, j’essaie … Non mais ! Vous me croyez assez stupide pour tenter l’expérience sans un plan B !

Retour donc à la marina.

Tant qu’à y faire, pourquoi ne pas commencer par nettoyer l’annexe qui en a bien besoin … Vous me connaissez maintenant quand j’ai une idée dans la tête … Aussi je me suis mis à l’eau juste à l’arrière du bateau et j’ai tenté de remonter sur l’annexe : Pas évident, évident mais faisable si vous êtes un peu souple ! Ce qui ne m’a évidemment pas posé de problème (Ann ouvre la fenêtre … Biesse que je suis, elle n’est pas là et de surcroît, je suis dehors en maillot de bain !).

Mon Dieu !! Que la ligne de flottaison de S.A.S.³ est sale !! Il y a même des bernacles sur la jupe !!

Mon Dieu, Mon Dieu mais tout cela va ralentir le bateau !! A L’AIDE !!

J’ai peut-être pas crié assez fort dans mon for intérieure mais personne n’est venu … Et quand je pense que Ann est en train de se prélasser à Bruxelles !

Si la tâche me paraissait insurmontable sans m’équiper correctement, je me voyais mal utiliser l’annexe que je venais juste de nettoyer … Aussi après quelques timides tentatives de grattage et d’intenses cogitations, votre serviteur se retrouvait équipé de palmes  jaunes et d’une petite défense ronde et rouge pendante entre les jambes. Grâce au ciel, personne à l’horizon pour admirer le tableau …

Mais si sur terre, je prêtais davantage aux fous rires, dans l’eau, mon petit équipement fit réellement merveille et c’est sans difficulté que j’ai nettoyé les 40 mètres de ligne de flottaison (non, biesses que vous êtes, le bateau n’a pas doublé de longueur mais 2 x 20 m …).

Je le savais déjà mais j’en ai encore eu la confirmation : Par de telles chaleurs, la bonne solution consiste à faire descendre la température corporelle en restant dans l’eau … Quand vous en sortez, c’est le pied pendant une petite heure. Et comme un miracle ne vient jamais seul, nous avons eu droit vers 17 heures à une très bienvenue petite brise de mer.

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