Publié par : Ann & Stéphane | 18 mai 2011

Marina Deportivo de Baiona – Marina Povoa de Barzim

11.05.2011 – Marina Deportivo de Baiona – Marina Povoa de Barzim.

10.05.2011  Je constate que Baiona est ce que l’on peut appeler « un port de passage » ou « une escale obligée » au même titre que La Coruna ou Camarinas. Nous y avons ainsi rencontré  Polux (Standfast 62’) de Breskens en route pour les Canaries ainsi que d’autres voiliers en partance vers le Sud.

Il s’agit également du premier port espagnol ( !!)  où nous avons trouvé trois petits shipchandlers.

Baiona est une sympathique petite station balnéaire, très aérée et dotée de deux marinas fort peu protégées comme la majorité des marinas espagnoles  que nous avons visitées : Il y a toujours un angle ou un couloir où la houle ou le ressac peut  s’engouffrer sans problème rendant  le séjour peu agréable ! Il s’agit réellement d’un constat affligeant car en mon esprit, « marina » est synonyme de protection … Toutefois, durant notre court séjour à Baiona, nous n’aurons pas à nous plaindre de la situation puisque les conditions météos étaient des plus agréables.

Nous avons regretté de ne pas avoir fait choix de l’autre marina (Monte Real Club de Yates) car cette dernière était équipée d’un club house et nous semblait dotée d’une âme ! La marina de Deportivo est certes très moderne mais sans infrastructures  à terre hormis un petit bungalow servant de bureau.

Une piste cyclable que nous avons évidemment empruntée,  longe la baie sur une grande partie de cette baie très ouverte : Cela valait la peine de le signaler car il est assez rare d’avoir des infrastructures de ce type en Espagne ! Par contre et un peu a contrario,  certaines promenades notamment sur et autour  des remparts de port dominé par l‘hôtel ***** le Parador,  sont exclusivement réservés aux piétons ! Ce qui nous valu une remarque d’une âme bien attentionnée …

En bons touristes … Nous n’avons pas pu nous empêcher d’aller mitrailler comme s’il s’agissait d’une relique très rare, une réplique grandeur nature  de la caravelle « Pinta » de Christophe Colomb. Dire que j’ai été impressionné, serait très exagéré mais totalement surpris que ce « bidule » ait pu traverser l’Atlantique dans les deux sens : Même pour une petite sortie en mer, je n’oserais pas m’y risquer !

Quant au « centre historique » de Baiona, celui-ci m’a paru fort sympathique mais sans plus : C’est là le problème quand on voyage un peu, on voit tellement de belles choses que l’on en devient terriblement exigeant par la suite …

Est-ce ceci ou cela, Ann et moi avons eu très vite le sentiment d’avoir fait le tour de la question et décidé en conséquence de « changer de crémerie » d’autant que les conditions météos nous y appelaient.

11.05.2011 Nous avons lâché les amarres à 9 h … Un record ! Nous avions 50 NM à parcourir et l’envie de ne pas arriver en fin de journée.

Cette navigation fut un peu particulière : Pour la première fois depuis notre départ de La Rochelle, nous avons bénéficié d’un courant porteur et continu d’un bon nœud !!

La houle était également « spéciale » : Au sortir de la baie de Baiona, la houle était bien présente puis elle s’est estompée, revenue, repartie pour mieux réapparaître et disparaître à nouveau !  En tout état de cause, selon les bons auteurs, la houle le long du Portugal fait partie intégrante  du paysage …

La mer était truffée de casiers même à des profondeurs  avoisinantes les  80 m.  Une vigilance de tous les instants était donc obligatoire surtout en cas de navigation au moteur.  J’ai compté que nous avons dû nous dérouter au moins cinq fois sous peine de passer au-dessus de l’un de ces foutus flotteurs (les casiers posés sur le fond sont reliés à la surface par un double flotteur) qui ont la sale manie de venir s’emberlificoter autour de l’axe de l’hélice …

Hormis des bateaux de pêche et deux petits cargos aperçus au large, pas le moindre plus petit plaisancier à l’horizon :  Les Espagnols seraient-ils plus travailleurs que les Français  … ?

Question vent … Celui-ci était de direction fort variable et plus absent que présent. Nous avons bien mis la toile pendant deux  petites heures mais à la fin, nous marchions  à un peu plus de 4 nœuds sur le fond ! Une fois de plus, j’ai eu envie d’essayer notre spi asymétrique mais je n’ai pas trouvé d’écho enthousiaste chez Ann au point que j’en ai abandonné l’idée. « C’est la première fois qui coûte » a-t-on tendance de dire et je crois que c’est vrai : Nous ne l’avons jamais envoyé et donc, nous ne sommes pas rassurés quant à la manière dont  tout « logiquement » devrait se dérouler. Nous attendrons sans doute la venue à bord de l’un de nos enfants pour essayer tout cela. Ceci étant dit que les amateurs de deux spis touts neufs ornés d’un splendide « Petit Prince tiré par des colombes » ne perdent pas espoir …

J’ai toujours pensé qu’une prise en mains de notre bateau dans nos eaux habituelles (Breskens – NL) était des plus souhaitable et aujourd’hui encore, je regrette quelque part de ne pas y avoir donné suite ! A la sortie de l’hiver et de La Rochelle,  c’était un choix : Nous pouvions remonter sur Breskens durant deux ou trois mois pour redescendre ensuite ou partir directement en direction des Canaries . Je ne suis pas convaincu du tout d’avoir opté pour le bon choix mais si c’était à refaire, je ferais encore aujourd’hui le même choix !!

C’est un peu contradictoire comme raisonnement mais nous avions tous les deux besoin de soleil, de chaleur, d’eau bleue et plus encore d’aller de l’avant dans notre projet. Nous avons patienté près de deux longues années pour prendre réception de notre voilier, nous avons connu et supporté la faillite du chantier, nous avons passé un hiver entier à réaliser des mises au point sans fin, « trop is te veel » dit-on chez nous, d’autant que la prise en mains (exception faite de nos deux spis …) s’est faite sans difficultés  (beaucoup plus aisément que je ne l’avais imaginé) sur le tas depuis notre réception de fin septembre 2010.

Vers 16 heures, nous sommes arrivés à la marina de Povoa Do Varzim  (à 20 km de Porto)… au Portugal. Nous y avons prévu d’y séjourner un mois.

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Responses

  1. Nous sommes heureux de pouvoir lire régulièrement vos aventures passionnantes. Vous voilà enfin au Portugal. Région superbe!! J’espère que vous pourrez aussi visiter l’arrière pays (Barcelos, Braga, Guimaraes,…). Nous y avons passé 10 jours en 1991. Faites tout de même attention à Povoa, la mer n’y est pas toujours amicale (cfr. 27/02/1892 – gc17h1t). Michel.


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