Publié par : Ann & Stéphane | 24 avril 2011

Ensenada de Muros

17 au 20.04.2011 – Ensenada de Muros.

Notre premier  mouillage avec S.A.S. ³ !  La Galice est connue pour ses superbes mouillages mais il faut malgré tout distinguer entre « mouillage de beau temps » et « mouillage de tous les temps ». Le « mouillage de beau temps » est celui que l’on occupe pour la journée ou si on est certain de sa météo. Mais là est bien le problème … En Galice, il faut compter sur deux paramètres indépendants l’un de l’autre : Le vent et la houle en provenance de l’Atlantique ! Comme nous sommes peu enclins à manœuvrer de nuit et de surcroît, lorsque la région est très mal balisée, il n’est pas certain que nous aurons une seconde occasion …

A Ensenada de Muros, nous étions dans un « mouillage de tous temps » … Superbe !  Le lundi, nous en avons profité pour descendre l’annexe et partir à la découverte de la ria. Malheureusement, en l’absence de tout GPS embarqué, nous nous sommes volontairement confinés aux grands axes car la ria est pavée de hauts fonds rocheux que rien ne vient trahir en surface ! Comme l’eau est loin d’être translucide,  on ne peut même pas se fier à notre vue.

Nous en avons profité pour jeter un œil à la marina de Portosin qui fait face à celle de Muros mais de l’autre côté de la baie : Sympa et super accueil en français ! Nos « Suédois » y avaient trouvé refuge après avoir constaté que la marina de Muros était impraticable en raison de travaux d’agrandissement.

Après les avoir assurés que nous arrivions le lendemain avec S.A.S.³ … nous sommes retournés à notre mouillage.

L’occasion était trop belle et nous avons donc été visiter le village de Muros qui nous a totalement séduits avec ses nombreuses ruelles quasi désertes, le linge qui pend aux façades et les voix stridentes des mamas espagnoles que l’on entend comme si on partageait leur intérieur.

Notre visite aurait pu être plus longue mais la marée montait et nous ne pouvions laisser trop longtemps notre annexe sans surveillance. L’idéale aurait consisté à l’amarrer à l’un des pontons du petit port de pêche épargné par les travaux mais l’accès à ceux-ci est fermé par une porte ! Dommage car j’aurais bien consacré plus de temps à ce superbe village qui a su m’émouvoir.

Un peu plus tard dans l’après-midi, nous avons vu le bateau des douanes sortir de la marina et hésiter à nous aborder ! Après un temps de réflexion je suppose, il faisait route vers nous. A les voir débouler,  ce fut le branle-bas de combat à bord pour protéger notre franc bord d’un appontage que l’on pouvait craindre brutal.

A 30 cm.  du bordé, il s’arrêtait et deux douaniers très souriants nous demandaient l’autorisation de monter à bord. Je leur ai demandé un  temps de réflexion, je suis descendu dans le carré avec Ann et nous avons pesé tranquillement le pour et le contre avant de leur faire part de notre décision …

Vous savez désormais si vous êtes un grand naïf ou pas …

Nous avions en face de nous, deux douaniers c-h-a-r-m-a-n-t-s que nous avons aidés … à remplir leur formulaire. Ils se sont ensuite excusés mille fois de nous avoir dérangés et sont repartis sur leur coque de noix (de loin, elle a de la gueule mais de près …).

La journée du mardi fut beaucoup moins idyllique : Il a plu toute la journée en sorte que nous sommes restés calfeutrés à l’intérieur.  La question se posait de savoir si nous passions une nuit supplémentaire au mouillage car une forte houle venant de l’Atlantique était annoncée pour la nuit évidemment ! Ann ne se voyait pas jouer au rodéo alors que pour ma part, je restais persuadé que la houle ne pourrait atteindre notre mouillage. Et devinez qui a eu raison et qui avait super bon le lendemain matin …

Comme il s’agissait de notre premier mouillage, nous avons commis l’erreur de laisser descendre très loin nos deux parcs de batteries,  histoire de voir si le démarrage automatique du groupe électrogène (GE) fonctionnait.

En finale, nous n’avons pas attendu que les batteries atteignent moins de 23 V. et nous avons mis en marche le GE. Onze heures plus tard, il tournait toujours et si le parc batteries « service » était rechargé, le parc batteries « électronique » n’arrivait qu’à 76% de recharge !! Plus jamais … C’est ce que l’on a coutume de dire en ces circonstances.

Ce fut une raison mais pas la principale qui m’incita à souscrire à l’idée de Ann de nous déplacer mercredi après-midi pour la marina de Portosin. Je n’y étais pas favorable au départ mais à la réflexion et en la mesure où nous avions programmé de visiter Saint Jacques de Compostelle …

Et voilà comment et pourquoi j’ai fini un peu à contre gré, par quitter mon mouillage de rêve.

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Responses

  1. Merci pour ce feuilleton très régulier qui continue à passionner tout le monde.Je fais un  » print «  » pour les non informatisés tels Monique et Mady qui en font la lecture lors de notre visite hebdomadaire à Bonlez. Au plaisir de la prochaine lecture et Bon Vent Christiane et Joseph

    • Merci à vous pour ce gentil commentaire. Nous adorons les commentaires postés sur notre site même si nous n’y répondons que rarement … Qu’on se le dise !


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