Publié par : Ann & Stéphane | 22 mai 2011

Marina de Povoa Do Varzim

11 au 21.05.2011 – Marina de Povoa Do Varzim.

Comme toujours, l’arrivée dans une marina inconnue, peut être source de surprises plus ou moins agréables. Si  S.A.S.³ fit forte impression auprès du personnel de la marina, je ne pourrais malheureusement pas autant en dire en sens inverse !

Rien à dire une fois encore sur la serviabilité et la gentillesse du personnel de la marina  dont certains s’expriment même en français. Mais c’est tout le reste : J’ai réellement le sentiment  d’avoir débarqué dans une marina « du bout du monde » où sont venus  s’échouer des tourdumondistes d’un autre âge ! Les installations qui n’ont pourtant qu’une dizaine d’années, ne sont plus d’une première fraîcheur. Le tarmac est encombré de nombreux bateaux en réparation, en carénage ou en hivernage. Les bateaux à l’eau sont assez vieux ou mal entretenus  et  je me trouve un gamin au vu de la moyenne d’âge des autres plaisanciers rencontrés. Ici plus qu’ailleurs, le nombre de plaisanciers étrangers me paraît fort important. On y trouve diverses nationalités  surtout des  Anglais et des Français mais également quelques  Belges  et Allemands  et  même un Luxembourgeois ou un Australien qui ne vient toutefois pas en droite ligne d’Australie …

Mais cerise sur le gâteau, nous avons été placés à un emplacement trop petit pour S.A.S.³ (mais je dois bien reconnaître qu’en principe, la taille maximale de bateau acceptée est de 18 m. …) pour ainsi dire à couple d’un vieil Amel, un Super Maramu ,  et aujourd’hui,  sommet des sommets, la marina n’a rien trouvé de mieux que de nous mettre un gros bateau à moteur sur l’autre bord ! Résultat nous n’avons plus de vue depuis notre carré, ni plus d’air ! Alors qu’il aurait été si facile de nous attribuer cet emplacement  plus large  … Qui  nous avait été refusé la veille : I love le Portugal, I love les Portugais  …

Bref, nous sommes « encaqués » dans un trou perdu et cela pour une durée de … un mois ! Il nous suffirait de partir dans une autre marina plus moderne allez-vous penser. Que néni …  D’une part, les marinas ne sont pas légion au Portugal et je crains fort que les autres ne soient guère mieux si j’en crois les guides nautiques. D’autre part, nous avons pris divers engagements  sur base d’un programme bien établi qui doit nous permettre à Ann et à moi (de manière séparée … Vous n’allez quand même pas imaginer stupidement ou alors vous me connaissez très mal que je vais laisser mon beau bateau sans surveillance d’autant que je ne fais confiance à personne même pas à moi-même !) de rentrer au pays voir la famille et  se ressourcer en excellentes  motivations sur le bien-fondé de nos choix.

Sur ce dernier point, je vous rassure de suite : 1. Le pays ne me manque pas le moins du monde du moins pas pour l’instant (je reste un homme prudent …) 2. Notre retour ne correspond à aucunes contraintes ou besoins particuliers sauf bien entendu de revoir les amis (prudent et pas fou, je tiens à vous conserver …) 3. Je n’ai aucun regret quant à nos choix même si je reste curieux du suivi de notre aventure (prudent, pas fou et réaliste …).

En fin d’après-midi et juste après le petit apéro qui vous donne des ailes, nous nous sommes convaincus  que S.A.S.³ serait mieux dans ses amarres avec son gros cul à quai en lieu et place de son étrave plutôt pincée d’autant  que  de la sorte la porte dans la filière serait à hauteur du catway ce qui est quand même mieux que de se jeter à l’eau pour rejoindre le quai ensuite …  Avec l’aide de deux français présents sur un autre voilier,  nous sommes ressortis de notre emplacement pour y rentrer à nouveau mais cette fois en marche arrière. Grâce à une action énergique de mes deux propulseurs, je suis parvenu à  faire rentrer S.A.S.³ sans rien toucher !  Quand 40 tonnes se déplacent, vous oubliez de penser déborder à la main …

Le problème fut moins de le rentrer en marche arrière que de parvenir à l’amarrer en manière telle qu’il bouge le moins possible : Mission à moitié réussie ! En fait, les trois ou quatre  jours qui ont suivi, ont été en partie consacrés à tenter d’améliorer la situation …

Dire que je fus de bonne humeur durant ces quelques jours, révélerait de la mauvaise foi caractérisée : J’ai été d’une humeur de dogue la quasi-totalité du temps d’autant que nouvelle cerise sur le gâteau, pas moyen de capter l’internet du port !!

Bien que le soleil et la chaleur soient omniprésentes,  ma météo à moi était plutôt couverte à orageuse …

13.05.2011. Mon premier rayon de soleil est arrivé lorsque le bateau à moteur est – enfin – parti. Mon second rayon de soleil, lorsque nous sommes parvenus à amarrer le bateau de manière assez correcte et mon troisième rayon de soleil lorsque nous avons « aérer » notre spi asymétrique …

Non … Nous ne sommes pas à ce point,  stupides : Nous n’avons fait que hisser le spi avec sa chaussette, histoire de voir comment tout se mettait en place. Ceci nous a permis de comprendre certaines choses, d’en mettre au point d’autres et peut-être d’un peu démystifier l’opération.

14.05.2011. Notre connexion internet !! Quand on est des « expatriés » comme nous, l’internet est notre cordon ombilical avec le monde que nous avons quitté. Tout passe désormais par internet et si nous savons nous passer allègrement de nos GSM, il nous est pénible de nous priver d’internet.

S.A.S.³ est équipé de divers moyens de communication devant nous permettre en tout lieu de la planète, d’avoir une connexion data, phonique et/ou internet. Nous disposons à cet effet du Fleet Broadband (phonie et internet par satellite),  d’un Irridium (téléphone portable satellitaire) , de l’Inmarsat mini C (data par internet), d’une passerelle GPRS (carte GSM du pays – internet et phonie), de la Wifi (internet) et enfin du Vodaphone (internet au départ de la Belgique) mais tous ces moyens ont un coût qui peut être très, très élevé notamment lorsqu’on recourt au satellite.

En clair, nous utilisons la Wifi du port chaque fois que possible  et à défaut, notre passerelle GPRS. Cette dernière nécessite l’achat d’une carte GSM prépayée du pays en lequel nous nous trouvons. Si en France et en Espagne, il est possible d’acheter  un volume de connexion  … Au Portugal, il n’est possible que d’acheter qu’un certain nombre d’heures  (1€/h) ce qui nous oblige à couper l’ordinateur après chaque connexion au risque sinon de dilapider notre quota d’heures !

Mais pourquoi diantre ne pas plutôt prendre un abonnement ? Tout simplement parce qu’il faut avoir une adresse et un compte bancaire du pays !!

Face à cette situation, il était impératif de pouvoir bénéficier de la Wifi du port et pour ce faire, l’intervention d’un informaticien était incontournable (jusqu’à 2 h du matin, je me suis escrimé à tenter de trouver une solution sans autre véritable résultat que de mettre le PC quasiment hors d’usage …) : Nous recevons parfaitement  le signal mais pas moyen de se connecter !!

En finale des finales (ce serait trop long à raconter et vous me connaissez ma devise : Pourquoi faire court là où il est possible de faire long ou est-ce plutôt l’inverse ! Je ne sais plus très bien maintenant … ), Ann est parvenue à dégoter l’informaticien du port  qui est venu à bord …  accompagné du Président de la marina qui s’exprime très bien en français. Il faut reconnaître que comme nous limitons les visites du bateau au strict minimum (ce qui fait déjà énormément de monde …), l’occasion était trop belle pour notre cher Président !

C-h-a-r-m-a-n-t-s qu’ils étaient tous les deux : Impossible de faire mieux ! Le Président s’est rassuré que nous étions au mieux, l’informaticien nous a réglé nos deux PC (il ne s’agissait que d’un problème d’adresse IP) et c’est la marina qui prend en charge les frais de l’intervention ! Je me demande quand même si nous aurions eu droit au même régime avec un vieux voilier de 9 m … J’ai un petit doute, extrêmement léger mais un doute quand même.

Question météo, depuis que nous avons quitté Punta Lagoa (Vigo – Espagne), c’est le soleil qui ne nous quitte plus et surtout la chaleur se fait beaucoup plus présente au point que nous avons même envisagé de faire fonctionner l’air conditionné (sur air froid évidemment, biesses que vous êtes) juste avant d’aller se coucher. Mais comme pour cela, nous devons (en principe du moins … Je dois encore vérifier ce détail !) faire fonctionner le groupe électrogène, nous dormons désormais avec les fenêtres ouvertes … C’est moi qui suis « biesse » cette fois-ci … Avec les «capots de pont » ouverts,  aurais-je dû dire.

Ce samedi, le vent a soufflé Nord à près de 25 nœuds mais le port est bien protégé (vous avez remarqué le changement de ton : Je lui trouve des bons côtés à cette marina tout d’un coup !) et S.A.S.³ semble rester droit dans ses amarres.

15.05.2011.  Je finis par me demander si la marina de Povoa Do Barzim n’est pas ma préférée !!! Oui, bon, je sais … Le moins qu’on puisse dire est que je ne change pas vite d’avis ! Mais que voulez-vous, comme les Romains … Du pain, du vin et des jeux et le peuple est heureux ! S.A.S.³ est enfin parfaitement stabilisé dans ses amarres (j’ai pris la liberté de déplacer discrètement un taquet du ponton pour qu’il soit plus dans l’axe avec le taquet du bateau …), nous disposons de la Wifi du port (merci Monsieur le Président)  et je n’ai plus de bateau sur notre bâbord en sorte que nous avons une vue réellement  imprenable (pour le moment du moins …) : Il ne m’en faut pas plus pour être heureux !  Je crois que c’est cela qui fait principalement mon charme (Ann déboutonne moi ma chemise stp.), c’est ma simplicité.

16.05.2011.  Une petite heure de plage avec baignade c’est le programme auquel Ann et moi nous nous sommes astreints depuis hier. La plage n’est pas très éloignée de la marina, elle est propre, bordée de quelques rochers lui donnant un petit air sauvage, elle est légèrement en pente et présente une configuration un peu spéciale qui la caractérise … Que veut le peuple de plus ?

Sans  vouloir jouer à l’apprenti  sociologue, le passage de la frontière entre l’Espagne et le Portugal n’est pas que « politique » : Il s’agit de deux atmosphères différentes.  L’Espagne peut donner de temps en temps l’image d’une certaine opulence mais celle-ci n’est pas tournée vers la mer ! Le Portugal semble plus pauvre et peut-être pour cela même, est plus axé vers la mer !

Bien entendu Povoa  Do Barzim ne représente pas à elle seule le Portugal et mon propos est sans doute un peu hâtif mais cette impression se dégage aisément de tout ce qui nous entoure. Rien qu’au niveau de la plage, la différence est sensible : En Espagne, les plages étaient toutes désertes alors qu’ici elles sont un lieu de vie permanent. C’est la première fois que nous avons le sentiment d’être « en vacances » et non plus, des « retraités en goguette ».

A la marina également, la différence est très perceptible : En Espagne, les marinas sont très, très  calmes  voire désertes  alors qu’à Povoa, la marina est plus bouillonnante :  Il y a assez bien de couples  (essentiellement des étrangers, il est vrai)  qui vivent leur bateau, trois petits chantiers  sont actifs sur le tarmac  de la marina et le passage des bateaux est toutes proportions gardées, relativement important.

21.05.2011. J’en ai profité d’être seul au bateau pour flâner en vélo à la découverte des environs immédiats. Ceci m’a permis de prendre un certain nombre de clichés de Povoa Do Varzim mais également de  « découvrir » Vila Do Conde et ses anciennes façades .

Les Espagnols de Baiona ont  leur « Pinta » … Les Portugais devaient bien  évidemment  avoir leur « Vila Do Conde » …


Responses

  1. Bonjour Ann et Stéphane,
    tout à l’air de presque bien se passer.
    Je pense que j’ai passé une nuit et demi dans la marina ou vous êtes. Pour explication: il y a une sirène de brume tout près de a marina; elle s’est mise en route en pleine nuit car la brume s’était levée (mi juin !!). Cela a éveillé et fortement énervé Serge, que vous avez rencontré chez nous, et nous avons largué les amarres vers 4 h du matin, vers Lisbonne.
    Le port de plaisance de Lisbonne est chouette (il y a du wi-fi dans des bars tout près) et il est facile d’aller visiter Lisbonne ou il y a beaucoup a voir (mais vous connaissez sans doute déjà). Pour info, après Lisbonne, nous avons navigué jusqu’au delà de la pointe extrême du Portugal et jeté l’ancre de nuit (fort vent). Puis une nuit à Faro, ou il vaut mieux réserver un emplacement. C’était chouette de lire des info sur votre voyage. Bonne continuation. Marc et Anne


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