Publié par : Ann & Stéphane | 26 avril 2011

Portosin

21 au 27.04.2011 – Portosin.

A. « La Coquille ».

Nous ne pouvions pas décemment ne pas aller voir la « coquille » alors qu’en cette région, tous les chemins mènent à Compostelle, capitale de la Galice ! Nous avons donc pris le bus. En gros, il faut compter une heure de trajet (36 kms) et ¾ h supplémentaires d’attente pour choper le bus au départ de Portosin … pour Noïa et de là, le bus pour Compostelle.

A partir de la station de bus, il faut marcher durant un petit ¼ h pour atteindre la Cathédrale et son site historique. La ville en elle-même ne présente pas le moindre intérêt. Par contre, les alentours de la Cathédrale sont tout à la fois architecturalement très beaux mais aussi pleins de vie et de charme.

Malgré ce jeudi Saint, nous n’avons pas souffert du monde et les conditions météos  étaient parfaites : Soleil et douceur. La visite de la Cathédrale reste affreusement touristique sans le moindre respect pour le côté sacré des lieux mais cela n’est guère étonnant notamment quand vous apprenez qu’il y a moyen de faire brûler la traditionnelle bougie au départ d’un simple sms sur un numéro spécial ! Plus terre à terre,  nous avons allumé une bougie … électrique !

Nous préférons de loin le charme beaucoup plus calme de Muros par exemple et la visite d’une petite église déserte.

Sur le coup de midi, nous avons succombé aux odeurs de crustacés qui se dégageaient des nombreux restaurants bordant les ruelles avoisinantes : Nous avons opté pour des giroles aux langoustines le tout arrosé par un grand pichet de sangria … Un petit délice !

La démarche un peu hésitante, nous avons repris notre bâton de pèlerin pour retrouver la douceur de notre marina. Notre seul petit problème résidait dans les deux heures d’attente à Noïa ! Bien que qualifiée « la Florence de la Galice » la visite de la ville ne nous a pas retenus très longtemps et c’est finalement en stop (il semblerait que la pratique soit peu courante dans la région) que nous sommes rentrés au bateau.

Contrairement  à toutes mes craintes, nous avons été embarqués en moins de cinq minutes ! Mais il faut reconnaître qu’il est difficile de résister au superbe sourire de  Ann qui a une certaine expérience en matière de stop.

Ce que j’ai le plus apprécié sur les huit petits kilomètres du trajet ? Le jeune couple qui nous a pris en stop, ne parlait pas un mot d’anglais  ce qui réduisit  la conversation à sa plus simple expression.

B. La vie à la marina.

Alors que nous nous étions confortablement installés dans notre carré, nous voyons un bateau de la douane manœuvré dans le port à hauteur de S.A.S.³ On se doutait bien que c’était une fois de plus pour nous …

Nous laissons faire mais lorsque je constate que deux douaniers sont déposés sur notre ponton, je vais à leur rencontre avec mon formulaire jaune attestant du contrôle effectué la veille … Les pauvres, en cinq minutes je leur avais coupé tous leurs effets et renvoyés pronto sur leur bateau !

Le lendemain, une pluie ininterrompue nous confina toute la journée à l’intérieur. En fin d’après-midi et sous un fin crachin nous avons quand même été nous dégourdir les jambes en faisant le tour du port.

Samedi était annoncé comme une journée venteuse et mitigée du côté averse. Quand nous nous sommes réveillés, le soleil était présent et ne nous a pour ainsi dire pas quittés de la journée.  Nous en avons profité pour visiter quelques-unes des superbes plages de Portosin : La première est aux abords immédiats du village et bien aménagée, la seconde est plus éloignée, plus difficile d’accès aussi mais sauvage comme on les aime.

Avec l’avancement de l’après-midi, le vent est monté pour atteindre des maxima en début de soirée. Le club de voile local était de sortie et à un moment donné, un hélicoptère Seaking est intervenu à quasi l’aplomb de S.A.S.³ en le cadre du sauvetage d’un petit dériveur en difficulté : Le déplacement de vent à cause des rotors fut tel que nous avons craint pour notre bateau car nos défenses gonflables (ultra légères !) se sont littéralement envolées.

Dimanche de Pâques … Les cloches sonnent à nos oreilles ! Un maudit vent de NE lève un ressac qui pénètre sans problème dans le port et le ponton visiteur est bien entendu aux premières loges ! J’avais bien pensé en arrivant, mettre le bateau « nez au vent » sauf qu’en fait, le vent vient du fond de la ria et non, de son entrée !! En bref, la houle vient frapper notre jupe arrière en de grandes gerbes d’eau. Joie.

Si le soleil brille, la météo n’est guère réjouissante et nous finissons par nous poser la question de savoir si nous pourrons encore un jour décoller d’ici ! Avec S.A.S.³ je serais encore bien tenté de sortir en mer mais le problème est moins de savoir comment il va se comporter  (je n’ai pas trop de doutes sur le sujet) mais plutôt d’aborder une nouvelle ria et un nouveau port : Beaucoup trop d’inconnues pour aller prendre des risques que l’on pourrait regretter par la suite amèrement.

Pour le reste et comme chaque dimanche, nous avons procédé au grand nettoyage intérieur ! Et à chaque fois je regrette de ne pas être plus croyant pratiquant car si ma mémoire ne me joue pas de tours, il est dit que le jour du Seigneur, tu ne travailleras point !

En raison de la précarité de notre emplacement, nous sommes restés à bord toute la journée, histoire d’être à bord pour veiller au grain au cas où …

Soirée toujours aussi sympa en tête-à-tête et puis … au lit ! Mais où est donc  Ann ? Pas trace d’elle dans notre cabine or je l’y ai vue, plus trace d’elle nulle part sur le bateau … Au secours,  je deviens fou !! Alors que la situation commençait à devenir réellement angoissante, je la découvre enfin dans le lit de la cabine VIP avant : Nous nous sommes croisés sans nous voir ! Elle ne supportait plus le claquement de l’eau sur la jupe arrière. Perso, cela ne m’a nullement empêché de dormir seul comme une … loutre.

Lundi de Pâques, ce maudit vent de NE est toujours bien présent, mieux même il s’est encore renforcé, nous clouant littéralement à Portosin.  C’est amusant mais mieux on est équipé en matière de prévisions météos et pire c’est : Nous disposons de tous les bulletins possibles et imaginables, en diverses langues, sous diverses formes, par divers canaux et tous sans exception nous confirment qu’il nous faudra encore être patients jusque mercredi pour voir enfin le vent faiblir. Je pensais naïvement qu’au moins un bulletin dans le paquet serait plus optimiste que les autres, histoire de nous remonter le moral …

On ne peut évidemment pas tout avoir : Nous avons déjà le soleil !

Sur le coup de midi et comme annoncé (!), le vent s’estompe un peu. L’occasion était trop belle et nous nous mettons à lâcher toutes les amarres pour tourner le bateau. Dès la première amarre lâchée, le bateau commence à gigoter dangereusement et malgré les deux propulseurs, j’ai bien des difficultés à le tenir en place : Un vrai fauve ! Lorsque  Ann me crie qu’elle n’arrive pas à lâcher la dernière amarre de l’arrière,  je décide d’abandonner la manœuvre  et nous sanglons à nouveau S.A.S.³ … Nous aurons tenté.

Nous profitons de cette accalmie toute relative du vent pour nous promener dans l’arrière-pays tout proche : Splendide.

Trois heures plus tard … Nous étions de retour à bord. Le vent était tombé ou presque ! En catastrophe et malgré la mauvaise volonté de Ann, nous lâchons tout, partons faire un petit tour devant le port, histoire de donner du temps à Ann pour transborder les huit défenses et les quatre amarres et nous voilà de retour à notre emplacement mais … Dans l’autre sens.

Et depuis lors, c’est le bonheur à l’état pur car jusque là c’était le bonheur mais à l’état brut … Et comme pour me donner raison, le vent s’est sérieusement renforcé depuis lors !

Mardi, le soleil est toujours au rendez-vous de même que le vent (5 à 6 B. de NE ) ! En tout état de cause, nous n’avions pas l’intention de partir car nous bénéficions de deux nuits gratuites et cela ne se refuse pas. Ce serait indécent !

« Journée plage » … A même pas 50 m. de la marina,  nous disposons de deux plages : Une petite entourée de rochers et une plus vaste située un peu plus loin.

Nous étions seuls sur la plus petite, le sable blanc, l’eau translucide et douce mais juste un peu froide que rêver de mieux.  Après bien des hésitations et une approche très tranquille, je me suis quand même jeté à l’eau et Dieu que cela fait du bien : Je ne suis pas né sous le signe du poisson pour rien !

C.  « Carmella et les nutrias ».

Depuis que nous sommes arrivés en Espagne, nous n’avons eu droit qu’à d’excellents accueils de la part  du personnel des marinas. Mais lorsque vous arrivez à Portosin et que vous découvrez « Carmella » … Vous ne pouvez que tomber sous le charme de cette jeune professeur d’anglais qui s’exprime délicieusement en français. N’hésitez pas à dévaliser en sa compagnie, le shop North Sails à prix d’usine !

Le couple de « nutrias » (loutres) que j’ai eu l’immense bonheur de pouvoir photographier , fait partie d’un programme de réinsertion de cet animal dans la région. Bien que je les ai trouvées peu farouches, il semblerait  que personne à la marina n’en avait déjà vu !


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